(...) le duo va s’apprivoiser, se toiser parfois, s’estimer à coup sûr. Dans ce déluge ininterrompu de dialogues et d’informations, ils vont affronter les pressions et les doutes pour dénoncer un scandale qu’ils auraient espéré plus retentissant. Passionnant.
Les Vedettes fait souvent mouche (les répétitions de Ninja Battle dans le jardin) mais ne perfuse pas sa charge de vitriol. On sourit devant les bévues des deux benêts découvrant que, lorsque la reconnaissance passe par la célébrité télévisuelle et « réseau-sociale », il y a un revers.
Pas de poncifs ni de démonstrations hyperboliques, juste un regard à hauteur d’enfant-ado, tellement délicat sur la forme mais qui cache une profonde tempête intérieure.
Avec son scénario à la truelle et ses sous-intrigues venues d’ailleurs, Super-héros malgré lui ne touche au but que grâce à la générosité dont il fait montre. Un gag ou une punchline toutes les trente secondes, visant sous la ceinture, ciblant le burlesque, osant l’action.
C’est parti pour un Backdraft jeune public où l’enquête, mâtinée de surnaturel, va de pair avec un discours émancipateur réjouissant. Rythme de feu, émotion pas bidon et décors magnifiques.
Sans doute regrette-t-on une approche sociétale parfois un peu funèbre, au fil du récit. Mais impossible de ne pas être touché par l’intensité de cette histoire romanesque qui veut défier le temps.
Peu de surprise, mais une véritable foi dans un récit optimiste et une courageuse démarche consistant à montrer le handicap avec justesse, en n’éludant ni le regard sur le corps ni les peurs face à la sexualité.
Présenté au dernier Festival de Cannes, prudemment écrit de manière chronologique, Val est clairement un exercice de réhabilitation. Mais comme on en ressort bouleversé, il en valait la peine.
Amateurs de glamour, passez votre chemin. Le cauchemar de Lady Di se révèle d’une âpreté très inconfortable. La performance de Kristen Stewart n’en est que plus intense, malgré les références appuyées à Anne Boleyn, souveraine martyre de l’histoire britannique. Spencer ne nous apprend rien sur Diana. Sauf si l’on croit aux forces de l’esprit.
Le réalisme social, propre à ce sujet de l’immigration, est ici en permanence tempéré par la beauté des images tournées en cinémascope et la lumière d’espoir pour l’avenir que représentent ces deux enfants.
Khalil Joreige et Joana Hadjithomas tissent une histoire touchante entre le Liban et Montréal, entre hier et aujourd’hui, entre une fille et une mère. Les intentions trop visibles, les effets trop appuyés alourdissent cependant le film.
Quel coup de chaud ! D’accord, les scénaristes ont chargé la barque mais l’expérience est bluffante. Même Philippe Etchebest risque d’être scotché, c’est dire.
Mais c’est le miracle du cinéma de Lelouch. Non seulement il parvient à nous faire passer des vessies pour des lanternes, mais il nous émeut profondément avec des séquences dont il a le secret, de simples champs-contrechamps où les comédiens bénéficient à l’évidence d’une liberté inspirante.