Stéphane Brizé, s'éloignant du documentaire et défiant le simplisme idéologique toujours en embuscade, décuple la force d'une mise en scène qui certes ne s'embarrasse pas de doutes. Jusqu'à un épilogue choc qui, lui, n'a pas fini de faire parler.
Bien sûr, son histoire de garçon délaissé par son papa, méprisé par ses voisins et adopté par les créatures intersidérales n’est pas d’une originalité foudroyante. Et le travail d’animation est un peu lisse. Mais le film de Christoph et Wolfgang Lauenstein a aussi quelques grains de folie qui arrachent l’ensemble à la banalité.
Avec son nouveau film qui sort ce mercredi et fait également l’ouverture du Festival de Cannes ce mardi, l’Iranien Asghar Farhadi continue d’ausculter le poids que le secret et le passé font peser sur les êtres. Une leçon de cinéma.
Passé la stupéfaction d’entendre Iggy Pop entonner la chanson de Cornélius avec un accent à couper au couteau, on s’ennuie assez ferme devant cette adaptation du livre d’Arto Paasilinna.
Ça démarre avec l’idée un peu loufoque d’un chroniqueur sportif pour animer la kermesse de son journal local : pourquoi pas organiser un match de foot féminin ? Un véritable coup de pied (au but) dans la fourmilière, surtout dans le Reims de la belle époque. Un film signé Julien Hallard.
Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri au scénario, elle à la mise en scène, les deux devant la caméra au milieu d’un superbe casting. Revoici les « JaBac », comme les appelait Alain Resnais, pour une comédie sur l’époque. Hélas pas complètement réussie.