En plongeant dans les eaux du Tibre, un criminel entre en contact avec une substance radioactive qui lui confère des pouvoirs surnaturels. Beaucoup de bestialité et bien peu de poésie.
Au chapitre des nouveautés, l’on notera ce spectaculaire travelling avant suivi d’un sidérant effet morphing sur le visage des personnages principaux ainsi précipités de la jeunesse à l’âge mûr. Ainsi qu’une radicale et originale façon d’évoquer la guerre de Sécession. Sensations, émotions.
Un écrivain à la dérive tente tant bien que mal d’élever son fils. Le roman d’une éducation, une réflexion sur la transmission, tendrement filmés par un cinéaste nippon en mode mineur.
Rien de bien neuf, hélas, à l’horizon de la femme arabe qui tente en vain de s’émanciper du joug masculin, familial et religieux. Jolie scène finale sur fond d’envol de foulards. Ce film aussi cru qu’audacieux et courageux est produit par Michèle Ray-Gavras.
En dépit d’un "happy end" lelouchien, un tantinet convenu donc, et d’évidentes carences formelles, le premier long métrage de Blandine Lenoir offre de la matière à jouer à des comédiennes "en foufelle".
Huit ans après un casse criminel, un homme décide qu’il est temps pour lui de se venger. Direction les bas-fonds. Que va-t-il faire ? Comment va-t-il s’y prendre ? Là sont les enjeux de cette impitoyable série noire. Jusqu’au twist imprévisible et la chute qui l’est tout autant.
Derrière ce portrait, un auteur méticuleux conscient de la responsabilité qui lui incombe, l’époque étant particulièrement fertile en zones d’ombre. Par ses partis pris éthiques et formels mûrement réfléchis, Étienne Comar s’impose.
Scénario paresseux. Nul personnage secondaire pour secouer l’intrigue. Acteurs en pilotage automatique. Mise en scène bâclée. La comédie française a du plomb dans l’aile.
Un explorateur des temps modernes tente un dernier coup de poker : trouver de l’or au fin fond de la forêt vierge indonésienne. Par le réalisateur de Syriana qui en dit long sur la crise financière et la rapacité de l’espèce humaine.
Onze minutes au bout desquelles onze destins basculent de manière catastrophique. Après le stupéfiant morceau de bravoure final, méditons sur cette pensée exprimée par le fameux réalisateur de Deep End : "On ne comprend que la vie est précieuse que lorsqu’on la perd. Alors faisons-en le meilleur usage possible tant que nous sommes vivants."
Découverte majeure que ce film de science-fiction tourné en pleine guerre froide et laissant entendre que les extraterrestres seraient de nature bienveillante, tout l’opposé des discours bellicistes américains de l’époque.
S’appuyant sur une implacable mécanique scénaristique cultivant ce goût de l’absurde qu’on aime tant chez Kafka et Ionesco, "Glory" creuse son sujet et ses personnages, refuse de tomber dans la caricature, ne dédaigne pas jouer avec la métaphore et repose sur un style réaliste qui nous cloue au mur lors de la stupéfiante séquence finale.
Emmanuel Courcol ne pèche pas par manque d’ambition. Son souffle de cinéma s’affirme dans une cauchemardesque reconstitution de la guerre de tranchées, dans la partie africaine du récit mais s’amenuise un peu lorsque le récit aborde des rivages plus conventionnels, plus psychologiques.
À travers ce journal intime, se révèle tout un pan de l’histoire que certains préféreraient oublier. Et l’auteur de désacraliser certaines sacro-saintes valeurs (famille, catholicisme, patriotisme) piliers de la société portugaise et des valets du régime salazariste.