La démonstration se révèle implacable, même si le final aurait pu être resserré et quelques seconds rôles plus épaissis. En tout cas, une fable sociale cruelle et particulièrement noire.
À force, le cinéaste semblait tourner en rond, notamment dans ses derniers opus (The French Dispatch, Asteroid City). L’univers était là, mais on riait moyennement et surtout, on se désintéressait royalement des personnages. Ça n’est pas le cas ici.
Le comédien français Reda Kateb apporte son charisme à ce thriller d’atmosphère tendu qui nous vient du Danemark et qui joue à la fois sur la psychologie et les morceaux de bravoure, sans éviter les figures imposées mais sans ostentation.
Peut-être une volonté de trop doser la psychologie, entre le trop et le pas assez. Dans cette marche vers une reprise de confiance, on a parfois l’impression d’un survol, comme lors d’un ollie finalement.
Mission : Impossible – The Final Reckoning
Titre original Mission: Impossible – The Final Reckoning
Le chaos du monde reste hors-champ. Le récit se focalise sur l’homme qui peut sauver l’humanité. Fascinant de voir comment le héros et son interprète se rapprochent, main dans la main, du statut de super-héros. Mission : Impossible y perd en chair et en romanesque. Il y gagne peut-être une légende.
Une jolie comédie dramatique chantée, pleine de modestie, habitée par une nostalgie douce mais pas vindicative, et portée par un formidable duo de comédiens.
Pas si petit, disons un film de genre assez malin, essentiellement mû par son interprète principal (la distribution féminine étant un peu négligée) et prodigue (parfois trop) en idées de mise en scène.
Bref… Nous, on préfère l’horreur quand elle nous prend aux tripes, sans se contenter de les éparpiller. Destination Finale : Bloodlines se range dans la catégorie des plaisirs funky et coupables pour soirées frissons, généralement entre ados. Attention, interdit aux moins de 12 ans quand même.
Pas de suspense haletant, pas de virilisme exacerbé, pas de pelouse ni de coup franc, mais un récit qui s’attache à l’intime, une sorte de match feutré et vénéneux curieusement mâtiné d’imagerie gay. Sofian Khammes, l’agent relégué, nous épate comme d’habitude, mais autour de lui, la froide rigidité de l’interprétation nous laisse à distance.
Tout de suite un bémol dans cette partition : on sait exactement où le film va nous mener. La musique comme la psyché humaine sont soumises aux humeurs, aux variations, aux polyphonies, aux attaques et aux ritournelles. Le tout est de s’entendre, au propre comme au figuré. Pour autant, Grégory Magne (...) réussit à capter notre attention.
Chemin balisé mais scénario malin, peuplé de visages issus de la scène et du net. Les apparitions assez folles de Zabou Breitman et François Berléand n’en sont que plus savoureuses.
Un jeune flic a infiltré une organisation indépendantiste tamoule, à Paris. En plongeant dans cette communauté, il va peu à peu s’identifier à ceux qu’il doit neutraliser. Immersion tendue dans un environnement inédit et méconnu. Film coup de poing. Et coup de cœur.
Même Une pointe d’amour est bien joué et que les dialogues sont plutôt percutants, on s’ennuie un peu, la faute à un scénario trop faible vu l’ampleur du sujet. Heureusement que Grégory Gadebois fait partie de l’aventure.
La puissante allégorie de la première partie se perd alors dans un registre paranoïaque volontairement confus. Les fulgurances esthétiques qui ont longtemps jalonné l’œuvre de Cronenberg disparaissent au profit de dialogues abondants, abscons et sans âme.
Valérie Bonneton trouve l’un de ses meilleurs rôles dans cette comédie dramatique et sociale qui suit le parcours de femmes confrontées à des problèmes d’alcoolisme, avec fantaisie, gravité et humanité.
Par son environnement urbain et son étalement dans le temps, cette fresque sentimentale qui se double d’un roman d’amitié trouve une identité propre parfaitement de son temps.
Tout ceci fait quelques étincelles. Pas vraiment de méchant. Psychologie à gros traits. Juste de la sueur et du fun. Alban Lenoir, habitué aux rôles mâchoires serrées premier degré, nous a vraiment surpris. Paola Locatelli a davantage de marge de progression, pas seulement en F1.