Le motocross, sport emblématique de la virilité rurale, devient le terrain d’affrontement des normes, où courage et performance déterminent la valeur des garçons.
Si la mise en scène fascine, le film s’essouffle dans son dispositif formel. L’absence d’un véritable enjeu narratif réduit le fantôme à un simple observateur, relégué au second plan au profit d’un drame familial.
Le film tient aussi d’une solennelle cérémonie du souvenir, requiem cinématographique pour une défunte, dont la beauté glacée trouble autant qu’elle déstabilise.
Il y a du bon vin, des rires effleurés, des mots simples comme des caresses, de la musique qui s’échappe d’une mémoire lointaine, et une dernière danse pour retenir la vie, encore un peu, encore une fois...
Rien ne change dans cette famille foldingue, qui donne toujours les mêmes nouvelles, sur la base d’un scénario au principe identique : plonger ces héros popus dans un milieu étranger.
Sophie Thatcher, dans le rôle de l’humanoïde désaxée, campe solidement la figure d’outsider féministe qui, de victime soumise, se transforme en rebelle avec cause.
Dans une Amérique où les fractures s’aggravent, avec la stigmatisation des populations marginalisées, Sing Sing a la vitalité d’un manifeste humaniste.
Timothée Chalamet est un sosie vocal absolument bluffant de Dylan, sa voix escarpée comme si elle était vieille de plusieurs siècles.
Toutes pour une
Presse
2,0
Car Toutes pour une s’écarte du genre de la cape et d’épée pour évoluer tantôt en comédie, tantôt en drame, et se finissant même en western. Ce qui occasionne des pertes de rythme, mais ce qui permet au film de trouver son identité en abordant son sujet de fond, la place de la femme dans une société masculine.
Les numéros musicaux ne sont pas juste des clips divertissants sortis de la machine à tubes Williams : ils font avancer l’histoire. Comme si les chansons étaient des confessions intimes.