La comédie de Rémi Bezançon, satire sur le marché de l’art, brille par son duo campé par Bouli Lanners et Vincent Macaigne, malgré une écriture forcée par les poncifs et les préjugés.
Une cohérence artistique qui se met au service de l’histoire, montrant finalement que ce qui menace nos liens peut prendre de nombreuses formes, et peut venir de partout, d’ailleurs comme d’à côté.
Faire mal jouer Pierfrancesco Favino est un exploit impressionnant. Le voir grimé en vieillard mourant, sous des prothèses grossières, est affligeant. Le même traitement vaut pour Bérénice Bejo (...).
Détective Conan: le sous-marin noir
Titre original Meitantei Conan: Kurogane no Submarine
Alors ce n’est pas faute de faire des efforts, notamment avec d’efficaces scènes d’action, mais il semblerait que le charme japonais de cette saga fourre-tout n’agisse plus dans les salles obscures françaises.
Le film n’est pas aidé par un rythme lancinant, qui, couplé à un trop grand nombre de scènes, donne l’impression que le long-métrage ne sait jamais comment il veut terminer son histoire.
Certes, le message écologique est asséné avec la subtilité d’une tractopelle, qu’utilise d’ailleurs le méchant, mais le duo entre l’irresponsable fée et la fillette déracinée est suffisamment touchant pour se laisser entraîner. Attention cependant à la chanson des fées des dents, formidable ver d’oreille qui va rester en tête un bon moment.
Tout à la fois imprévisible et limpide, cette histoire d’amour racontée à rebours, de la fin au début, à l’instant T d’un jour d’anniversaire, commence par dérouter avant que l’on comprenne que la chronologie est inversée.
Si The First Slam Dunk fonctionne autant, c’est que même s’ils ont une chance de gagner cette petite coupe, les gars de la Shohoku sont proches de nous, animés par la flamme de l’adolescence qu’on a tous eue.
Mais en cette période de fortes chaleurs, offrir de gentils frissons est plutôt pertinent, et Le Manoir hanté pourra servir d’introduction au genre du fantastique aux plus jeunes.
D’autant que le film reste un thriller très efficace, avec une montée de suspense bien entretenue qui réussit à transformer le désert texan en huis clos à ciel ouvert, une mise en scène allant droit à l’essentiel, et un casting réussissant à donner vie à cette Amérique inclusive. Mais tout cela reste très manichéen.
Le récit discontinu, morcelé, libère, comme la puissance brute d’une bombe humaine, une ignition des conflits intérieurs d’Oppenheimer, l’idéaliste dévasté.
Après son premier long-métrage La fête est finie, qui a été multi primé aux festivals de Saint-Jean-de-Luz et Sarlat, Marie Garel-Weiss revient avec un film onirique, et la fête semble loin d’être terminée pour cette talentueuse réalisatrice.
Cette esthétique sophistiquée, dont ce noir et blanc superbe de cinéma expressionniste, rend le film fascinant. Un attrait morbide, mais puissant, pour amateur de sensations extrêmes.
Un long-métrage presque trop tendre, mais réveillé par le personnage de Gérard Darmon, qui s’amuse comme un gamin en incarnant un grand-père mythomane emmenant son petit fils vers des chemins pas très catholiques...
Mission: Impossible – Dead Reckoning Partie 1
Titre original Mission: Impossible – Dead Reckoning Part One
Ce blockbuster estival en forme de diptyque réussit sur ce canevas de péripéties l’exploit d’étonner, conclusion virtuose qui doit à une mise en scène incroyablement fluide et stylisée, aux audaces vertigineuses et à grand spectacle de Tom Cruise.
Parallèlement à l’exploration de ce retour en arrière très tenu, pudique et sans excès de sentimentalisme, un autre récit suit ses deux filles (Esther Gohourou et Suzy Bemba). Le duo de sœurs n’est pas le simple appendice de l’autre récit, familial et maternel. Il occupe l‘écran, dans une lumineuse variation sur l’éveil amoureux et sexuel, légère et douce.
Comme il l’a déjà souvent fait, Nuri Bilge Ceylan s’attelle avec Les Herbes sèches à filmer l’inexorable mouvement des élans et des chutes, dans une confrontation implacable qui met en scène les rapports de l’individu avec lui-même.