Car la fiction va influencer la réalité, et Bill Condon réussit à mettre en scène non seulement les horreurs d’une prison sous une dictature, mais aussi la joie et la beauté de l’évasion par l’art. Le tout sans perdre le spectateur entre ses deux films.
Rire très haut, pleurer tout bas. Tout est si joyeux, et tout est si triste, dans cette histoire folle qui se cogne au chaos réel de la dévastation du Liban.
Un film de verbe, comme souvent chez Pascal Bonitzer, qui soigne toujours ses écritures de caractères diserts. Ce primat de la langue est adossé à des scènes de situation figées par une mise en scène classique,
Timothée Chalamet, icône générationnelle, métamorphosé en grand acteur surclassé dans le rôle d’un jeune pongiste survolté, maigrichon hargneux gonflé à l’orgueil.
Le combat résolu face à l’envahisseur est porté par un optimisme naïf que le film épouse, faisant de son trio central (les jeunes Lucas Hector, Nina Filbrandt, Octave Gerbi) des héros sans peur au cœur d’un péril édulcoré.
Ce qui sauve L’Infiltrée du ratage, c’est la composition incroyable de l’allumé Ahmed Sylla, et après tout, il faut bien avouer que c’est pour lui et son personnage perché qu’on est allé voir cette comédie policière au scénario pour les nuls, écrit par Daive Cohen.
Le formalisme du réalisateur n’écrase pas la tonalité extrêmement ,allègre du film, méli-mélo de genres, satire cinglante, comédie absurde, thriller drôle, et film de body horror.
La mise en scène d’un amour fou et toxique dans une esthétique de publicité sophistiquée. Tout est plastique, même les acteurs beaux à tomber, Margot Robbie et Jacob Elordi.
Mais là où la Lola du premier LOL existait par sa vivacité, ses contradictions et sa spontanéité, Lisa Azuelos enferme Louise dans une succession de clichés générationnels : indécision, errance affective, manque de repères.
L’Irakien Hasan Hadi prolonge le néoréalisme de feu Abbas Kiarostami, qui saisissait ainsi les vérités de la société iranienne et les difficultés des gens ordinaires.
Ce mimi mini Marsupilami perd la tête et l’histoire avec, qui ne laisse aucun répit et enchaîne à toute vitesse les bastos, les gags, les cascades et les chutes.
Mais à trop vouloir contenir cette réalité, le film procède par accumulation et illustration, comme s’il cherchait l’exhaustivité : difficultés, problèmes, luttes des migrants illégaux se succèdent, au risque de transformer l’expérience vécue en exercice de représentativité. Promis le ciel n’en demeure pas moins traversé par un beau souci d’attention solidaire, d’écoute généreuse et de dénonciation discrète de l’oppression. Ses actrices offrent des moments lumineux : de petits miracles souriants, au cœur d’un monde violent et dur.
Accepter de redevenir personne, de laisser la place à un autre, voilà ce qui rend cet homme d’État si humain et si rare. Toni Servillo fait de ce président un miroir de notre propre finitude et vulnérabilité., le reflet de notre condition humaine : grandiose et dérisoire, pleine de grâce et de chagrin.