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Jean-marc B.
18 abonnés
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Critique de la série
4,0
Publiée le 2 août 2026
Très bonne surprise que cette nouvelle série sur Netflix qui se révèle palpitante, riche en actions et nerveuse. Le suspens est au rendez-vous. Réalisation et interprétation soignées. On vit intensément le déroulement de cette histoire sous tension.
Oui, les traits sont grossis. Oui, le scénario est alambiqué. Mais on n'est pas dans un épisode de Maya l'Abeille.
Oui, les personnes ayant une expérience militaire, dans la police, la gendarmerie ou d'autres services feront sans doute des rictus devant la manière dont les armes sont utilisées ou manipulées, ainsi que devant certains uniformes et certaines appellations de grades.
Mais, globalement, ça se regarde avec plaisir. Avec ses quelques scènes à l'eau de rose (très peu) et ses passages très « jamesbondesques ».
À priori, le GIGN a été très impliquée dans le choix du matériel, des décors et des véhicules, ce qui apporte une réelle crédibilité à l'ensemble.
Ce n’est pas la série de l’année mais elle reste agréable à regarder malgré quelques incohérences comme le fait qu’ils retirent leur cagoule dans un lieux public et des événements beaucoup trop prévisibles comme le faite que l’on apprends qui est le père de Max.
Des séries comme ça, on en redemande. De l'action, de l'amour, de l'émotion, des acteurs costauds; un bon scénar, le tout mené à 100 à l'heure avec une excellente mise en scène. Bravo et merci pour ce très bon moment de détente.
Bon voilà j'ai fini avec grand peine car franchement qu'est ce que c'est mal joué. Tomer Sisley m'a agacé dans son jeu forcé d'homme torturé et l'acteur qui joue Max a vraiment du mal a passer pour un mec du GIGN. Tout ca manque de tripes, d'intensité avec cette histoire de culpabilité qui traîne en longueur et qui finit par nous détacher de l'intrigue décidément bien cousue de fil blanc.
J'ai plutôt bien aimé et regardé d'une traite les 6 épisodes..
Je pense que certains au vu de quelques commentaires n'ont pas compris l'ambition de cette mini série. Ce n'est pas une série sur l'histoire et les méthodes du GIGN (comme pouvait l'être par exemple le film "l'assaut" reprenant une de leurs opérations les plus iconiques) mais plutôt une série d'action et d'enquête avec en fond et comme point de départ, le GIGN. Oui en effet, il y a des points, des détails qui ne font pas très professionnels ou cohérents. La scène du bus au début es très clairement impossible, bourrée de clichés et d'erreurs. Le GI intervenant en zone police. L'acteur jouant Max n'est pas particulièrement convaincant dans son rôle et ne fait pas GIGN. Mais si je voulais voir des tactiques d'interventions ou le GI de l'intérieur, il y a de très bons reportages qui le font très bien. Le scénario est je trouve plutôt bien ficelé et on a envie d'avancer et d'en savoir plus. On pense à certaines choses puis au final on se trompe. Je trouve que le fait d'apprendre tardivement qui est ce fameux ennemi est plaisant. Ça permet de ressentir cette menace invisible tout en comprenant le lien avec les personnages principaux. De bonnes scènes d'actions et de bons rebondissements. Donc en résumé, des points négatifs, comme les erreurs, clichés ou casting pas toujours convaincant, mais un bon scénario et une histoire prenante qui donne envie d'en savoir plus et d'aller plus loin. J'ai eu plaisir à la regarder.
« GIGN » : l'action française retrouve enfin son sérieux, desservie par un scénario en carton-pâte
Il fallait une certaine audace pour miser, sur Netflix, sur une série d'action entièrement française portée par une unité d'élite plutôt que par un supplément d'âme sentimental : "GIGN" a fait ce pari, et l'a emporté haut la main. Julien Leclercq et Sylvain Caron signent là l'un des projets les plus ambitieux du petit écran hexagonal — mais un projet dont la réussite formelle contraste cruellement avec la fragilité de son intrigue.
La série suit une section d'élite du GIGN à travers son quotidien mouvementé, entre opérations spectaculaires, enquête antiterroriste et vies privées mises à rude épreuve par l'engagement. David, chef de section qui pensait avoir tourné la page du terrain, est rattrapé par un attentat visant directement son unité — point de bascule qui le contraint à reprendre du service et sert de colonne vertébrale à l'ensemble des six épisodes.
C'est précisément là que le bât blesse. Le fil rouge scénaristique repose sur une antagoniste dont la vengeance vise le GIGN postulat d'une fragilité déconcertante, qui confond la logique d'un thriller avec celle d'un fait divers mal digéré. Que l'échec d'une intervention engendre du ressentiment, on le comprend ; qu'il justifie une entreprise de représailles méthodique contre une unité entière relève d'un raccourci scénaristique que la série ne prend jamais la peine d'étayer. Le procédé fonctionne comme prétexte à l'action plus que comme moteur dramatique crédible, et cette fragilité de fondation irrigue tout le reste : les rebondissements peinent à convaincre dès lors qu'ils reposent sur une motivation aussi bancale.
Ce qui sauve malgré tout "GIGN", c'est son refus de la posture ailleurs que dans cette toile de fond. Contrairement à tant de productions françaises qui compensent leurs faiblesses techniques par un supplément de pathos, la série assume son terrain : l'entraînement, la doctrine, la pression opérationnelle filmée avec une rigueur presque documentaire. On sent, chez ceux qui l'ont conçue, une vraie volonté de rendre justice au métier plutôt qu'à ses clichés — les locaux, les procédures, l'ambiance de fraternité d'armes sonnent juste. Mais cette authenticité de la forme ne suffit jamais tout à fait à faire oublier la vacuité du fond.
Tomer Sisley livre une prestation habitée, prenant le contre-pied de son image pour incarner un chef de section tout en retenue. Face à lui, Thierry Neuvic apporte une crédibilité qui ancre l'ensemble, mais aucun des deux ne peut compenser un scénario qui les fait naviguer d'une scène d'action à l'autre sans jamais leur offrir un antagonisme à la mesure de leur investissement.
Sur le plan de la reconstitution, la série reste à la hauteur de son budget : mise en scène carrée, scènes d'intervention d'une précision rare pour la production française. Mais la forme, aussi maîtrisée soit-elle, ne peut indéfiniment porter un récit qui, dès sa prémisse, tient davantage du prétexte que de l'intrigue.
En bref : une série techniquement ambitieuse, desservie par un scénario dont la motivation centrale ne résiste pas à cinq minutes de réflexion — la forme sauve ce que le fond aurait dû mieux construire.
On se laisse prendre. J'ai tout vu en une soirée. Le casting est bien et les situations d'intervention du GIGN semblent assez proches de la réalité. Bien sûr, il y a les habitus du genre : problèmes domestiques compliqués et cachés, etc. et un singulier manque d'humour. Mais c'est normal. En revanche le scénario de dernière partie est invraisemblable. Une simple vengeance personnelle où la personne concernée arrive à embaucher d'anciens militaires pour une prise d'otages, ce n'est pas très crédible... d'autant plus qu'on ne comprend pas bien le mobile du tout premier terroriste. Dommage : on espère en savoir plus dans la prochaine série.
Série très divertissante, le suspense est bien géré et la mise en scène vraiment convaincante. L'ensemble est fluide et on ne s'ennuie pas, de bonnes scènes d'action et l'esprit GIGN est bien retranscrit c'était un plaisir ! En revanche le jeu des acteurs peut être critiqué. Tomer Sisley sur-joue régulièrement, même si j'apprécie plutôt cet acteur, et même si c'est sa marque de fabrique, je trouve que sa voix bien trop monocorde peine à convaincre...max sont fils est au mieux agaçant...les autres acteurs sont plutôt corrects dans l'ensemble (sauf erreur). Le scénario est plutôt basique mais assez bien mené. Les dialogues aussi sont un peu téléphonés et agaçants...avec une recherche de mélo certes sympa mais souvent "too much". Si on juge objectivement c'est une série a deux vitesses, bien réalisée mais imparfaite. Au final j'y ai prit beaucoup de plaisir donc je ne vais pas le bouder (mon plaisir). 3,5 étoiles donc.
Aucune crédibilité, pas de dialogue, remplis de cliché usitée, quand à l'acteur qui joue le rôle du nouveau, pas crédible, aucun charisme, c'est pas un rôle pour un acteur comme Tristan Zanchi, se sont bien plantée
Le seul truc un peu à la hauteur ce sont les scènes qui présentent la vie dans l'institution. l'intrigue est moisie, spoiler: on devrait expliquer aux scénaristes que le coup du "je suis ton père" ça a déjà été fait.
les acteurs secondaires sont pas trop mal, mais T Sisley est comme d'habitude, insupportable. il pense que prendre un air sérieux pas souriant et montrer ses abdos le rend crédible. J El Zein a toujours le même type de rôle, la meuf super belle et super douée qui a un super job, mais dont on voit bien qu'elle aura du mal a faire une règle de trois. Et bien sûr tous ces fonctionnaires roulent dans de grosses cylindrées allemandes, car bien sûr nos fonctionnaires sont blindés
Le titre est trompeur !!! Comment le GIGN a pu autoriser ce simple titre... C'est dévalorisant pour l'institution. On s'attend davantage à un docu réaliste sur la préparation et l'action sur le terrain... Mais là, des scènes inconcevables et qui ne passeraient pas chez ces professionnels. Un Tomer Sisley très moyen... Un scénario et un jeu d'acteur tout aussi moyens... Bref, une déception ! Saluons juste un petit effort de production.
GIGN : une unité française passée à la moulinette Netflix
Sur le papier, consacrer une série au GIGN avait de quoi éveiller ma curiosité. Cette unité possède une identité, une histoire et des méthodes très particulières. Malheureusement, Netflix semble avoir voulu lui imposer les codes du thriller d’action américain, comme si l’on pouvait simplement transposer une série sur le SWAT en France en changeant les uniformes et les écussons.
Le GIGN n’est pas une bande de fortes têtes qui partent en intervention en réglant leurs problèmes personnels entre deux explosions. Son efficacité repose notamment sur la préparation, la discipline, la coordination, la maîtrise de soi et le respect d’une chaîne de commandement. Or, les interventions montrées ici paraissent souvent peu crédibles, parfois même absurdes, tant elles privilégient le spectaculaire et les comportements individuels au détriment du travail collectif. On ne regarde jamais vraiment le GIGN fonctionner : on regarde une fiction d’action américaine dont les personnages portent l’insigne du GIGN.
À cela s’ajoute un jeu d’acteurs constamment appuyé. Regards lourds, voix graves, silences dramatiques et confrontations viriles : chaque scène semble vouloir nous rappeler que les personnages sont tourmentés. À force de surjouer la tension, la série finit pourtant par la rendre artificielle. Même Tomer Sisley paraît enfermé dans la posture du chef marqué par son passé, condamné à afficher en permanence le même air sombre.
Dans la réalité, un membre du GIGN aussi manifestement tourmenté serait probablement écarté du terrain. La force de cette unité repose avant tout sur la cohésion du groupe, la maîtrise de soi et la capacité de conserver un jugement parfaitement clair, quelles que soient les circonstances. Or, la série fait exactement l’inverse : elle place les traumatismes personnels, les réactions impulsives et les conflits individuels au cœur des interventions, au point de rendre presque secondaire le fonctionnement collectif de l’unité.
La première intrigue illustre parfaitement ce manque de subtilité. Max, le fils d’un ancien collègue de David mort en service, souhaite intégrer le GIGN. David, chargé de l’évaluer comme instructeur, fait alors tout pour le disqualifier, non parce que le jeune homme serait nécessairement inapte, mais parce qu’il craint de le voir mourir comme son père. Cette idée aurait pu donner naissance à un véritable conflit moral entre culpabilité personnelle et devoir professionnel. Mais elle est traitée de manière tellement insistante et mélodramatique qu’elle devient rapidement ridicule.
Le GIGN paraît ainsi devenir une affaire de famille, de dette personnelle et de traumatisme, comme si l’intégration dans une unité aussi rigoureuse pouvait dépendre des états d’âme et des décisions arbitraires d’un seul instructeur. Au lieu d’apporter de la profondeur au personnage de David, cette intrigue affaiblit surtout la crédibilité de l’institution qu’il est censé représenter.
Plus largement, les personnages correspondent à des archétypes déjà vus des dizaines de fois : le vétéran hanté par son passé, la jeune recrue impulsive qui désobéit, les tensions au sein du groupe et les secrets qui reviennent au pire moment. Rien ne semble véritablement naître de l’univers du GIGN ; tout donne plutôt l’impression qu’un scénario d’action générique a été écrit avant que l’on décide de lui coller cette unité en façade.
La série souffre finalement du format Netflix dans ce qu’il peut avoir de plus mécanique : il faut constamment une confrontation, un retournement, une désobéissance ou un nouveau drame pour empêcher le spectateur de décrocher. Il n’existe presque aucun temps consacré à l’observation, à la préparation ou à la précision des procédures, alors que c’est justement là que la série aurait pu trouver sa propre identité et se distinguer des productions américaines.
Je ne demandais évidemment pas un documentaire, et une fiction a parfaitement le droit de prendre des libertés. Mais encore faut-il qu’elle respecte un minimum l’esprit de ce qu’elle prétend représenter. Ici, le GIGN ne sert finalement que de décor prestigieux à une série d’action convenue, surjouée et remplie de clichés. En voulant fabriquer un spectacle immédiatement consommable et facilement exportable, Netflix efface précisément tout ce qui aurait pu rendre cette série authentiquement française et réellement intéressante.