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Jean Dulis
1 abonné
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Critique de la série
4,0
Publiée le 5 août 2026
Excellente série J’ai eu un peu de mal à rentrer dedans, mais une fois que l’on comprend bien le scénario, on accroche très bien car le scénario est très bien fait un excellent casting, 
6/10 une série thriller pas trop mal, on se laisse porter, intrigué, la tension monte pour arriver sur une fin pas trop grotesque ou tirée par les cheveux, c'est déjà assez rare pour une série
L’’idée de départ est bonne, mais malheureusement l’exécution ne suit pas et l’ensemble est plutôt ennuyant. Le rythme traîne, les personnages n’arrivent pas à créer d’empathie et les rebondissements tombent à plat. Pour moi, le scénario aurait gagné à être traité différemment.
Je ne m’attarderai pas sur la critique technique ni sur la réalisation de ce navet, qui enchaîne les scènes comme on enfile des perles, avec un mépris total pour la cohérence, la vraisemblance et, accessoirement, l’intelligence du spectateur.
Le plus choquant n’est pas dans cet extrême simplisme narratif. Il se situe dans le fond même de l’histoire, qui semble considérer comme un happy ending hollywoodien le fait de spoiler: tuer l’homme que l’enfant tient pour son père, puis de l’arracher brutalement à ce qu’il pense être sa famille . À aucun moment le scénario ne semble véritablement s’interroger sur le bien de l’enfant. Tout est centré sur la volonté monomaniaque d’un père biologique lancé dans une quête personnelle, manifestement peu soucieux des conséquences psychologiques de son petit projet.
Il y avait pourtant matière à explorer une question autrement plus complexe : celle des liens entre un enfant, son père biologique — dont il n’a aucun souvenir — et l’homme qu’il considère, lui, comme son véritable père. Autrement dit, toute la problématique des enfants adoptés, déplacés ou arrachés à leur histoire affective, traitée ici à la va-vite, sans nuance ni profondeur.
À la fin de la saison, on en vient même à se demander si l’enfant n’était pas mieux avant, plutôt que contraint de réintégrer un cercle familial qui lui est, en réalité, totalement étranger. Le scénario présente ce retour comme une réparation, alors qu’il ressemble surtout à une nouvelle violence exercé à l'endroit du petit garçon.
On aurait pourtant pu imaginer une fin bien plus crédible et surtout plus belle : celle d’un père biologique renonçant à sa propre quête pour préserver le bonheur réel de l’enfant. Un renoncement qui aurait témoigné d’un amour paternel profond et sincère : accepter sa propre souffrance, sa perte symbolique, pour ne pas détruire l’équilibre affectif de celui qu’il prétend aimer.
Mais visiblement, ce n’est pas sur Netflix que l’on vient chercher la nuance. À la place, on nous sert une morale simpliste et profondément discutable.
Bof. Beaucoup de bruits autour de cette série mais personnellement je trouve que l'histoire est vraiment tirée par les cheveux. Très moyen en ce qui me concerne.
J'ai un peu de mal à comprendre l'engouement pour cette série. Certes l'histoire est bonne par contre c'est très mal réalisé et le jeu des acteurs ne sauve rien. Au final, un gros bof !
Rien de bien original dans ce thriller sur un papa à la recherche de son fils. Mais l’ensemble est suffisamment bien troussé, bien interprété et emballé pour maintenir l’intérêt au cours des huit épisodes.
Cela avait pourtant si bien commencé... Même si on retrouve les codes des histoires de Harlan Coben, c'est peut-être l'œuvre qui lui ressemble le moins, du moins si je me réfère à l'adaptation à l'écran. L'introduction est moins complexe que d'habitude, moins sombre, plus linéaire et simplifiée, même si l'intrigue prend des directions surprenantes. Ce début, si facile à comprendre et à suivre, est accessible à un très large public et parvient à passionner dès les premières minutes. On fait face à un thriller pure souche pour lequel j'ai eu, plus que pour les autres séries du même écrivain, l'impression de regarder une superproduction américaine. Le point d'orgue est une chasse à l'homme : un père accusé du meurtre de son fils crie son innocence. La série ne dévoile rien au départ. On doute de tout et de tout le monde. Au fur et à mesure des épisodes, on comprend par bribes les raisons de toute cette machination. On suit en permanence David Burroughs, joué par Sam Worthington qui fait ici une belle prestation. Son rôle de fugitif rappelle d'ailleurs le film du même nom avec Harrison Ford. Le personnage semble découvrir ce qui lui arrive en même temps que nous. C'est la grande force de la série, car on évolue dans l'intrigue à armes égales. Bref, un départ très intéressant et palpitant. Mais il y a un hic. Une fois l'histoire stabilisée, le scénario change complètement de style et introduit de plus en plus d'intervenants. David Burroughs n'est plus au centre de toutes les attentions. Le traitement des liens entre tous ces nouveaux personnages n'est pas des plus clairs. Le rythme devient beaucoup moins palpitant, plombé par pas mal de longueurs et discussions. La tension initiale et la ligne directrice claire s'effacent progressivement au profit d'un sac de nœuds, à mon sens mal géré au niveau de la mise en scène. De plus, de nombreux acteurs livrent des prestations superficielles, en mode « je récite mon texte ». À cela s'ajoute une intrigue qui stagne et ne propose plus que des dialogues, donnant l'impression de tourner en rond. En résumé : l'intérêt baisse au fil des épisodes. Cela se termine hélas par une fin sans grande surprise. Je ne comprends pas ce contraste de style entre ce début passionnant et le traitement décevant qui s’ensuit. C’est franchement dommage.
C'est rythmé et bien ficelé. Il y a quelques passages irréalistes et la fin est typiquement américaine et contestable, mais comme chaque fin d'épisode nous donne envie de regarder la suite, je note de manière indulgente. Le jeu de l'acteur principal ne m'a pas enthousiasmée, il n'en va pas de même pour Britt Lower, excellente dans le rôle de Rachel. Il y a peut-être deux épisodes de trop dans la série avec une complexification qui n'était pas vraiment nécessaire, seulement l'ensemble se regarde facilement et c'est le principal pour une série.
Bon thriller surtout pour son scénario et suffisamment pour sa réalisation et interprétation pour restituer une œuvre d Harlan Coben une garantie chez Netflix d éviter un navet au moins. De quoi passer un bon moment néanmoins pas inoubliable…
Les adaptations de Harlan Coben sur Netflix suivent toujours la même recette, et "Sur tes traces" ne cherche clairement pas à la réinventer. Dès les premières minutes, la série nous embarque dans une enquête prenante qui enchaîne les rebondissements. Les twists s'accumulent, mais les facilités scénaristiques aussi, au point d'en devenir parfois ridicules. Entre des personnages « too much » et une multitude de protagonistes qui viennent compliquer l'enquête sans réelle nécessité, le récit manque souvent de crédibilité. Pourtant, malgré tous ces défauts, la formule fonctionne encore. Son format relativement court, son rythme efficace et son sens du suspense donnent complètement envie de lancer l'épisode suivant, jusqu'au dernier. Rien de révolutionnaire dans l'ensemble, mais un thriller divertissant qui remplit notre soirée. - 14/20 Critique sur Sur tes traces (saison 1) Vue du 27 juin au 07 juillet 2026 sur Netflix