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Vous aimez les séries nordiques où il fait nuit 23h sur 24, où tout le monde parle avec un ton monocorde et où les traumatismes d’enfance surgissent toutes les 10 minutes ? Alors Le Dôme de Verre est là pour vous... ou pour vous endormir, selon votre degré de tolérance au rythme d’un escargot sous Xanax.
Oui, la série est "belle". Les forêts suédoises sont froides, les cadrages sont léchés, et la lumière naturelle est exploitée à fond – sûrement parce qu’ils ont oublié d’allumer les lampes sur le plateau. Et Léonie Vincent ? Elle joue bien. Très bien même. Tellement bien qu’on se demande ce qu’elle fait coincée dans ce glacier narratif où l’intrigue avance au rythme d’un glaçon qui fond en Arctique.
Le postulat était pourtant accrocheur : une criminologue hantée par son propre passé, une disparition mystérieuse, une ville suédoise qui sent la neige fondue et les secrets… Sauf qu’au bout de trois épisodes, on a toujours l’impression d’être dans une bande-annonce de 45 minutes. Chaque rebondissement est annoncé à 3 kilomètres, les personnages secondaires ont la profondeur d’un lac gelé, et les dialogues sont aussi vivants qu’un rapport d’autopsie.
La série veut nous enfermer sous son "dôme de verre", mais au final, c’est surtout un couvercle hermétique sur toute forme de tension. Camilla Läckberg a peut-être oublié qu’un thriller, à un moment, doit... thriller. On attend l'explosion, le choc, le moment qui retourne tout. Mais rien. Juste des regards perdus dans le vide, du piano triste en fond sonore, et une réalisation qui confond lenteur et lourdeur.
Alors oui, ça marche sur Netflix. Troisième série la plus vue à sa sortie. Mais on sait aussi que les gens ont regardé Emily in Paris saison 3. L’audience ne fait pas tout.
En bref : Le Dôme de Verre, c’est comme un puzzle de 1000 pièces... sauf qu’on t’a donné 400 pièces, que l’image sur la boîte est floue, et que quelqu’un a remplacé les bords par des morceaux d’un autre puzzle.