Avis Monstre : L'histoire de Lizzie Borden - Page 3
Monstre : L'histoire de Lizzie Borden
Critiques spectateurs
Critiques presse
Voir les critiques spectateurs de
Toutes les saisons
Note moyenne
3,0
330 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
72 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
13 critiques
3
12 critiques
2
11 critiques
1
9 critiques
0
17 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Lem Lem
13 abonnés
80 critiques
Suivre son activité
Critique de la série
0,5
Publiée le 21 septembre 2026
Une véritable déception. La série s'enfonce dans une provocation gratuite et un sensationalisme pesant. Sous couvert d'aborder la figure de Lizzie Borden, le récit tombe dans une surenchère sordide : la nudité inutile et l'étalage voyeuriste remplacent toute vraie dramaturgie. Vouloir lier l'émancipation féminine à des actes immoraux et déviants n'a aucun sens et relève d'une vision totalement déformée du sujet. On peut légitimement s'interroger sur l'obsession de la production pour ces thématiques perverses et la complaisance de la réalisation. Plus troublant encore, voir certaines spectatrices acclamer ce récit sous prétexte de féminisme relève d'un contresens déroutant. Célébrer une telle déviance sous couverture d'engagement est une posture malsaine. Une œuvre déséquilibrée et profondément dérangeante. Un épisode et demi m'aura fait totalement perdre mon temps
2 fois qu'on refuse ma critique alors que j'ai caché les spoilers. En clair : cette saison est nulle. Pas d'arguments, pas d'exemple, je donne mon avis sans le donner.
Cette nouvelle saison de Monstre propose une relecture ambitieuse de l’affaire Lizzie Borden. La série séduit d’abord par son esthétique soignée, sa reconstitution historique et une atmosphère sombre et oppressante particulièrement réussie. Le casting est également convaincant, avec des interprétations qui donnent de l’épaisseur aux personnages et évitent une lecture trop manichéenne de l’affaire.
L’un des aspects les plus intéressants reste la dimension féministe du récit. La série s’intéresse à la condition des femmes à la fin du XIXᵉ siècle, à leur place dans la société et aux différentes formes d’enfermement auxquelles elles sont confrontées. Elle explore ainsi le rapport entre oppression, colère et violence, en faisant de Lizzie davantage qu’une simple figure criminelle. Le propos est pertinent, même s’il est parfois un peu trop démonstratif.
C’est surtout sur le plan scénaristique que la saison montre ses limites. Le récit souffre par moments d’un rythme irrégulier, avec des passages qui semblent davantage destinés à développer le propos de la série qu’à faire réellement avancer l’intrigue. Certaines intrigues secondaires auraient ainsi gagné à être davantage resserrées. Les nombreuses libertés prises avec les faits historiques ne sont pas forcément gênantes en soi, mais elles ne sont pas toujours suffisamment justifiées par les besoins du récit.
Le parallèle avec Aileen Wuornos, présentée comme une sorte d’« héritière » de Lizzie, illustre assez bien cette limite. L’idée est cohérente avec la réflexion autour de la colère et de la violence féminines et elle est plutôt bien intégrée à l’ensemble, mais elle m’a semblé finalement dispensable. Ce détour apporte une dimension symbolique intéressante, sans pour autant enrichir véritablement l’histoire de Lizzie.
C’est peut-être là le principal regret : l’affaire Borden se suffit largement à elle-même. Ses zones d’ombre, ses contradictions, son contexte social et l’incertitude persistante autour de la culpabilité de Lizzie offrent déjà une matière exceptionnelle. À vouloir parfois trop développer son propos, la série perd légèrement en efficacité et en tension.
Cela reste néanmoins une saison ambitieuse et immersive. Sa mise en scène, son interprétation et son approche psychologique permettent à Monstre de dépasser le simple récit de true crime pour proposer une réflexion plus large sur la violence et le regard porté sur les femmes.
Une saison globalement réussie, mais dont le scénario aurait gagné à être plus resserré et parfois plus subtil. Malgré quelques longueurs et des choix narratifs discutables, la série reste captivante et propose une relecture intéressante d’une affaire criminelle qui continue de fasciner.
Critique refusé sans fondement pour un site qui chute malheureusement dans l'oubli faute de savoir se renouveler a l'image de la France, non je ne prendrai pas la peine de satisfaire vos exigences d'un autre temps et vous laisse donc sombrer a l'allure qu'es la vôtre, bonne continuation vers les tréfonds
C'est une super série. Effectivement ça ne raconte pas la réalité de Lizzie Borden, mais c’est une sorte de conte, avec des parallèles intéressants, une esthétique à couper le souffle. J’adore
Pour l'aspect positif de cette série, on peut souligner la mise en scène soignée, les costumes impeccables, un casting à couper le souffle, des acteurs principaux exceptionnels et une bande son envoûtante..
Pour ce qui est du négatif et donc pour en venir au fond de l'histoire, on regrettera les idéologies présentes qui viennent très maladroitement se greffer sur une époque totalement hermétique, la frontière poreuse entre le bien et le mal, le tout mêlé par un parti pris malsain du réalisateur, ce qui donne à l'ensemble de cette œuvre, un sentiment de malaise continu et dont le message, profondément pervers, trompe le spectateur peu avisé .
Malgré cela, cette série mérite d'être vue pour sa qualité.
J'ai particulièrement aimé cette série. Peut-être manque-t-elle de justesse historique, je ne suis pas assez au fait pour juger. Par contre j'ai aimé comment l'histoire évolue, j'ai aimé la manière de filmer, j'ai aimé détester certains personnages et j'ai aimé le développement du personnage Lizzie.
Wow, décidément un nanar. Et ça, ça mérite trois étoiles.
Les excès sont légions et donnent à rire de cette tragédie spoiler: les vomissement à la Monthy Python, mais surtout les cerises (Prunus subg. Cerasus) maladroitement fixées avec de minces fils de métal sur des Prunus serrulata (stériles)spoiler: .
Les maladresses scénaristiques, les invraissemblances et la romance en font un petit bijou de fourre-tout qui pousse le ridicule presque jusqu'à son pâroxisme.
Perso je me suis bien amusé. C'était bien le but, n'est-ce pas, monsieur Ian Brennan !
l'histoire de Lizzie Borden est intéressante, mais je suis toute de même déçue. j'ai eu impression d'assister à un spectacle sanguinolant, mélodramatique, et quelque peu poussé dans l'exagération pour certains passages. Et rajouter à cela l'histoire d'une autre meurtrière n'est à mon gout pas nécessaire. Dommage, car le sujet était très intéressant et je l'attendais avec beaucoup de hâte ...
Mon dieu, quelle déception cette saison sur Lizzie Borden..Ryan Murphy a trop modifié la véritable histoire, ce n'est malheureusement pas crédible du tout...entre couleurs de cheveux improbables et les meurtres...je n'en dirais pas plus mais franchement, je m'attendais tellement à mieux. On a l'impression de regarder une parodie mdr..
Je vois énormément de critiques négatives autour de Lizzie Borden, et certaines me donnent surtout l'impression qu'on reproche à la série de ne pas être… une autre série.
Commençons par quelque chose d'essentiel : ne pas aimer une œuvre ne signifie pas automatiquement qu'elle est mauvaise. On peut ne pas accrocher à son rythme, à son ambiance, à ses personnages ou à ses choix narratifs. Aucun problème. Mais lorsqu'on lit certains commentaires qui résument l'ensemble à « nul », « lent », « ridicule », « historiquement faux » ou « sans intérêt », il serait peut-être temps de regarder un peu plus attentivement ce que la série essaie réellement de proposer.
Lizzie Borden n'est pas un documentaire historique.
Elle part d'une figure et d'une affaire réelles pour construire une fiction, avec ses propres partis pris, ses extrapolations et sa propre vision de Lizzie. Il faut donc évidemment distinguer les faits historiques de ce que la série invente ou dramatise. Mais juger une fiction uniquement parce qu'elle ne reconstitue pas chaque événement comme un documentaire judiciaire revient à lui reprocher de ne pas appartenir au bon genre.
Ce qui m'intéresse justement ici, c'est l'ambiance.
La série installe quelque chose de profondément malsain derrière une apparence presque respectable. Les costumes, les maisons, les conventions sociales et les bonnes manières forment une façade derrière laquelle se développent la violence, la manipulation, les rapports de domination, les secrets et une forme de folie froide. Ce contraste participe énormément à son identité.
Et non, une série n'a pas besoin de produire une explosion, un meurtre ou un retournement de situation toutes les trois minutes pour maintenir l'attention.
Il existe aussi une tension construite par l'attente.
Un silence.
Un regard.
Une conversation dont on comprend que quelque chose ne tourne pas rond.
Un personnage qui entre dans une pièce et suffit à modifier l'atmosphère.
Cette façon de raconter ne conviendra évidemment pas à tout le monde. Mais un rythme volontairement posé n'est pas nécessairement un défaut de rythme. Tout dépend de ce que l'œuvre cherche à provoquer.
J'apprécie également que Lizzie ne soit pas transformée en héroïne parfaitement propre et rassurante. Elle demeure une figure dérangeante, ambiguë et difficile à enfermer dans une catégorie confortable. Et c'est précisément ce qui rend ce genre de personnage intéressant : on peut être fasciné par lui sans approuver ses actes.
C'est d'ailleurs une nuance qui semble parfois disparaître dans les discussions autour des séries : apprécier un personnage n'est pas approuver moralement ce personnage.
Heureusement, sinon il faudrait immédiatement jeter une bonne partie des meilleurs antagonistes et anti-héros de l'histoire du cinéma et de la télévision.
La série possède aussi une véritable personnalité visuelle et narrative. On peut discuter certains choix, trouver certains passages moins réussis que d'autres ou considérer que certaines libertés historiques vont trop loin. Voilà des critiques parfaitement recevables. Mais prétendre que l'ensemble n'aurait aucune qualité simplement parce qu'on n'a pas adhéré à sa proposition me paraît beaucoup plus difficile à défendre.
Et concernant la fidélité historique, soyons cohérents : oui, il faut signaler les libertés prises avec les faits, surtout lorsqu'une fiction utilise le nom de personnes ayant réellement existé. Mais une adaptation romancée n'a jamais eu pour fonction de remplacer les historiens, les archives ou les travaux consacrés à l'affaire Borden. La vraie question est plutôt de savoir si les libertés prises servent l'univers que la fiction cherche à construire.
Pour moi, c'est largement le cas.
Ce que j'aime dans Lizzie Borden, c'est précisément son mélange étrange : drame historique, thriller, noirceur psychologique, violence et portrait volontairement romancé d'une femme devenue une véritable légende criminelle américaine.
Est-ce parfait ? Non.
Certaines situations auraient probablement mérité davantage de développement. Certains personnages auraient pu gagner en profondeur et quelques choix scénaristiques peuvent légitimement diviser. Mais reconnaître ces défauts n'empêche absolument pas de reconnaître ce que la série réussit.
Et surtout, une œuvre qui divise n'est pas nécessairement une œuvre ratée.
Parfois, c'est même l'inverse : lorsqu'une série possède une identité suffisamment marquée, elle provoque nécessairement des réactions très différentes. Certains vont entrer immédiatement dans son univers, d'autres rester totalement à l'extérieur.
Ce qui m'amuse davantage, ce sont les commentaires présentant leur propre ressenti comme une démonstration objective :
« Je me suis ennuyé, donc la série est mauvaise. »
Non.
Vous vous êtes ennuyé.
C'est une information parfaitement valable sur votre expérience de spectateur, mais ce n'est pas une loi universelle sur la qualité d'une œuvre.
Même chose pour « je n'aime pas Lizzie ». Heureusement qu'un personnage principal n'a pas toujours besoin d'être sympathique ! Un protagoniste peut être inquiétant, immoral, manipulateur, fascinant ou carrément détestable tout en restant intéressant à regarder.
On peut donc parfaitement détester cette série. On peut lui mettre une mauvaise note. On peut expliquer précisément pourquoi son rythme, son traitement historique ou son écriture n'ont pas fonctionné pour soi.
Mais entre une critique argumentée et deux lignes écrites sous le coup de l'agacement, il existe une sacrée différence.
Personnellement, je préfère largement une série qui tente quelque chose, qui assume une atmosphère et qui provoque des réactions contradictoires à une production tellement formatée qu'on l'oublie dès le générique terminé.
Lizzie Borden n'est certainement pas faite pour tout le monde. Et tant mieux.
Elle est sombre, dérangeante, volontairement romancée et parfois excessive. Elle possède ses défauts, mais également une vraie identité.
Alors aux personnes qui l'ont détestée : aucun problème, expliquez pourquoi. C'est justement ce qui rend les discussions intéressantes.
Mais à ceux qui pensent que « c'est nul » constitue à lui seul une critique définitive…
Lizzie Borden mérite peut-être un second procès. Votre argumentaire aussi.
L'idée de mêler les histoires de Lizzie et d'Aileen est bonne, car cela enrichit le récit. Les deux derniers épisodes auraient pu être condensés en un seul. Malgré quelques longueurs, l'ensemble demeure bien réalisé.