Série franchement ratée. Dès les premières minutes, l’intrigue repose sur un postulat tellement absurde qu’il sabote toute crédibilité : un village de montagne riche et ultra-privilégié du nord de l’Italie, privé de tout secours aérien pendant dix jours. Dix jours. Sans hélicoptère. Dans une région européenne moderne. On n’est pas au fin fond du Népal en 1912, ni dans un film post-apocalyptique. Impossible d’y croire une seule seconde, et tout le reste s’effondre avec.
Les personnages n’arrangent rien : écriture paresseuse, profils caricaturaux, réactions souvent incohérentes. On a l’impression de voir des archétypes vaguement esquissés plutôt que de vrais êtres humains. Les relations entre eux, notamment les romances, sont interminables, forcées, et sonnent systématiquement faux. On empile les regards appuyés, les élans sentimentaux improbables et les scènes mélo dégoulinantes — sortez la grosse artillerie de violons, on insiste bien pour être sûr que le spectateur “ressente quelque chose”.
Le jeu d’acteurs manque cruellement de nuances : tout est surjoué ou au contraire étonnamment plat, sans subtilité, sans respiration. Les émotions sont martelées au lieu d’être suggérées, comme si la série n’avait aucune confiance ni dans son écriture ni dans son public.
Au final, on se retrouve face à un thriller de troisième catégorie, brouillon, artificiel, interminable, où rien ne tient vraiment : ni l’intrigue, ni les personnages, ni l’univers. Une succession de maladresses scénaristiques et de facilités qui donnent surtout envie que ça se termine. Too much, dans le mauvais sens du terme.