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Serena Desousa15
1 abonné
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Critique de la série
5,0
Publiée le 18 février 2026
La serie est adaptée du roman de l'écrivain turc Orhan Pamuk, lauréat du prix Nobel de littérature. On y explore avec une intensité rare la passion amoureuse. A quel point elle peut nous consummer et rendre fou certains êtres. Je ne suis pas comme ça alors je suis vraiment intriguée, comment un homme brillant et promis à un bel avenir, s'effondre lentement dans une dépression digne de la figure de l’artiste torturé. Il pourrait passer à autre chose mais non il décide de souffrir et de rester. La souffrance devient alors le seul lien invisible qui le relit a elle. C’est un raz de marée de dopamine et d'ocytocine qui piège la personne enfin bref a la base j’ai visionné car j’aime beaucoup cet acteur il incarne toujours pleinement ses rôles et puis.. je me suis laissée attraper par cette passion et cette obsession contagieuse. Si vous voulez des émotions grandeur nature alors regardez !!!
J'ai lu "Le musée de l'innocence" à sa sortie et j'ai visité le musée à Istanbul. Lorsque j'ai appris que le roman était adapté j'ai eu une petite crainte. C'est un roman très long, où la psychologie des personnages (surtout le personnage principal) est complexe et évolutive sur toute sa vie. Je trouve qu'il s'agit d'une bonne adaptation et que la mini série est le meilleur format pour cet exercice. L'histoire est celle de Kemal, fils de bonne famille avec un parcours de vie tracé, qui rencontre un jour une fille qui va bouleverser sa vie. La série parle "d'obsession amoureuse" je ne suis pas sûre que l'amour ait une vraie place dans cette histoire, contrairement à ce qu'il aime se répéter, le besoin de possession en revanche oui. On aurait souhaité à Kemal, et à l'ensemble de son entourage, qu'un psychiatre croise sa route.
La série permet d'avoir quelques éléments historiques et populaires de la Turquie de l'époque (éléments bien sûr beaucoup plus développés à la fois dans le roman et dans le musée) qui permettent de comprendre l'ambiance générale, le poids social, les sujets à la mode, les enjeux économiques etc. Le cinéma turc tient une très grande place dans le l'histoire, c'est bien qu'ils aient gardé quelques éléments.
J'ai trouvé que les acteurs jouaient bien, la BO est sympa et personne ne dit non à quelques vues d'Istanbul. Orhan Pamuk a d'ailleurs vécu dans les deux quartiers représentés dans la série, les objets ont été chinés chez les antiquaires du quartier des parents de Füsun et certains ont été créés spécialement pour le musée.
spoiler: L'ambiance de la série peut être parfois un peu lourde, c'est l'histoire d'un homme qui par désir détruit la vie de tout le monde et surtout de celle qu'il prétend aimer jusqu'à sa mort. Il me semble que le livre laisse planer un doute sur les vraies raisons de l'accident de voiture, de même que la série, chacun se fera sa propre idée.
C'est l'histoire d'un homme qui ne se remet jamais en question, qui traverse la vie comme si tout lui était dû, qui jusqu'au bout continuera à la considérer comme sa chose. Un homme lâche, qui n'a aucun complexe à mentir, voler, abîmer les autres. Je me suis toujours demandé toujours pourquoi on parle "d'innocence", est-ce que c'est l'innocence de Füsun parce qu'il la trouvait pure, jeune, amoureuse? ou son innocence à elle par rapport à sa folie à lui? ou se rassure-t-il en mettant en avant sa propre vision innocente et pure de l'amour?
On ne peut qu'imaginer la vie de Füsun, ses espoirs, amours, peurs tout ce qu'elle a pu penser de lui dans sa vie.
"Que tout le monde le sache, j'ai vécu une vie très heureuse" , on en avait aucun doute mais ça résume quand même bien le fond de sa pensée. La série aura eu le mérite de me rappeler à quel coin je n'aimais pas ce personnage (qui est le narrateur du livre comme de la série).
Ce type est fou comme moi, la seule différence ce que j'ai pas les moyens de ma folie, j'aurais pû finir comme lui si je les avais, il est complément enfermé dans son obsession, il n'arrive pas du tout à prendre du recul, certains d'entre nous resterons des enfants comme le film l'illustre, c'est un petit garçon dans le corps d'un homme, cette manière de s'accrocher aux choses, à partir du moment où il est tombé passionné, il voulait carrément que le temps s'arrête, il a tout fait pour.spoiler:
Incroyable un chef d’œuvre de la romance .. rien à dire ! Cette série inspirée du roman est tout simplement déstabilisante et la façon dont tout a était tournée les détails de décors , les rôles des acteurs .. le contexte c’est vraiment une belle histoire je vous recommande vivement de la voir
Serie décevante.... Une homme de trente ans tombe amoureux de sa cousine de 18 ans assez pour la déshonorer mais pas assez pour l'épouser... Obsession, trahission, manulations, manigance déguisé en amour... Elle est naïve et immature tellement qu'elle en mourra. Tout le long de la série cette fille fut son object, même mariée il ne pouvait s'empêcher d'être dans les parages à guetter.. J'ai déjà vu la série "merci au revoir", le film "le dernier appel pour Istanbul" franchement l'attitude des hommes est juste déplorable. Ça m'a dégoutée. Que Dieu me préserve d'un "amour" si malsain!
un chef d'œuvre littéraire adapté à la perfection dans cette série. Le format très long du livre ne laissait que peu de place à un long métrage quel dommage car sa place est au cinéma parmi les plus grands. Probablement la plus grand histoire "d'amour" obsessionnelle de ces 40 dernières années. Tous les sentiments sont éprouvés durement. La confusion entre amour, désir, obsession, honte, espoir et haine entre deux protagonistes enfermés dans des contraintes sociaux-culturelles d'une Turquie des années 70 en pleine évolution.. Des acteurs incroyablement justes et une beauté hypnotisant et toxique sublimé par un regard enfantin et émerveillé de la stupéfaction amoureuse. La fin est donc tragique et le manque qu'il créée en devient troublant.