Il est d’usage de dire que les goûts et les couleurs ne se discutent pas!!! Je le conçois.
Mais voir Banshee gratifiée d’une note moyenne de 4,4/5 en 2025 me dépasse totalement.
Je découvre la série tardivement, et c’est, sans détour, une purge!!
Je comptais lui mettre 1,5 ou 1/5, mais devant tant d’aveuglement collectif, je frôle le zéro.
Dès les premières scènes, le ton est donné : Job, un hacker travesti, s'échappe de ses ravisseurs en leur promettant d’aller récupérer « seul » ce qu’ils veulent dans une voiture.
Tout Banshee repose sur ce principe : des facilités scénaristiques à la pelle, quitte à rendre les personnages stupides et incohérents pour faire avancer une intrigue sans âme.
Les combats, censés être la signature de Banshee, sont surjoués, illogiques et interminables.
Les bagarres sont filmées pour la brutalité gratuite, sans rythme ni crédibilité.
Les personnages se relèvent après des dizaines de coups mortels comme s’ils sortaient d’une sieste.
Le duel entre Carrie et Olek, par exemple, frôle la caricature : un combat interminable, ponctué de bavardages inutiles et d’un Olek qui agit clairement dans le but de mourir. Le truc avec le morceau de bois est stupide et grotesque ! Il croyait quoi !?
Les dialogues ? D’une lourdeur dramatique à faire pâlir les séries d’action des années 2000.
Les protagonistes Lucas Hood, Carrie Hopewell, Rabbit… ne sont que des archétypes sans relief.
Le héros, ex-taulard, devient shérif en quelques heures, grâce à un piratage de Job tellement simpliste qu’on croirait voir un montage d’amateur.
Qu’un hacker puisse falsifier les fichiers du FBI sans qu’aucun système ne réagisse résume à lui seul la paresse scénaristique de la série.
Hood est un personnage écrit pour paraître intense plutôt que pour être cohérent, un fantasme de virilité violente, plus proche d’une caricature que d’un protagoniste crédible.
Lucas Hood agit sans cohérence et logique, Carrie passe de l’indifférence à la passion , et Rabbit (quasi omnipotent), censé incarner la menace, passe son temps à monologuer au lieu d'atteindre ses objectifs.
Carrie incarne la caricature de la « femme forte » des séries d’action : prétendument complexe, mais en réalité définie uniquement par ses pulsions et ses amants.
La série vend une dualité mère aimante et criminelle passionnée qui n’est qu’une incohérence maquillée en profondeur psychologique.
Ce n’est pas de la complexité, mais une contradiction gratuite, écrite pour nourrir un voyeurisme émotionnel où l’on déshabille la femme avant de la repeindre en héroïne tragique.
Banshee préfère la facilité à la logique!!! un parfait exemple de l’écriture tape-à-l’œil et creuse des années 2010
Entre voyeurisme, clichés et nudité gratuite, la série confond provocation et profondeur.
Les femmes ne sont que des objets sexuels même si parfois maquillées en héroïnes.
Le rapport trouble entre Proctor et sa nièce illustre parfaitement cette dérive.
Ce n’est ni sensuel ni audacieux, simplement vulgaire!!!
Oui, Banshee a parfois du rythme, quelques idées visuelles et une bande-son correcte.
Mais en 2025, difficile d’y voir autre chose qu’un thriller surjoué, daté et vulgairement tape-à-l’œil, qui a mal vieilli.
Note : 1/5.
Un produit de son époque, pas un chef-d’œuvre!!!!