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Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 6 mai 2016
Une des rares séries auxquelles je suis bien accro. Pour y être allé à cette période, je trouve plutôt bien restituées les années 1980 telles que je les ai connues, aux States, sous Reagan, à l'apogée de la guerre froide et de la parano mondiale. Les acteurs sont irréprochables. L'ambivalence de certains des personnages, qu'ils soient du KGB ou du FBI nous épargne la rédhibitoire opposition gentils / méchants, noir / blanc, etc. Tout l'attirail qu'utilisent les agents du KGB dans leurs missions peut sembler exagéré, voire invraisemblable, mais non, il suffit de chercher ce qu'est un "parapluie bulgare", exemple parmi d'autres, pour se rendre compte qu'on a réellement utilisé des gadgets à la "James Bond" pendant la guerre froide. Le rythme est soutenu, avec certes quelques petits coups de mou, jamais très longs, dont on s’accommode bien tant le suspense est habilement entretenu. Deux invraisemblances cependant: Primo, spoiler: un agent du FBI emménage comme par hasard à coté de notre couple d'espions soviétiques , secundo, nos deux agents du KGB bossent H24, ils enchaînent mission sur mission, tout en menant leur vie d'américains middle-class. Quelle santé ! A leur décharge, on s'ennuierait ferme si on ne leur refilait du taf qu'une fois tous les trois ans. Enfin, j'avoue être passionné par ce pan de l'histoire donc je ne sais pas si un spectateur qui la connait mal ou qui ne s’y intéresse pas prendra autant de plaisir que moi à suivre cette série...
Alors ne serait-ce que pour l’originalité du pitch de départ, je dois avouer : bravo. Vivre la Seconde guerre froide en Amérique, mais du côté des Russes, ça offre une véritable nouveauté ! Et en agissant ainsi, ils parviennent à accomplir leur mission ces « Américains », c’est-à-dire qu’il parvienne à poser les bases d’un regard neuf et extérieurs pour nous, gentils occidentaux, sur les enjeux de cette guerre. A voir ces espions dévoués à la mère patrie devoir jouer le modèle de la famille américaine parfaite – et se devant d’élever leurs gosses à l’américaine ! – les questions du conditionnement, de l’endoctrinement, de la propagande occidentale apparaissent sous un angle fort bienvenu. Et quand de la seule question politique la série parvient progressivement à questionner carrément le modèle social, notamment celui de la famille, de la relation social avec autrui, du culte des apparences, là la série touche au summum de l’art. Et pourtant, malgré tout ça, je n’ai pas mis la note suprême à cette première saison. Pourquoi ? Raaah bah c’est bête, mais moi je suis le genre de mec qui aime être très rapidement pris à la gorge et ne plus me laisser respirer. Certaines séries sont parvenues à le faire avant elle et j’espère toujours un peu qu’un nouvel univers sache s’imposer comme cela à moi. Là, la série se montre très routinière, à la limite du « stand alone » et donc, pour le coup, ça ne créé pas chez moi l’effet d’attente que j’aime dans les séries. Malgré tout, je dois bien avouer que sur la fin de la saison, on sent la mécanique s’emballer et je dois bien avouer que sur les deux ou trois derniers épisodes, l’addiction avait fini par s’installer. Donc au final, très bonne première saison pour ces « Americans » et une dynamique qui laisse augurer du très lourd. J’attends la saison 2 avec impatience…
S'il y a une réussite indiscutable dans "The Americans", nouvelle série politique et paranoïaque dans la lignée de "Homeland", c'est la crédibilité de la re-création des USA des années 80, loin de tout folklore rétro, et nous qui avons eu 20 ans et plus en ces années qui paraissent tellement étranges vu de 2014 - guerre froide (le thème de la série, donc...), pas d'ordinateurs portables, pas de téléphones cellulaires ! - avons presque du mal à croire que nous vivions ainsi, sans Internet ni accès immédiat aux personnes et aux informations. Et cette difficulté d'accès "à la vérité" est évidemment un terrain fertile pour une fiction d'espionnage, où, inévitablement, tout est trouble, indécis, rien ni personne n'est fiable, et où la survie dépend du jugement de chacun et de sa capacité à prendre les bonnes décisions à partir d'intuitions. A cela, les scénaristes de "The Americans" ont ajouté une bonne dose de conflits psychologiques et de tourments intimes, qui finalement alourdissent la série : à trop vouloir en dire - sur la difficulté d'être un couple, par exemple, exemplifiée ici par l'artificialité de la liaison entre les deux "héros" -, on finit par fatiguer le téléspectateur ! Je pense aussi à ces innombrables scènes de sexe qui parsèment les épisodes, et qui loin d'être émoustillantes du fait de la froideur générale de la série, ressemblent à des passages obligés pour montrer que "The Americans" est 1) pour adultes 2) moderne. Bref, le bilan est mitigé, malgré la sympathie que l'on ressent pour les trois principaux acteurs, crédibles mais surprenants, et malgré certains épisodes bien troussés (comme le dernier de la saison, par exemple). Globalement, sans doute du fait de ses excès (de froideur, de fiction), "The Americans" s'affirme comme une série intelligente et originale, mais pas très excitante. Pas vraiment addictive, pour tout dire...
Une seconde saison un poil inférieure à la précédente (mais un poil), qui reste de très haute volée. Encore une fois, chaque épisode nous fait trépigner, nous fait nous demander comment il va se terminer, si Phillip et Elizabeth vont s’en sortir. D’autant plus que cette fois-ci, ça commence très vite et que le danger est posé dès le début. La guerre entre le KGB et le FBI fait toujours rage, d’autant plus que cette fois-ci elle a plusieurs aspects et qu’il y a d’autres parties dans la dance. Les nouveaux personnages intégrés se révèlent être très intéressant et chacun apporte des choses importantes au développement. On voit également un peu plus des personnages secondaires de la première saison, et c’est pas plus mal. Mais à côté de ça, il y a également les doubles-vie des personnages qui prennent du plomb dans l’aile. L’espionnage n’a jamais été aussi important dans cette saison, d’autant plus qu’on assiste à toute l’organisation en amont. C’est au premier qui réussira son coup, et ce n’est pas toujours de la façon dont on le croit. Le final est peut-être un poil en-dessous du précédent, mais a le mérite de nous dévoiler les tenants et aboutissements du fil rouge de cette saison et surtout, d’annoncer une troisième saison qui s’annonce TRÈÈÈÈS intéressante. Le casting est toujours d’aussi bonne qualité avec le trio principal Rhys, Russel et Emmerich. Mais le reste du casting est lui aussi toujours aussi bon. On s’y croirait vraiment. La mise en scène est toujours aussi efficace à créer l’ambiance adaptée à la situation, et avec en plus cette année certains plan/séquences tout simplement sublimes. Les décors sont toujours au top pour nous replonger dans l’ambiance des films d’espionnage de la Guerre froide. La musique est toujours bien présente mais constitue la raison de la petite baisse de régime : on a moins souvent droit aux passages avec musique rock de l’époque (qui avait fait la signature de la première saison), voire même une quasi-absence sur la première moitié de la saison. Mais c’est qu’un détail, et la musique reste quand même très efficace pour installer l’ambiance. Bref, un deuxième saison dans la lignée de la précédente, un poil plus sombre également et toujours aussi efficace. Vivement la saison 3 !
Plonger dans le tout début des années 80, dans le regain de guerre froide alimentée par le reaganisme, une période pré-téléphone portable, pré-internet, une période où les infos ne circulaient pas si facilement. L'âge d'or de l'espionnage à la James Bond, la préhistoire quoi. Le monde a tellement changé en 30 ans que les intrigues développées dans ces 12 épisodes ne tiendraient plus la route aujourd'hui, essentiellement en raison du développement technologique. C'est ce qui fait le charme de "The Americans". On retrouve le pitch, qui devient la norme dans beaucoup de série : des gens qui ont une vie normale en apparence, des humains attachants, une vraie famille, qui mène pourtant une vie parallèle criminelle en rupture complète avec leur façade honorable. La série devient vitre prenante et addictive avec une flopée de personnages secondaires marquants et réussis en terme de casting. Une belle réussite dont on se réjouit de voir la suite.
Une série qui commence bien, on est presque sous tension car il se passe tout le temps quelque chose. Un petit plus, c est les morceaux de musique qui sont diffusés, avec une petite ressemblance à cold case, lors des flashbacks de cette "grande" défunte série. Bref the americans, une série à suivre.
Encore une série 2013 de qualité. Décidément, avec House of Cards, Hannibal, Ray Donovan ou encore la dernière saison de Breaking Bad, l'année passée aura été un très grand crû pour moi. The Americans, c'est l'histoire de deux agents secrets russes aux États-Unis. Un putain de concept intéressant et osé, puisque l'on vit l'histoire du point de vue soviétique, alors qu'il s'agit bel et bien d'une série américaine. Du coup les stéréotypes habituels sont beaucoup moins importants et c'est avec beaucoup de plaisir que l'on suit l'aventure de ce couple "différent" dont même les propres enfants ignorent l'activité principale.
Le pilote est exceptionnel, d'une durée plus longue qu'à l'accoutumé, et touche la perfection en termes de présentation des personnages principaux, du contexte et des enjeux. Ça donne clairement envie de voir la suite. Les quelques épisodes suivants sont forcément en dessous étant donnée la vitesse de croisière imposée par le premier épisode, mais ça reste très correct, on pause les grosses bases de ce qui préparera la fin de la saison. Cela passe par la découverte de personnages secondaires très intéressants, autant du côté américain que du côté soviétique. Ils sont très bien écrits et on n'est pas au bout de nos surprises.
La série est réussie car l'une de ses forces est aussi d'évoquer des thèmes universels en fond de contexte géopolitique ultra tendu. On sent clairement que l'on est en période de Guerre Froide, mais the Americans racontent avant tout l'histoire d'une famille, et plus précisément d'un couple. Ainsi la confiance, l'amour, et la détermination sont des notions régulièrement remises en question.
Sinon, en termes de réalisation et d'ambiance, c'est vraiment bon également. C'est peut-être un poil lent, mais cela convient parfaitement avec le contexte de la série : on est en pleine période de tensions et de confrontations idéologiques entre les deux blocs, du coup c'est tant mieux si par moment ça se touche et hésite un peu, car ça traduit plutôt bien la surveillance qu'un bloc met en place vis-à-vis de l'autre.
En définitive c'est une vraie bonne surprise car bien que les critiques étaient plus ou moins assez d'accord sur la qualité de cette série, je ne pensais pas être conquis d'avance. Je me demande par contre comment ça pourra être régulier sur plusieurs saisons, mais ça vaut au moins le coup d'en faire une deuxième. A suivre.
Il y a eu tant d'intrigues....qu'on comprendrait que ça patauge. Mais, non, la vie des 2 espions russes aux US est toujours aussi passionnante ! La psychologie de Philip, le rôle masculin principal est vraiment bien travaillé (notamment quand on aborde sa relation avec son "agent" Martha.
la s03 tombe dans des mélo familiaux et m'a ennuyé terriblement , car trés peu d'action, trop de scènes de sexe , et pour couronner le tout des passages en russe sous titré . Decidemment , les studios US ne savent pus donner une bonne suite aux series.
le début de la saison 1 est classique mais après cela monte crescendo avec d'excellents rebondissements! Solidement interprété, bonne musique, très bon scénario, on devient vite accroc à cette série trop peu connue! Mais cela vaut le détour!
ca commence bien puis 2 eme saison ca part en vrille les personnages se chefchent les missionw deviennent ambigue bref 1 saison ou 2 maxi auraig suffit
Le pilote n'est pas sensationnel mais cette première saison est une pépite!! Original, très bien réalisé, superbement joué, bref que demander de plus!!
C’est marrant, mais c’est en abordant cette saison 2 de ces « Americans » que je me suis posé une question toute con : mais qu’attend-on vraiment d’une saison 2 ? Bêtement, jusqu’à présent, je pensais que j’attendais d’une suite qu’elle sache compléter les pistes ouvertes lors de la saison précédente tout en s’assurant de rester fidèle à l’univers mis en place. Eh bah il se trouve que c’est ce que fait cette saison 2 de « The Americans », qu’elle le fait plutôt bien même, mais que ça ne m’a convaincu que moyennement. Alors certes, c’est toujours aussi propre, la reconstitution de cette époque est toujours judicieuse et réussie et les codes narratifs propres aux séries de ce calibre sont maitrisés. Et pourtant… Et pourtant j’ai regardé ça sans passion. Certes, je ne me suis pas ennuyé, mais à aucun moment je n’ai vraiment été saisi par les péripéties évoquées. A dire vrai, je pense qu’inconsciemment j’attends en fait plus d’une saison 2 qu’une simple continuation des pistes déjà ouvertestout en respectant l’univers posé. L’air de rien, la saison 1 apportait une intrigue assez originale, renouvelant notre regard sur l’époque, sur le mode de vie américain, sur le rapport Gentils Américains / Méchants Russes. Bref il y avait quand même une sacrée densité là-dedans. Or, cette densité, forcément, elle se dilue si on se contente simplement de nous ressortir les mêmes personnages, les mêmes intrigues, les mêmes enjeux. Alors certes, cette saison 2 apporte des nouveaux personnages et des nouveaux enjeux, mais tout cela reste trop superficiel, plus « additionnel » que davantage immersif. Au fond la mécanique reste le même. Pour les Jennings, ça reste du « se fera prendre » ou « ne se fera pas prendre ». Pour Beeman, ça reste du « ira trop loin » ou « n’ira pas trop loin. » Pour Nadia ça reste du « mon double-jeu tiendra ou bien ne tiendra pas »… Si bien que je me suis rendu compte que j’attendais davantage d’une saison 2. J’attendais que ça prenne une autre dimension, j’attendais qu’on creuse l’enjeu d’espionnage de la saison précédente (spoiler: le projet Star Wars ) plutôt qu’on en explore un nouveau (spoiler: Internet ), voire même j’aurais aimé les deux. J’aurais aimé que les relations entre les Jennings et la Residentoura change de nature ; j’aurais aimé aussi que leur rapport avec leur pays d’accueil change de nature. Bref, j’aurais aimé beaucoup de choses. Beaucoup de choses que je n’ai pas vues. Alors certes, une piste intéressante est ouverte en fin de saison (spoiler: la demande de recrutement de Paige ). Cette piste est super intéressante et me rend du coup curieux pour la saison à venir. Mais franchement, c’est bien peu pour enrichir l’univers de « The Americans ». Il aurait fallu bien davantage pour faire de cette saison 2 un beau complément d’exploration plutôt qu’une simple continuation de redite. Alors certes, au final je ne vais pas cracher dans la soupe non plus. Mais bon, comme quoi, une saison 2, surtout quand la saison 1 est réussie, ça nécessite de l’audace et d’avoir les reins solides. Pour le coup, ces « Americans » ont quand même pas mal à se faire pardonner pour la prochaine saison…