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Un visiteur
Critique de la saison 5
0,5
Publiée le 14 juin 2019
Une infamie, une abomination... Je pense que cette saison vient de mettre un coup de grâce à Black Mirror (qui perdait déjà en qualité au fur à mesure). Tous les épisodes sont pitoyables: -Le premier est vraiment de mauvais goût, alors qu'il y avait tellement de choses intéressantes à faire avec l'idée de départ ils ont choisis l'option la plus racoleuse et minable -Le deuxième, le pire des trois tant sur le fond que sur la forme. La morale étant clairement douteuse, forçant l'empathie envers un abjecte personnage dont on ne comprends pas vraiment les motivations. En effet, les justifications apportées semblent grotesques et accentuent l'aspect antipathique du protagoniste qui n'hésite pas à mettre des gens en danger afin de rejeter la responsabilité de ses propres actes sur d'autres personnes. Ajoutons à cela que l'épisode est plat, inintéressant et qu'il laissera très probablement un goût d'inachevé à la grande majorité des téléspectateurs. -Le troisième, j'ai eu l'impression de voir un film des jumelles Olsen et je n'aurais jamais cru dire ça un jour mais cette copie de mauvais teenagers movie des années 2000 est le meilleur épisode de cette saison 5 de Black Mirror... Je pense que ça en dit long...
Est-on encore dans Black Mirror ? Difficile à dire... Seul le deuxième épisode, qui ressemble plus à un thriller classique, aura réussi à m'embarquer dans son histoire tragique, aux côtés d'un Andrew Scott très attachant à son habitude (au point de faire couler la petite larme à la fin, et de jurer copieusement contre la police...). En revanche, le premier épisode est d'un ennui abyssal... Une critique freudienne de la relation "ami-amour" qui passe ici par les avatars des jeux vidéos : pas très fin, déjà connu pour ceux qui ont un brin de psycho en tête, et un rythme à endormir un insomniaque. L'acteur interprétant Falcon dans les Avengers ne sauve pas la mise, on s'ennuie ferme pendant plus d'une heure. Et le dernier épisode semble sortir de Disney Channel : une comédie légère, sans vraiment de critique de la société, un happy-end poussif, des chansons de Miley Cyrus non-stop...c'est un épisode de Hannah Montana. Il n'est pas désagréable pour autant, les misses étant à l'aise dans leur rôle, et le rythme étant (ici) maintenu par des blagues et de l'action. Mais clairement, on ne reconnaît pas du tout le style Black Mirror. Un premier épisode soporifique, un second sensible et élégamment servi par Andrew Scott, et un troisième épisode qui sort de Disney Channel.
Bien que baignant dans la science-fiction, cette série novatrice possède un grand réalisme, et parvient très souvent et avec talent à nous faire froid dans le dos.
Bien que les deux dernières saisons (5&6) soient décevantes Black Mirror restera pour moi l'une des grandes séries contemporaines. Par son incroyable capacité à capter, voire devancer, l'air du temps Charlie Brooker a crée une anthologie qui annonce notre futur numérique avec quelques années d'avance. Un futur dystopique où la technologie aliène plus qu'elle aide, où nos libertés fondamentales tombent les unes après les autres. Certains épisodes sont anecdotiques, d'autres des petits chefs-d'œuvre, pour moi le meilleur est "Tais toi et danse" suivi de près par "Chute Libre" et "Retour sur image". Quoiqu'on puisse en penser je ne connais aucune série dont le titre est tombé dans le langage commun, combien de fois ai-je déjà entendu "on dirait un épisode de Black Mirror"? Souvent. Malheureusement.
Tout simplement génial. Je n'avais jamais regardé black mirror avant mais forcément beaucoup entendu parler. J'ai commencé par cette saison qui ne suit pas la ligne directrice des saisons précédentes, enfin de ce que j'en avais entendu. On est plus dans l'ordre du fantastique.
Black Mirror premier du top série, vous plaisantez j'espère? Je ne comprends pas l'engouement autour de cette série. Le seul point intéressant sont les idées faisant les bases des épisodes. Mais ces idées ont déjà été exploité maintes fois ailleurs, et de façon bien meilleure. Tout ce qui entoure les idées de base est insupportable. (Je précise que je n'ai pas pu aller plus loin que la première saison
Comment on peut mettre sur un piédestal une série avec un scénario si peu subtile (je ne parle pas de réalisme, je parle de subtilité), des acteurs aussi mauvais (regardez l'épisode trois, c'est du niveau de Le Jour Où Tout à Basculé) et une mise en scène aussi inintéressante? Je ne comprends pas.
Lorsque j'ai regardé cette série, j'ai eu le sentiment que le scénariste se la secouait en regardant son travail, en se prenant pour George Orwell. Non c'est raté.
A partir de cette saison 3, "Black Mirror" est désormais produit pour Netflix. On observe donc quelques changements (budget visiblement plus important, plus de têtes connues, saison de 6 épisodes au lieu de 3...), néanmoins la recette originale demeure, les scénarios restant écrits par Charlie Brooker. On retrouve donc des histoires indépendantes les unes des autres, aux genres différents (drame, horreur, policier...), qui ont en lien l'aliénation de l'Humanité par les dérives technologiques. Le tout raconté avec un mélange de cynisme et d'intelligence redoutable. Dans cette saison, on retrouve ainsi un jeu de réalité virtuel un peu trop efficace, une application omniprésente qui va jusqu'à noter les personnes, un chantage par piratage de données compromettantes, ou encore des abeilles cybernétiques qui déraillent. Des intrigues toujours mises en scènes avec soin et bien joué. Ce que l'on reproche ici est simplement l'inégalité entre les épisodes (inévitable vu le format choisi), et surtout des chutes de rythme çà et là, ou des thèmes pas toujours exploités à fond. Il n'empêche, cette saison 3 est toujours intéressante et mérite d'être vue.
"Black Mirror" est série britannique de moyens-métrages, indépendants scénaristiquement les uns des autres, mais reliés par un thème commun : la possible aliénation de l'humain par les nouvelles technologies. Cette première saison comporte trois épisodes d'environ 50 minutes : un ministre soumis à un chantage culotté, un individu prisonnier d'un monde à base de pédalage de vélo et d'émissions abrutissantes, et une crise de couple dans un univers où chacun enregistre en permanence tout ce qu'il voit. Si les passages sont inégaux et que l'on ressent parfois quelque longueurs, la série a le mérite de faire preuve d'une redoutable inventivité scénaristique, et d'un grand cynisme. Le ton est très noir, voire cruel, et l'intégration intelligente de chaque concept dans une société tout à fait crédible fait poser de nombreuses questions, différentes selon les épisodes (sur-connectivité, dépendance aux médias des petits gens comme des puissants, facilité d'un système immonde à nous faire mettre notre éthique de côté, culte du corps, narcissisme, rapport entre respect de la vie privée et abondance de l'information...). Par ailleurs, les acteurs sont globalement très bons, et la réalisation est sobre et efficace, allant de paire avec le ton sombre de l'ensemble.
Série d'anticipation exceptionnelle sur les deux premières saisons - la 3 ème étant un poil plus 'mainstream' - "Black Mirror" fait largement partie des 5 meilleures séries de SF sur les 10 dernières années. Avec une réalisation irréprochable, des mises en scène somptueuses, un traitement de l'image 'à tomber', des scénarios intelligemment osés (frôlant le génie sur certains épisodes), des acteurs souvent très convaincants, des SFX utilisés à bon escient (on est à l'opposé des "Transformers" et cie), de prodigieuses bandes sons planantes et une 'brilliant' touche d'humour sur les épisodes british, cette série se veut aussi cérébrale que captivante et décalée. Le nombre limité d'épisodes par saison laisse malheureusement sur la faim. Mais on ne va pas non plus reprocher aux producteurs d'avoir privilégié la qualité à la quantité. A l'instar des séries SF des 60-70's devenues cultes, "Black Mirror" sera très certainement considérée comme telle dans 20-30 ans. A condition de garder cette originalité et de ne pas tomber dans les clichés genre 'histoire d'amour' pour toucher un plus grand public. Vivement la saison 4.
Voilà une série qui mets les pieds dans le plat et balance de belles claques au spectateur ! Les principales qualités de Black Mirror sont son absence de manichéisme, son absence de morale toute faite et surtout le fait qu'elle ne blâme pas la technologie, mais bien l'utilisation que l'homme en a. L'homme est au centre de Black Mirror et cela pour notre plus grand plaisir, si il y a une série qui fait réfléchir sur la nature profonde de notre espèce, c'est bien celle ci. Chaque épisode vous renvoie à une problématique philosophique, tout en étant sacrément distrayant ! Pour le reste tout est de très bonne facture sans être non plus un régal visuel, mais le trop peu d'épisodes par saison nous laisse sur notre faim. Une sacrée série !
Je suis dépité de voir cette vague de haine envers cette saison, la plupart des gens n’ont définitivement pas compris la démarche des séries indépendantes. Chaque épisodes ou saisons prennent une démarche différente, parfois c’est flagrant et des fois non. Cette saison nous parle de la technologie d’une manière différente. Si vous ne pouvez pas comprendre ça, black mirror n’est pas fait pour vous.