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Alloblaireau
1 critique
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Critique de la série
2,0
Publiée le 12 juillet 2024
Là où dans la saison 1 on a été tout de suite embarqué dans l’histoire, dans la saison 2 même après 4 épisodes, on comprend toujours pas dans quel direction veut nous amener l’histoire. Un fil conducteur qui va dans tous les sens et du coup on s’y perd dans l’histoire. Oui les personnages sont bien écrit et on une belle profondeur, j’aime aussi beaucoup le fait qu’il ne s’agit pas de héros mais des humains avec de gros défauts, en revanche, même si l’histoire est intéressante, le rythme des épisodes sont vraiment d’un ennui assommant! Et quand on commence à mettre de la tension à la fin d’un épisode, on perd tout le rythme en 5 min dans l’épisode suivant. Bref, 2 étoiles pour la profondeur des personnages et l’idée du scénario, mais le rythme des épisodes par rapport à la saison 1 catastrophique selon moi. Ça donne absolument pas envie de regarder la série jusqu’au boût.
C'est long , on ne sait pas si on regarde the thing ou un remake de shining mâtiné de twin peakks. Il ne suffit pas de bon acteur pour avoir faire une série. Entre les arcs sans suites et l'explication finale bâclée, franchement... Une dizaine de scientifiques retrouvés congelés, et un meurtre inépliqué sans rapport apparent. Les acteurs principaux enquêtant sur un meurtre rituel, sont bloquées dans un lieu isolé hostile pendant 2 épisodes, ha mais non, tout compte fait, on a un 4x4 pour aller voir le shaman local. Surprise tout le monde ayant participé à la vengeance du meurtre initial est là. Et sinon de temps en temps une orange roule par terre.
Je vais vous avouer un truc : je n'aime pas les séries. Parce que ça me saoule de me taper une centaine d'épisodes sans en rater un seul pour connaitre l'histoire complète, je préfère quand on me raconte un truc bref. Mais bon, un ami m'a conseillé True detective et vu que cette série n'a que huit épisodes et que la saison 2 n'a rien à voir avec la saison 2, je me suis dit pourquoi pas. Passé un générique impressionnant, je me rends compte que je n'ai pas eu tort, cette série est tout bonnement géniale : je l'ai dévorée en 3 jours sans pouvoir m'arrêter. Les personnages sont charismatiques, bien écrits, intéressants, tout ce qu'il faut quoi, et puis le scénario est juste excellent car il est bourré de rebondissements et assez bien écrit pour nous maintenir en haleine tout le long de la série. L'ambiance est unique : aride, désertique, le côté terne et inquiétant donné à une Louisiane ravagée par les gangs et la prostitution est perceptible tout au long de la série, comme si la Louisiane était même un personnage. C'est renforcée par les paysages sublimes filmé de façon aérienne. L'histoire en plus de ça est très glauque et oppressante. Niveau acteur je n'ai rien à dire non plus : Matthew McConaughey et Woody Harrelson sont parfaits, mais les seconds rôles ne sont pas à négliger car ils sont bluffants. Pareil, je n'ai rien à dire au sujet de la réalisation : c'est bien filmé, et assez couillu, au point qu'à l'épisode 4 un magnifique plan-séquence scotche par son intensité. Je ne vois aucun point négatif : l'histoire, les personnages et l'ambiance m'ont captivé comme jamais. Je recommande donc vivement cette série.
Une saison 2 à laquelle j'ai un beaucoup beaucoup mois aimé que le première, le scénario est moyen, le jeu d'acteur est bon mais un légèrement moins que la première un casting qui justement est très bon, Colin Farrell, Vince Vaughn, Rachel McAdams et Taylor Kitsch sont au centre de cette histoire. La réalisation est moins bonne que la première certes ce n'est pas la même ville étant donner que c'est une nouvelle histoire à chaque saison mais les prises de vue sont moins bonne que la saison précédentes. L'histoire reste assez prenante par moment mais pas assez à mon gout dommage sa aurai pu être mieux je pense.
C'est chiant à mourir. Après 5 épisodes, on attend toujours que ça décolle mais rien en se passe. Les acteurs sont venus bouchés les trous de leur planning dans cette série.
Les personnages sont tellement caractérisés qu'ils frisent la caricature : spoiler: le méchant a une cicatrice sur la gueule, il torture de petits animaux... est stupide et consanguin... bref très méchant. Le héros tourmenté est revenu de tout : de l'alcool, de la drogue, de la prison, de séjours en HP, de la mort de sa fille...il a vécu 4 ans dans un cartel colombien entouré de tortionnaires sanguinaires, est en proie à des délirium tremens et des flashbacks de LSD. Bref il est très tourmenté . Les acteurs jouent plutôt mal... la palme revenant à ce cabot de Matthew McConaughey, qui en fait des tonnes et des tonnes. Il prend la pose quand il allume une clope, en fait des caisses quand il marche, des pataquesses quand il dort. Il surjoue même le gars qui respire de l'air. Le Scénario empile les clichés et les déjà-vus, et veut faire passer son manque de clarté pour de la complexité. A mon goût, la série la plus survendue et décevante depuis Breaking Bad.
Voilà une vraie série qui renouvelle son genre. Pas besoin d'envoyer du pâté, de la violence et du sexe. Il faut de grands acteurs (formidables Harrelson et McConaughey), une ambiance lourde (la Nouvelle Orléans avec sa religiosité et sa pauvreté) et un crime étrangement horrible (une femme mise en scène). Après 3 épisodes, les joutes verbales entre le pessimiste et blasé Rust et le très sûr et performant Hart. A cela vous présentez cette série de manière originale avec un parallèle entre les perso aujourd'hui qui raconte "l'affaire". Jouissif ! Après le voisinage de l'intégralité de cette série, je maintiens entièrement mon avis. Elle a tenu toutes ses promesses. Le suspens a duré jusqu'au bout et les acteurs ont su évoluer. Pour la réalisation, sa complexité et sa finesse sont à noter par rapport à toutes ces productions formatées. SVP, ne faites pas de saison 2.
True Detective, le nouveau chef d'oeuvre d'HBO... et je dois dire que je suis assez sceptique. Certes, il y a du très bon: c'est très beau, très bien filmé, bien interprêté; d'ailleurs on peut pressentir tout ça dès le générique qui est absolument sensationnel. Le rythme et la construction narrative sont sans aucun doute une réussite et nous tiennent fascinés tout du long malgré quelques temps morts. Sur le fond, je suis en revanche moins conquise. Mon premier reproche c'est que cette série soi-disant révolutionnaire manque quelque peu d'originalité; parce bon déjà des séries policières on en bouffe à toutes la sauces et si elles ne brillent pas toutes par leur originalité ici j'ai trouvé que ça me rappelait un peu trop les très récentes Hannibal et Top Of The Lake, quant au format une saison=une histoire, là non plus il n'ont pas pris trop de risque vu que American Horror Story est déjà passé par là 3 ans auparavant (et dans un genre beaucoup moins grand public). Mon autre reproche c'est que ça a tendance à tomber un peu dans la caricature par moment et pas mal de poncifs du genre y passent: les flics bourrus au passé torturé, les péquenots décérébrés et consanguins à faire flipper les habitants de Délivrance, les leçons de philo... Malgré ça True Detective pourrait être une très bonne série si ce n'était pour un final des plus désappointant: spoiler: 8 épisodes qu'on nous promet du complot à tous les niveaux, des rituels vaudous/sataniques, des révélations époustouflantes, qu'on se colletine les crises mystiques de McConaughey et les problèmes familiaux de Harrelson, et au final on a quoi? Un meurtrier archi-caricatural qui pourrait tout aussi bien se balader avec une pancarte indiquant "je suis un pédophile sadique meurtrier complètement fou (et en plus je me tape ma soeur!), SVP arrêtez moi!" c'est même à se demander comment ces flics "de génie" aient mis autant d'années à le coincer, enfin bref: bonjour la subtilité!
C’est vraiment très mauvais. La saison 2 était catastrophique, je me suis dit que celle-ci pourrait raviver la flamme. Il n’en est rien. Les 2 acteurs en font des tonnes, le scénario est totalement soporifique, c’est très mal écrit. On s’ennuie à mourrir en se disant que quelque chose va arriver mais, en réalité pas grand chose du tout. Du coup, c’est le pourquoi je n’aime pas trop le format de la série (surtout lorsqu’elle est mauvaise), on a quand même l’envie de voir le prochain épisode car on a envie de savoir comment cela fini et surtout parce qu’on se dit que cela ne peut que s’améliorer. En vain... Il faudrait un miracle pour que la série se relève, c’est quand même fort dommage au vue du principe de la série et sa formidable 1ère saison. En réalité True détective saison 1 n’aura été qu’un excellent film d’environ 8h, et ses suites tout comme la majorité des suites de films des catastrophes industrielles
La seule chose qui dessert légèrement cette série, c'est son côté difficilement accessible de prime abord : en effet, l'intrigue est très classique et pas immédiatement passionnante. Pourtant, à condition de s'accrocher et de ne pas se laisser parasiter par d'autres occupations ou préoccupations durant le visionnage, on se rend compte qu'on a bien à faire à un ovni et un chef d'œuvre. On a plus à faire à un film qui s'étale en huit épisodes qu'à une série. L'œuvre est réellement l'aboutissement d'une vision artistique d'ensemble et commune au scénariste et au réalisateur (le même durant toute la saison). C'est un thriller poisseux, suffocant et parfois malsain, magnifiquement mis en image dans la moiteur de la Louisiane. L'intrigue s'étire sur vingt ans, progresse lentement, nous égare un peu. Les dialogues oscillent entre lyrisme, contemplation et réparties cinglantes. Les personnages sont brisés, parfois détestables, souvent misérables ; leur cynisme prête même à rire occasionnellement. Enfin, la grosse claque, c'est l'intensité de l'interprétation de Matthew McConaughey et Woody Harrelson.
True détective est une série absolument passionnante, et addictive. Une fois commencée, impossible de s'arrêter. l'intrigue vous captive d'un épisode à l'autre. Une série à découvrir pour toutes personnes à la recherche d'un bon scénario. Certaines séries sortent décidément du lot. True détective fait clairement partie de cette catégorie.
Si True detective s’est fait connaitre, dès son premier épisode diffusé, comme une des séries policières les plus ambitieuses de ses dernières années c’est moins grâce à son intrigue convenue et un peu mollassonne qu’au travail fourni par les deux duos qui en sont les instigateurs. Le duo derrière la caméra d’abord, composé du romancier originaire de Louisiane Nic Pizzolatto en guise de scénariste et du réalisateur Cary Fukunaga réputé pour ses talents que chef opérateur. Tandis que le premier a réussi à faire s’imbriquer trois strates temporelles grâce à un habile système de double narration basée sur une série de flashbacks (intrinsèquement nocifs pour le suspense), le second livre des images magnifiques des bayous boisés, donnant corps à son ambiance glauque et poisseuse à cette région que le scénario présente comme un monde hors du temps peuplé de rednecks consanguins, d’illuminés de tous bords et de prostitués. Le second duo est bien évidemment celui qui, en plus de produire la série, incarne ses deux personnages principaux. Woody Harrelson et Matthew McConaughey sont en effet magistraux dans leur interprétation de deux flics que tout oppose mais qu’une sordide affaire de meurtre va rendre, pour le meilleur comme pour le pire, inséparables. Davantage que dans un banal buddy-movie, les frictions entre les deux protagonistes, leurs échanges pleins de profondeur et l’esprit nihiliste qui ressort de leur regard sur les atrocités liées à leur enquête rendent le parcours de ces deux enquêteurs captivants à suivre tout du long des huit épisodes.
Lancée début 2014, True Detective est également la série qui a le plus marqué l'année dans le paysage télévisuel. Au milieu de créations déjà en place et destinée à enquiller les saisons (Game of Thrones, House of Cards, The Walking Dead, Homeland), elle fait presque office d'électron libre. Son format anthologique (l'intrigue s'achève en huit épisodes) l'écarte des standards actuels. Mais c'est bien évidemment sa qualité formelle qui a contribué sa renommée. Son créateur et scénariste, Nic Pizzolato, emballe un récit d'investigation colossal (évoquant David Fincher et Kant, entre autres) et d'une qualité d'écriture inouïe. La réalisation intense de Cary Fukunaga (unique réalisateur de la saison) a offert une partie des scènes les plus fascinantes de l'année (tout format confondu). Et bien sûr le duo formé par Matthew McConaughey/Woody Harrelson (tous deux prodigieux), devenu aujourd'hui iconique. Un triomphe critique et public, qui laissait peu de place aux doutes: une saison 2 verrait le jour. Et c'est le cas. Mais attaché au principe du renouvellement, Pizzolato coupe les ponts avec la végétation luxuriante de la Louisiane et dit au revoir à la paire Rust Cohle/Martin Hart. Cette saison 2 établit domicile dans le paysage Californien et comprend 4 personnages principaux. Ray Velcoro, flic du comté fictif de Vinci, divorcé et en lien avec un ponte de la mafia, Franck Semyon. Puis Ani Bezzerides, enquêtrice hard-boiled et sans attache du service de Ventura. Et enfin Paul Woodrugh, officier de patrouille pour les autoroutes Californiennes au passé militaire trouble. Le jour où le corps de Ben Caspere, City Manager de Vinci, est retrouvé sans vie, les 4 personnages se retrouvent mêlés à une sombre histoire de corruption qui va prendre des proportions insoupçonnées. Là où la précédente saison offrait une perspective verticale (où l'on s'enfonçait dans le passé pour résoudre une enquête au présent), la nouvelle histoire privilégie l'approche horizontale, partant d'un point central (la mort de Caspere) pour étendre l'intrigue sur ses nombreuses ramifications (à l'image de ces voies d'autoroutes qui s'entremêlent, souvent filmées en plans aériens). De plus, le décor florissant et coloré a laissé place ici à un environnement aride et terne. Cary Fukunaga avait offert une mise en scène élégante et précise sur la première saison. Cette fois, 6 réalisateurs se sont succédé pour raconter la seconde. Le rendu est à l'image de l'environnement: abrupte et sec. Mais l'efficacité est là et comporte son lot de scènes remarquables. Et vient la différence la plus évidente (et sûrement la plus controversée) entre les deux saisons: l'écriture. Une des principales caractéristiques de la première résidait dans les longs et magnifiques discours de l'atypique Rust Cohle (qui partait volontiers dans le pessimisme métaphysique). La seconde se refuse à en faire une formule, inutile donc de s'attendre à de nouvelles réflexions philosophiques (même si on peut détacher plusieurs phrases fortes). De la même manière, aucun des personnages présents ici n'offre un caractère aussi atypique que Cohle. Tous les 4 semblent appartenir à des archétypes, mais certains de leurs traits de caractères les font petit à petit sortir de leurs cases. Et les thématiques diffèrent sensiblement. D'une certaine façon, la saison 1 parlait de pères dysfonctionnels mais sublimes. Celle-ci s'intéresse aux enfants glorieux mais tragiques. Le legs d'une génération à une autre, les erreurs du passé qui gangrène toujours le présent, la quête identitaire au milieu d'un environnement faux et désespéré,... Beaucoup de sujets certes, mais traités avec une certaine finesse, en dépit de certains passages peu inspirés. Et les comédiens savent donner une vraie épaisseur à leurs personnages. Colin Farrell trouve l'un de ses meilleurs rôles en Ray Velcoro, charismatique et fréquemment touchant. Vince Vaughn, d'une sobriété à toute épreuve (à l'opposé de ses nombreux rôles comiques), excelle en Franck Semyon. Rachel McAdams est intense comme jamais en Ani Bezzerides (l'épatante actrice trouve là son meilleur rôle). Taylor Kitsch fait également forte impression en Paul Woodrugh. Et on peut aussi détacher les parfaits Ritchie Coster (le maire Chessani) et James Frain (lieutenant Burris). Bien sûr, certains défauts sont là: la narration aurait gagné à être plus resserrée, la réalisation n'est pas aussi mémorable que sur la première, et certaines répliques ne sont pas des plus originales. Il est également possible de trouver certains éléments bâclés. Par contre, dire de l'intrigue qu'elle est incompréhensible me semble aberrant. Pour peu qu'on regarde cette saison de la même façon que la précédente, on comprend vite les tenants et aboutissants et on assemble le puzzle à mesure qu'on nous donne les différentes pièces. Un joli puzzle sous de jolies influences (Michael Mann, James Ellroy période Le Grand Nulle Part). Les attentes étaient très hautes, c'est certain. Peut être même déraisonnables. Mais au final, Nic Pizzolato a rempli son objectif pour moi: raconter une nouvelle histoire, avec de nouveaux personnages et une identité qui lui est propre.
Bien qu'ayant essuyé de nombreuses critiques par rapport à la première saison, cette seconde saison se révèle finalement tout autant passionnante. Encore plus sombre que la précédente, cette saison nous emmène dans les bas fonds de Los Angeles et de sa banlieue avec une histoire qui plus complexe et confuse de prime abord, dévoile toute sa force au terme des huit épisodes. Grâce notamment à l’écriture remarquable de Nic Pizzolatto qui a tout pour devenir l'un des meilleurs auteurs de polar, et aussi à ses personnages toujours autant borderlines et complexes qui s'intègrent à la perfection dans le récit. Toujours sur un rythme agréablement lent, la mise en scène de la série en fait d'une des plus cinématographiques jamais réalisées avec ses superbes plan aériens. Au final une saison deux peut être un chouia en deçà de la première mais qui possède la même puissance scénaristique et la même noirceur visuelle.
Une vraie merveille. À regarder avec le coeur pur. Sans ça, les actes mêmes de ces personnages, concourant tous au sublime, vous semblera plat et sans intérêt. Ce n'est que le reflet du vide de votre être.