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Loskof
422 abonnés
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Critique de la série
5,0
Publiée le 18 juin 2015
Évidemment ma critique concerne la saison 1. Que j'ai dévoré en 4 jours. C'était beau. C'était plus qu'une série TV. C'était du cinéma. Franchement, en une saison, True Detective a réussi à se hisser au rang des plus grands (Breaking Bad, The Shield). Il faudra faire le bilan sur la durée, mais chaque saison étant indépendante ça risque d'être dur. Cette saison 1 est parfaite, presque miraculeuse, ça fourmille d'idées, le scénario est hyper travaillé, s'étale sur 15 ans, et pourtant il n'est jamais complexe. Quand j'ai vu cette série, je n'ai pas eu le sentiment d'être pris pour un pigeon, pour un spectateur de tv lambda qui attend sa coupure pub pour consommer. Non, j'ai eu le sentiment rare devant une série, d'être pris un un spectateur intelligent, à qui un auteur a décidé de montrer de l'art. Tout simplement. On oublie donc les cliffangher pourris à la fin des épisodes, les intrigues secondaires à rallonge, les saisons qui s'empilent sans cohérence. True Detective c'est tout mais pas ça. C'est une histoire qui commence à l'épisode 1 et se termine à l'épisode 10, où toutes les intrigues sont résolues, ou chaque intrigue s'intègre dans l'histoire principale. True Detective c'est une série portée par des vraies gueules d'acteurs, par des personnages bien écrits, par un scénario de qualité, mélangeant le policier, le thriller, le drame et même l'angoisse (épisode final...). True Detective c'est une réalisation hors norme, une belle photographie, des plans larges, des mouvements de caméra, et un hallucinant plan séquence de 6 minutes dans l'épisode 4 !!! A mettre d'emblée sur le podium des meilleurs séries de tous les temps, avec Breaking Bad, The Shield, The Wire, et j'en passe.
Série très moyenne, rien d'extraordinaire … j'ai regarde jusqu'à la fin ( on ne sait jamais … ) mais je ne continuerai pas la série, je ne comprends pas les commentaires trop "nieu nieu" a propos de cette série. C'est archi lent ( arrêter de parler de breaking bad, c'est incomparable, BB est LARGEMENT au dessus de true détective ), le scénario est plutôt vide, les intrigues sont fades … bref je le demande si les réalisateurs et les acteurs n'ont pas acheté les gens pour mettre des commentaires positifs.
Le nouveau chef d'oeuvre de HBO n'a pas comblé les attentes qu'avait généré tout ce bouche à oreille dithyrambique à son sujet, en ce qui me concerne. Ok la narration est astucieuse, alterner les flashbacks et les flashforwards rend le tout assez fluide (même si vers la fin les va-et-viens peuvent s'avérer poussifs). Ok la réalisation est plus cinématographique que celle de bon nombre de film, et la photographie apporte un certain cachet aux vastes paysages du bayou, aussi crasseux et fascinant que le monde dépeint par la série. Ok le jeu des comédiens vole haut, en particulier en ce qui concerne Matthew McConaughey même si Woody Harelson a plus l'occasion de sortir de ses gonds et donc de jouer sur plusieurs tableaux, ce qu'il fait comme un chef. Et Ok le générique, dans la plus pure tradition HBO, est plutôt sublime graphiquement et musicalement, et d'ailleurs la B.O. est pas mal non plus dans l'ensemble. Reste que l'écriture, elle, est quasiment à l'opposé de ce que j'attends d'une série. Déjà il y a une règle de base au cinéma et dans toute forme d'art c'est "ne dites pas, montrez" et le moins qu'on puisse dire c'est que cette série s'en balance, "True Detective" opte donc pour quelque chose que je considère comme une mauvaise écriture (mais ce qui n'est pas le cas de tout le monde), à savoir balancer tel quels les idées que l'auteur souhaite faire passer (via les longs et nombreux monologues existentiels de Rust), là où elles devraient selon moi être lisibles en filigrane, dans une seconde lecture. C'est quelque chose que je n'aime pas trop d'une part parce que ça me paraît plus grossier qu'autre chose, l'auteur a manifestement plein de choses à dire mais ce n'est pas pour autant qu'il faut tout dire, et d'autre part parce que même si les personnages paraissent du coup consistants, il y a quelque chose qu'ils ne paraissent pas du tout être: humains, vu que ce genre de discours fait tout sauf naturel. Ils ont juste l'air d'être les porte-paroles de l'auteur mais on sent difficilement qu'ils existent au-delà, ils ne me donnent pas l'impression d'être des personnages tri-dimensionnels ni finis. Enfin je dis « ils » mais c'est surtout Rust qui sert les grands discours de l'auteur, Marty donne déjà plus l'impression d'exister pour autre chose. C'est pourtant une « faute » qui se retrouve dans pas mal de mes films favoris, "Fight Club", "99 Francs", "Lord of War" ou plus ou moins n'importe quel film de Christopher Nolan pour ne citer qu'eux, mais dans ces films la pilule passe bien mieux, peut-être parce qu'ils durent deux heures et non pas huit. Peut être aussi parce qu'à côté, l'intrigue n'avance pas à dos de chameau comme celle de cette série. Pour quelques morceaux de bravoure pas mous du genou, je me suis quand même beaucoup fais chier à regarder cette série. Le faible nombre d'épisodes m'a poussé à continuer (ça et l'impression après l'épisode 4 que la série gagnait un second souffle, mais en fait non) mais j'ai eu très souvent -sinon sans arrêt- eu l'envie de mettre un bon coup de pied aux fesses du déroulement du scénario, la faute aussi à des enjeux dramatiques pas toujours très clairs. Et le fait qu'un ou deux épisodes auraient presque pu être totalement coupés sans que l'intrigue n'en devienne impossible motive mon avis que "True Detective" est bien trop long pour ce qu'il raconte et aurait gagné à être un film de deux heures voire deux heures trente, mais certainement pas une première saison de huit heures qui fait du sur-place comme elle le fait, et qui à mon sens n'est pas une si bonne étude de caractère que l'on veut bien le dire.
Une série de grande classe, qui marquera l'histoire des séries pour un bon moment. "True Detective" est une affaire de duo. Le premier, celui qui est à l'écran, est formé par un Matthew McConaughey, qui incarne un inspecteur atypique lançant des phrases philosophiques à tour de bras, et Woody Harrelson, qui lui incarne un policier qui parait moins intéressant mais pourtant tout aussi travaillé. Le second duo est formé par l'auteur Nic Pizzolatto, et le réalisateur (c'est rare d'en voir qu'un dans une série), Cary Fukunaga. Le scénario est vraiment magnifique avec un vrai début, un vrai milieu et une vrai fin. La réalisation est très bonne, on retient le puissant plan-séquence de l'épisode 4 mai il y a d'autres effets très bien réussi. Rajoutez-y une ambiance poisseuse et un très bon générique, et vous avez "True Detective". Bref, une série aux allures de grand thriller comme ceux de Fincher.
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Critique de la série
5,0
Publiée le 24 juin 2021
Une chose est sûre, "True Detective" s'est aujourd'hui taillè une place au panthèon des toutes meilleures sèries US du nouveau millènaire, aussi bien en terme d'ècriture, d'interprètation et de rèalisation! On n'y croyait plus, mais on dirait bien qu'une fois de plus l'avenir du polar nous vient de Louisiane avec son atmosphère glauque et sa musique immersive! 8 èpisodes non stop de pistes, d'indices, de rebondissements inattendus...mais aussi de ramifications de famille, de culte dans les marais, de satanisme et de sacrifices d'enfants qui tiennent la vedette! Matthew McConaughey (èpoustouflant, un junkie sans date de limite avec des sèquelles neurologiques) et Woody Harrelson (Hollywood reconnait enfin l'un de ses acteurs au plus riche rèpertoire) forment un duo de dètectives mèmorable! Des jours à errer comme des chiens! Des relations intimes et intenses! Des scènes chocs et prisent sur le vif, au terme d'une enquête palpitante et virtuose comme l'hallucinant plan sèquence dans l'èpisode 4! Les nerfs à bout que cette première saison jusqu'à ce dènouement de dingue avec l'identitè du tueur! Une anthologie qui n'a plus rien à envier au cinèma avec en appui un casting parfait jusqu'aux seconds rôles fèminins (mention à Lili Simmons, affolante de beautè et de dèsir). True Detective is a Masterpiece...
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Critique de la saison 1
5,0
Publiée le 24 juin 2021
Une chose est sûre, "True Detective" s'est aujourd'hui taillè une place au panthèon des toutes meilleures sèries US du nouveau millènaire, aussi bien en terme d'ècriture, d'interprètation et de rèalisation! On n'y croyait plus, mais on dirait bien qu'une fois de plus l'avenir du polar nous vient de Louisiane avec son atmosphère glauque et sa musique immersive! 8 èpisodes non stop de pistes, d'indices, de rebondissements inattendus...mais aussi de ramifications de famille, de culte dans les marais, de satanisme et de sacrifices d'enfants qui tiennent la vedette! Matthew McConaughey (èpoustouflant, un junkie sans date de limite avec des sèquelles neurologiques) et Woody Harrelson (Hollywood reconnait enfin l'un de ses acteurs au plus riche rèpertoire) forment un duo de dètectives mèmorable! Des jours à errer comme des chiens! Des relations intimes et intenses! Des scènes chocs et prisent sur le vif, au terme d'une enquête palpitante et virtuose comme l'hallucinant plan sèquence dans l'èpisode 4! Les nerfs à bout que cette première saison jusqu'à ce dènouement de dingue avec l'identitè du tueur! Une anthologie qui n'a plus rien à envier au cinèma avec en appui un casting parfait jusqu'aux seconds rôles fèminins (mention à Lili Simmons, affolante de beautè et de dèsir). True Detective is a Masterpiece...
True Detective est une série qui associe à chaque saison un casting brillant (Mattew McConaughey et Woody Harrelson, Colin Farrel et Vince Vaughn, Mahershala Ali…) à une enquête mystérieuse, si ce n’est mystique. Les trois saisons sont assez inégales, et la première saison est tout à fait honorable avec son duo de flics parfaits (comprenez : qui ne peuvent pas se supporter, pour notre plus grand plaisir), un générique somptueux, et une intrigue qui sombre de plus en plus dans le glauque jusqu’au final très tendu. La deuxième saison est quant à elle une véritable traversée du désert (on dépasse Vince Vaughn à ce petit jeu) qui manque de rythme, dont l’intrigue banale n’intéresse pas et aboutit sur un épisode d’1h25 (on s’entend encore râler). La troisième saison sera ma favorite, avec un Mahershala Ali transfiguré en inspecteur à la retraite (bravo aux maquilleurs) qui est hanté par ses vieux démons et devient le papy touchant à qui on rêve de tendre la main à travers de l’écran, et à qui, après un twist final rageant, nous oblige à pointer du doigt en criant : « Là !!! Elle est là !!! », on a l’impression d’avoir sept ans devant un spectacle de marionnettes… Mais cette saison est tellement bien écrite que le final vous rendra dingues, et ça n’est pas la dernière minute mystérieuse qui vous calmera, mais il n’y a pas vraiment de mauvaise compréhension, chacun peut y voir ce qu’il veut (pour ma part, j’y comprends la mort de l’inspecteur). Une bonne série si vous aimez les enquêtes de police tortueuses, surtout en compagnie d’un casting alléchant !
Nic Pizolatto signe avec true detective (saison 1) une série brillante avec un duo d'acteurs intéressants et complémentaires, une ambiance bien glauque et morbide dans les bayous de louisiane, des dialogues incisifs et une bande originale des plus talentueuses. Puisqu'il y aura une saison 2; souhaitons bonne chance aux successeurs de Mc Conaughey et W.H qui m'ont personnellement bluffés!
Cette saison 1 est aussi sympa que son duo d'acteurs principaux, qui portent vraiment la saison par leur talent. Deux équipiers, dont tout oppose, nous offrent des dialogues particulièrement profond et intéressants, débattant notamment de la noirceur de l'être humain, sujet longuement traité durant cette saison. Le personnage de Matthew Mcconnaughey est particulièrement réussi, il est atypique et étrange mais tout aussi attachant; l'acteur américain lui donnant beaucoup de profondeur et de pouvoir d'intrigue. Leur enquête va se dérouler en deux temps (dans le "présent" et des années plus tard) et va laisser des traces indélébiles dans la vie de nos deux protagonistes. Ils vont très beaucoup évoluer, et l'enquête comme leurs changements sont aussi fascinants l'un et l'autre.spoiler: Une enquête policière entravée par les personnalités de pouvoir, par la bureaucratie, par les difficultés familiales et autres, vont pousser les deux investigateurs à se faire confiance et avancer ensemble pour arriver à leurs fins.
"True Detective" est vraiment une série de haute volée portée par une mise en scène irréprochable et par un duo d'acteurs exceptionnels : Matthew McConaughey et Woody Harrelson dont le jeu va au delà des espérances pour une série TV. Une fois encore HBO impressionne par la qualité d'écriture et la cohérence de l'ensemble. Tout est parfaitement bien orchestré, du contenu de l'intrigue à la personnalité des protagonistes en passant par les effets visuels et sonores. Par contre c'est noir et c'est vraiment pas le genre de série à regarder pour se remonter le moral!
Après une seconde saison qui avait déçu, Nic Pizzolato a décidé d’en revenir aux préceptes qui avaient permis à Matthew McConaughey et Woody Harrelson de s’inscrire dans les plus marquants duos de flics du petit et du grand écran réunis. Le plus important étant sans aucun doute le déroulement de l’enquête sur le long cours avec une reprise de celle-ci plusieurs décennies après son abandon, faute de succès. Ici ce seront trois étapes qui seront déclinées, s’entremêlant tout au long du récit. Dans une petite ville d’Arkansas, deux enfants disparaissent mystérieusement alors qu’ils se dirigeaient vers un parc après avoir obtenu l’autorisation de leur père (Scoot McNairy). L’affaire remue la petite communauté d’autant plus que nombreux sont ceux qui ont vu les deux enfants sur leur trajet. Deux flics, équipiers de longue date, Wayne Hays (Ali Mahershala) et Roland West (Stephen Dorff) sont en charge de l’enquête pour la police d’Etat de l’Arkansas. Les indices sont maigres et le scénario montre clairement deux flics qui pataugent, ne pouvant s’accrocher à une piste solide. L’enquête initiale se déroule dans les années 1980, sa reprise, après un fait nouveau, démarre dix ans plus tard et alors que l’inspecteur Hays est à la retraite avec un début d’Alzheimer qui le mine, il se retrouve face à une jeune productrice de télévision croyant réveiller ce « cold case ». L’articulation entre les trois périodes qui se nourrissent l’une de l’autre est particulièrement fluide ne demandant que peu d’efforts au spectateur pour s’y retrouver. L’enquête assez filandreuse plonge au cœur d’une Amérique profonde durement secouée par une crise qui n’en finit pas de paupériser les plus fragiles. Le tout sur fond de tension raciale qui fragilise par instant le duo pourtant solide constitué par les deux enquêteurs dont la vie privée se trouve profondément bouleversée par l’impuissance qu’ils éprouvent face à une disparition dont ils ont acquis la conviction qu’elle cache des implications touchant des personnalités influentes. Le charme de cette troisième saison réside dans la psychologie des personnages finement ciselée au gré des événements de l’enquête et dans leur réaction face à la frustration. Ali Mahershala et Stephen Dorff parfaitement complémentaires sont assez loin du duo au parfum humoristique formé par Danny Glover et Mel Gibson dans la saga « Arme Fatale » . Changement d’époque oblige, l’atmosphère est beaucoup plus sombre et chargée de remises en question qu’à l’époque où Richard Donner dirigeait le duo de choc d’une saga qui se prolongea sur quatre épisodes. La question du racisme est bien sûr posée mais jamais de manière partisane et manichéenne, Nic Pizzolatto montrant que les choses ne sont pas aussi simples que l’on voudrait désormais les présenter à travers le prisme parfois déformant de la repentance. Très inclusive dans son traitement, cette troisième saison a le seul tort de vouloir se solder par un retournement de situation qui se veut spectaculaire mais finalement très peu crédible, obligeant à un huitième épisode assez mièvre qui pour le coup détruit une partie des efforts de crédibilité développés jusque-là. On appréciera l’évolution de carrière de Stephen Dorff qui après des débuts en trombe dans les années 1990 où sa gueule d’ange faisait des ravages, était passé par un sérieux trou d’air tout au long des années 2000. Il nous revient légèrement cabossé mais sacrément convaincant. Quant à Ali Mahershala, sa posture marmoréenne est quelquefois pesante mais il parvient tout de même à s’imposer dans un rôle difficile notamment dans sa partie liée au grand âge du personnage. Une très bonne saison certes mais où Nic Pizzolatto a sans doute un peu pêché par excès d’orgueil.
Série originale où chaque saison est une histoire à part entière. La saison 1 est exceptionnelle avec un Matthew Mc Conaughey au sommet de son art. Hate de voir la deuxième saison.
"True Detective" représente une sorte d'aboutissement formel indiscutable de la montée en puissance "artistique" de la série TV depuis une quinzaine d'années : sur huit heures remarquablement écrites, dirigées, montées, interprétées, avec une histoire proprement bouclée, on a finalement plus le sentiment d'assister à du cinéma "classique", haut de gamme même (auteuriste ?) qu'à une vraie série, non ? Et c'est sans doute là qu'on trouvera la seule limite à ce qui est plus un brillantissime exercice de style qu'autre chose : le relatif classicisme du sujet, qui ne déroge en rien aux codes hollywoodiens du film de serial killer, ainsi que le manque de relief des personnages secondaires, mais également l'absence de prolifération d'une fiction très "littéraire" dans son déroulement temporel, tout cela fait qu'on reste assez éloignés de la zone la plus créative de la série moderne. Si l'on ajoute cinq dernières minutes lamentables, qui détruisent complètement l'intégrité philosophique du personnage de Cohle en le sacrifiant au gloubiboulga spiritualiste américain, on voit que "True Detective", en dépit de son élégance suprême, de son rythme extrêmement sophistiqué, et du jeu puissant et subtil de McConaughey, encore meilleur ici que dans ses derniers films de cinéma, malgré nombre de passages d'anthologie construits autour de la Louisiane (la moiteur, la superstition, l'atavisme primitif, etc.), et même d'un épisode sublime (le cinquième, avec l'irruption de la violence des gangs au sein de sa fiction jusque là bien "protégée") n'est pas tout à fait le chef d'oeuvre absolu que certains veulent voir. Juste une très, très bonne série, qui exerce une fascination profonde sur le téléspectateur, un téléspectateur qui n'en sortira pas complètement indemne.
Une série d'une grande élégance, tant dans la mise en scène de ses décors que dans ses reconstitutions historiques et dans le jeu d'acteurs au service d'une intrigue policière dont le puzzle redouble celui de la vie personnelle du protagoniste. Ni manichéenne ni trop bavarde, cette nouvelle saison questionne subtilement le spectateur sur sa propre vie au-delà d'une enquête dont il démêle les fils en même temps que la mémoire du héros. Offrant un dénouement à tiroirs qui laisse de façon réaliste quelques questions irrésolues le récit alterne suspense et émotions tout en critiquant (au sens plein) les méthodes d'investigation et notre rapport aux faits divers. Huit épisodes d'une profonde densité. Brillant.