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Critique de la saison 4
4,5
Publiée le 10 septembre 2025
Une écriture exceptionnelle au service d'un scénario tout aussi remarquable. Et que dire de l'ambiance, des plus travaillée, tout y est d'une crédibilité incroyable. On est vraiment sur la quintessence de la série et parmi les toutes meilleures saisons d'une des meilleures séries modernes.
Quelle sacrée institution qu'est True Detective, et chaque saison apporte à sa façon une pierre de plus à ce monument. Il faut tout d'abord dire que la ville d'Ennis, ou les péripéties de cette saison 4 prennent place, bénéficie d'une aura singulière car elle se trouve en Alaska et que les faits relaté démarrent au moment même ou la nuit la plus longue de l'année débute, et ça ça aide forcément à instaurer une ambiance glaçante et lugubre avec cette petite touche de mysticisme dont True Detective détient le secret. La forte présence/influence de la culture autochtone d'Alaska dans l'ensemble de cette saison est très enrichissante, et s'encre parfaitement bien dans les codes de la série. La situation initiale est posée avec calme et justesse, puis s'en vient une légère période de creux dans les épisodes intermédiaires ou il faut selon moi un peu s'accrocher car le dénouement et la situation finale en valent largement le coup. Il s'agit bien évidemment d'une enquête donc il faut se laisser prendre au jeu et ne pas vouloir tout tout de suite. Jodie Foster malgré son statut de grande actrice est moyennement convaincante dans son rôle de policière badass et autoritaire, j'ai beaucoup plus aimé le jeu et l'attitude de Kali Reis en face qui semble plus entière dans son rôle, au même titre que Finn Bennett qui joue le rôle de Peter Prior, le reste des personnage tient la route. Le duo principal est le moins charismatique si on se prend au jeu de la comparaison avec les saisons précédentes, mais il a tout de même le mérite de fonctionner et de mettre deux femmes au centre de l'intrigue pour une fois avec un scénario orienté dans ce sens plaçant finalement les Femmes avec un grand F au centre de l'intrigue en tentant de boucler cette affaire de féminicide non résolue par soucis d'implications politiques diverses. Donc oui il s'agit pour moi d'une réussite de plus car les codes de la série sont respectées : enquête haletante, éléments mystiques, suspense qui monte jusqu'à exploser lors de la révélation finale. A noter ce petit quelque chose en plus horrifique bien amené et justifié dont cette saison bénéficie de par son rapport aux mythes indigènes d'Alaska, je n'avais pas encore frissonné devant True Detective et c'est chose faite désormais. On aime !
La dernière saison me fait baisser légèrement la note, mais ça reste quand même très bien. Toujours une ambiance particulière, à l'instar de Fargo des frêres Cohen.
Avant-dernière mini-série pour cette année 2024, j'ai fait un sacré effort ! Belle percée et beau rattrapage, mais plus important encore, sans faute et sans regret.
Sharp Objects, Big Little lies, Westworld, True Detective et je terminerai par The Leftovers
Avec True Detective, j'ai voulu varier et me diriger vers une pure série policière : Une vraiment belle réussite !
Le trio de tête d'acteurs est impeccable :
Matthew McConaughey, bourré de charisme, campe un personnage complexe, mais arrive tout de même à nous faire ressentir une large palette d'émotions.
Woody Harrelson, comme toujours, ambigu, sensible et plein de failles se débrouille à merveille.
enfin Michelle Monaghan propose un portrait de femme si riche, juste et percutant !
Je ne m'attendais pas du tout à cette intrigue principale ni à cette atmosphère si particulière (lugubre et terne) mais la surprise n'en fut que plus agréable. J'ai totalement adhéré à la proposition et au format choisi par les créateurs. Au premier épisode, impossible de voir où tout cela va nous emmener, puis dès le 3ème épisode, la machine se met en marche et l'ensemble des ramifications se rejoignent et prennent sens et épaisseur.
Contrairement à certaines de mes précédentes critiques sériephiliques, HBO a choisi ici de concentrer la caution sexuelle sur un personnage en particulier et en y donnant du sens. Cela ne m'a donc pas dérangé ce coup-ci (c'était aussi le cas pour Big Little Lies).
Le générique est magnifique, l'ambiance musicale et sonore ne propose rien de marquant, mais sert totalement le propos, totalement résolue au service de l'œuvre globale.
Chaque saison étant indépendante, je me lancerai peut-être dans les suivantes (très bon move), l'année prochaine !
La déferlante contre cette saison est inexplicable. Perso j ai adoré les acteurs l ambiance la photographie la musique. Bien sur les puristes vous diront que la 1ere saison est iconique mais désolé l 2 ème est différente mais excellente. À voir et revoir
Alors j'ai vu toutes les saisons sauf la 3 et je tiens a dire que la saison 2 est de loin la meilleure en tout point ! Collin Farrell et Vince Vaughn sont incroyables, la flic joue super bien son rôle aussi, l'intrigue est très complexe par moment mais accrochez vous ça vaut le coup croyez moi. On a rarement des séries avec une telle intensité, j'ai vu la 4 et j'ai beaucoup moins aimé, on a plus le truc de la saison 1 et 2 elle a perdu un peu de sa marque de fabrique dommage.
Saison 1: Tout simplement incroyable. Le casting, l'ambiance, l'intrigue, tout est parfait. C'est sombre, violent, c'est intense, plein de suspens, j'ai adoré. Note de 4,5.
Saison 2: Malgré l'excellent Collin Farrel, j'ai trouvé la saison 2 un peu en dessous. Trop de longueur à mon goût mais le rythme lent fait aussi partie de l'ambiance True Detective. Note de 3.
Saison 3 : Un casting toujours aussi extra, une ambiance toujours aussi sombre. Meilleure que la saison 2, selon moi, mais pas aussi exceptionnelle que la première. L'intrigue se déroulant sur trois temporalités différentes, j'ai parfois perdu le fil. Quelques longueur et une fin pas assez surprenante pour moi. Cela reste une bonne saison. Note de 4.
Saison 4: Un régal. La meilleure des quatre saisons. Un casting toujours aussi incroyable grâce aux deux actrices principales, une histoire surfant entre thriller traditionnel et ambiance paranormale, une intrigue angoissante sur fond de paysages magnifiques. J'ai vraiment adoré (même si, parfois, j'ai eu du mal à suivre car les personnages sont nombreux). Note de 4,5.
Jodie Foster exceptionnelle ainsi que Kalie Reis sa partenaire d'une saison. Des jours de nuit très longs, très glauques et très glacants pour une fin aussi brusque qu'inattendue. L'intrigue n'était pas le propos c'est une évidence ; l'ambiance, l'ambiance mon cher Watson l'ambiance.
La première fois je n'ai pas réussi ; cette fois-ci j'ai été jusqu'au bout et quel bout: un petit bijou cette saison 1. Les suivantes seront-elles à la hauteur ? Deux acteurs hors normes
Il fait froid Alors qu’une interminable nuit s’est installée sur la petite ville d’Ennis, Alaska, les 8 chercheurs scientifiques de la station de Tsalal sont retrouvés morts à quelques centaines de mètres de leur lieu de travail, pétrifiés par le froid polaire en un amas de corps enchevêtrés. L’horreur qui se lit sur leur visage en dit long sur les conditions de leur décès. Liz Danvers et Evangeline Navarro, deux détectives qui ne souhaitent plus travailler ensemble suite à un différend passé vont devoir surmonter leur inimitié pour tenter de percer les mystères de ce meurtre effrayant.
Il n’y a pas que les paysages qui sont déserts De cette introduction dans la pure veine de ce que nous avait proposés les anciennes saisons de cette anthologie, Nic Pizzolatto, son auteur, cherche à nimber son récit d’un ésotérisme que la nuit, le froid et la neige sont censés rendre plus inquiétant. Dans cette optique, il se contente de filmer la nature qui l'environne. Alors certes, la photographie n’est pas mauvaise mais sa mission ne paraît tout de même pas des plus ardues. On est loin de l’identité visuelle inventive et élaborée de « Severance » pour ne citer qu’une des nombreuses séries s’appuyant sur son atmosphère pour charmer le spectateur. Quant aux symboles mystiques et aux apparitions fantomatiques, on attend patiemment qu’ils prennent sens et viennent agrémenter de leur aura singulière une résolution dont on attend beaucoup. Car dans ce « Night Country », l’intrigue se développe sur un rythme similaire à celui auquel les habitants de cette petite bourgade de bout du monde sont soumis : au ralenti. On comprend en effet rapidement qu’il nous faudra systématiquement attendre les 5 dernières minutes de ces interminables épisodes pour que la narration daigne apporter des éléments nouveaux à l’enquête. En attendant, on doit se coltiner des problématiques personnelles globalement dénuées d’émotions : Navarro et sa sœur, Danvers et son amant et d’autres présentes uniquement pour combler le vide d’une série qui n’a rien à dire.
Tout ça pour ça ? Alors, on espère… en vain, le final se montrant aussi inconsistant que tout ce qui avait précédé. Désespérément prosaïque, il annihile toute forme de poésie même si ses dernières images essaient de nous convaincre que le mysticisme dont s'est dotée cette saison avait une quelconque utilité. Il se contente surtout de cocher la case de l’écologie sacrifiée au nom des entrepreneurs financiers. Il met également un point final à sa démonstration consistant à prouver que les hommes sont globalement des salauds. Mis à part le jeune officier corvéable à merci (qui délaisse néanmoins sa famille) et le petit ami de Navarro, ils sont au choix arrivistes, corrompus ou violents voire meurtriers à leurs plus belles heures. Rien de nouveau pourrait-on dire. Sauf que sur ce point, « Night Country » parvient tout de même à innover. Face à la masculinité toxique, elle estime qu’il est légitime de se faire justice soi-même. Un pallier franchi relativement abject dont elle ne semble même pas avoir honte.
Filez chez votre disquaire Alors, outre une ambiance par laquelle on est en droit de se laisser porter, n’y a-t-il rien à sauver de ce quatrième volet de « True Detective » ? Les arguments en sa faveur ne sont en effet pas légions. Mais il convient tout de même de saluer la performance convaincante de Judie Foster pourtant peu aidée par des dialogues qui s’évertuent à conclure chacune de ses répliques par un « Fuck » de bon aloi. Elle parvient néanmoins à apporter à son personnage une ambiguïté bienvenue : d’un naturel peu aimable, se murant dans une dureté qui laisse peu de place à l’empathie, on sent chez Danvers une droiture qui contribue à nous la rendre respectable. Par ailleurs, notons que Nic Pizzolatto a eu le bon goût d’agrémenter le générique d’un des plus beaux morceaux de Billie Eilish (« Bury your friend ») qu’il est doux de retrouver à l’entame de chaque épisode. Et c’est à peu près tout…
Bonjour Saison 4 de True Detective, nous transporte en Alaska, ambiance nocturne et froideur au programme de cette enquete Le plaisir de retrouver Jodie Foster dans le rôle de la détective, le casting est bon L intrigue est bonne et nous porte jusqu au final de cette mini série A découvrir
Je ne comprends pas cette avalanche de critiques négatives concernant la saison 2. On est sur un casting 5 étoiles, les acteurs sont plus que bons, le scénario tient très bien la route. C'est noir, c'est très noir, ce qui commence comme un simple "policier" se termine en véritable Thriller noir d'où on en ressort pas indemne, on s'attache aux différents protagonistes, on a vraiment envie qu'ils s'en sorte..... Bref je n'ai pas envie de spoiler mais pour ma part, c'est une excellente saison, il ne faut pas simplement pas tomber dans le piège de la comparaison avec la saison précédente dans le sens où il n'y a strictement rien à voir. Voilà pour moi c'est 5/5.
Du grand art. Des performances d'acteurs exceptionnelles (Matthew Mc Conaughey, Woody Harrelson). Une alchimie inouïe entre les 2 personnages principaux. Une histoire superbement bien rythmée, des dialogues profonds et très bien construits. Une enquête alléchante et inquiétante, de la tension, et de l'émotion : on peut très difficilement faire mieux, c'est tout simplement grandiose.
Je viens de voir l'épisode 3 de la nouvelle saison de True Detective.
Alors, franchement cette saison a du potentiel autant de potentiel qu'avait la première saison. Mais c'est normal que vous soyez déçus la plupart car malheureusement on a perdu l'effet de l'originalité de la série vu qu'on a déjà regardé la première saison (ça le fait à chaque fois).
Dans le premier épisode de cette saison je me suis dit : "c'est mal barré". Mais en fait ils posaient d'abord les personnages avant de poser l'enquête cette fois-ci contrairement à la première saison. Et donc, à la fin de ce premier épisode, j'ai compris ce qu'ils ont voulu faire. En fait, ils nous narrent l'histoire comme une narration classique d'un livre: introduction du contexte, des personnages en posant un peu leur passé, leur caractère, puis vient l'élément déclencheur en fin de chapitre. C'est un bon choix du réalisateur parmi d'autres pour mettre en scène cette saison: il se repose un peu quand même sur la notoriété de la première saison pour faire ce choix, d'après moi.
Après les épisodes se font crescendo sur l'évolution de l'intrigue, du passé et des caractères de ces 4 personnages: spoiler: - Ray Velcoro, personnage le plus torturé pour l'instant, flic violent, corrompu et divorcé, qui détruit sa vie par presque tous les vices possibles (alcool, tabac, drogues), suite au viol de sa femme (devenu ex) qui l'a fait basculer dans ce côté instable au service de la mafia locale.
- Ani Bezzerides, personnage qui est un peu trop droite à mon goût, mais avec un passé familial dans une communauté assez sectaire qui a le potentiel de nous faire explorer une plus grande profondeur du personnage.
- Paul Woodrugh, personnage le plus énigmatique de la saison pour l'instant avec un passé militaire qui s'est reconverti en simple policier en moto, une relation mère-fils particulière et une orientation sexuelle remise en question suite au 3e épisode. Il est en plus en proie à une affaire médiatisée qui pourrait rendre plus compliquer l'enquête en cours.
- Enfin Frank Semyon, le gangster en proie aux doutes qui essayait de devenir respectable mais suite à la découverte de la première victime, son empire et son emprise s'émiettent petit à petit et tente de les reconsolider. De plus ses doutes se répercutent sur sa vie privée comme on pouvait s'y attendre.
Donc une belle intrigue en perspective qui semble se complexifier avec un tueur mystérieux comme à la première saison.
Seuls points noirs: - la relation de coéquipiers, qui pouvait nous esquisser un sourire si ce n'est plus que pouvait nous provoquer la relation Cohle et Hart (pour l'instant) - le bande son du générique ne m'emporte pas comme le faisait la première: au bout de 20 secondes, la chanson me laisse de marbre.
Bref nouvelle saison qui ici sonne comme une nouvelle série (nouvelle intrigue, nouveaux personnages, nouvelle ville, nouvelle atmosphère) mais gardant à peu près le même style de réalisation si ce n'est en plus sombre.