Peaky Blinders
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Kilian Dayer
Kilian Dayer

131 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 2
4,5
Publiée le 9 juin 2016
Fort d’une première saison remarquée, Outre-Manche, et pas que, la BBC Two remet le couvert avec ses gangsters de Birmingham, replongeant son public dans les années 20, dans une Angleterre mise à mal par la pègre, une industrialisation outrancière et des voisins républicains irlandais peu dociles. On retrouve donc notre clan Shelby, les Peaky Blinders, son leader charismatique, son univers malhonnête, son entourage troublant, deux ans après la conclusion de la première saison. Steven Knight, l’homme à la barre, ne s’embarrasse que peu d’une quelconque facilité dans la transition, nous immergeant d’emblée dans une continuité qui ne découle pas forcément d’une logique évidente pour celui qui aura laissé couler une année entre les saisons. Mais peu importe la facilité d’approche, l’ensemble tient parfaitement la route, se référant parfois aux épisodes passés pour mieux rebondir vers quelques autres trames narratives souvent audacieuses. Tout n’est finalement question que de deux choses dans cette série, jusque-là du moins, la soif insatiable d’extension du gangster et la rivalité haineuse entre ce même gangster, son clan, et un enquêteur peu farouche assoiffé d’autorité et de vengeance.

Cillian Murphy reprend les armes et la casquette, tout comme l’ensemble du casting, y compris, bien sûr et sans spoiler, Sam Neill. Alors que le milieu dans lequel évoluaient les personnages durant la première saison paraissait déjà suffisamment vaste pour un format six épisodes, voici que les scénaristes propulsent le gang de Birmingham à Londres, dans une quête effrénée de règne criminel. Mais là sont établis deux fortes têtes qui s’opposent, les italiens et leur patron sanguinaire et les juifs, dont le boss n’est autre que l’immense Tom Hardy. Le comédien, on se doute bien que pour sa participation au récent long-métrage de Steven Knight, il lui rend un service en jouant un psychopathe à fort potentiel culte dans sa série. Tant mieux pour nous. Et Tommy Shelby et ses Peaky là-dedans? Eh bien ils sèmeront le trouble, ils prendront les armes et les choses en mains. Là encore, voici l’histoire de l’Outsider voulant devenir champion.

Comme dans tout bon scénario de polar mafieux qui se respecte, on alterne entre trahisons, exécutions, violences et autres magouilles financières. Ajoutons ici la difficulté du maintien d’un noyau familial versatile, la conciliation entre amours et business et nous voici face à une série qui n’aura pas à rougir face à la concurrence américaine, je pense là à Boardwalk Empire. Steven Knight, par ailleurs, bénéficiant pour chaque épisode, le format six épisodes oblige, d’un budget intéressant, parvient à livrer de sublimes images via ses réalisateurs, en vérité souvent supérieures au standing de la télévision que l’on connaît. Soyons franc, Peaky Blinders, s’est beau, s’est esthétisé et les tronches castées sont parfaitement cinégéniques. Un vrai bonheur.

Voilà donc une bonne pioche pour remplir deux voire trois soirées, une bonne pioche qui n’est aucunement une surprise vu la qualité de la première saison. On passe simplement à un niveau supérieur, tout en douceur, dans l’extension criminelle de Tommy Shelby. 17/20
Greg L.
Greg L.

9 abonnés 14 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 16 avril 2021
Un peu sévère mais...
Une superbe série tellement bien partie... qui fini comme tant d’autres par se transformer en longue pub de parfum ou de shampoing, ou les plans hyper stylés ne suffisent plus à camoufler qu’il n’y a malheureusement plus rien de crédible...
Dommage...
ConFucAmuS
ConFucAmuS

660 abonnés 1 053 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 14 décembre 2021
Auréolé d'une critique à genoux, Peaky Blinders a tout de la série télé incontournable. Casting cinq étoiles, cadre méconnu (l'émergence d'une mafia dans l'Angleterre post-révolution industrielle) et brassage d'influences diverses (Le Parrain, Gangs of New York, la britpop). Crime, sexe, politique et famille dysfonctionnelle ; que demander de plus ? Au premier abord, le feuilleton coche toutes les cases pour faire un bingo. Dans les faits, la réussite sera très relative.

Comme de nombreuses consœurs, la création du scénariste Steven Knight se distingue par sa grande inconstance d'une saison à l'autre.
La première volée d'épisodes pose les premières pierres de façon limpide. Le casting tient la baraque, pour la mise en scène c'est encore balbutiant. Le réalisateur Otto Bathurst (qui commettra l'ignoble Robin des Bois avec Taron Egerton) n'est pas des plus soigneux, il faut donc attendre l'arrivée de Tom Harper pour que les enjeux se dessinent avec plus d'éclat. Pas franchement originale voire grossière dans certaines évolutions téléphonées (le personnage de Grace, par exemple), l'introduction a la chance de pouvoir compter sur ses interprètes, en particulier Cillian Murphy, Helen McCrory et Sam Neill.
La deuxième saison est incontestablement la plus aboutie. L'intrigue est beaucoup mieux cernée, approfondissant significativement son trio de tête jusqu'à l'épisode final effervescent. Seul metteur en scène sur l'ensemble des 6 épisodes, Colm McCarthy élève le niveau d'ambition derrière la caméra et instaure définitivement la charte esthétique de Peaky Blinders, que ces successeurs s'efforceront de suivre...avec beaucoup moins de succès.

Plus en confiance (?), Steven Knight élargit le cadre, ajoute toujours plus de personnages et assène quelques retournements maousses. Ce qui fonctionne généralement sur les deux premiers épisodes puisqu'ils jouent avec l'idée d'un chambardement aussi bien à l'intérieur de la famille que dans le rapport de force avec ses opposants. Des promesses qui s'effritent quelque peu voire s'effondrent carrément faute d'avoir su garder un cap net.

La saison 3 s'apparente à une régression, Knight ne tissant qu'une toile brouillonne, confuse ou simplement perturbante. Les nouvelles perspectives étaient un trompe-l'œil : personnages qui stagnent, antagoniste insignifiant en plus d'axes introduits à la sauvage (Michael et le prêtre) quand ils ne sont pas sabordés sans avoir eu le moindre impact sur l'ensemble (la révolte féministe, au hasard). Ajoutons à cela l'usage plus qu'abusif du ralenti, qui rapproche dangereusement la série du ringard. Sans l'énergie déployée par sa troupe, c'était le saut de l'ange. On l'évite certes mais l'impression générale renvoie à un parapet qu'on se prendrait en plein estomac.
Fort heureusement, le chapitre 4 se révélera plus assuré sur ce qu'il raconte sans faire oublier certaines scories d'écriture ou de direction artistique. Le surjeu semble être une ligne directrice pour les adversaires, Adrian Brody s'ajoute à la liste après Noah Taylor ou Tom Hardy. Il n'est pas aidé par la construction de cette étape (pourtant décisive), dont les quelques bonnes idées sont encore une fois traitées par dessus la jambe. J'en veux pour preuve le sort réservé à Arthur qui n'a pas avancé d'un pouce depuis le début et se retrouve au centre d'un double twist final atterrant. Le motif de dissensions internes (purs moteur de tragédie) est une nouvelle fois insinué puis abandonné sans sommation.
Des défauts qu'on retrouve dans la cinquième partie même s'ils se font plus discrets. Passons sur le procédé éculé (ridicule même) de visions parasitaires, faisons le deuil d'un Arthur plus timoré pour l'embrasser dans sa bouffonnerie, ou du grand méchant pas très subtil, fermons les yeux lors de ces ralentis interminables,...Ça fait beaucoup, cependant cet avant-dernier round est le plus tranchant après la saison 2. S'il est conçu en tant qu'étape transitionnelle vers le grand final, il y a pas mal de richesse devant la caméra, quelques beaux plan-séquences et un final stimulant.

Le bilan est donc mitigé, beaucoup de positif, beaucoup de négatif. Peaky Blinders n'a pas l'autorité ni la virtuosité des plus grands shows télé, loin de là. En cause, de gros problèmes d'élagage ou de renouvellements au niveau scénaristique et quelques effets de manche épuisants. Avec un tel casting et une bande originale entraînante, c'est un peu dommage. Croisons les doigts pour que le dernier tour de piste (avant le film ?) recolle les morceaux pour emmener cette fresque disloquée vers le sommet avant de tirer le rideau.
Philippe L
Philippe L

9 abonnés 43 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 10 octobre 2019
Plutôt décevant, ce n'est pas que ce soit désagréable mais c'est du "délayage" , ça marche au ralenti en attendant de créer la saison suivante... je pense qu'ils auraient pu faire la saison en 2 épisodes...
woodyalien
woodyalien

6 abonnés 10 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,5
Publiée le 19 janvier 2021
Mauvais. Une série pour ado qui ne dit pas son nom. Sous couvert d'effets spéciaux, d'acteurs et d'actrices canons et/ou avec des gueules (ça permet de mieux dissimuler la marchandise), la série ne dit rien. Elle n'a aucun intérêt. C'est la skin d'une série pour ados dont on voit toutes les ficelles, les enjeux ou plutôt l'absence d'enjeux dès les premiers épisodes.
Y trouveront de la dramaturgie ceux qui en trouvent chez Marvel : les pauvres.
Pire que Marvel car au moins cette dernière a le mérite de ne pas prétendre être ce qu'elle n'est pas.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 15 juillet 2017
Découvert récemment et que dire si ce n'est tout le bonheur que j'ai à plonger dans chacun des épisodes de cette merveille de production. Le genre associé à l'époque avec tout le décor qui va avec c'est juste époustouflant. Les acteurs quant à eux jouent chacun magistralement leur rôle. Bien entendu Cillian Murphy crève l'écran de son inattendu et étonnant charisme que l'on avait sans doute jamais remarqué jusqu'à maintenant. Les séries anglaises déçoivent rarement. Ici on atteint le chef d'oeuvre !
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 26 octobre 2013
Excellente série. Merite largement les 5 étoiles que je lui attribue. Musique superbe
Emmanuel C
Emmanuel C

13 abonnés 77 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
2,0
Publiée le 19 mars 2015
je n'arrive pas à accrocher , peu d'actions, ça parle trop, c'est long
K3rhos
K3rhos

2 abonnés 95 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 14 janvier 2022
On ma conseillé cette série comme étant "THE SERIE" à voir à tout prix, que j'avais raté ma vie si je ne l'avais pas vue ! Et bien comment dire que non, clairement j'accroche pas, en dehors des acteurs/actrices et des décors, le reste j'accroche pas, c'est mou, c'est lent, scénario basé sur pas grand chose, rien de palpitant, après 3 épisodes j'ai décidé de m'arrêter là.
Laura B
Laura B

12 abonnés 58 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,0
Publiée le 8 décembre 2020
Série beaucoup trop lente à mon gout, trop peu d'action. Rien de palpitant. Seul point positif : l'acteur principal !
julien2222
julien2222

56 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 5
4,5
Publiée le 4 avril 2020
Très très bien écrite. Cette saison est palpitante et la fin est folle. Excellent vivement la saison 6 !
Redzing
Redzing

1 469 abonnés 5 006 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 3
3,5
Publiée le 2 janvier 2018
Cette troisième saison démarre en 1924, par le mariage du gangster Tommy Shelby et de Grace, son amour de la saison 1. C'est sans compter un gang d'Italiens, et des affaires avec des aristocrates russes en exil, qui vont perturber le tout. On retrouve les qualités des saisons précédentes : belle photographie (malgré des CGI très voyants), réalisation soignée, et acteurs charismatiques. Cillian Murphy joue de manière un peu plus sensible, son personnage ayant désormais un enfant à protéger, mais il incarne toujours un criminel redoutablement intelligent, froid, et calculateur. Entre les seconds rôles de qualité, on repère Paddy Considine, nouveau venu qui joue un prêtre infecte de l'Economic League. Un rôle en soi peu original (décalque de celui de Sam Neill dans les saisons précédentes), mais qui permet à nouveau de se replonger dans le passé sombre de l’Angleterre (relation avec les russes en exil, lutte contre les soviétiques lobby conservateurs...). Un mélange de drame historique criminel toujours de très bonne facture.
Redzing
Redzing

1 469 abonnés 5 006 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 4
3,5
Publiée le 28 mai 2019
Suite aux événements de la saison 3, la famille Shelby est désormais éclatée. C'est sans compter l'arrivée d'un mafioso italo-américain, qui souhaite venger son père, abattu par les "Peaky Blinders". Sa vendetta réunifiera la famille, qui doit également affronter des menaces de grève et de révolution communiste dans leur usine. "Peaky Blinders" continue sur sa lancée, avec une forme toujours très soignée (photographie travaillée, décors très réalistes et réussis, BO moderne et néanmoins appropriée, etc.). Par ailleurs, on retrouve les mêmes acteurs toujours très en forme, notamment le froid et calculateur Tommy Shelby, incarné par Cillian Murphy. On apprécie aussi beaucoup les quelques scènes de Tom Hardy, amusant dans son rôle de gangster juif londonien, et les quelques nouveaux venus, dont Aidan Gillen en gitan particulièrement dangereux. Mais cette saison n'est pas avare en défauts : un Adrien Brody qui surjoue le mafioso (l'acteur a tendance à exagérer des mimiques italiennes), et dont le personnages est peu dangereux, souvent pris de cours par sa méconnaissance du terrain et les fourberies des Shelby. Un montage moyen des fusillades, et un scénario qui exploite finalement assez peu la partie syndicalisme et révolution, ce qui donne lieu à une fin de saison en décalage avec le reste. Inférieure aux deux premières saisons, celle-ci vaut toutefois le coup d’œil, demeurant une production de qualité.
Fabien S.
Fabien S.

695 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 19 janvier 2018
Une excellente série sur les mafieux new-yorkais avec Cillian Murphy , Adrien Brody , Tom Hardy et Annabelle Wallis.
moket
moket

680 abonnés 4 784 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 31 août 2021
Des qualités visuelles rarement vues dans une série : la réalisation, les décors, la lumière... tout est parfaitement léché. Du rarement vu en termes d'écriture également. Un gros travail de reconstitution, un scénario qui tient en haleine, des personnages à la fois pourris jusqu'à la moelle et terriblement charismatiques et des acteurs au top. Une grande série !