Je mets une note globale de 2/5, car c’est la moyenne d’une note de 3/5 pour la première saison et de 1/5 pour la seconde.
Halo est une série de science-fiction de type guerre futuriste dans l’espace (vaisseaux, planètes, armures high-tech de combat) qui met en scène une dizaine de personnages poursuivant une quête principale, ainsi qu’une ou deux quêtes secondaires par saison. C’est joli, il y a de l’action, c’est divertissant, ça fait passer un moment. Mais on reste sur sa faim.
La particularité visuelle de cette série, qui suggère qu’on a quand même plus affaire à truc de tâcherons de la palette graphique qu’à une œuvre véritable, est que la plupart des plans sont la copie éhontée d’une scène tirée d’un blockbuster de science-fiction. Un peu comme si le monteur avait demandé à une IA : « génère un copié/collé de cette scène de Star Wars/Iron Man/Robocop/Blade Runner/Total Recall/Dune/Star Trek/Gravity/Avatar en remplaçant le personnage original par le modèle 3D de mon héros. » Au bout d’un moment, l’impression de réchauffé est lourdingue.
La première saison a ceci d’intéressant que les personnages sont bien écrits, qu’ils changent régulièrement de bord et qu’on a le loisir de se demander qui sont, en fin de compte, les gentils et les méchants. Il y a une vraie fin (les personnages terminent tous leur quête), mais ça manque de conclusion : on ne sait pas comment le monde a changé après la fin de leur quête. Bref, on s’est amusé pendant 9 épisodes, mais on s’en va sur une note frustrante du type « tout ça pour ça ? »
La seconde saison est la saison de trop. Le scénario n’est ni fait, ni à faire.
D’abord, elle efface la fin de la saison 1 : les personnages morts sont de nouveau vivants et leur quête reprend de plus belle comme si elle n’avait jamais abouti. Pour la continuité, c’est au spectateur de faire l’effort d’accepter que les personnages ont ressuscité par on ne sait quel miracle et que leur quête a connu un impondérable hors champ, à cause duquel il faut tout recommencer, mais en partant sur autre chose. C’est abrutissant.
Ensuite, pour comprendre de quoi parle la saison 2, il devient obligatoire d’aller sur Wikipédia, à la page consacrée à l’univers des jeux vidéo Halo. En fait, il y avait il y a très longtemps un peuple qui régnait sur la galaxie. À un moment il s’est battu contre une espèce de parasite qui transformait ses membres en zombie. Et la solution a consisté à tuer tout être vivant dans la galaxie en déclenchant une super-arme depuis des refuges appelés « Halos », des sortes de Terre aplaties sur la surface interne d’anneaux géants.
On comprend alors que les artefacts convoités par les humains et les extraterrestres dans la saison 1 n’étaient pas du tout de super armes censés leur donner un avantage, contrairement à ce qu’on nous avait vendu pendant 9 épisodes, mais juste un moyen pour les héros de se téléporter par la pensée sur un halo. Et, de là, repérer, en regardant le ciel, où il peut bien se situer dans la galaxie, afin de pouvoir y aller physiquement. Le scénario de la saison 2 galère comme c’est pas permis pour expliquer ça.
La quête secondaire du personnage qui avait
délivré sa planète
dans la saison 1, mais qui est devenu on ne sait pas pourquoi un paria dans la saison 2 devient juste incompréhensible. La nouvelle quête secondaire des parents qui partent à la recherche de leur fils
enlevé pour devenir un Spartan (super soldat humain)
est une compilation de non-sens. La quête secondaire de la docteur Halsey dans la saison 1, qui consistait à
fusionner un Spartan avec une IA pour en faire un soldat encore plus super,
est annulée et remplacée dans la saison 2 par la quête secondaire de la même docteur Halsey qui aurait soi-disant toujours cherché à
pénétrer un temple de l’ancienne civilisation extra-terrestre
. C’est du grand n’importe quoi.
Pour le reste, la progression des héros tout au long de la série est une succession de prises de décision la plus idiote possible, mais sauvée in extremis par un truc qui tombe comme par hasard pile au bon moment. On s’ennuie ferme.