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Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 11 août 2016
La deuxième saison est scénaristiquement plus brouillon et moins intéressante que la première, cependant The Knick est une série d'une qualité inégalable, une ouverture incroyable à l'état de la médecine opérante dans les années 1900 au travers d'une reconstitution sans la moindre faute ; du jamais vu. Tout simplement bluffant, mais pas pour les âmes sensibles (le premier épisode est d'ailleurs là pour faire le tri ...)
Excellente série. D'habitude les séries médicales, ça m'emmerde d'une puissance, mais là. Chapeau. Nous faire connaître le "début" de la chirurgie, c'est vraiment intéressant.
(...) The Knick est une série à l’indéniable beauté visuelle, mais aussi par la grâce de ses dialogues et de son interprétation. Elle allie aussi bien le fond que la forme. Elle est exigeante et ne se contente pas seulement de nous conter la vie de cet hôpital, mais aussi de la vie au début du 20ème siècle. Elle aborde divers sujets : le racisme tout d’abord (...) La série aborde d’autres sujets tabou, comme l’avortement, illégal à l’époque, se faisant dans la clandestinité et pas forcément par les personnes, dont on s’attend. Le traitement des maladies mentales et la mortalité enfantine, ou avec le recul, on apprécie les progrès, comme dans la médecine traditionnelle. Elle reflète la réalité d’une époque, ne se contenant pas de parler de médecine, mais aussi des rapports hommes/femmes (...) C’est un éclairage sur une société en pleine évolution technologique, mais encore ancrée dans ses convictions sociales, empêchant certains de s’épanouir dans leurs vies (...)
vraiment intéressant tout y est pour vous transporter en 1900... début de la chirurgie. Ou nous mourrions pour un apendicite et où les gants en latex n'existaient pas... A méditer.
J'ai enfin eu le privilège de voir les 9 épisode de cette première saison et après avoir été indécis sur les débuts, je dois dire que Soderbergh a du mérite de s'attaquer à un tel sujet sur cette époque. Ca sort vraiment du lot car il y a la finesse du détail, tout est très bien représenter que ce soit les décors, les tenues, les véhicules, enfin tout ... niveau performances d'acteurs, c'est pas mal non plus. Et dire que le sujet médical ne m'intéresse pas du tout et pourtant ici nous sommes au moment ou les inventions arrivent, ou le progrès des opérations se fait au jour le jour, les sujets comme le mélange des couleurs de peaux se fait, les modes de vies étaient très différents d'aujourd'hui et j'en passe. L'ambiance est sombre, on ne s'ennuie pas bizarrement et surtout une bande son excellente qui n'a rien à voir avec le thème mais qui passe super bien ! J'avouerai qu'après je ne prends pas toujours mon pied en regardant "The Knick", certains moments sont longs et il manque ce petit quelque chose pour me faire saliver d'attendre le prochain épisode mais honnêtement, une bonne curiosité que je ne regrette pas. 13/20.
Une série médicale assez gore mais en même temps réaliste. Le chirurgien me fait penser un peu au docteur House mais en plus sombre et plus torturé. Les dix épisodes se regardent bien même si certains sont plus longs que d'autres. J'ai trouvé pas mal cette saison 1 et je suivrai la saison 2 quand elle sera dispo ^^ Pas mal, 3/5
La première séquence du pilote (une césarienne qui tourne mal) donne immédiatement le ton : "The Knick" sera une série médicale aussi jusqu'au-boutiste qu'exigeante, refusant les concessions et le conformisme. Pour ceux n'ayant pas encore éteint leur téléviseur après cette entrée en matière sanglante, les dix épisodes composant la saison ressembleront à une plongée atmosphérique dans un New-York réfractaire à la modernisation où explosent le racisme et la corruption.
D’un autre coté, l’évolution recherchée est d’ordre sociale et politique… Car loin de nos conceptions contemporaines de New York – ville progressiste, THE KNICK présente la grande pomme comme une ville superficielle et hypocrite, une ville d’d’inégalités. Sociales ET raciales; inégalités mises en perspective par l’accès à la médication.
Alors qu’on pensait la série tournée vers une académique anthropologie médicale, un sujet parallèle se dévoile dès l’arrivée d’Algernon. Médecin de génie, mais… noir. Enfin, Negro. Le peuple noir est en effet considéré par tous (même eux-mêmes) comme un parasite pour qui l’accès à autre chose que des taches manuelles (l’esclavage, mais rémunéré) est inenvisageable… D’où malaise.
Et malgré quelques personnages positifs – par défaut, car il s’agit toujours d’intérêt, plus que de philanthropie – cherchant à faire évoluer les mentalités… Les progrès sont minces et les efforts astronomiques. Cette logique de non-profit pour tout ce qui est d’ordre social atteindra son paroxysme dans le climax de la série, un évènement dont la cause reste moralement floue (#génie) mais qui provoquera un débordement de haine d’une intensité rarement vue au « cinéma ». Tout ce qui aura été socialement et politiquement installé – non sans d’incroyables difficultés – volera en éclats, et révèlera la misanthropie de la « masse ».
Là encore, la froideur de la mise-en-scène de Soderbergh accentue le malaise de ces séquences, tandis qu’il utilise la suggestion et la psychologie inversée pour dénoncer de façon universelle et implacable, les sociétés s’étant construites sur l’exploitation d’autrui. D’autant plus effroyable, qu’un rapprochement avec notre monde contemporain est inévitable ; ce climax constitue un parallèle négatif extrêmement pertinent avec l’actualité. On pense ici, aux évènements de Ferguson, et aux émeutes qui ont suivi, et de manière générale, comme reflet des inégalités sociales et l’exposition de préjugés et humiliations courantes.
Du grand cinéma qui fait réfléchir, sans en avoir l’air (...
L'intégralité de notre avis sur la monumentale THE KNICK, sur Le Blog du Cinéma
Si vous êtes fan de série médicale, « The Knick » est à ne pas rater. Une centaine d’années avant les urgentistes du Cook County de Chicago, voir comment chirurgiens / médecins ont fait progresser leur science grâce à leurs recherches, leur ingéniosité, et leur abnégation car bien sur les échecs étaient nombreux, est passionnant. Je ne sais pas si tout est véridique par rapport à l’histoire de la chirurgie, mais tout est crédible. La reconstitution d’époque est parfaite, cela rappelle les films de Scorsese (Le temps de l’innocence et Gangs of New York), les comédiens de même (Clive Owen livre une sacrée performance). La ségrégation raciale est l’autre sujet de la série et emmène sur des territoires plus convenus mais l’efficacité est là. Le dernier épisode entrouvre les portes de la saison 2, et le dernier plan montre encore une fois combien les errances étaient nombreuses quand il s’agissait d’essayer de nouveaux traitements mais ce n’est qu’à ce prix là que la médecine a pu progresser.
La patte soderberg! Une musique juste magnifique, des persos intrigants et complexes, des histoires bien réelles! Clive Owen est bon! J'en demande plus!
Première saison a couper le souffle. J'ai dévoré les épisodes. Les personnes sont excellents, les acteurs sont oufs! Clive Owen est magistral! Et que dire de l'ambiance et de la réalisation....bah il n'y a rien a jeter. Rajoutez le côté médical du début 20ème qui vous apprend plein de choses et vous obtenez un chez d'œuvre.
série top : scénar, vision sur le monde médical en 1900, sur la discrimination à l'encontre du peuple de couleur, sur les méfaits de la drogue (ça ne donne pas envie d'essayer)... à voir absolument. les décors sont tout aussi réalistes. Les acteurs sont très bons et leurs "morphotypes" sont appropriés aux rôles....
Le nouveau chef d’œuvre de Soderbergh! Une série d'une qualité au niveau de Breaking Bad même si ça reste très différent, en tout cas pour moi LA série événement de 2014.