Depuis l'annonce du retour des deux agents du FBI, les réseaux sociaux n'ont pas arrêté de s'enflammer. Au final, beaucoup de bruit pour rien ? Six épisodes seulement où seuls les 1 et 6 parlent du complot et de la trame originale. Les autres ne sont que des enquêtes ordinaires, drôles, voir limite ridicules. Une bonne dose d'auto-dérision tout de même, à la limite de la parodie. Ça fait tout de même plaisir de retrouver Scully et Mulder qui, comme nous, ont pris un coup de vieux. Par contre, la fin du dernier épisode laisse grandement présager une nouvelle saison...
Saison 1 : les bases du mythe. Voilà une entrée en matière des plus réussies pour cette fantastique série avec cette première saison. Elle introduit brillamment les deux héros et insiste très vite sur leur différence de caractère, de pensée, de croyance, ce qui sera véritablement une des grandes forces de la série : deux agents que tout oppose mais qui ont besoin l’un de l’autre pour avancer. Dès la première saison, Carter va réussir une chose rarement vu à la télé : le mariage réussi entre épisodes mytholgiques et loners (épisodes uniques). Ainsi, même si les neuf saisons auront, au final, toujours plus de loners que d’épisodes mythologiques, ces derniers seront toujours placés à des moments propices. Le pilote, "Nous ne sommes pas seuls", est presque à lui seul une base de données pour la suite de la série, tant on retrouve la plupart des éléments qui la composeront : enquête paranormale, personnages mystérieux (eh oui, l’homme à la cigarette est déjà présent), un peu de gore (enfin pas trop dans le pilote à vrai dire), un générique incroyablement marquant (et quel thème !), une musique angoissante de Mark Snow et surtout ce qui caractérise plus que tout la "X-Files Touch" : la fin ouverte. Outre le pilote, on retrouve de très bons épisodes mythologiques dans la saison 1, tels que "Gorge profonde" (avec l’apparition du premier informateur de la série, qui reste et restera mon préféré), "Entité biologique extra-terrestre" ou "Les Hybrides". Concernant les loners, ils sont de qualité variable. Il y a quelques chefs-d’œuvre : les effrayants "Compressions" (Tooms est un des méchants les plus emblématiques de la série), "Projet Arctique" (remake de "The Thing") et mon loner préféré de la saison "Quand vient la nuit" (la forêt n'avait pas été aussi bien filmé depuis "Predator"), ainsi que le très touchant "Le Message" (avec un excellent Brad Dourif). Mais il y a aussi des épisodes beaucoup plus dispensables comme les très ennuyeux "Le Diable du New Jersey", "Espace" et "Roland". Le bilan de la saison 1 est donc très positif, même si ce n'est pas ma préférée.
Saison 3 : la consécration. Le temps de la consécration est arrivé pour "X-Files". Les audiences sont en effet de plus en plus élevées, si bien que la série est presque déjà devenue culte. spoiler: Après avoir perdu son père dans la saison 2 et été laissé pour mort (une autre caractéristique de la série concernant le personnage joué par David Duchovny) , Mulder va bien sûr continuer sa recherche de la vérité dans les passionnants épisodes mythologiques de cette saison, qui, au niveau de la qualité, sont sans doute les meilleurs toutes saisons confondues. A ce titre, les deux premiers épisodes de la saison 3 qui concluent le triptyque entamé avec "Anazazi", à savoir le magnifique "Le Chemin de la bénédiction" et le palpitant "Opération presse-papier", comptent parmi mes préférés. Le reste des épisodes mythologiques sont du même accabit, le groupe de conspirateurs est toujours aussi mystérieux, Mister X toujours aussi imprévisible, Krycek toujours aussi fourbe et l’huile noire fait son apparition. Avec des éléments qui ne cessent de s’ajouter à chaque saison sans pour autant que toutes les réponses soient données, on pouvait craindre le pire, mais (pour l’instant) Carter et ses scénaristes réussissent toujours le pari de rendre cette série hyper passionnante en nous offrant une des plus complexes mythologies vues sur le petit écran. Au niveau des loners, je trouve qu’il y en a plus de moyens que dans la saison 2, mais certains valent leur pesant de cacahuètes ("Autosuggestion", les très drôles "La Guerre des coprophages" et "Le Seigneur du Magma"). Donc, au niveau de la mythologie, on atteint un état de grâce qui sera confirmé dans la saison suivante. Par contre, la plupart des loners m’ont moins intéressé que dans les deux saisons précédentes, ce qui sera heureusement corrigé dans la saison 4.
Saison 2 : la confirmation. La deuxième saison de "X-Files" va confirmer le potentiel énorme de cette série et va même surpasser la saison 1 à mon avis. Mulder et Scully sont de plus en plus liés et se retrouvent vite seuls contre tous, un nouvel informateur arrive (spoiler: le très énigmatique Mister X, qui sera présent jusqu’au début de la saison 4 ), l’homme à la cigarette et l’assistant directeur du FBI, Skinner (apparu à la fin de la saison 1), vont avoir de plus en plus d’importance, la conspiration se met en place, de nouveaux personnages très intéressants apparaissent (Krycek, l’Alien Bounty Hunter)… ouf ! On tient du lourd ! Les épisodes mythologiques sont à nouveau très réussis et plus nombreux que dans la première saison : du très bon season opener (une autre caractéristique de "X-Files") "Les Petits hommes verts", aux passionnants "Duane Barry 1 & 2", "La Colonie 1 & 2", en passant par le très touchant "Coma" et l’un des meilleurs épisodes de la série entière, "Anazazi". Les loners ne sont pas en reste et il est intéressant de noter qu’ils deviennent de plus en plus sombres ("Le Fétichiste"), gores ("L’Hôte") et pour la première fois humoristiques ("Faux frères siamois"), ce qui deviendra une autre caractéristique de cette série dans presque toutes les saisons suivantes. Enfin, autre nouveauté : les triptyques débutant dans le dernier épisode d’une saison et continuant dans la saison suivante. Avec celui couvrant les saisons 2 et 3, je pense qu’on tient tout simplement le meilleur triptyque de toute la série et également trois des meilleurs épisodes : "Anazazi" dont j’ai parlé plus haut, mais aussi "Le Chemin de la bénédiction" et "Opération presse-papier" dont je reparlerai dans la critique consacrée à la saison 3. Cette saison 2 est donc à mon avis meilleure que la première, les scénarii sont de mieux en mieux écrits, la mise en place de la conspiration est passionnante, la quête de la vérité menée par Mulder et Scully s’avère de plus en plus semée d’embûche. Mais, ce n’est encore rien comparé à ce qui nous attend dans les deux saisons suivantes.
Saison 4 : l'apothéose. Après une excellente saison 3, difficile de penser que Carter et sa bande allaient faire mieux. Et pourtant, cette saison parvient à réaliser l’exploit d’être encore meilleure et c’est d’ailleurs ma préférée de la série. David Duchovny et Gillian Anderson sont au sommet de leur art (pour moi, ils réalisent leur meilleur performance de la série avec respectivement "Le Pré où je suis mort" et "Journal de mort"). Le season finale de la saison 3 n’avait pas été aussi marquant que celui de la saison précédente ou même de la saison 1, mais le season opener de la saison 4 est très réussi et surprend une nouvelle fois par la disparition d’un personnage majeur (spoiler: à savoir Mister X ) et l’apparition du troisième informateur de Mulder, la très charmante Marita Covarrubias. Les autres épisodes mytholgiques sont à nouveau excellents (même si j’ai une légère préférence pour ceux de la saison précédente) dont notamment "Tungunska 1 & 2" (dans lequel le mystère sur l’huile noire commence un peu à s’éclaircir spoiler: et où Krycek devient manchot ), "Tempus Fugit 1 & 2" (dans lequel on a le plaisir de revoir le sympathique personnage de Max, vu dans la saison 1) où encore le season finale, "Le Baiser de judas" (qui laisse entrevoir de gros changements). Mais ce qui fait vraiment la grande force de cette saison, c’est la qualité des loners. A de rares exceptions ("Teliko", "El Chupacabra" ou "L’Homme invisible"), ils sont tous très réussis, entre horreur pure, avec le terrifiant "La Meute" (qui a dû inspirer pas mal de films d’horreur dans les années qui ont suivi), suspense, avec "Les Hurleurs" (dans lequel on se rend compte que l’Allemand est une langue qui peut faire beaucoup flipper), humour, avec "La Queue du diable" (peut-être mon épisode humoristique préféré) et drame, avec "Le Pré où je suis mort" (sans doute mon loner préféré et je dirais presque mon épisode d’"X-Files" préféré ; il est tellement émouvant cet épisode), "L’Homme à la cigarette" (brillant épisode nous racontant la vie de l’homme à la cigarette et son implication importante dans des faits historiques majeurs, où l’on se rend compte du côté pathétique de sa vie – c’est un écrivain raté) ou encore "Cœur de Tissu" (bouleversant épisode où Mulder se laisse embobiner par un tueur en série au sujet de sa sœur). Avec cette saison 4, on tient un pur chef-d’œuvre, si bien que je me dis parfois qu’il aurait presque fallu s’arrêter là, car c’était clairement impossible de faire mieux voire aussi bien ensuite.
Saison 5 : les débuts d’un déclin progressif. Après quatre saisons qui ont marqué à jamais l’histoire de la télévision, "X-Files" va malheureusement perdre de sa superbe et commencer à montrer d’inquiétants signes d’essoufflements. La principale raison expliquant cette baisse de niveau est bien sûr le fait que Carter et sa bande ont planché sur le film durant toute la saison et l’ont donc un peu délaissé. Néanmoins, les deux premiers épisodes nous laissent entrevoir une nouvelle très grande saison, avec un Mulder qui a changé du tout au tout (spoiler: il ne croit plus aux extraterrestres désormais, mais à un complot humain et spoiler: l’homme à la cigarette laissé pour mort (une autre caractéristique de la série) à la fin du deuxième épisode. Malheureusement, les autres épisodes mythologiques sont moins nombreux et moins marquants que dans les saisons précédentes, voire franchement très moyens ("Emily 1 & 2" spoiler: avec le premier bébé de Scully ). Le diptyque "Patient X 1 & 2" viendra un peu remonter le niveau, notamment avec l’introduction d’un nouveau personnage spoiler: (Cassandra, qui se révèlera être l’ancienne épouse de l’homme à la cigarette) et surtout spoiler: marquant la fin du groupe de conspirateurs (sauf l’homme à la cigarette, qui comme toujours parvient à s’en sortir) . Quant au season finale, "La Fin", son titre est trompeur, car spoiler: bien que les X-Files ferment, la fin du film va laisser entrevoir leur réouverture. Cet épisode introduit également un personnage majeur de la série, à savoir le jeune Gibson Praise, spoiler: qui s’avérera être la clé de la vérité.
Saison 9 : une fin en queue de poisson. This is the end. Et il était plus que temps. Très peu de choses à sauver de cette saison qui est clairement la plus faible de toutes, car très peu d’épisodes – mythologiques et loners confondus – ne surnagent. Chose terrible pour le grand fan de "X-Files" que je suis, je me suis totalement désintéressé de la direction que pouvait prendre la mythologie et la fin m’est apparue pour le coup complètement ratée. spoiler: Tout ça pour apprendre une date, celle de l’invasion extraterrestre… De plus, alors que Mulder avait participé à la moitié de la saison 8, spoiler: il faut attendre la fin de la saison 9 pour le revoir . Scully, quant à elle, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle n’a plus la même force de caractère qu’auparavant et semble détachée de tout. Quant au duo formé par Doggett et Reyes, il est bien entendu moins marquant que le duo Mulder et Scully, et, si le personnage de Doggett est vraiment intéressant, je trouve que celui de Reyes l’est beaucoup moins. C’est donc clairement vers les loners que je me suis reporté, mais à l’inverse de la saison précédente, ils sont souvent peu intéressants. Citons quand même le surprenant "Daemonicus, l’original "Amnésie", le très beau "Audrey Pauley" et surtout "N’abandonnez jamais", spoiler: qui est le dernier épisode où l’on voit les si attachants lone gunmen, qui malheureusement connaissent une fin tragique mais en même temps noble et courageuse . Cette saison est donc un échec et la preuve que "X-Files" aurait dû s’arrêter il y a déjà longtemps.
Au bout 9 ans d'X-Files, David Duchnovny a finit par arrêter, lassé par son rôle de Mulder, et on le comprend. Résultat, il est remplacé par un Robert Patrick (ex T-1000 dans Terminator) qui crève l'écran . Scully, quand à elle, est remplacée par l'agent Monica Reyes, une femme dôtée de pouvoirs de médium. La belle Annabeth Gish peine à suivre Robert Patrick, tant son jeu d'acteur est énorme. Pour cette saison 9, les effets spéciaux sont de mise. La bande son de Mark snow est toujours aussi belle. Néanmoins, le scénario tourne en rond, cette saison 9 est très atmosphérique, il y a peut d'action, on ressent un essoufflement généralisé, et le risque de s'endormir à chaque épisode est devenu grand. X-Files aurait clairement dû s'arrêter à la saison 8.
Une série phare ! Cultissime. La série démarre sur les chapeaux de roue et embarque tout un public, dans le monde entier. Une 2ème Saison qui apporte encore plus assurance et d'affirmation dans des scénarios de plus en plus complexes. Une 3ème Saison avec un complot et certains éléments ajoutés (l'huile noire, les clones...) maintiennent une attention constante dans la progression complexe des intrigues. Une 4ème Saison en deça des précédentes, mais qui regorge d'épisodes d'anthologie (Tunguska, Crime de mémoire, tempus fugit) et d'un final haletant. La 5ème Saison, une des meilleurs, mais aussi une des plus courtes, qui joue beaucoup sur le côté émotionnel et, de façon agréable, sur l'humour. 6ème saison, avec de très bons épisodes même si, après l'apogée de la 5ème Saison, une petite baisse de régime se fait ressentir. De très bons scénarios pour une 7ème Saison et dernière vraie Saison avec David Duchovny. Pour la 8ème Saison, presque sans David Duchovny. Le charisme de Robert Patrick confère une nouvelle tension, et son tandem avec Gillian Anderson fonctionne à merveille. Enfin, une 9ème Saison. Toutes les bonnes choses ont un fin. Pour que X-files laisse une bonne impréssion, il était temps de l'arrêter avant qu'elle n'épuise toutes ses ressources narratives. La Saison clôt ainsi la série de façon ouverte.
"X-Files : Aux frontières du réel", l'une des séries précurseurs qui a démocratisé le genre de la Science-fiction dans le domaine télévisuel. Un feuilleton culte qui a puisé sa force dans son inspiration exhaustive des multiples "légendes", "mythes" et autres "phénomènes paranormaux" bien connus de tous, le tout dans un cadre réaliste. Celui-ci joue par ailleurs sur la dualité Foi/Rationalité avec un duo très intéressant qui possède une excellente alchimie malgré le fait que tous les opposent.
Serie devenue culte qui etais très bonne a ses début mais qui a vite sombré et est devenue ennuyeuse,ce qui est dommage. Les 2 personnages principaux qui sont totalement opposées sont très bien. Avec le temps et les saisons la serie est devenue mauvaise.
X files a frappé très fort, en révolutionnant le petit écran avec son histoire d'agents du FBI résolvant diverses affaire paranormales. La série doit sa renommée à ses épisodes mythologiques, traitant d'OVNIs et d'extra-terrestres...mais également à ceux à part. C'est à dire les aventures où nos deux héros se confrontent à des monstres de toutes sortes. Parmi les plus marquants, il va sans dire que ceux impliquant Eugène Tooms ont une place au sommet du podium. "Compressions" fut le premier épisode à laisser les rencontres du troisième type de côté pour se concentrer sur la terreur pure. En faisant la connaissance de Tooms, monstre capable de se glisser dans les endroits les plus exigus pour tuer ses victimes, notre trouillomètre fut poussé au plus haut. Surtout quand son interprète arrive aussi aisément à nous glacer le sang à chacune de ses apparitions. Regard de psychopathe à faire frémir une porte de prison, impassibilité à toute épreuve...Doug Hutchison est marquant. Tellement marquant qu'il fait son retour en fin de saison 1. Et ce ne sont pas les quelques mois enfermés en asile qui ont rendu Tooms plus...délicieux. Bien au contraire, il semble toujours aussi intéressé à l'idée de finir son festin - constitué de foies humains - afin de pouvoir aller hiberner pendant 30 ans. C'était sans compter Mulder et Scully, qui compte bien l'en empêcher. L'intro a elle-seule suffit à nous replonger dans ce climat peu accueillant, qui hantait le premier épisode. Même si la suite se révèle un peu inférieure à Compressions, Le retour de Tooms reste un des épisodes les plus terrifiant. Ce qui cloche? Le fait que l'on sache cette fois-ci où le mutant affamé se trouve, contrairement au premier épisode, qui jouait sur la suggestion. Sinon, c'est toujours aussi bon. Si vous voulez en profiter pleinement, regardez les deux épisodes la nuit, seul(s). Effet garanti
La meilleure série que j' ai connue à ce jour . Les 9 saisons témoignent de sa longévité exceptionnelle, même si je pense qu' il aurait fallu arréter la série à la fin de la 7ème saison - un scénario à ce titre avait été prévu par Chris CARTER - et lancer le 2ème film . Il n' était pas évident de faire une mythologie ordonnée sur une si longue période, mais le réalisateur (et créateur de la série) a su maintenir un canevas précis et finalement facile à suivre - le double épisode final à su préciser les contours, tenants et aboutissants de la mythologie . Bravo à C.C. et aux acteurs principaux - D. DUCHOVNY, G. ANDERSON (ainsi que R.PATRICK et A. GISH pour les saisons 8 et 9) et place maintenant (je l' espère) à la franchise ciné !