La suite de cette série ne sort seulement dix ans après après la première partie. Si la mise en scène et l'interprétation sont d'égales qualités (les trois acteurs principaux reviennent), le scénario ressemble plutôt à un copié/collé de la première saison. Le tout reste de grand qualité et toujours prenant. Une saison est prévue, à voir donc. Réussi aussi donc.
Comme la 1ère saison, ça se regarde agréablement malgré les facilités de scénario et les nombreuses invraisemblances grâce à la belle réalisation dans les paysages exotiques de Colombie et des acteurs convaincants malgré tout. Mais le dernier épisode, un cliffhanger qui ne vise qu'à annoncer une 3e saison, est vraiment bâclé tant dans la forme que dans le fond et gâche encore plus l'ensemble. Désolant.
Deuxième édition des aventures de Jonathan Pine/Andrew Birch/Matthew Ellis quelques années après la première. Cette fois-ci derrière le trafic d'armes, il devra déjouer un coup d'état en Colombie... Je ne suis pas un lecteur de John le Carré mais cela se sent que l'intrigue de cette saison n'ait pas de son fait tant les ficelles sont grossières pour pouvoir rattacher les deux saisons (je pense spoiler: au grand méchant qu'on nous montre mort au début pour le faire revenir de manière grotesque plus tard ). C'est dommage car cela dessert toute l'intrigue, sinon comment expliquer que spoiler: Roper ne se soit pas méfié quand son fils lui rapporte qu'il fricote en affaires avec un inconnu anglais ? C'est pas comme s'il lui était arrivé la même chose !
Ces deux points importants ainsi que le sempiternel et pourtant inexplicable double jeu du MI6 (décidément !) alourdissent la sortie qui au contraire à la fin spoiler: fait preuve d'un peu plus d'originalité en proposant la victoire nette, et sans doute temporaire, du méchant.
Sinon, il est toujours intéressant de découvrir les décors et paysages colombiens que l'on n'a pas l'habitude de voir dans les fictions, de découvrir aussi Camila Morrone (qui en plus ne sert pas de plot ou de prétexte à une liaison) par contre je ne suis pas convaincu par Diego Calva que j'avais déjà trouvé bien fade dans "Babylon".