American Crime Story
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RealPrime
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Critique de la saison 2
1,0
Publiée le 31 mai 2026
Comment peu t-on passer d'un chef d'œuvre complet à une calamité ? D'un récit immersif du journalisme au policier en passant par le judiciaire, à spoiler: une immersion furtive du monde de la mode mais bien trop du mouvement "lgbt" encore frais et ses longueurs verbales et l'oublie total de l'enquête ? Egale à la première pour ses 9 épisodes, un jeu pourtant percutant et des enjeux bien présents, comment s'appel cette saison pourtant ? "Assassinat de Gianni Versace" ?, je là renommerai volontiers "LGBT l'immersion" ??? NON et NON, 2 épisodes correctement consacrés au fabuleux duo du luxe vestimentaire camper par le duo Penélope Cruz / Édgar Ramírez respectivement Donatella & Gianni Versace. Une relation conflictuelle sur la gestion, conception et donc dérouler de cette entreprise parmi leur plus culte de l'ultra luxe. Penélope y incarne avec justesse cette femme blaisée mais sœur d'un homme à l'obsession dévorante de la perfection, quitte à provoquer et choquer. Edgar dans l'incarnation du parfait couturier, cherchant inlassablement les meilleures filles de défilé, provoquant sa sœur en contradiction constante. Un homme lui-même homo dont le passé familiale rude que son père n'accepta jamais ce choix (personnel comme professionnel). Puis s'en est fini, vint ce tueur, le passé également dure d'un père à l'inverse, heureux et fière. Une suite de série entièrement consacrée au milieu homo, romances ratées entre le tueur (Darren Criss) et ses entourages, première relation avec son "Graal" mitigé jusqu'à ce qu'elle se conclue violement et ne lui fasse passé le moral du coté obscur. Au final cette saison montre comment un seul homme est devenu haineux de cette communauté par l'échec de ses relations perso, de l'échec d'une rencontre d'avenir avec un homo mais de son "également", fascination du milieu.
Seul le dernier acte fut une réussite mais dans sa globalité, une passoire verbale.
RealPrime
RealPrime

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Critique de la saison 1
5,0
Publiée le 22 avril 2024
Dans le veine d' "American Horror Story", nominations "record" aux Emmy's & Golden, il faut dire que dans la catégorie des séries retraçant des faits réels ou plus encore, des séries historiques marquantes, celle là occupe largement la première place, du moins pour son commencement. spoiler: Le plus gros procès des années 90, la plus grande star du foot U.S. et pour clôturer le tout, le racisme puissance 15 parmi la police même de L.A. Il n'en fallait pas plus ni moins pour que, dès le pilot, on soit mit dans le bain, un bain très brûlant qui va tour à tour, au fur et à mesure de près de 8 mois d'audience, de rassemblement de preuves et de chaotiques échanges entre justice et presse, donner à cette première saison un coup de pied monumental. Scénario, jeu, casting, réactions, photo jusqu'à même cité les figurants, toutes et tous furent d'une absolue perfection en nous entrainant dans s coulisses bien salés de cette affaire sans nom. 10 épisodes durant lequel hommes et femmes, brillement joués par Cuba Gooding Jr. (hystériquement parfait mais parfois exagérer), Sarah Paulson, Bruce Greenwood, Sterling K. Brown, John Travolta (dont la v.f. totalement sidérale de Patrick Béthune ainsi que sa gesticule quotidienne auront sublimés l'ensemble et auront fait table rase de son passé disco), David Schwimmer, Courtney B. Vance & Kenneth Choi nous ont transportés, lessivés et simplement compter cette fresque judiciaire démesurée. Ultra médiatique, ultra raciale, ultra controversée pour faire naître une affaire dans l'affaire, cette époque fut celle durant laquelle le racisme des blanc envers les noirs, surtout du côté policier, aura enfin été mis en très grande lumière. Des enregistrements audio d'une puissance XXL donnant lieu à de premières vraies réponses judiciaires tout en ne parvenant pas à réellement dire ou répondre : "Malgré tous çà, il était violent avec elle et là massacrée !". Une double affaire passionnante et royalement complexe jusqu'à son apogée qui sonna le clap de fin ou presque d'un procès titanesque aux portées sociales et politiques furieuses
. Si la série commence tel quel, qu'en sera t-il de la suivante ?
RealPrime
RealPrime

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Critique de la saison 3
2,0
Publiée le 25 septembre 2024
Dernière en date et mon avis la dernière tout cours étant donner depuis combien de temp la suivante aurait dû être diffusée. Là encore malheureusement nous passons encore à un récit longuet, jeu morose et donnant des envies dormantes tant les longueurs sont reines et l'absence de dynamisme surpuissant. spoiler: Oui c'est un récit très précoce à #MeToo mais soyons franc jeu, 10 épisodes à voir une détresse parfaitement justifiée mais larmoyante, l'obsession journalistique pour les scoop et un FBI attentionner dans ses investigation mais dans un tout très long. Un jeu non dynamique, beaucoup d'allure ralentie et des apparitions de casting donc on ne comprend même pas pourquoi, Cobie Smulders ("MCU"...) en blonde d'investigation qui déboule de nul par sans qu'un aucun moment on ne comprenne ce qu'elle est. Puis la première "vedette" Annaleigh Ashford étant violement remplacée par Beanie Feldstein dans leur liaison respective. On découvre rapidement une et on passe tout aussi vite à l'autre ? Un bug scénaristique mal compris avant que la première ne revienne à la charge mais plus vraiment dans la même ligne optique. Quant à Clive Owen ("Valérian"...), son interprétation très juste du président Clinton lève un voile tellement méconnu pour nombre d'entre nous sur ces "illégales" relations secrète et tonitruante qu'il eu jadis avec des stagiaires. Un voile lever tel une tempête politico-sentimentale et ultra personnelle envers sa légendaire épouse, première dame d'antan Hilary (Edie Falco) dont les scène houleuses démontrent parfaitement les coulisses d'un affrontement personnel comme jamais on aurait pû le penser
. Il est certains qu'à la suite de cela, on ne regarde plus le vieux Bill comme avant. Une saison intéressante par moments mais bien trop molle et longues par d'autres qui ne laisse donc pas le meilleur souvenir.
On regarde quoi ce soir ?
On regarde quoi ce soir ?

61 abonnés 868 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 3
4,0
Publiée le 11 décembre 2021
En août 1998, après qu'il a confessé publiquement avoir eu des relations sexuelles avec Monica Lewinsky, le Président Clinton fait l'objet d'une procédure de destitution.
L'épisode 1 est long à se lancer. Il faut se faire au style et surtout au rythme de la série mais finalement elle devient rapidement passionnante et nous transmet un goût de reviens-y. C'est lent car cela raconte une histoire mais le traitement est rigoureux et cette dernière est bien racontée. C'est parfois compliqué avec les changements d'époques, surtout en début d'épisode où on nous balance une scène obscure, si bien que l'on se demande parfois si on ne s'est pas trompé de série (cf ep 3). Néanmoins c'est impressionnant comment les faits sont scrupuleusement respectés jusque dans les dialogues (Lewinsky a participé au projet en tant que productrice). La série est intelligente : nous ne voyons jamais une scène de sexe, tout est suggéré alors que c'est tout de même le sujet principal de cette histoire. Les acteurs choisis ressemblent (de près ou de loin) aux vrais personnages et ils jouent super bien, que ce soit Beanie Feldstein (Monica Lewinsky), Annaleigh Ashford (Paula Jones), Clive Owen (Bill Clinton), Sarah Paulson (Linda Tripp) ou même Edie Falco (Hillary Clinton).
Bill Clinton est percé au grand jour : manipulateur et menteur, en plus d'être un coquin à tendance perverse… Quant à Linda Tripp je n'arrive pas à avoir de la compassion pour elle. Ses justifications ne me convainquent pas : sa haine du Président a pris le dessus sur toute rationalité, et à mon sens, elle a également tenu à flatter son ego. Elle avait un manque de reconnaissance. Mais de là à trahir son amie, la seule qu'elle ait eu. Alors oui au début c'est plus une distraction qu'une amie mais ça l'est devenu et à aucun moment elle n'a songé à ce que Monica allait ressentir, et au retentissement que cela aurait sur elle et sa famille jusqu'au restant de ses jours. Monica est réhabilitée, la vérité éclate au grand jour. Elle était seulement amoureuse et grandement naïve. Elle a été broyée par le système et a dû supporter insultes et quolibets.
Linda a-t-elle agi de cette façon pour sauver Monica ? Je ne pense pas. Ses intentions sont nébuleuses. Elle s'est servie de Lewinsky pour se venger de la maison blanche et des démocrates, elle la républicaine, mais aussi pour venger la mort de Vince Foster qu'elle attribue à Clinton. Cette femme a un grand besoin de reconnaissance. Monica fut une victime collatérale. Linda a-t-elle sauvé Monica ? Je ne pense pas non plus. Certes elle l'a retirée de l'emprise de Clinton mais je pense que dans tous les cas elle s'en serait sortie car elle aurait été à New York et puis de toute façon Bill s'éloignait d'elle. Elle n'a peut-être pas gâché sa vie mais elle a changé son existence, assurément !
C'est dommage que le rôle d'Hillary Clinton ne soit pas plus étoffé. De même, la fin est expéditive. J'aurais aimé connaître le devenir des protagonistes dans un générique de fin.
C'est bien fait et tout sauf barbant, une adaptation réussie !
RAYENE M.
RAYENE M.

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Critique de la saison 3
4,5
Publiée le 19 octobre 2022
Magnifique saison 3 avec l'affaire Lewinsky et la procédure de destitution du président américain de l'époque Bill Clinton.
Suspense garanti et une tension à couper au couteau.
Je mets un 4,5 comme note car certains acteurs ne sont pas tres ressemblants aux originaux, sinon, tout le reste est parfait.
RAYENE M.
RAYENE M.

34 abonnés 360 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
5,0
Publiée le 7 janvier 2022
J'ai adoré cette première saison !
Quel scénario, quel casting !
Et la participation de John Travolta, bien que dans un rôle secondaire est magistrale.
Celle de David Schwimmer également.
Bravo les acteurs
RAYENE M.
RAYENE M.

34 abonnés 360 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 2
4,0
Publiée le 15 février 2022
J'ai bien aimé la première saison mais un moins la deuxième qui manque surtout de suspense malgré une excellente narration et un bon jeu d'acteurs
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 480 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 3
3,5
Publiée le 14 janvier 2022
Intéressant de se replonger dans ce moment d'Amérique, qui ne peut être qu'américain. Comme la première saison autour d'OJ Simpson, l'affaire Lewinski, montre un terrible trauma de la société US, une de ses faiblesses exacerbées autour de la morale sexuelle comme de la question raciale.
Et c'est en cela que la série est intéressante
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 1
2,0
Publiée le 22 septembre 2021
Déjà 3 épisodes et ça fait que des clins d'œil aux Kardashian... Chez les Kardashian ont est fidèle en amitié....(épisode 3) Mdr bref en espérant que les autres epidoses se focalisent plus sur d'autres personnages
captainlo
captainlo

12 abonnés 66 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 2
4,0
Publiée le 13 mai 2025
Une deuxième saison sur Versace, ici les producteurs on fait le choix de s'intéresser au tueur, allant presque parfois à vouloir le rendre plus humain mais il n'en reste pas moins un deuxième saison est toujours aussi efficace bien qu'un peu en dessous de la 1ere notamment à cause de quelques longueurs, à mon sens deux épisodes en moins aurait été bénéfique.
Wandaproject
Wandaproject

5 abonnés 42 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 11 octobre 2025
Attention série addictive !
Je n’avais pas vu un tel suspense depuis 24H chrono!
Les décors, costumes, tout est extrêmement bien reconstitués et le jeu des actrices principales juste époustouflant !
A voir absolument !
Beubeu92
Beubeu92

6 abonnés 133 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
5,0
Publiée le 2 juin 2023
J'ai lancé cette série sans grande conviction et j'ai été soufflé par son rythme, sa tension, son réalisme et l'incroyable talent des acteurs.

L'affaire O.J. Simpson fait partie de la culture contemporaine des USA. À ce titre, il est intéressant de la connaître et ce docufiction est une adaptation impressionnante de réalisme. Il suffit de comparer les acteurs aux personnages réels pour en mesurer l'authenticité. Cette affaire célèbre est, au final, un prétexte aux enjeux politiques, sociaux, raciaux et économiques qui secouent et gangrènent les États-Unis depuis toujours. La complexité des relations entre les communautés noires et la police américaine que l'on connaît aujourd'hui trouve en partie ses racines dans cette affaire, qui fait un lien intéressant avec les émeutes de 1992 suite à l'affaire Rodney King. D'ailleurs, même si vous ne connaissez pas ce procès avant de vous lancer dans la série, vous en aurez certainement entendu parler dans des films, des séries ou des livres, en allusion aux ressorts sous-jacents de l'affaire : l'intégrité de la police, l'influence disproportionnée des médias, la manipulation de l'opinion publique, les erreurs judiciaires.

J'ai regardé cette série sans connaître l'issue du procès et je pense que cela a rendu son visionnage d'autant plus captivant. Certains coups de théâtre m'ont laissé sans voix et d’autres ont provoqué d’impressionnante montées d’adrénaline. J'ai vécu ce procès avec un épisode par jour, comme s'il se passait en direct. Si vous en avez la possibilité, je vous recommande d'en faire de même. Ce n'est pas seulement une série car il ne s'agit d'une histoire vraie. C’est une expérience qui vous permettra d'appréhender les États-Unis avec un nouvel éclairage.

Travolta est une tête d'affiche intéressante, mais j'ai du mal à dire si le surjeu dont il fait preuve est délibéré ou non ; quoi qu'il en soit, c'est un plaisir de le revoir après autant d'années de discrétion. Sarah Paulson, dans la peau de Marcia Clark, est magistrale. Ils le sont tous, sans exception. Courtney B. Vance, interprétant Johnnie Cochran, est d'un charisme renversant. Le rôle d'O.J. Simpson, tenu par Cuba Gooding Junior, est une véritable révélation ; digne d'un DiCaprio, qu’on aimerait retrouver ailleurs, même sur grand écran. J'ai beaucoup apprécié le personnage de Christopher Darden, joué par Sterling K. Brown, il est d’une sensibilité et d’une sincérité désarmante. Difficile de voir l’acteur derrière le personnage. Sa voix, qui fait penser à celle de Michael C. Hall (Dexter), le rend particulièrement attachant.
Alex560
Alex560

5 abonnés 122 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,5
Publiée le 19 février 2025
La première saison d’American Crime Story, centrée sur le procès ultra-médiatisé d’O.J. Simpson, frappe fort par sa capacité à mêler habilement reconstitution minutieuse et tension dramatique. Ryan Murphy, Larry Karaszewski et Scott Alexander livrent une fresque captivante qui dépasse le simple récit judiciaire pour explorer les rouages de la justice américaine, les conflits raciaux et le pouvoir de l’opinion publique. Dès le premier épisode, la série nous plonge dans une ambiance suffocante où chaque détail compte, nous rendant complice d’un drame qui a bouleversé l’Amérique des années 90.

L’écriture précise et documentée est l’un des points forts de cette saison. Chaque épisode est un morceau d’histoire raconté avec rigueur, mais sans jamais sacrifier l’émotion. Les scénaristes réussissent à humaniser des figures emblématiques de l’affaire tout en posant des questions essentielles sur la culpabilité, la vérité et la manipulation médiatique. Le rythme est maîtrisé, alternant entre moments d’intensité juridique et plongée dans la vie privée des protagonistes, ce qui confère à la série une richesse narrative rare.

Le casting, quant à lui, est tout simplement remarquable. Sarah Paulson est bouleversante dans le rôle de Marcia Clark, offrant une performance nuancée qui dévoile les failles d’une femme confrontée à une pression insoutenable. Cuba Gooding Jr. campe un O.J. Simpson ambigu, oscillant entre charme et inquiétude, tandis que Sterling K. Brown et Courtney B. Vance brillent respectivement en Christopher Darden et Johnnie Cochran. Chaque acteur incarne son personnage avec une telle justesse que l’on en oublie presque qu’il s’agit d’une fiction.

Si je n’ai pas attribué la note maximale, c’est peut-être en raison de quelques longueurs dans les derniers épisodes, où la série s’attarde parfois trop sur des aspects secondaires du procès. Néanmoins, ces légères faiblesses sont rapidement éclipsées par la qualité globale de la mise en scène et l’intelligence du propos. The People v. O.J. Simpson est une œuvre marquante, non seulement pour sa reconstitution fidèle, mais aussi pour sa capacité à interroger, encore aujourd’hui, les failles de notre société. Une saison à voir absolument.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,5
Publiée le 26 juillet 2017
Si les débuts sont un peu laborieux, les deux premiers épisodes hachés ou complaisants, la suite, les huit épisodes suivants, est tout bonnement remarquable. C’est bien simple, Ryan Murphy et son compagnon de toujours, Brad Falchuk, réussissent le coup presque parfait en orientant leur nouvelle anthologie vers le judiciaire adapté des grandes affaires américaines. Documentée, soignée, diablement bien interprétée, astucieusement montée, American Crime Story démontre que Murphy est capable de tout, de supplanter le ton léger et parfois grotesque de son inégale American Horror Story pour nous livrer une fresque d’une remarquable intelligence dans les locaux de la cour suprême californienne. Pour l’histoire, en 1994, la star bien-aimée afro-américaine du football US, OJ Simpson, est inculpé pour le meurtre de son ex-femme et de l’un de ses compagnons. S’ensuit un procès dantesque qui verra son cadre sans cesse bousculer, qui dépassera allégrement les frontières d’une simple procédure pénale pour s’étaler sur les maux de la société d’alors.

La médiatisation de l’affaire et des débats au sein de la cour, l’investissement et le sacrifice des jurés, le poids de l’opinion public, les multiples collusions potentielles, tout ça s’entasse sur le dos d’un combat sans féroce entre une accusation convaincue et altruiste et une défense retorse composée d’une pléiade de prestigieux avocats. La guerre est déclarée dès l’ouverture du procès, là où la série commence réellement, et les coups bas, les attaques, les stratagèmes, les trahisons viendront rythmés de remarquables épisodes d’une précision diabolique. Rappelons que le procès d’OJ Simpson fût retransmis en direct à la télévision dans tout le pays. Ryan Murphy peut donc s’appuyer sur du concret, sans compter sur les multiples ouvrages écrits parus depuis lors. La production, les scénaristes, les acteurs, déroulent sans contretemps, architectes d’un polar judiciaire d’une intensité presque inégalée, très précis et habilement déguisé en drame à suspens.

Passionnante de bout en bout, je parle toujours du troisième épisode jusqu’à la conclusion de la saison, la série profite, le terme est faible, d’un casting d’une toute grande classe. John Travolta, accessoirement à la production, Cuba Gooding Jr, Courtney B. Vance, David Shwimmer, Sarah Paulson, épatante, pour n’en citer que quelques-uns, font un travail admirable, tous parfaitement investis dans les costumes de personnages que toute l’Amérique a pu découvrir 20 ans auparavant. Le casting, c’est souvent la force des œuvres de Ryan Murphy, tient incontestablement une place importante dans la réussite du projet.

L’essai est donc parfaitement concluent. Il s’agit même, à mon sens, d’une brillante surprise tant nous n’attendions pas toute cette maturité. Le thème est judicieusement choisi, cela permettant d’ouvrir l’inévitable question raciale, et voici la promesse faite d’une nouvelle anthologie qu’il s’agira de surveiller de très près à l’avenir. Nous attendons donc impatiemment le retour de ACS à Miami avec l’assassinat de Gianni Versace. Espérons que la deuxième cuvée sera aussi bonne que la première. 18/20
buscapédu79
buscapédu79

3 abonnés 164 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 17 décembre 2023
Très bonne série présentant parfaitement le contexte et les fait avec un bon casting.
Le point positif est le suspens qui reste présent tout au long de la série ...