Cette 2eme saison réserve moins de surprises que la 1ere pour laquelle tout était nouveau et original. Néanmoins on reste toujours accro à ces personnages dont le fameux Baron Noir qui malgré la prison et les imbroglios judiciaires arrive toujours à donner ses bons conseils à gauche et à droite à la nouvelle présidente, adieu Laugier ! Le scénario colle tellement à la réalité qu'on se demande des fois si on regarde bien une fiction. Cette série donne je pense la vraie image de la politique, celle des sommets. Plus on est loin du sommet, moins on la vit comme ça je suppose. C'est froid, malsain, manipulateur et calculateur mais c'est comme ça que ça se passe. Cette 2eme saison n'a pas vraiment une histoire avec un début et une fin, on suit simplement le quinquennat de la nouvelle présidente avec le BN en fil rouge, avec ses problèmes et ses coups politiques. Difficile de savoir qui manipule qui. La fin nous promet une nouvelle saison qui sera attendue je pense.
Si la première saison était réussie, la seconde est poussive. J'ai regardé le premier épisode j'ai été très déçu. Cet épisode est un copié/coller de DALLAS, oui oui la série des années 80, sans les histoires de cul, sans les histoires de famille et sans...pétrole. On nous met en scène des gens qui n'ont ni libido, ni famille, ni industrie ou fortune, ils n'ont rien que la politique.... et celle du café du commerce en plus. S'il n'y avait que ça, on pourrait peut-être y croire ; mais le gros problème c'est que rien n'est crédible : l'ancien député toujours détenu sous surveillance d'un bracelet électronique, à peine "dehors le dedans" reprend contact avec tous ces anciens confrères et consoeurs, sans qu'ils et elles n'aient la moindre réticence envers lui. Il manipule tout le monde sans que personne n'y voit rien. La candidate à la présidente (avec un charisme d'huître) répète tout ce qu'il lui dicte de faire, et elle va même jusqu'à lui "filer" (c'est vraiment le terme, dieu qu'elle est c.... !) son téléphone portable.... et lui à votre avis il en fait quoi du téléphone de la candidate ? et bien il l'espionne sous son nez à elle. Du coup elle gagne, parce que c'est pour son bien qu'il l'espionne... heu pardon pour le bien du peuple. La scène de l'attente des résultats en compagnie de la candidate est grandiose : elle fait les cent pas dans un immense bureau qui ressemble plus à un hall de gare avec au moins 50 personnes autour d'elle qui s'activent à on ne sait quoi, et qui l'ignorent totalement. MDR ! C'est formidable, c'est fort minable, comme dirait l'autre. Je n'ai cru à rien ni à personne, J'ai l'impression que les auteurs n'ont strictement aucune culture politique et qu'ils n'ont jamais mis les pieds dans la moindre mairie du plus petit village ni au siège des plus grands partis. Même "Marseille" sur netflix avec Depardieu était plus crédible. C'est dire...
Canal + se lance en ce moment dans des créations originales, en produisant des séries ambitieuses tels que "le bureau des légendes", ou encore "Panthers". Cette fois ci, la chaîne se lance dans une série politique dans la veine d'House of Cards, et le résultat est satisfaisant. On voit que la série possède un budget assez conséquent, vu certains plans magnifiques. Au cours des 8 épisodes de cette première saison, on suit Philipe Rickwaert dans son processus d'ascension dans l'échelle politique. On nous dévoile les coulisses du gouvernement avec tous les protagonistes qui entrent en jeu. Il était intéressant de voir comment Kad Merad allait jouer ce type de rôle, lui qui est plutôt habitué à des rôles comiques, il s'en sort très bien dans le rôle de ce député. La saison 1 s'achève sur un épisode plutôt décevant et pour le moment, aucune saison 2 n'est commandée, mais elle serai nécessaire au développement de l'histoire
Encore plus navrant que prévu : Après 2 épisodes cette compilation de coups tordus politiques n’a absolument aucune finesse , et et on éprouve rapidement une sévère nausée à l'ingestion de ces turpides électorales d'un autre siècle .. la comparaison avec le classieux « house of cards » fait rire jaune quand on pense que les producteurs vont tout faire pour vendre cette pathétique vision de la France à des télévisions étrangères ... Alors que la série américaine fascine surtout par la complicité surréaliste et le cynisme à toute épreuve du couple vedette , cette pathétique version française fait plus penser au film « les démons de jesus » de BBonvoisin avec une belle galerie de caricatures , et le titre inquiétant « baron noir » laisse augurer que le pire est à venir dans cette série
Série assez mauvaise, hyper américanisée, très mal jouée par cetains et surtout très très tres loin de la réalité. Plus penser à un téléfilm american à bas budget. Tous les avis positifs sont la preuve d'une profonde débilisation politique de la société française.
Nous avons regardé l’intégralité de cette série sur 2 jours, c’est dire si elle nous a captivés ! Bien sûr il y a sans doute un peu d’exagération dans le rythme et la densité des manœuvres politiques, mais il ne faut pas se tromper, ça reste une fiction et non un docu-fiction ; du moins je l’espère, sinon je n’irais plus jamais voter. Ceci dit il y a certainement du vrai dans ce décryptage de la vie politique : équipes de travail, secrétaires,.... Des seconds rôles très intéressants tels que l'adjointe à la mairie de Dunkerque, et ce parallèle entre les politiques locales et nationales. Le personnage principal, remarquablement incarné par Kad Merad, est complexe, : prêt à tout pour arriver à ses fins, étourdissant de mauvaise foi et en même temps, prêt à piétiner ses idéaux humanistes, qui sont pourtant toujours bien présents en lui. Des intrigues amoureuses viennent pimenter la série ( j’ai un peu du mal avec le timbre de voix d’Anna Mougalis ), dont bien sûr la désormais’inévitable relation homosexuelle .
Au fil des épisodes, on craint parfois que le script tourne en rond et finisse par radoter. Mais à chaque fois, les scénaristes dénichent des idées et des thèmes pertinents, modernes et osons même prémonitoires. Les rouages de la politique demeurent fascinants grâce à des personnages d'une densité incroyable. Le casting est irréprochable, Kad Merad en tête.
Baron Noir est une série agréable, construite sur 8 épisodes et sans prendre en otage le spectateur elle déroule une intrigue prenante et parlante. La série se veut plutôt didactique et le réalisme produit par de nombreux détails ( plusieurs mandats, passage de l'affaire politique au dossier européen) est assez fascinant. On s'y croirait, donc, et même la surprise de voir Kad Merad en tête d'affiche se trouve vite dégonflée: si l'acteur avait un peu démontré ses talents dans "Je vais bien ne t'en fais pas", ici, on voit que ce n'était pas un hasard, c'est un très bon acteur à qui l'on donne trop souvent le même rôle de comique de service.
La Saison 1, en dépit de certains défauts, était assez réussie et on la suivait avec intérêt. Mais cette Saison 2 n'accroche pas : elle est beaucoup trop répétitive et bavarde. On est dans la pire politique politicienne et ces magouilles présentent d'autant moins d'intérêt que le véritable contexte social en est absent. Certes, Kad Merad reste excellent. Il réalise un formidable numéro, en particulier quand il fait un retour imprévu dans une réunion du PS. Mais ça ne suffit pas à faire une saison de 8 épisodes et on s'ennuie assez vite.
Si l'intrigue principale est particulièrement soignée, on ne peut pas en dire autant de la direction d'acteurs, surtout dans les premiers épisodes de cette saison 2. Plusieurs scènes avec Kad Merad sont gênantes de fausseté, aussi bien au niveau de la mise en scène que du jeu des acteurs, en décalage avec les personnages. Comme c'est moins flagrant dans la fin de la saison, il faut croire que certaines scènes ont été réalisées dans la précipitation. Du moins c'est à espérer.
Cette nouvelle saison questionne avec intelligence le terrorisme, la mixité sociale et le contrat de travail unique, sans oublier d’inclure la récente réorganisation complète de l’échiquier politique national. Un nouveau bon crû.
Après « Borgen », « House of cards » et « Le mari de la ministre », les amoureux de fictions politiques peuvent compter sur la série « Baron Noir » pour les captiver.