Une des meilleures séries que j'ai vu depuis des années. les acteurs sont excellents (Kad Merad). Le scénario léché. Cette série m'a définitivement réconcilié avec les séries françaises.
J'avais aimé la première saison, tout en tiquant sur certains aspects pas toujours crédibles. Cela a encore été le cas ici, mais de façon nettement moins régulière et appuyée. D'ailleurs, hormis un léger souci de diction touchant certains acteurs, ce second volet s'avère remarquable, évitant avec beaucoup d'intelligence la redite pour se plonger aussi bien dans les coulisses du pouvoir que des différentes oppositions, dressant un portrait souvent impitoyable de la « gauche » au pouvoir et de la situation politique actuelle. Ajoutant presque un nouvel arc narratif à chaque épisode tout en gardant un fil conducteur rigoureux, il y a toujours une grande excitation à savoir comment vont évoluer les enjeux, les situations, quelles intrigues et manigances vont apparaître, tout en gardant (quand même) un réel attrait pour cet univers qu'on ne peut s'empêcher de trouver fascinant, dont on aurait (presque) envie d'en faire partie. Toutes les composantes sont décrites avec justesse, précision, évidemment toutes inspirées de la politique actuelle sans jamais la singer, imaginant une sorte d' « univers parallèle » où tous ces dirigeants seraient chacun plus brillants, plus intelligents, plus fins stratèges que ceux dont ils s'inspirent ouvertement (notamment le personnage de Michel Vidal en réplique de Jean-Luc Mélenchon, sans oublier Amélie Dorendeu, « clone » d'Emmanuel Macron parfois presque jusqu'au vertige), les nouveaux venus apportant tous un regard pertinent sur les différentes lignes politiques, que ce soit Vidal, donc, Thorigny ou Chalon. C'est aussi dû à l'interprétation impeccable de chacun : Kad Merad prend encore de l'ampleur, mais on pourrait presque tous les citer : Anna Mouglalis, Pascal Elbé, François Morel, Astrid Whettnall, Hugo Becker... Peut-être y avait-il encore moyen d'améliorer la forme, mais le rythme soutenu, le montage, les dialogues suffisent pour louer cette entreprise souvent captivante, partie d'échecs géante où chacun pense avoir pris l'avantage sur l'autre jusqu'au coup suivant, jamais décisif, mais souvent capital : j'ai vécu cette seconde saison intensément, et au vu des futures pistes suggérées dans l'épisode final, j'avoue être très impatient. La suite, vite !
Globalement, cette saison 2 est bonne mais légèrement en dessous de la précédente. Les différents acteurs restent de qualité. C'est plus dans la réalisation que l'intensité diminue par moment.
toujours aussi ancré sans le réel et dune intelligence rare pour un série française bad merad est énorme gros casting ou tout le monde joue ça partition très bonne saison 3.
La force de cette série politique qui n'a rien à envier aux mastodontes US ou UK (House of Cards, sans nuances), est son incroyable réalisme, et à voir cette dernière année et la politique en temps de covid à quelques mois des régionales et présidentielles, ce réalisme aurait tendance à s'ancrer profondément dans le réel, comme si les auteurs étaient des visionnaires. D'une incroyable acuité, couvrant tous les pôles politiques en parvenant à nuancer chaque extrême de quelque bord soit-il, n'oubliant pas de suggérer les liens entre médias et politique, Baron Noir bénéficie surtout d'un casting étonnant mais d'une justesse rare, et d'une mise en images qui doit beaucoup à Michael Mann, en donnant du corps à ses personnages au sein d'un monde écrasant, éreintant, en les faisant exister dans une géographie magnifiquement filmée (Dunkerque, quoi !). Un must, qui dresse un constat sans concession de la politique, où la manipulation se fait au détriment des populations, pour son propre pouvoir ; où les idéaux, et les personnes qui veulent les incarner, ne peuvent exister sans concéder une partie de son âme.
Le début de Baron Noir offrait un feuilleton intense tendant vers la série bouclée où à chaque épisode, une entrave politico-judiciaire se trouve résolue et toujours conclue par le terrifiant gimmick musical caractéristique. Les derniers épisodes quant à eux perdent ce schéma et le réalisateur Ziad Doueiri nous embarque au plus près de l’inévitable descente aux enfers dont aucun ne sortira indemne.
Toujours écrite par Eric Benzekri et Jean-Baptiste Delafon, cette fiction dénonciatrice est exaltée par la caméra alerte et investigatrice de Ziad Doueiri, nous offrant un postulat engagé, plus vrai que nature où l’ego prime sur la démocratie. Sauf que jamais la fiction ne sera aussi cynique que la vérité.
Meilleure saison à ce jour de la série, le script est vraiment exceptionnel de justesse et d'intelligence. Quel dommage que la post-synchronisation soit aussi mauvaise et que la réalisation approximative essaie de donner bêtement du mouvement à des scènes d'argumentation politique qui n'en ont nul besoin. Les acteurs font tous du très bon boulot, à part quelques scènes dans lesquelles ils ne sont pas très bien dirigés.
La saison 3 est magistrale. On colle à la réalité. Bien sur cela reste de la fiction et les scénaristes se creusent les méninges pour trouver des retournements de situation. Mais cela fonctionne. La série est marquée par l'élection présidentielle en ligne de mire. Cela donne donc un but à la série et ça rend cette saison 3 plus intéressante et vivante que la 2. Rickwaert sort de sa traversée du désert et va franchir tous les obstacles pour devenir enfin le numéro 1. Merad est toujours aussi bon dans ce rôle de loup politique. Je trouve aussi que Morel est génial aussi dans son rôle de dirigeant d’extrême gauche.
Excellente série politique, le scénario est original, avec une intrigue intéressante, des rebondissements improbables qui permettent de garder la tension. L ensemble des acteurs sont bien dans leurs personnages... que dire ... on en redemande, et en plus c est une série française. On peut donc se raccrocher à certains personnages de notre paysage politique... dans lequel on aura pas de mal à faire quelques rapprochements avec la série. C est de la fiction évidemment mais c est Un what if qui laisse à réfléchir également...
Petit scenario, petit acteurs, petits moyens, petite mise en scène, clichés à la pelle. Bon, je m'suis arrêté au premier épisode, j'ai pas pu aller plus loin. Un désastre.
Le scénario se limite à la stratégie de 2 ( bons ) acteurs qui voudraient reconstruire l'union de la gauche de 1981 . L'actrice " Presidente" est toujours indigente . L'écriture est creuse, les épisodes lents : bref, la saison de trop ....
une daube, arrêté au bout de 2 épisodes, et pourtant j'ai du temps à tuer, dialogues surfaits et hyper politiquement correct, un poil de vulgarité pour faire transgressif