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Cinememories
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Critique de la série
3,0
Publiée le 9 mars 2022
Le lycée et les relations qu’on leur associe nous conduisent vers un point qui rompt avec la routine perverse et peu accueillante de l’établissement. La croisade de l’adolescent Américain est à différencier de l’Européen ou d’autres environnements. Brian Yorkey nous fait redécouvrir les clichés et les excès qui persistent encore dans une culture trop flexible et trop refermée sur elle-même. En utilisant le soudain suicide d’une élève, on nous révèle les vices que chaque personne renferme en lui. Qu’elles soient enrobées de bonnes ou de mauvaises intentions, nul n’est à l’abri des vagues de conséquences qui en découlent. Les treize raisons évoquées sont portées à la sensibilité des victimes. Que l’on soit adolescent ou non, les notions d’agression morale et physique ne sont pas restreintes à cette jeune communauté. La série alerte et tente de faire prendre conscience des responsabilités que l’on a envers autrui.
Le phénomène de la crise adolescente est une problématique en perpétuelle évolution. Encore difficile à cerner, l’esprit d’un lycéen ou d’une lycéenne reste exposer à des faiblesses bien connues, mais que tout le monde ne peut combattre. La distance qui existe entre les parents et leurs enfants ne laissent pas l’auteur, Jay Asher, indifférent. Ce sont les morts qui secouent les survivants et on comprend en quoi cette base a du potentiel. L’effet de groupe et l’influence ont beaucoup à voir dans une narration extrêmement lente, mais qui prend néanmoins le temps de décortiquer ses personnages et de comprendre leurs nuances. Certains diront que l’on a à faire à des figures caricaturales, aussi bien dans l’encadrement d’élève que des élèves eux-mêmes. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’on se réfère à des idéaux qui sont communs dans les lycées, voire les collèges à présent. Il est donc important de considérer le deuil qu’on nous expose, avec un recul émotionnel sincère.
Chaque personnage impliqué dans le suicide y laisse son testament en prenant une option sur le prochain ticket vers le paradis. Mais la réalité, c’est que tout peut virer au cauchemar le temps d’un battement de cils, au moment où la solitude domine l’esprit et que le corps mutilé n’a plus la patience de se régénérer. Dans l’enceinte de l’établissement, les jeunes sont intouchables dans le sens où leur second foyer leur propose une évasion et une liberté totale. On ne trouve que des guides chez les enseignants qui minimisent les efforts pour comprendre le bien-être des élèves. Le savoir doit être transmis, mais le savoir ne vaut rien si elle ne relativise pas son discours auprès d’âmes égarées. Les plus populaires s’en sortent, au détriment des plus discrets. Ces derniers sont persécutés pour leur caractère introspectif et sont manipuler pour le simple des divertissements. Entre les ragots qui se racontent et les atteintes réellement présentes dans l’ombre, quelqu’un souffre. Par frénésie ou à effet immédiat, les actes sont irréversibles et induisent une détresse qui mérite d’être soutenue.
Au niveau des personnages, il y en a pour tous les goûts, mais la quasi-totalité se hisse au rang de détestable. Pourquoi donc ? Cela dépend du point de vue et c’est là qu’est la véritable force de cette série qui soulève des débats, vis-à-vis des préjugés et du vécu. Et bien que la mise en scène ait le don d’irriter, faute d’un couplage académique récurrent, il faut reconnaître que la démarche afin de communiquer avec la jeunesse très convaincante. Ce n’est pas toujours dans la subtilité que l’on présente des faits dramatiques ou encore des révélations qui touchent la société, jusque dans ses racines. « 13 Reasons Why » nous invite ainsi à faire abstraction de notre personnalité pour s’ouvrir aux proches, afin que les secrets et les mensonges ne viennent pas perturber notre harmonie.
J'avais quelques réticences quand au fait de me lancer dans cette suite ... Plusieurs raisons à tout cela, la première étant sans hésitation l'angoisse. J'ai quelque peu minimisé cet aspect lors de ma première critique, du moins je trouve, mais oui il faut du temps pour ce remettre d'un pareil choc ! J'y reviendrais. Autre point qui me pousse à reculons vers cette seconde salves d'épisodes, son scénario. Comment rebondir ? Quelle direction prendre ? A cela les scénaristes ont répondus, avec brio même ! Encore plus étoffé, les sujets sont bien prononcés, la tournure prend acte et délivre un message vis-à-vis de la société. La encore le visionnage de ces treize épisodes est terrible. On est tout à coup fasciné, embobiné par la machine et en même temps répudié par sa violence et surtout dévorer par sa détresse ... Les personnages prennent encore plus de poids, c'est difficile de les suivre, ont morflent avec eux. Si j'étais assaillit de questions en terminant la saison une, ici le doute s'installe ... La troisième saison n'est pas encore sortit, d'ailleurs je ne pense pas la regarder avant un bout de temps, je vais digérer celle-ci en premier lieu ...
Après les traumatisantes saison une et deux de 13 Reasons Why j'avais donc quelques réticences à y aller ... Je ne me suis pas trop posé de question en fin de compte et j'ai foncé, bien m'en fasse. Cette suite est toujours aussi addictif, on enfile les épisodes à la chaîne tellement ceux-ci passent à vitesse grand v. Encore une fois l'intrigue est prenante et joue des jeux troubles, personnes n'est ici dépeint de façon pernicieuse mais paradoxalement objecte tout optimisme ... Car oui le problème de cette troisième saison repose sur cette histoire en soi bien tiré par les cheveux et de sa perte de crédibilité au regard de ses égarements et surtout de sa conclusion bancale et bâclée ! Les personnage sont toutefois une valeur sure, l'évolution qu'ils et elles connaissent tout au travers de la série et réellement prenant, ces questions humaines reviennent sans cesse et délivrent des passages forts intenses. Autre petite critique, visuellement ce nouvelle axe regorge de créativité technique mais perd en subtilité ... Une simplicité dans la mise en scène amènerai un coup de fouet non négligeable et une dynamique nouvelle. Une série très intéressante, qui bouleverse et pose des questions d'actualités. Vivement la suite.
Malgré quelques redites et facilités d'intrigue, la série présente les difficultés et souffrances lycéennes sans manichéisme ni simplisme grâce à des acteurs convaincants qui incarnent des adolescents aux réactions et ambitions (malheureusement) vraisemblables. La force de la série est de mêler thriller et comédie dramatique pour rester un divertissement en dépit des thèmes abordés.
Une série de type "whodunnit" est un concept aguicheur, surtout quand on a l'ambition de sauver la jeunesse de tous les dangers (harcèlement physique ou moral, drogue, etc). Sauf que : niveau histoire, qu'est-ce que c'est long...et à part la pauvre Hanna qui n'a rien à se reprocher (hum...) que tout le monde est méchant. Si t'as juste une opinion contraire à la sienne elle serait capable de te faire une cassette pour t'accuser de sa mort! Quant au casting, c'est très beau...tellement beau qu'on a une majorité de minorités (en 20 personnages on a des gays, lesbiennes, asiatiques, noirs, latinos, blonds, bruns...) et ça en est caricatural. Il me semble que la cible de cette série tourne autour de 12-18 ans. Du coup voir des bogoss, belgoss se crêper le chignon pour -le plus souvent- des broutilles doit sûrement suffire... Le pire c'est que la série continue de plusieurs saisons...sans moi!
La série n'échappe pas aux clichés inhérents au genre "film de lycée" : acteurs un peu trop âgés pour le rôle, stéréotypes, etc. Toutefois, "13 reasons why" s'applique justement à détourner ces clichés au fil des épisodes, au travers de personnages subtils et attachants. L'histoire est bouleversante, immédiatement addictive, dégageant un sentiment prégnant de tristesse et de mélancolie. Une belle réussite...
Une excellente série sur un sujet très dur qui n'a pas peur de montrer les choses de manière un peu crue et provocante, peut être trop au point de faire de la vie de lycée une image d'enfer permanent et un peu sensationlaliste. L'exécution est excellente avec un suspense constant.
La première saison de suffit à elle même et conclut son histoire en nous ayons tenu à l'écoute tout du long. Difficile de voir comment et pourquoi une suite verraient le jour.
Mais qui a tué Hanna Baker, c'est la question qui va hanter le personnage principal Clay Jansen. La force de cette série réside dans le suspens lié à la lecture de chacune des cassettes.
Certes, certains propos sont dures et ne peuvent être entendus et/ou vus par tous mais à quel prix. On suit le parcours de notre héros pour savoir quel est le coupable.
Après l'ensemble des révélations sur l'histoire d'Hanna, il était temps de passer au procès et de savoir quel est le coupable de cette terrible histoire. Cette seconde saison est surtout marquée par les conséquences des écoutes et la psychologie des personnages.
Tous ont été touchés par ces événements et aucun n'a pu réellement se relever de cette histoire.
Le seul défaut de cette saison reste son final pour lequel les créateurs de la série ont décidé de prendre une tournure encore plus dramatique que dans la première saison. Vous ne ressortirez pas indemne après le visionnage de ces images.
Il est difficile de se renouveler même pour les séries à succès comme celle-ci surtout quand on arrive à la saison 3. La saison 3 de 13 reasons why permet de remettre les compteurs à 0. En effet suit la mort d'un des personnages principaux via le point de vue de la nouvelle venue au Lycée.
Même si le schéma de base reste le même et les auteurs arrivent encore à nous surprendre. Certaines scènes sont dures et difficiles à suivre et le spectateur est mis à rude d'épreuve.
On se demande comment les personnages pourront garder le secret.
Il faut croire que seul Netflix était capable de produire une série aussi sombre sur l’adolescence sans user des ficelles narratives qui s’imposaient presque à elle. 13 reasons why débarque enfin après des mois de teasing et de faibles infos. Les critiques américaines sont excellentes et on se dit rapidement que quelque chose est différent, cette série est surement plus aboutie que ce à quoi on a pu être habitué dans ce domaine. C'est peut-être la première réflexion qu'on se fait après le premier épisode et du coup on continue. Il faut accorder à la série cette capacité qu'elle a à immerger pleinement son spectateur dans cette histoire dès les premières secondes. On est transportés, guidés par la voie d'Hannah et on est malgré nous amenés à subir ce qui se déroule. Cette série met mal à l'aise c'est un fait indéniable mais c'est surement aussi sa plus grande force. L'histoire est brillamment écrite et on sent la patte de Tom McCarthy à certains instants. On ne peut s'empêcher de regarder ce qui se passe à l'écran malgré la dureté des images. Les thèmes de la série sont loin d'être joyeux et sans jamais virer dans le pathos, elle prend une tournure qu'on n'aurait pas nécessairement imaginée nous faisant prendre conscience de tout ce qui peut arriver de façon très dure mais aussi réelle. Le réalisme de 13 reasons why est transperçant, nos émotions se succèdent et on ne sait plus vraiment comment aborder les choses par moment, on en vient presque à vouloir détourner les yeux, à arrêter de ressentir cette douleur sourde que nous procure les images. Le casting, dans l'ensemble, est très bien réalisé. Les deux acteurs principaux, Dylan Minnette et Katherine Langford sont grandioses et s’imposent comme de vraies révélations, tout comme le reste des lycéens. Les adultes sont également tous de très bons acteurs mais il faut accorder une mention spéciale à Kate Walsh brillante en mère essayant de recoller les morceaux de sa vie après la perte de sa fille. La musique de la série est sublime, un régal qui nous fait ressentir là aussi beaucoup de choses, de tristesse ou encore de mal-être mais qui collent parfaitement avec la série. La réalisation est aussi grandiose et avoir fais appel à des noms tels que Gregg Araki a permis de faire passer une certaine sensibilité que beaucoup n'ont pas réussi à atteindre. Il en résulte à la fin de la série qu'on se retrouve face à un écran sans savoir quoi dire ou quoi faire mais en ressentant tellement de choses qu'on finit par attendre que ça passe mais au fond on est certain d'avoir vécu une expérience que l'on n'aurait jamais pensé vivre en regardant une série.
Il faut croire que seul Netflix était capable de produire une série aussi sombre sur l’adolescence sans user des ficelles narratives qui s’imposaient presque à elle. 13 reasons why débarque enfin après des mois de teasing et de faibles infos. Les critiques américaines sont excellentes et on se dit rapidement que quelque chose est différent, cette série est surement plus aboutie que ce à quoi on a pu être habitué dans ce domaine. C'est peut-être la première réflexion qu'on se fait après le premier épisode et du coup on continue. Il faut accorder à la série cette capacité qu'elle a à immerger pleinement son spectateur dans cette histoire dès les premières secondes. On est transportés, guidés par la voie d'Hannah et on est malgré nous amenés à subir ce qui se déroule. Cette série met mal à l'aise c'est un fait indéniable mais c'est surement aussi sa plus grande force. L'histoire est brillamment écrite et on sent la patte de Tom McCarthy à certains instants. On ne peut s'empêcher de regarder ce qui se passe à l'écran malgré la dureté des images. Les thèmes de la série sont loin d'être joyeux et sans jamais virer dans le pathos, elle prend une tournure qu'on n'aurait pas nécessairement imaginée nous faisant prendre conscience de tout ce qui peut arriver de façon très dure mais aussi réelle. Le réalisme de 13 reasons why est transperçant, nos émotions se succèdent et on ne sait plus vraiment comment aborder les choses par moment, on en vient presque à vouloir détourner les yeux, à arrêter de ressentir cette douleur sourde que nous procure les images. Le casting, dans l'ensemble, est très bien réalisé. Les deux acteurs principaux, Dylan Minnette et Katherine Langford sont grandioses et s’imposent comme de vraies révélations, tout comme le reste des lycéens. Les adultes sont également tous de très bons acteurs mais il faut accorder une mention spéciale à Kate Walsh brillante en mère essayant de recoller les morceaux de sa vie après la perte de sa fille. La musique de la série est sublime, un régal qui nous fait ressentir là aussi beaucoup de choses, de tristesse ou encore de mal-être mais qui collent parfaitement avec la série. La réalisation est aussi grandiose et avoir fais appel à des noms tels que Gregg Araki a permis de faire passer une certaine sensibilité que beaucoup n'ont pas réussi à atteindre. Il en résulte à la fin de la série qu'on se retrouve face à un écran sans savoir quoi dire ou quoi faire mais en ressentant tellement de choses qu'on finit par attendre que ça passe mais au fond on est certain d'avoir vécu une expérience que l'on n'aurait jamais pensé vivre en regardant une série.
Ben c'est pas mal pour une série destinée aux ados, qui plus est, des ados américains. Je n'ai rien à reprocher aux acteurs, je les ai trouvé justes et sincères, même si les personnages sont parfois caricaturaux (la serveuse gothique, le père de Clay, etc). Alors oui, il y a des détails énervants et des grosses ficellesspoiler: (Clay qui nous fait suer à ne pas vouloir écouter les cassettes, le manque de finesse des situations, parfois, etc). Oh et puis bien sûr qu'on a envie de bousculer Hannah et de lui dire que ce n'est qu'une gamine gâtée et égocentrique, que la vie c'est la jungle itou itou, mais c'est justement de ça qu'il s'agit. Les idiots égocentriques peuvent aussi se suicider, alors que la gamine nous soit sympathique ou non, que son mal être soit justifié à nos yeux ou non, le fait est là, et j'ai trouvé que cette série, malgré ses défauts, a su créer une histoire assez solide pour disséquer les mécanismes qui peuvent mener à un tel désespoir. Et puis tout compte fait, c'est moins manichéen que je ne l'aurais pensé, ce qui est surprenant et assez bienvenu. Voilà, c'est le mot, quelque part, cette série m'a surprise car elle a su manier le suspens, reveler la complexité des personnages, et même si l'idée des cassettes aurait pu un chouia être mieux exploitée, ça reste intelligent, pas vraiment moralisateur (un peu quand même hein) et surtout, on sent qu'il y a une intention louable derrière tout travail.
Serie un peu adolescente, mais on se laisse vite prendre au jeu. La realisation est soigné ce que fait que l'on veut absolument savoir la suite. 3 premiers épisodes pas mal du tout, il me tarde de voir la suite.