Avis The Handmaid’s Tale : la servante écarlate - Page 11
The Handmaid’s Tale : la servante écarlate
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Un visiteur
Critique de la série
1,0
Publiée le 14 juillet 2019
Un résumé sans spoil? Facile: d'un côté il y a les méchants, que vous reconnaîtrez du 1er coup d’œil, de l'autre il y a les gentils, que vous reconnaitrez aussi très facilement. Et c'est donc l'histoire de la lutte des gentils contre les méchants! Vous avez une impression de déjà-vu...? C'est normal! Le tout est emballé dans une pseudo intrigue de fond ubuesque afin de faire croire à une originalité scénaristique qui se transforme en un long, trop long dénouement... La série est appréciée, j'avoue ne pas comprendre pourquoi, je la trouve nullissime et d'une lenteur incroyable.
Il fallait que ça arrive : au bout de 4 saison d'une dystopie anti-fasciste, on en arrive à une apologie fasciste, MAIS - attention ! - féministe, ce qui semble justifier l'impensable, à savoir les exécutions sommaires, la justice/vengeance, bref tout ce que le prélude de cette série était censé dénoncer. On le sentait venir en même temps, merci me-too, "too" est réuni pour justifier la haine totale, ce qui fait qu'on se dit que l'héroïne ne vaut pas mieux que ses bourreaux et qu'elle porte en elle toute la haine qui s'est abattue sur elle. Lamentable morale que cette série.
On dirait qu'ils sont allé chercher pas mal du décor dans des zonings industriels désaffecté et des banlieue huppés de New-York. Il y a rien de crédible dans ce monde futur décrit comme une forme de dystopie. Décor sans intérêt et peu convaincant, quant au script: qu'est qu'il est ennuyant et long! Pas difficile de deviner en avance ce que chacun va se dire et ce qui va se passer. La servante se fait emprisonner, puis elle s'échappe, ensuite elle se fait emprisonner de nouveau et elle s'échappe encore... ...Et ça continue à n'en plus finir! Les flashbacks répétitifs ajoutent une cerise finale sur le gâteau.
Cette série je l'ai commencé tout simplement parce qu'elle s'annonçait glauque et dérangeante (tout ce que j'aime) et je ne le regrette pas. Cette année j'ai été surprise par pas mal de séries et elle en fait partie. Elle est à voir. Non seulement pour l'histoire originale, pour les jeux d'acteurs époustouflants mais surtout pour la beauté de la morale. Je vais faire l'impasse sur les petites erreurs et les écarts par rapport au livre (que je n'ai lu qu'après grâce à Our shared shelf ) pour me consacrer sur la beauté de cette série. D'une part l'héroïne, jouée par Elisabeth Moss, qui n'est pas la bombasse physique dont nous ont accoutumé la plus part des autres séries. Je ne la trouve pas belle mais c'est que qui m'attire chez elle, car on va au delà de son physique, de son charisme et de son histoire pour s'identifier pleinement à elle. Cette femme n'a pas un physique parfait et ça l'a rend belle. Peut être était-ce volontaire de prendre une actrice qui ne rentre pas dans les critères de beauté de la société, en tout cas je trouve ce choix judicieux. Comme pour rappeler qu'une femme n'a pas à être un mannequin pour être extraordinaire.
La série nous rappelle à tous que le monde change constamment, que ce qu'on appelle évolution n'est pas forcément positif. Que oui il faut trouver des solutions, des solutions qui ne plairont pas forcément mais qui sont nécessaires. Cette série parle de la place des femmes toujours soumises au patriarcat mais elle parle également des choix des Hommes. Parce qu'ils ont choisi ce système pour répondre à la problématique des naissances causés par l'activité humaine. Leur décision n'est pas la meilleure à mes yeux: soumettre des femmes au viol juste parce qu'elles sont fertiles n'est pas une solution. Mais malheureusement, pour le bien de tous il faut savoir sacrifier. Alors oui c'est toujours facile à dire quand cela ne nous concerne pas, mais je pense que cette série nous pousse à réfléchir aux actions à prendre pour en arriver là. Car à continuer de permettre à tout le monde de faire des enfants même quand ce n'est pas naturel, soigner des maladies qui ne devraient pas l'être, interdire aux gens de mourir lorsque c'est leur choix, laisser les gens construire des maisons au détriment de la nature, consommer toujours plus et ne pas agir car les patrons ne sont pas contents... Un jour notre société sera au pied du mur et devra prendre des mesures drastiques comme c'est le cas dans la série. Et j'aime croire que Margaret Atwood, en plus de la lutte pour le droit des femmes, a voulu nous mettre en garde sur notre avenir.
Autant la saison était prenante et fascinante, la saison 2 est totalement soporifique hormis le 1er épisode. On nous fait croire que Defred réussi à s'enfuir, que l'on va découvrir Gilead et bien non retour à la case départ. La saison 2 = saison 1 en version lente. C'est vraiment dommage.
J'ai enfin fini par regarder les 4 premières saisons. Je n'ai pas trop lu ni cherché sur le sujet histoire de rester neutre avant d'entamer le visionnage de la série. J'ai mis 2.5 étoiles car j'adhère à moitié. Commençons par le positif : Niveau réalisation c'est REUSSI ! La maîtrise des plans, la lumière, les décors et leur utilisation, les costumes avec ce jeu de contraste de couleurs très bien orchestré. Du coup, on n'est pas perdu, on repère bien qui est qui et qui fait quoi. Et puis une interprétation de très bonne qualité, pas pour tous les rôles mais en grande majorité. Perso' 2 mentions spéciales pour le commandant Fred Waterford et Tante Lydia. Enfin sur un plan scénaristique, les scénaristes ont réussi à transformer un roman des 80's fadasse et ennuyeux à souhait (jamais compris l'engouement pour ce roman sans fond, sans analyse, creux n'est pas George Orwell, Barjavel ou encore Anthony Burgess qui veut et surtout pas M.Atwood) en une série super bien tournée. Maintenant le négatif : l'histoire si le scénario est bien tourné il souffre quand même de grosses ficelles pour nous faire passer des messages à 2 balles issus de la cancel culture et du wokisme. Quelques exemples: les incessants messages sur le mariage pour tous, persécuté et broyé dans l'histoire de façon lourdingue et appuyé. On atteint des summun de gonflage lorsque June est une 1ère exfiltrée et se retrouve dans les locaux d'un journal qu'on voit des banderoles LGBTQ+. Il y a plein de ces trucs-là...ok ça va on a compris. Ensuite, June est réfugié chez des personnes. Elle reste seule dans leur appartement et découvre sous le lit un coran et un tapis de prière. Ok pareil on a compris le message. Idem avec le prêtre catholique pendu au mur. Dans le même temps ce qui est étrange, rien sur les tensions raciales, elles ont disparu avec l'établissement de Gilead sauf une fois Tante Lydia y fait allusion par rapport à un couple qui ne veut pas d'une servante afro-américaine. Mouais... Les personnages : deux en particuliers sont juste là pour susciter la pitié ? la controverse ? la polémique ? l'empathie ? Je ne sais pas trop car je ne comprends pas le sens de leur utilité dans l'histoire, il s'agit de Nick et d'Emily. Alors lui on donne l'impression du pauvre bougre américain qui perd l'entreprise familiale, qui n'arrive pas à retrouver une situation et qui tombe ô miracle dans une agence pour l'emploi sur un complotiste, futur dirigeant de Gilead quand le moment viendra. Directement issu de l'idée de l'embrigadement de certain.es Allemand.es qui tombèrent dans les filets des nazis avant leur arrivée au pouvoir en adhérant au parti et qui leur filèrent du taff' derrière. Et une fois Gilead installée, le gars traîne sa misère et ses souffrances avec June mais en fait on apprend que c'est un des architectes de la victoire de Gilead et un des militaires qui mène efficacement la guerre contre les ennemis de Gilead. Ni queue ni tête. Emily alors elle c'est le symbole de la persécution LGBT, c'est tellement too much ce qu'elle subit et de ce qu'elle réussit à se tirer qu'on n'y croit pas. Sans compter que ouf ! elle est délivrée et peut retrouver sa femme et son fils. Aucune subtilité. E. Moss, elle joue très bien mais par moments c'est un peu trop. Les gros plans, les mimiques, les larmes etc.... Il y aurait encore à développer mais bon... Une série qui a indéniablement bousculé LA série dans les années 2010 mais qui à mes yeux souffrent de pas mal de petits défauts, d'incohérences, de poncifs qui mis bout à bout modèrent beaucoup sa réussite totale. PS: stop ! plus de comparaison avec le brillant 1984 ou le très visionnaire Orange mécanique comme j'ai pu lire sur pas mal de sites littéraires ou cinématographiques.
On me l'avait fortement conseillé et je n'ai pas regretté. C'est fort, dur, terrible et particulièrement effrayant (et plausible ?). Mise en scène (Emmy 2017 de la meilleure série dramatique) et photo parfaites, interprétation au top (Elizabeth Moss meilleure actrice, Ann Dowd meilleur second rôle). Impatient de voir la suite !
S6 : Sixième et dernière saison pour la série phénomène, adaptée du roman de Margaret Atwood, et toujours portée avec intensité par l’excellente Elisabeth Moss, aussi impressionnante devant que derrière la caméra.
Sans doute la meilleure saison depuis la première, avec une tension constante, des enjeux forts et un rythme mieux tenu que dans certaines saisons précédentes. La série retrouve de sa force et de son souffle, même si la fin n’en est pas vraiment une. On aurait aimé une dernière salve d’épisodes pour voir June récupérer sa fille et faire tomber définitivement Gilead. Mais il fallait bien arrêter un jour, et ça aurait clairement pu être pire.
Le tout reste parfaitement maîtrisé : mise en scène léchée, scénario solide, direction artistique toujours aussi soignée, et interprétation impeccable de tout le casting.
Un final puissant, émouvant, même s’il laisse un goût d’inachevé. Une série marquante qui aura durablement compté dans l’histoire des séries.
Après une première saison passionnante, tout s'est dégradé. La 2 était d'un ennuie indescriptible et la 3 est encore pire. On comprend pas. La soumission de la servante est pour moi la fin de cette histoire; Pourquoi tirer sur la corde? Il faut fournir des épisodes? Il se passe rien mais rien! Et pourtant, il y avait matière: des groupes d'opposition, des mouvements de révoltes, des retournements de situation...Non rien de tout ça. J'en suis au 9 éme épisode et ça stagne, on en voit plus le bout. Elisabeth Moss a continuellement la même expression, dans cette saison tout tourne autour d'elle, plus aucun des autres personnages n'est présent dans le scénario à part quelques vagues apparitions. Un désastre d'ennuie.
Une saison injustement passée inaperçue par les audiences et boudée par les critiques : pas une moindre nomination aux Golden Globes, et je me demande bien pourquoi quant à sa grande qualité (peut-être l’une des meilleures saisons, alors que les précédentes étaient déjà exceptionnelles).
The « Handmaid’s Tale » demeure un chef d’œuvre, et cette dystopie continue à faire écho à l’évolution de nos sociétés contemporaines : la propagande de Gilead, faisant mouche dans les sociétés démocratiques, n’est pas sans rappeler l’attirance de nos jours de certains pour les régimes autoritaires. Ainsi que de la question des réfugiés, et de leur acceptation par le pays d’accueil. Comme depuis le début de la série, le rapport à la maternité est toujours en ligne de fond : Serena pourra en faire les frais…
Particulièrement haletante, avec de nombreux rebondissements, ce cinquième volet se concentre surtout sur le combat entre June et Serena, cette dernière étant portée à merveille par le jeu et la beauté froide d’Yvonne Strahowki. De manière assez surprenante, Elisabeth Moss (June) tombe un peu trop dans la caricature du rôle de la femme vengeresse avec des mimiques parfois agaçantes : c’est le seul petit bémol à cette saison de très haut niveau. Les derniers épisodes, avec un suspens digne des plus grandes séries d’espionnage, nous font connaître un grand renversement de situation, particulièrement inattendu.
Un scénario ciselé, de magnifiques prises de vue, absolument tout est fait pour passer de grands moments télévisuels : une saison 5 à ne manquer sous aucun prétexte, qui donne de solides matériaux pour faire une prochaine (et ultime) saison explosive.
Il y a des séries qui feraient bien de s'arrêter et celle ci en fait partie. L'histoire se répète on dirait que les scénaristes n'ont plus d'idées (Tante Lydia qui martyrise, June qui s'échappe, se fait attraper, s'échappe, se fait attraper...). Les seules fois où les scénaristes tentent de nous surprendre, ça ne sort de nulle part et ça rate l'essence du livre et des premières saisons : la dystopie, la critique des régimes totalitaires. La saison 4 manque ne fait un focus que sur la psychologie de June, insupportable au long des épisodes. On s'ennuie encore plus que dans les saisons précédentes.
Les premiers épisodes de La servante Ecarlate m'ont paru trop bruts, trop difficiles. spoiler: Puis l'espoir arrive, petit à petit, de touts petits détails nous permettent de mieux supporter la vision d'une femme devenue esclave.
J'ai donc terminé cette série. Alors pourquoi 3 étoiles seulement, pour une série qualifiée par la critique de "chef d'oeuvres" ?
L'enchaînement de scène nous imprègne du monde distopique et nous permet de ressentir la brutalité, l'horreur et la langueur de la vie d'Offred, devenu à son insue son quotidien.
Le contexte manque de réflexion selon moi: J'ai certaines interrogations et je n'arrive pas à y répondre... Comment une femme, qu'elle soit servante ou avec du pouvoir peut accepter et participer à la mise en place d'un monde qui la transforme en esclave, servante, ou éducatrice d'enfant alors qu'elle se bat depuis des centaines d'année pour avoir des droits? comment un peuple entier peut s'y soumettre ? comment se fait il que L'ONU et les grandes puissances ne fassent rien ?
Les personnages sont beaucoup trop caricaturaux etmanichéens : Le bien (le peuple, les soumis) et le mal (les personnes puissantes) est trop clairement représenté, il y a un manque de recherche dans la psychologie des personnages...
Une société stérile est vraisemblable à cause des contraceptions des ondes que notre corps absorbe ou bien la baisse de fertilite a cause de la très basse mortalité infantile mais les femmes non stériles auraient de mon point de vue une importance CAPITALE : elles seraient traitées comme des reines, payées par celles qui voudraient des enfants! Le sénario me paraît improbable
les scénaristes nous emmènent aussi à réfléchir sur des choses intéressantes : notamment comme je le disais précédemment la réaction d'un peuple face à la stérilité. Autre élément important, pour moi, c'est que cette série nous permet de comprendre spoiler: ce que ressentent les réfugiés politiques, qui partent par obligation (ceux qui ont la possibilité de partir sont souvent les moins démunis) , et qui se retrouvent dans un fontionnement à 10000 pas du leur, dans l'abondance, et le respect
En résumé : une série bien réalisée, qui nous emmène à réfléchir sur plusieurs thématiques mais assez improbable pour une distopie qui se veut vraisemblable...
Il a été écrit tant et tant de choses sur cette série magistrale que je ne saurais en rajouter. En tous les cas The handmaid’s tale est dans mon top 5, et c’est valable pour toutes les saisons ce qui est rarement le cas. C’est inventif, c’est poignant, c’est déroutant, c’est révoltant, bref c’est génial. Certains lui reprochent une certaine lenteur, je ne dirai pas le contraire mais la lenteur lui va bien et je ne la trouve pas gênante, au contraire, indispensable à l’atmosphère qui fait tout la beauté de la série.
Extrêmement déçu par cette saison, qui faisait suite à 2 saisons pourtant prometteuses.. Dans cette saison les épisodes sans grand intérêt s'enchainent (1 ou 2 épisodes seulement ont trouvé grâce à mes yeux) . Le réalisateur a mis les formes plus que le fond avec un soucis d’esthétisme obsessionnel... June est devenu l'argument presque exclusif de cette série, d'où des gros plans qui n'en finissent pas, une héroïne qui surjoue, ne parle plus mais préfère les grimaces !!! bref, j’étais à 2 doigts d'abandonner avant la fin car j'ai sentis assez vite que dans cette saison, on avait rien à raconter, mais juste de quoi meubler...
Autant la première saison nous laissait voir un monde dérangeant avec une histoire originale et prenante, autant les saisons suivantes sont creuses et décevantes. La saison 2 montrait déjà des longueurs et une baisse de qualité scénaristique. La saison 3 atteint le summum de remplissage. Avec l'épisode 9 qui est un bel exemple d'une heure où il ne se passe quasi rien, je dis stop pour moi et je diminue ma note globale d'un point. Dommage de tomber ainsi dans l'écueil de beaucoup de séries prometteuses en saison 1 !