Avis The Handmaid’s Tale : la servante écarlate - Page 11
The Handmaid’s Tale : la servante écarlate
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Arnaud R
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Critique de la saison 2
4,5
Publiée le 2 janvier 2019
Une deuxième saison au rythme inégal mais très fouillée qui parvient à aborder l'évolution de June sous de multiples facettes mais aussi de s'attarder plus sur les autres protagonistes féminins.
Une série surnoté avec une actrice qui n'est pas dans le bon rôle. Oui l'idée du scénario est juste terrible mais la finition et la série en générale non elle ne vaut pas le scénario par sa lenteur, exécution des scènes, l'actrice principale très limite dans son rôle.
Cette série est une claque, littéralement. Les flash back nous transporte dans un monde vraiment pas si éloigné du notre et c'est terrifiant. Très bien interprétée et réalisée, elle propose une palette d'émotions qui en fait une très bonne série. Elisabeth Moss est impeccable. On se dit finalement que notre réalité n'est pas si loin de la leur dans les flash back et ça fait assez peur. Et juste pour finir une citation qui donne à réfléchir." N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant" Simone de Beauvoir....
The Handmaid's Tale Saison 1 est une grande déception. La série possède un univers riche, prenant, détaillé et intéressant en tout points. Mais son principal défaut vient de son personnage principal qui ne justifie jamais son rôle de premier plan. Elle n'est jamais à l'initiation d'aucune action de rébellion, n'a rien de particulier et ne vit pas quelque chose différent d'autres servantes. La série serait tellement parfaite avec le personnage d'Emily en rôle principal. Heureusement donc qu'elle possède son univers et une réalisation très soignée et aux nombreux plans iconiques pour sauver le naufrage, mais la déception est bien présente.
Ultra convenu et prévisible. Une trame très manichéenne et moralisatrice à la 1984 comme on en a vu des centaines d'autres sans la moindre originalité. Et que c'est lent et pénible. Pour couronner le tout des flashbacks qui n'apportent rien.
Un résumé sans spoil? Facile: d'un côté il y a les méchants, que vous reconnaîtrez du 1er coup d’œil, de l'autre il y a les gentils, que vous reconnaitrez aussi très facilement. Et c'est donc l'histoire de la lutte des gentils contre les méchants! Vous avez une impression de déjà-vu...? C'est normal! Le tout est emballé dans une pseudo intrigue de fond ubuesque afin de faire croire à une originalité scénaristique qui se transforme en un long, trop long dénouement... La série est appréciée, j'avoue ne pas comprendre pourquoi, je la trouve nullissime et d'une lenteur incroyable.
Il fallait que ça arrive : au bout de 4 saison d'une dystopie anti-fasciste, on en arrive à une apologie fasciste, MAIS - attention ! - féministe, ce qui semble justifier l'impensable, à savoir les exécutions sommaires, la justice/vengeance, bref tout ce que le prélude de cette série était censé dénoncer. On le sentait venir en même temps, merci me-too, "too" est réuni pour justifier la haine totale, ce qui fait qu'on se dit que l'héroïne ne vaut pas mieux que ses bourreaux et qu'elle porte en elle toute la haine qui s'est abattue sur elle. Lamentable morale que cette série.
On dirait qu'ils sont allé chercher pas mal du décor dans des zonings industriels désaffecté et des banlieue huppés de New-York. Il y a rien de crédible dans ce monde futur décrit comme une forme de dystopie. Décor sans intérêt et peu convaincant, quant au script: qu'est qu'il est ennuyant et long! Pas difficile de deviner en avance ce que chacun va se dire et ce qui va se passer. La servante se fait emprisonner, puis elle s'échappe, ensuite elle se fait emprisonner de nouveau et elle s'échappe encore... ...Et ça continue à n'en plus finir! Les flashbacks répétitifs ajoutent une cerise finale sur le gâteau.
Cette série je l'ai commencé tout simplement parce qu'elle s'annonçait glauque et dérangeante (tout ce que j'aime) et je ne le regrette pas. Cette année j'ai été surprise par pas mal de séries et elle en fait partie. Elle est à voir. Non seulement pour l'histoire originale, pour les jeux d'acteurs époustouflants mais surtout pour la beauté de la morale. Je vais faire l'impasse sur les petites erreurs et les écarts par rapport au livre (que je n'ai lu qu'après grâce à Our shared shelf ) pour me consacrer sur la beauté de cette série. D'une part l'héroïne, jouée par Elisabeth Moss, qui n'est pas la bombasse physique dont nous ont accoutumé la plus part des autres séries. Je ne la trouve pas belle mais c'est que qui m'attire chez elle, car on va au delà de son physique, de son charisme et de son histoire pour s'identifier pleinement à elle. Cette femme n'a pas un physique parfait et ça l'a rend belle. Peut être était-ce volontaire de prendre une actrice qui ne rentre pas dans les critères de beauté de la société, en tout cas je trouve ce choix judicieux. Comme pour rappeler qu'une femme n'a pas à être un mannequin pour être extraordinaire.
La série nous rappelle à tous que le monde change constamment, que ce qu'on appelle évolution n'est pas forcément positif. Que oui il faut trouver des solutions, des solutions qui ne plairont pas forcément mais qui sont nécessaires. Cette série parle de la place des femmes toujours soumises au patriarcat mais elle parle également des choix des Hommes. Parce qu'ils ont choisi ce système pour répondre à la problématique des naissances causés par l'activité humaine. Leur décision n'est pas la meilleure à mes yeux: soumettre des femmes au viol juste parce qu'elles sont fertiles n'est pas une solution. Mais malheureusement, pour le bien de tous il faut savoir sacrifier. Alors oui c'est toujours facile à dire quand cela ne nous concerne pas, mais je pense que cette série nous pousse à réfléchir aux actions à prendre pour en arriver là. Car à continuer de permettre à tout le monde de faire des enfants même quand ce n'est pas naturel, soigner des maladies qui ne devraient pas l'être, interdire aux gens de mourir lorsque c'est leur choix, laisser les gens construire des maisons au détriment de la nature, consommer toujours plus et ne pas agir car les patrons ne sont pas contents... Un jour notre société sera au pied du mur et devra prendre des mesures drastiques comme c'est le cas dans la série. Et j'aime croire que Margaret Atwood, en plus de la lutte pour le droit des femmes, a voulu nous mettre en garde sur notre avenir.
Autant la saison était prenante et fascinante, la saison 2 est totalement soporifique hormis le 1er épisode. On nous fait croire que Defred réussi à s'enfuir, que l'on va découvrir Gilead et bien non retour à la case départ. La saison 2 = saison 1 en version lente. C'est vraiment dommage.
J'ai enfin fini par regarder les 4 premières saisons. Je n'ai pas trop lu ni cherché sur le sujet histoire de rester neutre avant d'entamer le visionnage de la série. J'ai mis 2.5 étoiles car j'adhère à moitié. Commençons par le positif : Niveau réalisation c'est REUSSI ! La maîtrise des plans, la lumière, les décors et leur utilisation, les costumes avec ce jeu de contraste de couleurs très bien orchestré. Du coup, on n'est pas perdu, on repère bien qui est qui et qui fait quoi. Et puis une interprétation de très bonne qualité, pas pour tous les rôles mais en grande majorité. Perso' 2 mentions spéciales pour le commandant Fred Waterford et Tante Lydia. Enfin sur un plan scénaristique, les scénaristes ont réussi à transformer un roman des 80's fadasse et ennuyeux à souhait (jamais compris l'engouement pour ce roman sans fond, sans analyse, creux n'est pas George Orwell, Barjavel ou encore Anthony Burgess qui veut et surtout pas M.Atwood) en une série super bien tournée. Maintenant le négatif : l'histoire si le scénario est bien tourné il souffre quand même de grosses ficelles pour nous faire passer des messages à 2 balles issus de la cancel culture et du wokisme. Quelques exemples: les incessants messages sur le mariage pour tous, persécuté et broyé dans l'histoire de façon lourdingue et appuyé. On atteint des summun de gonflage lorsque June est une 1ère exfiltrée et se retrouve dans les locaux d'un journal qu'on voit des banderoles LGBTQ+. Il y a plein de ces trucs-là...ok ça va on a compris. Ensuite, June est réfugié chez des personnes. Elle reste seule dans leur appartement et découvre sous le lit un coran et un tapis de prière. Ok pareil on a compris le message. Idem avec le prêtre catholique pendu au mur. Dans le même temps ce qui est étrange, rien sur les tensions raciales, elles ont disparu avec l'établissement de Gilead sauf une fois Tante Lydia y fait allusion par rapport à un couple qui ne veut pas d'une servante afro-américaine. Mouais... Les personnages : deux en particuliers sont juste là pour susciter la pitié ? la controverse ? la polémique ? l'empathie ? Je ne sais pas trop car je ne comprends pas le sens de leur utilité dans l'histoire, il s'agit de Nick et d'Emily. Alors lui on donne l'impression du pauvre bougre américain qui perd l'entreprise familiale, qui n'arrive pas à retrouver une situation et qui tombe ô miracle dans une agence pour l'emploi sur un complotiste, futur dirigeant de Gilead quand le moment viendra. Directement issu de l'idée de l'embrigadement de certain.es Allemand.es qui tombèrent dans les filets des nazis avant leur arrivée au pouvoir en adhérant au parti et qui leur filèrent du taff' derrière. Et une fois Gilead installée, le gars traîne sa misère et ses souffrances avec June mais en fait on apprend que c'est un des architectes de la victoire de Gilead et un des militaires qui mène efficacement la guerre contre les ennemis de Gilead. Ni queue ni tête. Emily alors elle c'est le symbole de la persécution LGBT, c'est tellement too much ce qu'elle subit et de ce qu'elle réussit à se tirer qu'on n'y croit pas. Sans compter que ouf ! elle est délivrée et peut retrouver sa femme et son fils. Aucune subtilité. E. Moss, elle joue très bien mais par moments c'est un peu trop. Les gros plans, les mimiques, les larmes etc.... Il y aurait encore à développer mais bon... Une série qui a indéniablement bousculé LA série dans les années 2010 mais qui à mes yeux souffrent de pas mal de petits défauts, d'incohérences, de poncifs qui mis bout à bout modèrent beaucoup sa réussite totale. PS: stop ! plus de comparaison avec le brillant 1984 ou le très visionnaire Orange mécanique comme j'ai pu lire sur pas mal de sites littéraires ou cinématographiques.
On me l'avait fortement conseillé et je n'ai pas regretté. C'est fort, dur, terrible et particulièrement effrayant (et plausible ?). Mise en scène (Emmy 2017 de la meilleure série dramatique) et photo parfaites, interprétation au top (Elizabeth Moss meilleure actrice, Ann Dowd meilleur second rôle). Impatient de voir la suite !
S6 : Sixième et dernière saison pour la série phénomène, adaptée du roman de Margaret Atwood, et toujours portée avec intensité par l’excellente Elisabeth Moss, aussi impressionnante devant que derrière la caméra.
Sans doute la meilleure saison depuis la première, avec une tension constante, des enjeux forts et un rythme mieux tenu que dans certaines saisons précédentes. La série retrouve de sa force et de son souffle, même si la fin n’en est pas vraiment une. On aurait aimé une dernière salve d’épisodes pour voir June récupérer sa fille et faire tomber définitivement Gilead. Mais il fallait bien arrêter un jour, et ça aurait clairement pu être pire.
Le tout reste parfaitement maîtrisé : mise en scène léchée, scénario solide, direction artistique toujours aussi soignée, et interprétation impeccable de tout le casting.
Un final puissant, émouvant, même s’il laisse un goût d’inachevé. Une série marquante qui aura durablement compté dans l’histoire des séries.