Voilà, The Handmaid's Tale est terminée, au bout de six saisons. Voici que je pense de l'ultime épisode et, de là, de la série...
A la limite du supportable, tellement ce dernier épisode est raté. Un débordement continu de saccharine, de sentimentalisme (cette musique pompeuse surlignant tout !) et surtout de narcissisme de la part d'Elisabeth Moss, réalisatrice de l'épisode. Une seule séquence en 55 minutes où elle ne figure pas (il faut attendre 45 minutes), et comme dans l'épisode précédent qu'elle avait aussi dirigé, des gros plans d'elle-même encore et encore, en veux-tu, en voilà, moi, moi, moi, plus une profusion de ralentis aussi inutiles que prétentieux.
Au niveau de l'écriture, le roman est profondément trahi en faisant l'impasse sur la véritable fin de celui-ci. Des incongruités à profusion depuis déjà longtemps dans la série.
Luke, qui qui disparaît une fois pour toute (son sort reste inconnu) dès le début du livre, reste présent les six saisons et devient du jour au lendemain l'un des chefs surdoués de Mayday... Tante Lydia est soupçonnée (puis confirmée dans la suite écrite par Margaret Atwood, The Testament) avoir toujours travaillé en sous-mains pour la CIA. Totalement ignoré dans la série.
Celle-ci avait commencé magnifiquement et n'a cessé de se dégrader au fil du temps. La saison 5, pourtant, avait marqué un sursaut, mais cette ultime saison est retombé dans tous ses travers. Au final, June est devenu un personnage antipathique et son interprète au jeu peu subtile et trop racoleur, décevante. La vraie satisfaction au niveau casting, d'un bout à l'autre de la série, restera pour moi Yvonne Strahovski, vraiment convaincante. Ici encore, sa séquence (là seule sans June) montre son talent d'actrice.
En conclusion, une série qui donnait beaucoup d'espoirs à partir d'un grand roman et suite à une brillante première saison... qui aurait dû s'arrêter là, à la limite après la deuxième.
Mes notes sur 10, saison par saison :
S01: 9
S02: 7
S03: 4
S04: 3
S05: 6,5
S06: 3