The Handmaid’s Tale : la servante écarlate
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Isabelle R
Isabelle R

7 abonnés 48 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 28 juillet 2025
Une de mes séries préférées ! Cette dernière saison clôt de manière tout à fait honorable cette dystopie terrifiante. Les acteurs et actrices sont au top, et l'intrigue 'ous tient en haleine jusqu'au bout. A voir !
Corny
Corny

5 abonnés 103 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 1 juin 2025
J'ai aimer cette série de saison en saison... Malgres une dernière saison que j'ai trouver en dessous des autres... Une fin de saison bâclé et pourtant avec 3 ans d'absences...où je trouve aucune fin a cette série... Un peu déçu du dernier épisode...
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 1
5,0
Publiée le 17 juillet 2017
Attention saison chef d'oeuvre à découvrir de toute urgence ! Cette première saison est tout simplement parfaite. L'écriture, le jeu, la réalisation, les musiques, la photo... tout est parfait. Le rythme est assez lent et la mise en place pourra peut-être paraître un peu longue à certains mais c'est justement ce qui permet de s'immerger pleinement à la fois dans le contexte de ce monde très particulier mais aussi dans l'intimité de chacun des personnages avec une profondeur très rarement vue.
A voir ce que les scénaristes feront de cette matière première sur la durée (cela pourrait être génial comme catastrophique) mais cette première saison, adaptée librement du roman, tient en tout cas toutes ses promesses et mérite tous les éloges.
Labulle56
Labulle56

12 abonnés 213 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 29 mai 2025
Cette série d' anticipation questionne sur l'avenir de certains pays et fait froid dans le dos. Les trois premières saisons sont une réussite tant sur le plan scénaristique , photographique avec des couleurs dominantes , le rouge ,le bleu . Les acteurs sont au top de leur forme ( Elisabeth Moss habité par son rôle , le couple Strahovski - Fiennes ambigu , les servantes Madeline Brewer " Janine" mais c'est surtout Ann Dowd " Tante Lydia" en responsable sadique des servantes , mais aussi protectrice qui impressionne. Les trois dernières saisons changent de ton et d' ambiance , plus près de la réalité , mais baisse un peu en qualité et tourne en rond. La dernière saison démarre qu'au 5ième épisode mais retrouve la réussite des premières saisons , malgré une fin inaboutie . L'ensemble demeure une excellente série . A noter : le film avec Faye Dunaway et Robert Duvall est plutôt soft mais bien interprété avec certaines différence par rapport avec cette série .
Bruce S
Bruce S

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 1 juin 2025
Cette série est un pur chef d’œuvre. Les acteurs sont parfaitement placés dans leurs rôles. La cruauté est jouée avec franchise mais elle est souvent sourde. L’ambiance glaçante donne l’espoir que ces femmes s’en sortent. La final laisse des questions en suspens avec l’espoir aussi de quelque chose de plus.
Jeffrey1122
Jeffrey1122

17 abonnés 13 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 22 juin 2017
Je critique rarement mais voila, cette série est un pure chef d'oeuvre. J'ai lu une bonne partie des bouquins de Margaret Atwood et cette adaptation vaut vraiment le détour. Nous n'y perdons rien en profondeur et la "mise au gout du jour" est extrêmement subtile (présence d'afro américain, absent dans le bouquin, justifié par "la natalité avant tout").

Cette série est d'une subtilité sans borne. L'horreur et le malaise est dans tout ce qui dépasse de cette subtilité. Avant d'écrire cette critique, j'ai lu les avis négatifs concernant cette série et j'ai basé ma critique sur une réponse a ces avis (glânés surtout sur IMDB).

"La lenteur" Ici je ne peux qu'être d'accord, cette série est d'une lenteur incroyable, tout est lourd et lent. Il ne se passe pratiquement rien. A la limite toutes les actions auraient pu être montré en moins de trois heures. Ceci dit, cette lenteur sert a merveille la série. Elle instille un sentiment d’oppression et d'angoisse que j'ai rarement vu. L'information est distillé au compte-gouttes et les questionnements obtiennent des réponses au fils des épisodes. "Comment la société américaine a pu basculé ainsi?" les premières informations arrivent vers l'épisode 4 et 5 et continue d'être déversé tranquillement par la suite.

"Il est impossible d'arriver a un tel débordement avec la religion catholique" (si si, j'ai vraiment vu cet argument sur IMDB :P ) Ce a quoi, je pourrais répondre: cette société est plus que catholique; simplement a voir ce qui s'est produit avec les sorcières de Salem, le mode de vie des Amish et des Mormonts... Et bon, je termine avec une citation des Écritures (que l'on retrouve dans les toutes premières pages du bouquin et dans la série et qui est la base même des Handmaids):
(Genèse 30:1) Lorsque Rachel vit qu'elle ne donnait point d'enfants à Jacob, elle porta envie à sa soeur, et elle dit à Jacob: Donne-moi des enfants, ou je meurs!
La colère de Jacob s'enflamma contre Rachel, et il dit: Suis-je à la place de Dieu, qui t'empêche d'être féconde?
Elle dit: Voici ma servante Bilha; va vers elle; qu'elle enfante sur mes genoux, et que par elle j'aie aussi des fils.
Et elle lui donna pour femme Bilha, sa servante; et Jacob alla vers elle.

"Les personnages sans charisme/sans profondeur/plat/ jeux d'acteur sans émotions": Effectivement, nous parlons d'une société ou l'individualisme a fait place a une théocratie régulant chaque aspect de la société et de la vie privé (qui n'existe plus). Les envies et pulsions personnelles ne sont pas que réprimées mais punis et sévèrement puni.

L'horreur est ici sous-entendu et les scène d'horreur à l'écran ont beaucoup moins d'impact que ce qui ne s'y trouve pas. Mais ici l'horreur est au niveau émotionnel. C'est une vrai violence psychologique. Les rares scène d'horreur physiques deviennent un soulagement car enfin, ce que l'on imagine se cristallise et ainsi notre imagination peut enfin prendre une pause... Mais même encore... Ces scènes sont tellement anodines qu'elles ne réussissent pas à calmer ce sentiment d’oppression.

Les émotions ne sont pas présentés, elles font leur chemin et, parfois, remontent jusqu'au spectateur. Ces brides d'émotions sont écœurantes et nous frappent avec force car elles sont déplacés dans cette société. Ce sont les scènes les plus fortes. Celles qui font monter le malaise a des sommets. Mais tout comme le livre, le tout se veux une description quasi-clinique de ce qui se passe dans la vie d'Offred. Probablement la seule "incohérence" car le personnage narrateur parvient a se distancier de ce qu'elle vie. Mais sur ce sujet, je vous cite le bouquin: "Il y a beaucoup de choses auxquelles il n'est pas supportable de penser. Penser peut nuire à nos chances, et j'ai l'intention de durer."

"Le manque d'information sur ce qui se passe dans le reste du monde": Effectivement, nous ne savons que ce qui se passe sur place et même dans un district bien particulier. On sait que les États Unis d'Amériques sont pratiquement effacé (pas complètement; la capital est a Anchorage, Alaska et il reste 2 étoiles sur le drapeau, guerre dans les rues de Boston) pour faire place a la Republic of Gilead. Ceci dit; l'histoire se passe a Bangor dans le Maine (je ne suis pas certain que c'est mentionné mais bon, je reconnais la ville ;) ). Bangor est historiquement connue comme étant une étape du "Underground Railroad" ce qui rend la série encore plus glauque car la liberté est si proche. Ce genre de détail semble démontrer que toutes cette horreurs ne se produit que dans les limites de cette république. République qui Spoil concernant le bouquin: spoiler: Ne durera pas dans le temps. Le dernier chapitre du bouquin se passe moins de deux cent ans après les évènements et est centré sur des universitaires analysant le journal.
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

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Critique de la saison 1
2,0
Publiée le 2 février 2018
Bah… Bah en fait non… Non, et cela malgré un début qui laissait pourtant présager d’un sacré potentiel. C’est vrai que ce monde futuriste qui nous est présenté possède une vraie marque visuelle et un postulat scénaristique assez saisissant. Cependant, pour moi, assez rapidement, mon « oui » curieux s’est transformé en un « non » blasé… Non, parce que d’abord j’ai tout simplement eu du mal à y croire à ce monde futuriste. Parce qu’aussi saisissant cet univers puisse-t-il être, je ne l’ai pas trouvé très crédible. Les auteurs ont quand même sacrément forcé sur la dose. Ce monde est une véritable incarnation de la misogynie à l’état pur. Tout ce qui pourra dégrader la femme, ce sera fait. C’est à tel point que je n’arrive même pas à voir la logique de ce monde ni même le gain que pourraient en tirer ceux qui sont au bout des ficelles. La logique de ce monde ne semble construit qu’au service d’une dramaturgie et d'une émotion plutôt qu’au service d’une cohérence d’univers. Bon alors après – c’est vrai – si encore l’invraisemblance avait permis de faire émerger un propos original, riche et intéressant, je n’aurais sûrement rien trouvé à redire sur ces questions d’invraisemblance. Mais le problème c’est que, même en termes de propos, je ne vois pas ce que ce « Handmaid’s Tale » a de si folichon à dire. Au fond d’ailleurs, il ne dit même pas grand-chose. Il expose simplement des femmes qu’on opprime. Il en montre différents aspects, il insiste sur l’effet d’accumulation et d’usure. Tout cela OK… Mais qu’est-ce que ça nous dit tout ça ? Que… c’est triste pour elles ? Bah ouais, moi je suis désolé, mais tout ce que j’ai tiré de cette saison 1 c’est cette idée là : « opprimer les femmes, c’est pas très sympa pour les femmes. » Moi, j’espérais qu’on sache prendre le temps d’explorer les mécanismes complexes d’une société totalitaire ; d’en apercevoir aussi le développement sournois. Mais là, rien. A dire vrai le système est là parce qu’il est là. On nous dit bien qu’on a su faire peur aux gens et que ces mêmes gens ont été bien trop passifs pour réagir. Mais… C’est tout ? Dix épisodes juste pour balancer ça vite fait et puis ensuite s’étaler ad nauseam sur les rapports d’oppression entre le personnage de June et de son entourage ? Sérieux ? Et là du coup ça m’amène sur ma troisième raison de dire « non ». Cette troisième raison c’est le fait qu’en fin de compte, au bout de dix épisodes, il ne s’est rien passé. La seule chose que cherche à faire chaque épisode c’est de développer visuellement cet univers. Seulement le problème c’est que ça se fait au compte-goutte, sans véritable pensée politique ou philosophique, le tout noyé au milieu de scènes répétitives qui brassent souvent de l’air. On en vient parfois à se retrouver à entendre des oppositions du genre : « il n’y a pas que la reproduction qui compte. Il y a aussi l’amour ! » Pour moi, surtout sur un temps aussi long, c’est juste trop cheap. Franchement, dès le deuxième épisode, j’étais déjà en train de trouver que la série avait une fâcheuse tendance à se répéter et à décliner sans cesse les mêmes situations, avec les mêmes ressorts, et le tout sans réelle ambition discursive. Et le problème c’est que l’idée a été confirmée par l’épisode 3, puis l’épisode 4, puis l’épisode 5… Jusqu’à l’épisode 10. Cette série n’avance pas. On sent qu’on veut faire plusieurs saisons avec un truc qui, en termes de fond, est à peine suffisant pour un simple long métrage. Alors certes, on pourrait sauver tout cela en disant qu’au moins c’est original… Eh bah là non plus, finalement, je ne trouve pas tant que ce soit le cas en fait. Très rapidement, je me suis dit que cette série ressemblait à un croisement entre « les fils de l’Homme » pour le postulat de départ, « V pour Vendetta » pour l’atmosphère et le propos, et « Princesse Sarah » pour l’intrigue. (Parce que oui, franchement cette fille qui déguste, ne dit rien, et redéguste, et ne redit rien, et redéguste encore… C’est Princesse Sarah.) En somme, je veux certes bien reconnaitre l’effort technique et la créativité visuelle très propres de cet « Handmaid’s Tale », mais l’honnêteté m’oblige de vous avouer que cette œuvre m’a totalement laissé indifférent, ne voyant clairement pas l’intérêt de ce qui nous est ici proposé. A la fois en termes de propos, de choix d’intrigue, et de longueur, je trouve que les choix qui ont été faits se révèlent au final incroyablement inopérants. Une belle coquille vide en fin de compte, bien loin de l’auscultation minutieuse d’un totalitarisme ; chose que le début pouvait pourtant laisser espérer… Vraiment dommage.
Vanessa L
Vanessa L

318 abonnés 821 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 19 juin 2017
Je dois dire que je n’avais jamais entendu parler des romans avant de voir la sortie de cette série mais forcément une série dystopique ne pouvait que m’attirer. Je dois dire que dès le premier épisode on ressent l’horreur de l’histoire et le fait que tout est poussé dans les extrêmes dans une société qui a réussi à changer du jour au lendemain. D’ailleurs, la série joue brillamment avec les passages du présent et ceux du passé montrant le véritable changement de cette société et l’horreur de la chose. Comment une société comme la notre a t’elle pu devenir comme cela ? Dans un monde où la plupart des femmes ne peuvent plus avoir d’enfants, celles le pouvant sont obligées de devenir des servantes écarlates pour procréer à leur place devenant alors des esclaves sexuelles et n’ayant aucune possibilité de penser ou d’agir.

Le plus horrible de cette série est la simulation de l’acte entre le couple et la servante pour essayer de faire des enfants. Obligée de se tenir entre les cuisses de la femme tout en se faisant littéralement violer par son mari pour qu’ils arrivent à obtenir ce qu’ils veulent est totalement horrible et dans la limite du regardable. On a tellement l’impression que personne n’est choqué par cette situation et que tout est “normal”. Sans compter que bien entendu ce bébé est ensuite arraché à la servante si celle-ci arrive à en avoir un. Cette nouvelle société est sans conteste une des pires que j’ai pu voir dans une dystopie.

La série a un casting très bien choisi et surtout la série est vraiment très bien jouée. Je ne connaissais pas l’actrice principale mais je dois dire qu’elle joue parfaitement son rôle et qu’elle est très efficace à garder ses émotions tout en laissant transparaître sa haine pour cette situation. J’adore également Joseph Fiennes qui est également très bon dans son rôle. D’ailleurs, on arrive pas très bien à savoir exactement ce qu’il veut. Tout est assez finement mis en scène, avec des plans très colorés par moment, des passages qui semblent anodins mais qui ne le sont pas. Et puis, il y a quelques retournements de situation même s’ils ne sont pas non plus très marqués, on sent que la série va bouger.

En résumé, The Handmaid’s Tale est une dystopie très dure et effrayante qui dépeint un monde horrible vis à vis de la condition féminine. Jouant sur les couleurs, l’atmosphère pesante, et surtout une esthétique très travaillée on se sent happé par la série et on se demande ce qui va bien pouvoir se passer et surtout comment les choses vont pouvoir changer. Je ne peux que vous conseiller cette série si vous êtes friands de dystopie ! De plus, pour ceux qui accrocheraient il est également possible de lire les romans et de regarder un film tourné il y a plusieurs années.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

109 abonnés 275 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 19 juin 2023
The Handmaid's Tale: La Servante écarlate est une série exceptionnelle que je considère comme un chef-d'œuvre. Ayant lu plusieurs livres de Margaret Atwood, je peux affirmer avec confiance que cette adaptation vaut vraiment la peine d'être regardée. Elle conserve la profondeur de l'œuvre originale tout en incorporant subtilement des éléments contemporains, tels que la présence d'Afro-Américains, qui ne sont pas explicitement mentionnés dans le livre, mais justifiés par l'importance de la natalité.

La série excelle par sa subtilité, et l'horreur et le malaise se trouvent dans tout ce qui dépasse cette subtilité. Avant d'écrire cette critique, j'ai lu des avis négatifs sur la série et j'ai basé ma critique sur une réponse à ces avis, principalement trouvés sur IMDb.

"La lenteur" - Je suis d'accord pour dire que la série est incroyablement lente et que peu de choses se passent. En fait, toutes les actions pourraient être montrées en moins de trois heures. Cependant, cette lenteur sert parfaitement la série. Elle insuffle un sentiment d'oppression et d'angoisse que j'ai rarement vu. Les informations sont distillées au compte-gouttes, et les questions trouvent leurs réponses au fil des épisodes. Les premières informations sur la manière dont la société américaine a basculé sont révélées vers les épisodes 4 et 5, et continuent d'être dévoilées progressivement par la suite.

"Il est impossible d'aboutir à un tel débordement avec la religion catholique" (oui, oui, j'ai vraiment vu cet argument sur IMDb :P) À cela, je pourrais répondre que cette société est bien plus que catholique. Il suffit de regarder ce qui s'est produit avec les sorcières de Salem, le mode de vie des Amish et des Mormons... Et pour conclure, je cite les Écritures (que l'on retrouve dans les toutes premières pages du livre et dans la série, et qui est à la base même des Servantes) : (Genèse 30:1) Lorsque Rachel vit qu'elle ne donnait point d'enfants à Jacob, elle porta envie à sa sœur, et elle dit à Jacob : "Donne-moi des enfants, ou je meurs !" La colère de Jacob s'enflamma contre Rachel, et il dit : "Suis-je à la place de Dieu, qui t'empêche d'être féconde ?" Elle dit : "Voici ma servante Bilha ; va vers elle ; qu'elle enfante sur mes genoux, et que par elle j'aie aussi des fils." Et elle lui donna pour femme Bilha, sa servante ; et Jacob alla vers elle.

"Les personnages sans charisme/sans profondeur/plats/jeux d'acteur sans émotions" : En effet, nous sommes face à une société où l'individualisme a cédé la place à une théocratie qui régule chaque aspect de la société et de la vie privée (qui n'existe plus). Les désirs et pulsions individuels sont non seulement réprimés, mais sévèrement punis.

L'horreur est sous-entendue ici, et les scènes d'horreur à l'é

cran ont moins d'impact que ce qui n'est pas montré. Cependant, l'horreur se manifeste principalement au niveau émotionnel. C'est une violence psychologique réelle. Les rares scènes d'horreur physique deviennent un soulagement, car enfin, ce que l'on imagine se concrétise à l'écran, permettant à notre imagination de faire une pause. Mais même alors, ces scènes sont si banales qu'elles ne parviennent pas à apaiser ce sentiment d'oppression.

Les émotions ne sont pas présentées de manière évidente, elles suivent leur propre chemin et parviennent parfois au spectateur. Ces fragments d'émotions sont dérangeants et nous frappent de plein fouet, car ils sont déplacés dans cette société. Ce sont les scènes les plus puissantes, celles qui intensifient le malaise à des sommets. Cependant, comme dans le livre, la série cherche à présenter une description presque clinique de ce que vit Offred. La narratrice parvient à se distancer de son vécu, ce qui peut être considéré comme la seule "incohérence". Mais à ce sujet, je cite le livre : "Il y a beaucoup de choses auxquelles il n'est pas supportable de penser. Penser peut nuire à nos chances, et j'ai l'intention de durer."

"Le manque d'informations sur ce qui se passe dans le reste du monde" : En effet, nous ne savons que ce qui se passe sur place, et même dans un district bien précis. Nous savons que les États-Unis d'Amérique sont pratiquement effacés (mais pas complètement ; la capitale est à Anchorage, en Alaska, et il reste deux étoiles sur le drapeau, avec des guerres dans les rues de Boston), laissant place à la République de Gilead. Cependant, l'histoire se déroule à Bangor, dans le Maine (je ne suis pas certain que cela soit mentionné, mais je reconnais la ville ;) ). Bangor est historiquement connue comme une étape de l'"Underground Railroad", ce qui rend la série encore plus glaçante car la liberté est si proche. Ce genre de détail semble indiquer que toutes ces horreurs ne se produisent que dans les limites de cette république.

En conclusion, The Handmaid's Tale: La Servante écarlate est une série remarquable qui parvient à capturer l'essence de l'œuvre originale de Margaret Atwood. Elle offre une expérience subtile, oppressante et psychologiquement violente. Malgré sa lenteur délibérée, la série réussit à maintenir l'attention du spectateur grâce à sa narration méticuleuse et à sa capacité à susciter un profond malaise. Les performances des acteurs sont épurées pour refléter la répression et la conformité imposées par la société dystopique. Bien que des informations sur le monde extérieur soient limitées, cela renforce l'atmosphère oppressante et confinée de l'intrigue. Dans l'ensemble, cette série est une œuvre puissante et troublante qui mérite d'être regardée.
Malicia007
Malicia007

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 29 mai 2025
Rarement une série m'a bouleversée à ce point, des personnages forts, des acteurs extrêmement talentueux, cette série est une perle !
DadTheBoss
DadTheBoss

8 abonnés 49 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 12 février 2026
Probablement la meilleure série que j’ai regardé !! Et en plus la fin sur dernière saison est exceptionnelle d’intelligence !
olivier foilleret
olivier foilleret

7 abonnés 361 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 6
3,5
Publiée le 7 octobre 2025
Une saison intéressante et addictive. Mais gâchée par une épisode final mou et sans véritable solution. C’est dommage, on s’attendait à mieux.
Laurence L.
Laurence L.

9 abonnés 85 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 3
1,0
Publiée le 7 octobre 2019
Mais que c'est lent et lourdingue cette hagiographie de June Osborne, sauveuse et justicière. Sainte June, priez pour que les scénaristes se reprennent !! 13 épisodes interminables et soporifiques pour une ligne de scénario... Déception énorme.
olivier foilleret
olivier foilleret

7 abonnés 361 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 5 mai 2025
Excellent série dont on a du mal à imaginer une histoire similaire en vrai.
Le scénario est riche, même si cela s’essouffle un peu à partir de la troisième saison. La ficelle aura été tirée jusqu’au bout mais ça reste d’excellent facture!
olivier foilleret
olivier foilleret

7 abonnés 361 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 2
4,5
Publiée le 18 août 2025
Toujours une très bonne série où la profondeur des personnages prend de l’ampleur. On en apprend un peu plus sur chacun et le cheminement de certains.