Avis The Handmaid’s Tale : la servante écarlate - Page 5
The Handmaid’s Tale : la servante écarlate
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Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 19 mai 2017
Sans spoilers.
Une série véritablement marquante: Je sais, il est difficile de le penser après avoir vu un, deux ou peut-être trois épisodes, la difficulté majeure de cette série, qui, d'après ce que j'ai compris, ne fera que 10 épisodes et pas de nouvelle saison, est de réellement comprendre la situation dans l'univers qui nous est montré. En effet, l'univers de The Handmaid's Tale (THS, pour abréger) est très particulier, un peu orwellien, mais aussi très misogyne, ainsi il faut s'accrocher au début, il peut être intéressant de regarder l'article wikipedia sur la série (juste le début, pour pas se spoiler), qui donner bon nombre d'informations et de contexte très utiles.
Pour essayer de vous partager mon ressenti, cette série va vous présenter plusieurs personnages dans un univers, un gouvernement et des lois qui, pour nous, paraissent totalement absurde, évoluer avec des personnalités totalement différente des nôtres (presque surréalistes), dû au conditionnement de cet univers, tout ça dans une tension dramatique grimpante au fur et à mesure que le scénario se déroule.
Cette série est dans l'univers de ces mini-séries courtes et marquantes telle la série Black Mirror qui se font un plaisir de vous terrifier en vous présentant des mondes dystropiques dans lesquels nous pourrions vivre.
Impossible de faire passer ma critique: soit on me dit que je ne donne pas assez d'info, soit on me dit que j'en donne trop, soit lorsque j'utilise les spoilers on me dit que ça ne respecte pas les règles, etc. Donc, je vais faire beaucoup plus bref: scénario comportant des parties de scripts invraisemblables, le déroulement est aussi très très lent, et après avoir accroché aux premiers épisodes, je n'accroche plus et je m'y ennuie.
Mal jugé cette série au départ: oui, saison 1 pesante et comportant quelques invraisemblances, mais dès la saison 2, surtout après la 1ère moitié, ça devient...magistral, tant le scénario dystopique d'une société totalitaire, bigote et misogyne brillamment mis en scène que les acteurs, tous excellents. C'est tragique, émouvant, et effrayant quand on imagine que cela est théoriquement possible. L'histoire se passe dans une partie de ce qui fut autrefois les Etats-Unis, un pays appelé Gilead, et une fois que ça vous prend, ça ne vous lâche plus. A voir d'urgence pour ceux qui comme moi découvrent cette série assez tard (2025...). Elizabeth Moss est excellente, mais les autres acteurs sont tous très convaincants, soit dans leur souffrance, leur peur, leur drame, soit selon le cas dans leur délire totalitaire épouvantable. Donc, j'ai changé mon commentaire et ma note, qui passe de 2 à... points. Et pour ceux qui considèrent que cela reste impossible, la partie de la série, en saison 2, qui explique comment une société entièrement démocratique a glissé vers ce cauchemar en seulement quelques mois est assez intéressante....
Toute les saison sont excellentes, mais le tout dernier épisode est d'une lenteur et d'une longueur interminable. Dommage. Cet épisode n'a aucun intérêt. Contrairement a la série qui elle est magnifique
Une série extraordinaire avec des personnages aussi cruels que beaux. Le thème du pardon est mis en lumière, avec le personnage de June qui fait preuve d'une force surhumaine face aux épreuves qu'elle traverse.
autant dystopique que manichéenne, cette série capte l'intérêt du téléspectateur tout du moins dans les premières saisons, mais à partir du moment où on a compris ou les réalisateurs veulent en venir, étaler cette série sur six saisons ajoute beaucoup de lourdeurs à l'histoire, mention spéciale à la saison 6 qui est d'un ennui profond au fur et à mesure de l'avancée des épisodes. On pourra saluer la prestation des acteurs qui est bien ficelée pour la plupart, néanmoins les facilités scénaristiques comme ces incessants allers retours de notre héroïne entre Gilead et le monde réel sonnent faux tellement cette république ultra protégée est en réalité un véritable gruyère. Que dire sans spolier de la mise en difficulté d'une ville comme Boston par une poignée de servante ? Vu l'immensité supposée de Gilead, c'est prendre les gens pour des jambons de vouloir faire croire que la déstabilisation d'un quartier par une milice va faire vaciller le système tout entier. Je n'ai pas lu les livres, mais il semblerait que comme d'habitude les producteurs on voulu une adaptation sauce Hollywood plutôt que de suivre scrupuleusement l'histoire et c'est bien dommage.
Pour l’écriture on repassera c’est bourré d’incohérence. Un final ultra décevant. Et l’ambiance sonore… il y en a trop trop de musique. Par contre il y a de belle image.
Alors que la natalité mondiale s'effondre dramatiquement, l'histoire raconte les aventures d'une jeune femme qui devient 'servante' dans ce nouveau monde. Les Etat Unis sont renversés par une sorte de secte ressemblant à du protestantisme puritain extrémiste. Une caste dirigeante uniquement masculine instaure un patriarcat absolu. Les rares femmes qui sont encore fertiles deviennent des 'servantes' avec pour but de porter les enfants des dirigeants, les autres femmes qui ne sont pas déjà mariés aux 'commandants' deviennent des bonnes à tout faire. Les autres hommes sont pour la plupart soldats ou ouvriers. Les religieux des 'anciennes' religions et les homosexuels sont assassinés. La série procède par petites touches habiles pour nous faire découvrir ce monde petit à petit, par simple flash-back et scènes choquantes de mise en place de ce nouvel ordre social. C'est un régal visuel avec des décors et une lumière très bien maitrisée. Très bien filmé et réalisé, les acteurs sont vraiment très bon, on se laisse embarquer dans cette histoire complètement folle. C'est du tout bon !!!
Série dystopique intéressante et faisant froid dans le dos dans les saisons 1 à 3 mais qui devient franchement longue pour rien et qui a du mal à se terminer pendant les trois saisons suivantes avec une fin qui n’en est pas une….
Au début j'ai bien aimé le côté descriptif d'une dictature totalitaire, mais très vite l'histoire tourne en rond, et n'avance pas. Lent, répétitif et ennuyeux. Et très orienté politiquement :les méchants sont des chrétiens conservateurs sadiques et pervers, les gentils des lesbiennes libérales dont une noire, quelle caricature !!
Cette série est la première dont la réalisation est plus riche que le livre donc elle est tirée, et tout en restant absolument fidèle aux messages délivrés par Margaret Atwood. J’ai hâte de voir sortir Les testaments!
La saison de trop..... Il faillait une fin et il était temps. L'actrice principale et productrice est au bout de sa prestation d'actrice qui s'essouffle. Scénario sans suspens avec une fin bâclée
tant de choses ont été dites, tant de critiques plus positives les unes que les autres. Et elles sont méritées. Car l'adaptation de cet excellent roman écrit il y a plus de 30ans par l'auteur québécoise Margaret Atwood résonne tellement dans nos sociétés d'aujourd'hui, enclines au repli sur soi, à la méfiance de l'autre, au communautarisme et à la religion. Aussi austère que glaçante, le ton lent de cette série hypnotise, interpelle, empruntant à droite et à gauche ce que l'Histoire a laissé de pire dans les dictatures d'hier mais aussi d'aujourd'hui. Engoncées dans des tenues pouvant rappeler la communauté Amish, la place de la femme est ici réduite au rôle obsessionnel de la reproduction, perdant tous les combats gagnés un par un pour sa difficile émancipation. Une série magistrale, intelligente à ne surtout pas manquer.