The Underground Railroad
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Michael R
Michael R

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Critique de la série
3,0
Publiée le 12 juin 2025
The Underground Railroad est une série clivante. De part son propos sur l'esclavage sous le prisme des opprimés, elle paraît nécessaire. Les Blancs ici sont mauvais, soit complètement, soit ils cachent leur jeu. Se sentant supérieurs, ils usent et abusent des Noirs. Je ne défendrai en aucun cas la période de l'esclavagisme mais c'est que la série y ajoute une pincée de fantastique. Comme si Twelve years a slave s'échappait verse la 4ème dimension. En effet, pour échapper à leur misérable condition, un coupe d'esclaves fuit la plantation pour rejoindre un train secret et vont atterrir dans des villes où la condition des Noirs est diffetente, ce qui rend le récit passionnant ... Pendant 3 épisodes. Car cette idée du train est évacuée et ne revient qu'en filigrane. Sur les 2 fuyards, l'un est charismatique et ambivalent, l'autre est souffreteuse et subit sa condition. Et c'est très, très lourd. Certains épisodes sont même des épreuves pour le spectateur. Et j'avoue avoir abandonné plusieurs fois, avant de retrouver le courage d'y retourner tant le propos contrit et le rythme lancinant d'une histoire qui n'avance pas étaient pénibles. Cependant, la série présente des qualités indéniables : certaines scènes sont des tableaux de toute beauté, son propos sur l'esclavage et le racisme est troublant, et j'ai compris que le réalisateur voulait faire épouser sa cause en souffrant avec elle. Mais, c'est une tanée et les différents arcs ne sont pas tous aboutis, notamment le plus incroyable, le fameux underground railroad.
Pierricdrai
Pierricdrai

13 abonnés 118 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 2 février 2025
https://www.editions-maia.com/livre/seriellement-votre-drai-pierric-9791042506483/

"The Underground Railroad" est, à l’origine, un roman très réputé de Colson Whitehead écrit en 2017 qui base son récit sur l’existence d’un chemin de fer souterrain (mis en scène ici au premier degré pour les besoins du récit, celui-ci n'étant historiquement ni ferroviaire, ni souterrain) ayant permis à plusieurs milliers d’afro-américains de fuir l’esclavage. La série est une adaptation du livre mais elle ne sera jugée dans cet article qu’en tant que simple création télévisuelle.

Cora est une esclave noire des champs de coton de Géorgie. Confrontée aux sévices incessants des colons blancs, celle-ci se décide à fuir en compagnie de Caesar, un frère de misère, vers les États libres du Nord grâce à un chemin de fer souterrain. A vrai dire, elle n’a que peu à perdre dans cette aventure car fort longtemps avant elle, sa mère avait déjà quitté l’exploitation agricole pour échapper à sa condition, laissant derrière elle une enfant orpheline. Traquée par Ridgeway, un terrifiant chasseur d’esclaves, Cora part ainsi en quête d’une vie meilleure. En traversant une partie des États-Unis, son voyage nous permet de ressentir la souffrance du peuple afro-américain durant cette sombre période.

Disons-le tout net : cette série n’est absolument pas facile d’accès et comporte bon nombre de défauts mais elle se distingue tellement des productions habituelles qu’elle en devient fascinante. Le premier élément sur lequel on peut se heurter est la violence. Car il n’est pas question ici d’une violence récréative à la "Squid Game" (quoi que celle-ci soit porteuse d'un message) ou à la "Walking Dead". Non. Ici, il s’agit de maltraitances psychologiques et physiques insoutenables envers tout un pan de l’humanité. Harcèlement, tortures… On assiste impuissant aux conséquences d’une autorisation légale pour l’homme blanc de marquer sa prétendue supériorité sur d’autres humains en toute impunité.

Ce qui renforce la dureté de certaines scènes est qu’elles sont accompagnées d’une photographie absolument superbe. D’ailleurs, si on peut trouver la série trop esthétisante, c’est malgré tout son principal atout et en premier lieu, l’utilisation récurrente du contre-jour. Celui-ci accentue les contrastes et couvre les personnages d’une aura christique saisissante. De même, les statues de cire figées et graves qui nous apparaissent par flashs tout au long du récit deviennent à nos yeux les martyrs non consentantes d’une cause qu’elles représentent à leur insu.

Les scènes d’intérieur utilisent quant-à-elles les sources d’éclairage non naturels. Ainsi, tels des tableaux de Vermeer, les bougies servent de point d’ancrage à l’image sans réussir toutefois à éclairer la noirceur et l’obscurantisme des lieux que Cora traverse. Mais paradoxalement, la nouvelle lune est le meilleur gage de sécurité pour des fugitifs et le train souterrain en est son symbole. A l’inverse, le feu représente la mort, la destruction et la barbarie. Présent partout où Whitehead pose ses bottines, il est l’élément naturel de ce fils de forgeron. Le Diable se déplace ainsi à cheval dans sa belle redingote noire au milieu d’amas de cendres grisâtres, d’arbres décrépis et de restes d’anciens brasiers. Un Diable qui agit, comme la plupart des hommes blancs présents à l’écran, sous couvert de la justice divine. Et dont le suppôt n’est autre qu’un petit ange déchu logiquement sous emprise et sans libre arbitre.

Dans le même esprit, la série n’hésite pas non plus à user de ralentis et d’effets de caméra sophistiqués. L’horreur n’est jamais aussi glaçante que quand on l’habille de ses plus beaux apparats. En revanche, la bande-son, elle, ne ment pas : les cordes et les cuivres, tantôt répétitifs, tantôt dissonants (mais toujours magnifiques et à-propos), imprègnent le récit de manière aussi inquiétante que la tempête apparaissant au loin. Dans cet enfer, le visage juvénile de Cora transpire la souffrance et la résilience. Elle endure vaillamment ce qu’il ne paraît pas humain d’endurer. Elle est belle…

Tout ce travail formel n’est donc jamais gratuit et le format lui-même des épisodes s’adapte aux besoins du récit. Ainsi, la série incorpore des épisodes assez courts, spécifiquement dédiés à quelques tranches de vie servant le récit. Épatant ! Et ce qui est aussi très agréable, c’est que les ambiances et les décors sont changeants selon les lieux que Cora traverse. On se terrera avec elle dans un village de Blancs où les Noirs sont bannis. Le simple fait de leur venir en aide est un crime. On traversera dans une charrette des terres désolées où seuls les corbeaux semblent trouver refuge. On s’intégrera dans une communauté Noire confrontée à des dilemmes moraux concernant sa collaboration avec des Blancs qui n’acceptent sa présence que par intérêt… Et si un des épisodes détonne au départ par son atmosphère urbaine et colorée, sa conclusion s'apparente fortement à une glaçante dystopie... qui a malheureusement des fondements historiques avérés même s'ils sont ici "romancés".

En revanche, pour appuyer le formidable travail esthétique effectué, la série use et abuse d’une vraie lenteur narrative. Si elle contribue à nous faire ressentir encore plus intensément la violence de certaines scènes et la souffrance des protagonistes, elle s’avère aussi parfois très artificielle. C’est par exemple le cas lorsqu’elle prend la forme de rêveries poétiques ratées ou quand elle accompagne des discours tortueux qui boursouflent la narration. Que « The Underground Railroad » se veuille exigeante, c’est tout à son honneur. Mais qu’elle se fasse bavarde en s’écoutant parler était malheureusement un écueil prévisible auquel il aurait été préférable de se soustraire. Les images se suffisaient à elle-même pour illustrer un propos assez conventionnel. Et si les relations entre les personnages sont intéressantes en soi, l’écriture, trop alambiquée pour être passionnante, ajoute une lenteur superflue qui nous plonge parfois dans une torpeur frôlant l’ennui.

Malgré ces défauts, « The Underground Railroad » mérite amplement le Globen Globe de la meilleure mini-série de l’année 2021 aux dépens de « Mare of Easttown » ou « Maid », beaucoup plus classiques dans leur traitement. Cette fois-ci, la forme l’a emporté, nous rappelant ainsi qu’indépendamment du sujet, le cinéma est avant tout une histoire composée d’images et de sons.
axelle monard
axelle monard

3 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 19 mai 2021
Que de longueurs .... Bien joué, mais je connaissais le livre que j ai apprécié, très déçue par la série... dommage
Jo Newton
Jo Newton

2 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 1 juin 2021
Magistrale tout simplement. Quelque longueurs mais une telle maîtrise que ce soit au niveau du scénario que de la mise en scène...
Et cet épisode 9 qui est juste complètement sidérant. Bravo !
Sylvie
Sylvie

10 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 24 août 2024
Grosse déception pour cette série qui accroche dès le premier épisode mais qui s'essouffle rapidement... c'est long, ennuyeux, décevant même... surtout à la fin... où il ne se passe RIEN.
Heureusement la série est portée par de très bons acteurs sinon bonjour le flop.
Pour ceux qui cherchent un peu plus de sensations, la série "EUX" est parfaite !
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 25 mai 2021
Cette serie ma littéralement ouvert les yeux sur beaucoup de choses un univers sur l'esclavage que beaucoup entre nous ne peut imaginer du drame a lhorreur sa ma remis en question c'est clairement un chef d'oeuvre visionnez le
Celtica44
Celtica44

9 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 11 mai 2022
Une série qu on ne peut pas oublier. On suit la fuite de Cora qui ne supporte plus son sort d esclave dans le sud des États-Unis, juste avant la guerre de Sécession. Un réseau solidaire tente d aider ceux qui veulent fuir vers le nord. Il prend la forme fantasmée et onirique d un chemin de fer souterrain. Mais les chasseurs d esclaves recherchent sans pitié les fuyards.
Le rythme volontairement lent des images montre le poids des chaînes, la violence morale et physique. On est pris par cette chasse impitoyable. Cora va t elle réussir à fuir a travers différents états et trouver la liberté ?
Timo
Timo

5 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 2 juin 2022
Cette série est adaptée du roman éponyme de Colson Whitehead. Elle traite du sort d'esclaves afro-américains à la fin du 19ème siècle aux États-Unis.
"The Underground Railroad" dont la saison 1 comporte 10 épisodes (je ne pense pas qu'il y aura de saison 2) est assez lente et dure, parfois dérangeante. Mais en retour, cette série "littéraire" nous interroge, nous bouscule et nous fait réfléchir.
J'ai été également ému et touché par les personnages qui sont complexes et bouleversants. Le casting est également bien choisi.
Beaucoup d'allégories, d'ironies du sorts, de symboliques et autres procédés qui donnent plusieurs degrés de lecture à cette œuvre.
Je pense qu'il s'agit d'une série, à défaut d'avoir lu le livre, absolument nécessaire parce qu'elle est plus que jamais d'actualité. Les deux points négatifs sont pour moi la lenteur, le manque de budget (décors, mise en scène).

Donc, la série est, en quelques mots, difficile, dramatique, puissante, avec un décor assez sombre mais avec de la puissance littéraire. La bande son de fins d'épisodes est super.

En revanche, si vous préférez les série légères et les feel-good movies, cette série ne vous plairez sans doute pas.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 18 mai 2021
Des images difficiles. Des acteurs poignants. L'héroïne bouleversante. Du talents de toutes parts. Les musiques de fin sont surprenantes et cela contribue à la qualité de cette série.
Arnaud 60
Arnaud 60

1 critique Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 24 février 2023
Foutrement réaliste et poignant, la série arrive à retransmettre l'horreur et la douleur. Un superbe casting également. Mais la série a tendance à traîner en longueur, avec souvent des plans inutiles long et laborieux, dommage.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
0,5
Publiée le 16 février 2022
.Un grand n'importe quoi qui ne tient pas la route. Sublime, Beau visuellement. Une belle propagande mais chute elle raconte l'histoire comme on la veut. Manichéen très loin de l'esprit humain et de son histoire belle tragique et violente. Une insulte aux gens de cette époque esclave comme maîtres.
Peguy Basukisa
Peguy Basukisa

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Critique de la série
5,0
Publiée le 17 janvier 2022
Très bon film qui retrace l'histoire des noirs durant l'esclavage. Je vous conseillerai de suivre toute les dix épisodes... un peu long à mon avis mais avec un suspens inédit.
Mel_r
Mel_r

1 critique Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 18 mai 2021
Un chef d’œuvre !!!

Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une série d’une telle intensité. L’histoire, les personnages, les images, la musique tout est poignant de À à Z.
Une légère touche de fantastique introduite avec subtilité qui nous amène à comprendre l’entraide derrière ce chemin de fer.
Enfin bref a couper le souffle.
Dine Lauch
Dine Lauch

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Critique de la série
5,0
Publiée le 24 janvier 2022
Cette série est sublime, magnifiquement bien interprété par chaque acteur, magnifique paysage, magnifique musique, magnifique interprétation de l'esclavagisme, malgré peut être quelques longueurs mais qui donne des moments d'ambiance tellement lourd et pesant. J'ai tout simplement adoré suivre une partie de la vie cauchemardesque de Cora au travers de la représentation de ces différents états : ces mondes alternatifs qui oscillent entre réalité historique et visions de l’Amérique du futur.