Chernobyl
Critiques spectateurs
Critiques presse
Note moyenne
4,6
22603 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

850 critiques spectateurs

5
520 critiques
4
251 critiques
3
46 critiques
2
13 critiques
1
3 critiques
0
17 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 21 mai 2019
Super début de série, j’ai vu les 2 premiers épisodes . Ambiance sombre et stressante très bien rendue , et acteurs vraiment convaincants . Hâte de voir la suite .
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
2,5
Publiée le 20 septembre 2019
Au vu du succès de cette série et des bonnes critiques j'en arrive à me demander si les fans ne sont pas avant tout des fans de The Walking Dead. Peu être ont ils l'impression de se retrouver sur une planète dépeuplé et tout ce qui s'en suis. Le seul problème c'est qu'à la base ce n'est pas de la fiction et en 86 les gens n'en rigolaient pas. Du moins ce n'était pas un "spectacle". Sinon bah perso j'ai trouvé ca gnangnan et longuet. Je ne vois franchement pas ce que les gens y ont trouvé de bien.
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

3 611 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,0
Publiée le 30 septembre 2019
J’avoue que j’y suis allé à reculons vers cette série. Pas de chance pour « HBO » : j’ai un pote qui a fait un séjour y’a pas longtemps du côté de Pripiat et du coup, Tchernobyl, j’en ai bouffé en long, en large et en travers. Je me suis même un peu documenté dans la foulée, c’est donc dire si, pour moi, cet appel à l’exotisme et à la curiosité que pouvait susciter cette série sur certain n’avait vraiment aucun effet sur moi. Mais bon, suite aux nombreux retours élogieux, je m’y suis quand même risqué, et je dois bien reconnaître que cette série à vraiment bien fonctionné sur moi. Pourtant elle en a des défauts cette « Chernobyl » et pas des moindres. La plus importante tient pour moi dans le ton général donné à cette intrigue. Outre le fait que tous les acteurs soient Américains et parlent anglais, leurs attitudes, leurs réactions, leurs dialogues sont ceux d’Américains. Pas ceux d’Ukrainiens vivant en 1986 dans l’URSS de Gorbatchev. Deux symptômes assez forts de cette tendance : d’abord l’interprétation de Con O’Neil très « famille Ewing à la tête de son empire du pétrole », ou bien encore cette scène de procès final que j’ai vraiment eu du mal à trouver crédible. Du coup j’ai davantage eu l’impression de regarder une série qui parlait de l’incident de Three Miles Island (toute proportion confondue) plutôt que de celui de Chernobyl. Enfin, l’autre gros souci tient pour moi à la création pure et simple du personnage d’Ulana Khomyuk. Le générique de fin nous dit qu’elle a été créée pour rendre hommage à tous ces scientifiques qui, dans l’ombre, ont aidé Valery Legassov. Sauf que… Eh bah c’est quand même une sacrée entorse à la réalité des événements qui est faite là ! Et ça pour moi ça pose un sérieux problème dans l’esprit de reconstitution et de pédagogie minutieuse dans lequel se lance cette série. Et d’autre part ça m’amène à questionner les vraies raisons de cet ajout. S’agitait-il vraiment de rendre hommage à des anonymes ou bien au contraire de féminiser un casting trop masculin pour une série post #metoo ? Pour le coup, ça jette un doute sur l’intégrité des scénaristes quant à leur volonté de retranscrire fidèlement les époques et les évènements. Et c’est dommage car ce sont là des imperfections évitables qui viennent nuire quelque-peu à la qualité de cette série qui – au-delà de ça – n’en demeure pas moins remarquable. J’avoue que, pour ma part, je tire particulièrement mon chapeau aux scénaristes. L’écriture est impeccable. Tous les choix tapent juste. D’abord le format : mini-série de cinq épisodes. Pas trop long. Parfait. Mais aussi la manière d’enchaîner les événements et les révélations. Je trouve notamment particulièrement judicieux de commencer avec l’explosion et de la vivre à hauteur d’humains – j’entends par là de civils. Certes on fait bien un tour à l’intérieur de la salle des commandes, mais on n’en sait pas trop. On voit juste le déni. On comprend que quelque-chose ne s’est pas passé comme prévu. Tout ça, les explications, on les garde pour la fin, et je trouve ça juste brillant. Et cela pour deux raisons. La première c’est parce que le fait de ne pas savoir nous met dans la situation d’urgence et d’ignorance des gens de l’époque. Le mystère n’en rend la menace que plus effrayante. La seconde, c’est parce que cela permet de doubler le cheminement de la série catastrophe d’une dimension propre au polar : mais au fond que s’est-il vraiment passé ? Qui est coupable de quoi ? Le dernier épisode parvient ainsi, comme un bon polar, à non seulement donner toutes les réponses mais aussi à nous faire revivre la tragédie du premier épisode, mais ce coup-ci au travers d’un œil plus avisé. Habile. Efficace. La boucle est bouclée. Tout est dit. J’adore. Mais si cette écriture fonctionne aussi bien c’est parce que d’autres choix judicieux ont su faire mouche. La mise en scène d’abord. Sobre. Pas de musique. Juste la force évocatrice des images. D’ailleurs, à ce sujet-là, chapeau. La variété des points de vue, au sol, hélicoptère, et même quelques paysages tournés au drone permettent de prendre conscience de l’impact spatial de la catastrophe. Pour le coup cette série parvient parfaitement à nous faire ressentir la puissance apocalyptique de cet événement. On y retrouve toutes les composantes d’un film où une super-puissance mobilise toutes ses ressources sans compter contre un ennemi face auquel on ne peut pas se permettre de perdre. Sur cet aspect là, pour moi, c’est une totale réussite. Et enfin, dernier point fort, c’est pour moi le casting. Même si je reste sur mon aigreur d’un jeu très américain, je trouve que certains personnages fonctionnent remarquablement bien. Ma palme va notamment à Paul Ritter qui incarne un merveilleux Dyatlov, et puis un petit prix spécial pour Stellen Skarsgard qui, au final, se révèle convaincant. Vous l’aurez donc compris, l’un dans l’autre, je suis conquis par cette courte et belle expérience que constitue ce « Chernobyl ». Et si je me montre aussi scrupuleux à son égard c’est aussi parce que sa proposition d’ensemble était tellement remarquable que j’en regrette d’autant plus qu’elle échappe à la perfection. En tout cas chapeau bas à HBO. Pour ceux qui se demandaient ce qu’ils allaient faire après « Game of Thrones », il me semble qu’on tient là un modèle encourageant pour la suite. Mais bon… Après, ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Yetcha
Yetcha

1 081 abonnés 4 734 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 7 juin 2019
Une superbe mini série, captivante, historique, instructive et furieusement addictive. J'adore ce format de mini série où l'on sait où l'on commence et où cela se fini. Le dernier épisode est absolument incroyable avec ce procès qui quelque part nous rassure aussi sur le fait que l'erreur était humaine plus que réellement technique, même si l'origine reste technique et de source économique. Je ne peux en dire plus pour laisser les spectateurs découvrir. Mais on est ici face à un fait réel superbement mis en image et qui nous a tous marqué au fer rouge. Passionnant.
Pascal I
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 17 juin 2019
Une belle claque, comme pour beaucoup ! Récit d'une catastrophe très fouillé mais absolument pas ennuyeux. Une mise en scène subtile pour "comprendre", des interprétations très bonnes et le politique mis à nu. Beaucoup d'émotions, d'abnégations, de froideurs, d’omerta et de dénis donnent l'épaisseur nécessaire sur les faits et les conséquences.
S'attachant uniquement sur la période "courte" de la catastrophe et 2 ans plus tard, également sur la perception exclusivement soviétique, le scénariste nous immerge totalement. Une réussite ! 4/5 !!!
(Comme pour "Dans leur regard" / "When they see us", le format mini-série est efficace, ni trop court ni trop long).
JimBo Lebowski
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 4 juin 2019
Je craignais un peu le traitement lissé typiquement US du sujet (d’ailleurs le seul véritable défaut de la série est, selon moi, d’être tournée en anglais) et de se voir confié à un créateur au CV douteux, mais le résultat est sans nul doute remarquable, autant au niveau de sa reconstitution pointue, sa mise en scène inspirée, son ambiance glaçante et son rythme soutenu de bout en bout. Sur 5 épisodes aucun creux n’est à déplorer, les circonstances de ce drame sans précédent sont éclairantes en étant filmées à la fois comme un film catastrophe sur le terrain et un thriller d’investigation, avec des moments de tension assez forts, des enjeux humains, et surtout une réalité glauque dépeinte sans détour, jouant sur l’effroi des répercutions biologiques. L’épisode final offre une rétrospective complète presque minute par minute de l’accident, déjugeant la simple « erreur humaine » et les rapports établis par l’Union soviétique, où la quête de vérité se retrouve plus dangereuse que la dissimulation du mensonge, la conclusion vient d’ailleurs contredire certaines idées préconçues, de quoi en rester pantois. A noter aussi un casting au niveau et un design sonore particulièrement prenant (rien que les scènes avec les crépitements des compteurs Geiger mêlés à la musique anxiogène), HBO ne déçoit pas.
Immanquable.
titicaca120
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 20 juin 2019
cette série exceptionnelle nous montre le régime soviétique avec toutes ses dérives.
les mensonges, les arrestations arbitraires, les gens en place complètement incompétents
dans des postes à grande responsabilité.
la mise en doute de démonstrations de grands scientifiques.
cette catastrophe de 1986 aurait pu bouleverser complètement la planète
heureusement que deux scientifiques et 1 homme politique intègres vont faire
le nécessaire pour éviter une explosion qui aurait pu nous anéantir.
ces 5 épisodes sont réalisés avec le plus grand réalisme.
Gentilbordelais
Gentilbordelais

402 abonnés 3 533 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 18 mars 2020
la reconstitution de la catastrophe est une véritable prouesse : pour les décors de la centrale, avec minutie et réalisme, qui plongent le spectateur dans une immersion totalement anxiogène. la chronologie (même si parfois volontairement désordonnée) apporte une structure au récit et rend passionnant son déroulement, notamment les conséquences de l'explosion. même s'il y a quelques creux, une mini série en forme de document historique sans doute essentielle!
Clémentine K.
Clémentine K.

243 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 13 juin 2019
Une série historique terrifiante ! À la fois une manière de se cultiver sur cet événement et les détails de cette catastrophe, mais aussi de passer un moment de divertissement. Cette série est bien cousue car elle nous tient en haleine dès le début. Il faut néanmoins se demander si les protagonistes étaient à l’époque aussi aveugles ?
Math719
Math719

229 abonnés 887 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 25 mars 2020
Une série parfaite ! Captivante, déroutante, triste, réaliste, prenante et vraiment bien réalisé ! Je recommande !
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 300 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 10 janvier 2020
En 10min vous êtes saisis, oppressé, impuissant devant l'horreur qui se déroule devant vous. Une histoire vraie, qui a fait date pour l'humanité, retranscrit en 5 épisodes glaçants. C'est sombre, brillamment interprété avec des accents de l'est au couteau que couvrent le bruit des dosimètres qui grésillent et une BO qui martèle inspirée du thème d'Inception. Cette mini série si elle aurait pu être plus courte est terriblement marquante et interroge avec pertinence, les travers du communisme et la sûreté nucléaire bien sûr, mais aussi le rapport aux héros : "'There are other scientists like me. Any one of them could have done what I did" répond Legasov à Shcherbina qui lui-même se reproche de n'avoir pas compté. Ils ont juste fait leur job, parce que cela devait être fait. C'est la situation qui les a rendu héroïque, il n'y avait rien en eux qui les prédisposaient. La découverte postérieure des "libertés" prises par la direction artistique remet par contre en cause des moments forts de la série. Sous un couvert "documentaire", la série ne s'est pas montré aussi méticuleuse et respectueuse des faits qu'on pourrait le croire ce qui, à posteriori, en diminue l'impact. Par exemple : la radioactivité des malades était faible et sans danger pour les visiteurs, le niveau de radioactivité infligé aux habitants de Pripyat était insuffisant pour créer les scènes de vomissement / crise présentés dans la série, le "bridge of death" ne mérite pas son nom, l'impact radioactif n'était pas l'équivalent de "deux Hiroshima toutes les heures", l'action héroïque des plongeurs (tout comme celle des mineurs) se sont finalement révélées inutiles, le scénario catastrophe présenté à Gorbatchev était hautement improbable, la radioactivité n'a pas provoqué le crash de l'hélico, il y avait bien tout une équipe de scientifiques affecté au projet (Khomyuk n'a jamais existé), Legasov n'était pas présent au procès et il n'a jamais "fait éclater la vérité" de la façon présenté. Toutes ces erreurs reconnues, il n'empêche que je ne regrette aucun instant passé devant mon écran.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 3 août 2020
La mini-série « Chernobyl » est précédée d'une excellente réputation. Les avis positifs sont nombreux sur Internet, et sont même pour la plupart très positifs. Préférant le format des mini-séries, plus courtes et souvent de bien meilleure qualité que les séries avec de nombreux épisodes, sur une ou plusieurs saisons, j'étais donc curieux de regarder celle-ci.

Le hasard fait que je la découvre près d'un an jour pour jour après sa première diffusion. Entre temps, il n'aura échappé à personne qu'un évènement particulièrement dramatique est survenu : la crise du coronavirus, ou Covid-19, plus importante crise sanitaire et économique depuis environ un siècle. Je me garderai de faire des rapprochements hâtifs. Mais il est tout de même très troublant de constater à quel point l'accident de Chernobyl et la crise du Covid-19 se ressemblent, notamment dans la survenance de l'incident originel et la façon dont il a été géré par l'état premièrement touché, l'URSS dans le premier cas et la Chine dans le second, deux pays plus qu'autoritaires.

L'égoïsme, les luttes de pouvoir et la volonté de dissimuler la gravité des évènements, que ce soit dans un premier temps à sa hiérarchie directe et locale, puis aux dirigeants du pays, à la population locale et enfin aux pays étrangers, ont démultiplié les effets négatifs et la catastrophe. Là réside la source de l'accident de Chernobyl. Là réside certainement aussi l'ampleur de la crise du Covid-19. Je ferme la parenthèse.

Pour revenir à la série, le premier aspect qui saute aux yeux est son efficacité. Les créateurs de la série ont privilégié un traitement extrêmement sobre, voire dépouillé. Et ce, aussi bien pour ce qui est de la réalisation que du scénario et de la narration, ou encore de la musique. Un créateur de série lambda, tel qu'il en pullule en France, aurait traité les évènements chronologiquement, de l'accident au procès quelques années plus tard.

Ici on débute par un focus sur un personnage qu'on ne sait pas encore central, en 1988, puis sans transition on passe au déclenchement de l'incident qui mènera à la catastrophe, le 26 avril 1986. Ensuite les évènements sont traités chronologiquement jusqu'au procès, pendant lesquels sont intercalés plusieurs flashbacks à mesure que les personnages principaux énoncent les résultats de leur enquête. On se rend alors compte qu'on ne savait pas tout. Car ces flashbacks remontent un peu avant l'heure de l'incident, puis détaillent des péripéties, durant l'incident, qui nous étaient cachées. Et c'est là qu'on se rend compte de tout le tragique de cette histoire : d'ambitions personnelles mesquines et frustrées est né le plus grand accident nucléaire de toute l'histoire de l'humanité.

Mais cet art du récit, qui nous tient en haleine durant 5 épisodes d'une heure qui passent très vite, ne serait rien sans cette réalisation qui manie parfaitement la litote, démultipliant ainsi la force des évènements et l'émotion. Un exemple parlant : l'explosion du cœur du réacteur. Au lieu de vouloir nous en mettre plein la vue, façon effets pyrotechniques démesurés qu'on trouve dans tous les blockbusters récents, l'explosion nous est montrée de loin, à travers l'un des carreaux d'une fenêtre. Mais c'est tellement bien pensé, amené et filmé qu'on en est d'autant plus bouleversé, car ce plan nous ramène dans l'intérieur d'un habitat humain, et l'on voit ce qui se passe à travers les yeux d'une personne. On se sent alors aux premières loges de cet évènement, directement touchés. Et les choix de mise en scène de cette intelligence sont légion dans cette série.

La réalisation n'est pas de style documentaire, neutre, car les créateurs utilisent réellement des effets, qu'ils soient narratifs, de mise en scène, visuels ou auditifs. Mais ils sont tellement bien intégrés au matériau filmique qu'on ne sent pas l'artificialité de la réalisation. Au contraire, les faits semblent terriblement réalistes et on se croit plongé dans l'avant, le pendant et l'après de ce désastreux accident.

Je ne m'attarderai pas davantage sur la réalisation, sous peine de trop en dévoiler sur l'histoire, car les deux sont liés. Je tiens juste à indiquer que le premier épisode est particulièrement fort. Il couvre l'ensemble de l'incident à proprement parler : les actions qui mènent à la catastrophe quelques minutes avant, l'explosion puis les quelques heures qui suivent, absolument terrifiantes. Cet épisode est de loin le plus choquant de la série, presque insoutenable tant on se retrouve au beau milieu du cataclysme, avec ces êtres humains qui perdent la vie, extrêmement rapidement et de façon horrible. Les 4 autres épisodes sont plus « facilement regardables », même si dans l'ensemble la série est dure et éprouvante.

Mais elle est nécessaire. On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas. Et puis c'est un bel hommage aux nombreuses victimes : faire éclater la vérité. Bien sûr, il s'agit d'une série anglo-saxonne, on pourra donc estimer qu'elle est orientée, mais elle s'est appuyée sur de nombreux documents et témoignages provenant directement des acteurs de l'époque. Quant aux Russes qui ont annoncé vouloir produire leur version des faits, ce n'est peut-être qu'une annonce qui ne sera pas suivie d'effets.

Pour finir, je dois rendre hommage aux acteurs de ce film. Le trio de tête, Jared Harris, Stellan Skarsgard et Emily Watson, est parfait. Tout comme le reste de la distribution, avec beaucoup de seconds rôles marquants. Il faut dire que les acteurs réels furent à la hauteur des plus grands personnages de fiction : des plus nobles (beaucoup se sont sacrifiés) aux plus vils, en passant par des personnes à la situation moins tranchée, heurtées par les évènements et qui ont réagi comme elles le pouvaient.

En guise de conclusion, on ne peut que porter un regard à la fois plein d'espoir sur la capacité de l'homme à affronter l'adversité et à se relever, certes en payant parfois le prix fort, mais en réussissant à dépasser des défis incommensurables. Mais on peut aussi être plus circonspect, ou en tout cas plus vigilant quant à l'industrie nucléaire. Je pense qu'il ne faut pas se laisser dominer par l'émotion, le retour aux centrales à charbon par exemple peut être plus polluant et plus radioactif au total (car oui, le charbon est radioactif lui aussi). Tant que l'on n'aura pas trouvé des énergies aussi puissantes pour faire face à nos besoins démesurés en électricité, il sera difficile de s'abstraire totalement du nucléaire. Mais une chose est sûre, tout a un coût... Et désormais, je regarderai ma consommation électrique d'un autre œil...
Jérémie
Jérémie

179 abonnés 847 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 30 novembre 2020
Une série historique criante de vérité qui laisse sans voix.
On se croirait presque face à un documentaire. Mais malheureusement, cette qualité visuelle et scénaristique n'a rien d'une fiction.
Une mini-série historique à voir.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 12 décembre 2024
Une réalisation tout simplement exceptionnelle. L'immersion est assurée avec un réalisme sans faille avec des moments possédant une tension suffocante. La bande son est magique. Totalement en accord aux images, elle donne une puissance supérieure à l'œuvre qui s'avère extrêmement angoissante et crue. L'écriture de certaines scènes sont inoubliables de force. Les acteurs possèdent une interprétation millimétrée avec des dialogues d'une grande épaisseur. Monstrueux.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
5,0
Publiée le 12 décembre 2024
Une réalisation tout simplement exceptionnelle. L'immersion est assurée avec un réalisme sans faille avec des moments possédant une tension suffocante. La bande son est magique. Totalement en accord aux images, elle donne une puissance supérieure à l'œuvre qui s'avère extrêmement angoissante et crue. L'écriture de certaines scènes sont inoubliables de force. Les acteurs possèdent une interprétation millimétrée avec des dialogues d'une grande épaisseur. Monstrueux.