Un départ fort, une intrigue prenante, mais parfois trop tirée
Manifest, c’est le genre de série qui te happe dès le début. Un avion disparaît, réapparaît cinq ans plus tard, les passagers n’ont pas vieilli… et tout le monde autour d’eux a continué sa vie. Le point de départ est super fort, et franchement, les deux ou trois premiers épisodes accrochent bien. On a envie de comprendre, on se pose plein de questions, on suit les personnages avec attention.
La série installe vite ses “appels” mystérieux, ses visions étranges, ses pistes multiples, entre thriller, surnaturel et drame familial. C’est ce mélange-là qui fait son charme au début. Il y a du mystère, du rythme, et un bon équilibre entre enquête et émotion.
Mais plus la série avance, plus elle se complique. Il y a beaucoup de rebondissements, de révélations, de retournements, et parfois ça devient trop étalé, trop étiré. Les saisons sont inégales, certains épisodes font un peu de remplissage, et l’intrigue principale donne l’impression d’avancer par à-coups. On sent que les scénaristes repoussent la résolution, et parfois ça se ressent un peu trop.
Les personnages sont attachants, même si certains tournent un peu en rond. Melissa Roxburgh (Michaela) tient bien son rôle, et le casting en général s’en sort bien, même quand le scénario part dans tous les sens. La série garde une ambiance prenante, avec des thématiques intéressantes : le destin, la foi, la culpabilité, la seconde chance…
Manifest reste une série intrigante et addictive, même si elle aurait mérité un peu plus de concision. Pour ceux qui aiment les mystères qui s’étalent, avec une bonne dose d’émotion et de twists, c’est un bon moment.