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sebou36
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Critique de la série
5,0
Publiée le 12 avril 2020
Cette première saison est excellente. Contrairement aux stupides Tarantinades faussement subversives, nous avons ici affaire à une véritable réflexion sur le désir de vengeance légitime. Le sérieux des situations contraste fortement avec le grotesque de notre vision déformée des faits et c'est là que réside l'originalité et la force de cette salutaire série. Bravo!!
L'impact de la scène d'ouverture me donnait beaucoup d'enthousiasme concernant cette série. D'autant plus que, techniquement, c'est plutot de bonne facture. Malheureusement l'excitation a vite laissé place à la perplexité. Tout d'abord, cette série est "comique" mais ne fait pas rire. Elle se veut aussi dramatique, mais n'émeut que très rarement. Elle se veut également une série d'action, c'est d'ailleurs peut être sur ce point qu'elle échoue le moins (sans être non plus stratosphérique). Enfin elle essaie d'etre un thriller plein de révélations, mais laisse plutot dubitatif. A chaque scène, on comprend l'émotion qui est censée être transmise, ou l'effet de surprise qui est censé être créé, mais il manque toujours quelque chose pour que çà fonctionne. La capacité de cette série à ne quasiment jamais frapper juste est saisisante. Parfois çà sonne faux, parfois çà sonne creux, parfois les deux. De plus les épisodes sont tous traversés par une gélatine moralisatrice assez grossière et indigeste. A coté de çà, le casting n'est pas vraiment réussi. Si Al Pacino tient la corde, la bande d'acteurs autour ne crèvent pas l'écran, c'est le moins qu'on puisse dire. Cette équipe de "justiciers" est composée de personnages aussi peu attachants les uns que les autres, et on se surprendrait même à soutenir les nazis malgré tous les efforts entrepris pour les rendre détestables. Le pire, encore une fois, c'est qu'on voit clairement le coté ambitieux de la série; sa recherche d'originalité et sa course à la jubilation. Cependant il faut admettre que, destinée pourtant à être un feu d'artifice, "Hunters" ne viendra que remplir la liste des pétards mouillés.
Une série qui essaie de faire l'apologie de la vengeance. On y voit des juifs qui s' abaissent au rang des nazis en usant de la violence afin de se faire justice eux-mêmes. Une série dangereuse qui ne fait que rouvrir les blessures du passé et incite à la haine d'ennemis vaincus il y a longtemps. De là à tomber dans l'amalgame avec les personnes qui aiment leur pays, il n'y a qu'un pas. spoiler: On a le droit en début de série à une scène où un blanc qui sort avec une noire, agresse et se moque d'un juif. Autrement dit, ce personnage n'est pas raciste, mais antisémite. On en arrive à se demander s'il ne sort pas avec une noire juste pour une question de cotas à respecter
On un peu de mal à suivre, zone d'ombres incohérence on laisse entendre une vision mais on ne la voit pas même jamais problème de temporalité mais bon la fin du dernier épisode fait la saison.
Au début, la série se révèle intrigante mais plus on avance et plus c'est cliché et hésitant. Reste tout de même une belle brochette d'acteurs dont Al Pacino qui est à son meilleur et sauve un peu la série de son coté mielleux et pataud.
New-York, 1977, l'équipe hétéroclite des Hunters menés par le richissime Meyer Offerman (Al Pacino) découvre que des centaines de dignitaires nazis ont infiltré les institutions américaines et vivent incognito et en toute impunité aux Etats-Unis.
Ces nazis ont un plan et ne reculeront devant rien pour l'accomplir ...
Série très bien réalisée et prenante, Hunters n'est pas sans rappeler, par instants, le style Tarantino. Le mélange Histoire- complots et théories- Fiction fonctionne à merveille.
Une série à recommander !
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Pour ma part j'ai beaucoup aimé. J'ai de suite vu l'influence Tarantinesque qui s'estompe au fur et à mesure que l'on avance dans les épisodes. Certains m'ont vraiment pris aux tripes à me faire pleurer comme un petit garçon. Le twist final est intelligent même si les derniers épisodes sont moins "rock" que le début de la série. Je comprends les pour et les contres, mais au final, et comme de juste, il faut se faire son propre avis !
Bonne série. C'est une serie à la foie bouleversante (certaines scenes dans le passé sont poignantes) mais elle arrive à injecter de l'humour par le surjeu de certains acteurs et de certaines scenes improbables mais rafraichissantes. C'est une bonne trouvaille, rien ne ressemble à cette serie et le jeu des acteurs est parfait et je ne vous parle même pas de la prestation d'Al Pacino. A voir comment se goupillera la prochaine saison, mais la série mérites clairement sa saison 2.
très bonne série mais qui relève quand même certaines incohérences : comment la grand mère a t'elle pu avoir un petit fils de 19 ans alors qu'il s'est passé 32 ans entre la fin de la guerre et l'action de la série (1977), alors que celle ci n'était vraisemblablement pas enceinte durant sa détention à Auschwitz.
bonne série dans son ensemble qui mêle à des sujets qui ont réellement exister. la fin de la saison 1 est surprenante en surprise. sauf, je ne sens pas ..cette 2eme saisons.. avec l'arrivée d'un individu... al pacino est très efficace. à voir
Uniforme noir, accent guttural, fanatisme criminel, absence totale d’empathie … La figure de l’officier nazi coche toutes les cases pour s’imposer comme archétype du « méchant » au cinéma. La prestation glaçante de Ralph Fiennes dans La liste de Schindler (1993) en est un bon exemple. Mais à cette conception relativement fidèle de la barbarie nazie, telle qu’exposée dans le chef-d’œuvre de Spielberg, viendra s’ajouter une autre lecture, celle des récits pulp. Ici, le nazi devient une figure désincarnée de l’antagoniste, il sera tour à tour génie du mal, savant fou, maître occulte ou simple homme de main selon les besoins du scénario. Les aventuriers de l’arche perdue (1981), également de Spielberg, ou plus récemment Overlord (2018) de Julius Avery s’inscrivent totalement dans cette démarche. Dans les années 70, les suppôts du Reich seront même mis en scène dans un certain nombre de films érotico-horrifiques plus ou moins fauchés et nauséabonds, on parle alors de Nazisploitation (oui, l’esprit humain est étrange). Mais revenons-en à Hunters. Produite par Amazon Video, la série de David Weil nous propose une version alternative de l’Histoire, où des dignitaires nazis infiltrent l’Amérique des 70’s. Un groupe de rescapés de la Shoah, mené par Al Pacino, tente de les éliminer. Difficile de ne pas voir une parenté avec le Inglorious Basterds (2009) de Quentin Tarantino. On retrouve ici une violence cartoonesque ainsi qu’une prise de distance avec la réalité des faits. C’est ce dernier point qui a attiré sur Hunters des critiques sévères, notamment de la part du Mémorial d’Auschwitz, accusant la série d’ouvrir la porte au révisionnisme. En cause, une séquence d’une intense cruauté envers des prisonniers… qui n’a jamais eu lieu en réalité. Véritable affront ou simple excès de zèle ? Il ne nous appartient pas d’en juger. Mais cette critique est révélatrice du principal défaut de la série : Hunters ne parvient pas à trouver son ton. On ne cesse de naviguer entre plaisir coupable jubilatoire et drame historique. A un massacre fantaisiste de SS succèdera un flashback brutalement réaliste et premier degré sur l’horreur des camps. Et l’on se trouve presque penaud d’avoir ri. Alors faut-il jeter Hunters aux oubliettes ? Nein ! Car la série comporte son lot de belles trouvailles, comme son ambiance rétro réjouissante et ses personnages secondaires savoureux. Ses détracteurs lui reprocheront de copier Tarantino sans l’égaler, ce qui est vrai. Mais en près de deux heures de métrage, le célèbre cinéaste évitera toute référence à l’univers concentrationnaire, ce qui est bien commode … En ce sens, on ne pourra pas reprocher à Hunters de manquer de courage dans sa démarche, qu’on la cautionne ou non. En définitive, la série a le mérite de nous questionner sur ce qu’il est acceptable de montrer quand on traite d’un sujet si douloureux. Ce qui est certain, c’est qu’un divertissement tel que Hunters, aussi qualitatif soit-il, ne peut s’assimiler sans un minimum de contextualisation. Car si l’on peut rire de tout, encore faut-il le faire en conséquence de cause.