Disclaimer
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Note moyenne
4,0
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109 critiques spectateurs

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TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

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Critique de la série
4,5
Publiée le 17 février 2025
Quelle très bonne surprise ce Disclaimer, un des objets cinématographiques marquants de cette année 2024.

Comme l’a pu dire Mr Cuarón, il a plus conçu cette mini-série comme un long film divisé en 7 chapitres ce qui rappelle ce qu’avait pu faire Bergman pour certaines de ses productions notamment Scènes de la vie conjugale. C’était donc une séance spéciale répartie sur deux soirées et j’ai envie de vous dire, j’aurais adoré le faire en une seule soirée, tellement j’ai été captivé.

Un livre qui va faire scandale et qui va affecter et détruire de manière durable et différente, au fur et à mesure du temps, deux familles.
Une des grandes forces est la structure narrative de l’oeuvre, on passe de manière très fluide et compréhensible entre les différentes époques, points de vues, styles de narration. Pas besoin d’un “x années auparavant “ par exemple. Il faut peut-être s’accrocher au premier épisode car tout peut sembler confus mais quand on commence à assembler toutes les informations, qu’on recueille petit à petit, c’est là qu’on commence à comprendre le drame qui est en train de se jouer.

La parole est au centre du débat dans cette oeuvre. Tous les personnages se parlent mais ne s’écoutent que très peu, c’est un dialogue de sourd et d'aveugle. Il n’y a qu’à voir le nombre de narration c’est je, tu, il/elle et nous. C’est une version 2.0 de Rashomon, si vous le voulez. Ils sont seuls dans leur propre monde, leur propre imaginaire, leur propre vérité, ils sont seuls noyés dans leur parole. Pourtant, c'est une arme indispensable aujourd'hui, écoutons et regardons ça sera déjà une belle avancée.
On peut remarquer souvent la présence d’un chat, donc d’un animal de compagnie qui peut-être est l’un des seuls individus à les écouter attentivement, à les comprendre, à les soulager dans leur solitude.

La vérité à une grande place aussi. Faut-il tout dire ? A-t’on peur la vérité ? On dit toujours que la vérité blesse, qu’elle peut laisser des cicatrices mais ne sont-elles pas nécessaires pour vivre et aller de l’avant et tenter d’oublier un passé ?
Même à la fin de la mini-série, on peut toujours avoir un doute sur le dénouement, qu’est ce qui est réellement faux ? Qu’est ce qui est réellement vrai ? On n’aura jamais la vérité absolue, il y aura toujours une part d’imprécision, de doute. Ça peut rappeler, dans une certaine mesure, le débat qu’il y a eu dans Anatomie d’une Chute pour savoir si Sandra était réellement innocente ou non.

Dernier point à évoquer autour des thématiques, c’est le pouvoir de l’image. Vous prenez une photo, vous la soumettez à 50 personnes et vous leur dites d’inventer une histoire en lien avec la photo, un exercice classique. À la fin, vous allez avoir 50 histoires différentes, c’est l’effet Rashomon. Dans une période où nous voyons des milliers d’images à la seconde, est ce qu’on prend encore le temps de voir et comprendre une photo: son contexte, son lieu, ses personnages, sa lumière… l’image est un pouvoir à utiliser avec précaution car il peut vite devenir manipulateur et donc dangereux.

Niveau mise en scène, rien à dire c’est exceptionnel, chaque épisode apportant sa séquence marquante. La photographie c’est une claque, énorme travail de Delbonnel et surtout du grand Lubezki. La BO de Finneas c'est aussi quelque chose de grand, très grand.

Le casting est phénoménal, l’un des meilleurs de l’année. Tous sont fantastiques: Cate Blanchett dans l’un de ses meilleurs rôles, bouleversante. Kevin Kline, que je ne connaissais pas du tout, m’a ébloui. Sacha Baron Cohen, incroyable dans son rôle de père trahi et trahissant. Lesley Manville, émouvante et démoniaque en si peu de temps à l’écran.

Il y a tellement à dire sur cette mini-série, un revisionnage apporterait une nouvelle lecture intéressante et nécessaire. Alfonso Cuarón a réussi le pari de ce grand et long film, peu en sont capables.
Si on considère que Disclaimer est un film (6h environ), il a tout à fait sa place dans le top 3 de l’année (et pas troisième).
Armel Kerzerho
Armel Kerzerho

3 abonnés 3 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
3,0
Publiée le 20 novembre 2024
C'est un long mélo-thriller racoleur et malaisant à la fois captivant et éprouvant à regarder . Les acteurs de haut-vol, la réalisation luxueuse et les effets de manche réussiront probablement à vous scotcher des heures devant ce "machin" aux personnages pourtant antipathiques ! Cependant, Je reste sur ma faim : 3 épisodes et de nombreuses scènes faussement larmoyantes en moins auraient largement suffi pour nous conter cette histoire, somme toute bien abracadabrabtesque ! Ps : la voix off est tellement irritante et superflue, qu'on se demande si on a pas laissé activé la description pour les non-voyants !
Avenir D
Avenir D

2 abonnés 21 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 22 janvier 2026
Soyons honnêtes, Disclaimer est une série dramatique particulièrement plombante. Elle accumule tous les clichés de la tristesse : souffrance, dépression, drame et violence y sont omniprésents. Ajoutez à cela une touche de sexe, et l’ensemble s’avère plus ou moins convaincant, malgré un bon casting.
Sylvana
Sylvana

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 27 avril 2026
La série est intéressante mais manque de finesse. On ne saura le fin mot de l'histoire qu'au dernier épisode, au cours d'un retournement de situation assez laborieux. Ce n'est pas du tout la mise en regard de points de vue différents comme dans le magnifique "Rashomon", mais un narrateur qui nous trompe volontairement et nous assène la vérité après 6 épisodes où l'on voit l'héroïne sombrer progressivement au fur et à mesure des révélations sur sa personne. Un gros problème : ce n'est pas crédible. On renifle le fantasme de la mère inconsolable et du père/mari vengeur depuis le début, et la vérité finale est tellement aux antipodes de la version de la mère que c'en est décevant. On ne saura jamais pourquoi Sasha est brusquement retournée à Londres, laissant Jonathan seul en Italie. On ne saura jamais si Nicholas finit par prendre conscience de l'influence de la scène refoulée sur sa construction personnelle.
Bref, on ne saura jamais comment ce roman-photo de gare a pu susciter un tel intérêt. La seule chose réussie : on est suspendu au dénouement final. Le suspense fonctionne à merveille, mais ne tient pas ses promesses !
Jojo le héros
Jojo le héros

3 abonnés 148 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 15 juillet 2025
A la qualité des séries britanniques (comédiens, crédibilité, tension) s’ajoutent plusieurs niveaux de narration. Certains temporels, d’autres des différents protagonistes, parfois une forme surprend (tient les acteurs ont un jeu outrancier) et il faudra attendre le twist final pour que tout s’éclaire. Surprenant et hypnotique.
Rafael Vivier
Rafael Vivier

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Critique de la série
2,5
Publiée le 10 janvier 2025
Vraiment déçu
Tout est expliqué, rien n’est suggéré
Scènes sexuelles qui deviennent vite longues
Personnages souvent caricaturaux j’ai trouvé
Jenni R.
Jenni R.

1 abonné 71 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 27 décembre 2024
Une bonne intrigue qui paraissait pourtant devinée assez vite, mais qui se joue de nous. L'ambiance est lourde et met mal à l'aise parfois. Kevin Kline est fantastique dans son rôle. J'ai beaucoup aimé.
Douns
Douns

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 11 mai 2026
J’ai beaucoup aimé cette mini-série. Au début, jai eu du mal à rentrer dans l’histoire mais une fois les 2 premiers épisodes passés, on est pris dans l’intrigue. Bravo aux acteurs. J’ai passé un très bon moment.
Jean-Luc P.
Jean-Luc P.

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Critique de la série
5,0
Publiée le 15 août 2025
Excellente série, hyper bien ficelé.
Quand je vois certains mettre 1 étoile par ce qu'ils n'ont pas compris que le déroulé de l'action est narre par rapport au livre et donc a la sois disant vérité de la mère et que sur la fin on apprend ce qui est réellement arrivé... On découvre que le fils est aussi dérangé que sa mère, et que les victimes ne sont celle que l'on croit ! ... Diablement efficace. Pour ceux ci retourné aux séries pour ados sur Netflix.
Bien trop compliqué pour vous 襤
Morimar
Morimar

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 4 août 2025
Je ne peux pas m'empêcher de me sentir flouée à l'issue de cette série que, je l'avoue, j'ai regardée presque d'un trait. En effet, le spectateur, pris par le scénario, veut savoir quelle sombre histoire est enfouie dans le passé de Catherine Ravenscroft, journaliste reconnue et célébrée, lorsqu'un banal roman publié à compte d'auteur par un vieillard (surprenant Kevin Kline, retors à souhait) fait se retourner contre elle ses collègues et sa famille. Et c'est là que le bât blesse, car si le drame qui sert de point de départ à l'intrigue est bien réel (la mort accidentelle d'un jeune homme sur une plage en Italie, noyé en voulant sauver le fils de Catherine), le récit qu'en fait le livre, lui, l'est-il ? C'est l'enjeu de la série.
En tant que spectatrice, j'étais prête à me laisser emmener par le réalisateur dans les méandres de ce questionnement, mais si et seulement si celui-ci ne prend pas son public pour des imbéciles. spoiler: A partir du 3eme ou 4eme épisode, le vraisemblance n'y est plus du tout : l'époux aimant et dévoué non seulement rejette Catherine sur la seule foi d'un roman et de quelques photos, mais trouve normal de s'allier avec un inconnu, l'auteur présumé du texte, contre celle qui est sa femme depuis 25 ans ? Les collègues de Catherine la "cancellent" sans même se poser de question (journalistes? vraiment?) à peine ouvert le livre qui l'incrimine ?, Quid du devoir d'écouter toutes les versions d'une histoire ? Les infirmières chassent de l'hôpital la mère d'un jeune homme dans le coma parce qu'elle souhaite empêcher le vieil homme de s'approcher de son fils, sans chercher à savoir ce dont il s'agit ? Je ne sais pas dans quel monde vit le réalisateur, mais pas tout à fait dans le même que le mien. D'autant que, si l'on donne crédit à la version qui fait de cette série une démonstration magistrale dans la veine "me too" eh bien, dire qu'elle a été victime d'un viol aurait dû/ pu tout excuser de la part de Catherine...
Bref, les incohérences m'ont trop agacée pour que je rentre à 100% dans le jeu. Et je ne parle pas des anachronismes, ou plutôt si, j'en parle : en 2001, l'Euro n'était pas encore la monnaie en Italie et les jeunes voyageurs ne prenaient pas de selfies avec leur appareil photo analogique (on demandait à quelqu'un de prendre la photo ou bien on mettait le retardateur sur l'appareil...) !!
Je n'ai pas lu le roman d'où est tiré Disclaimer, et j'espère qu'il est plus crédible, mais la série a été faite par un réalisateur trop sûr de lui, de sa caméra (les beaux plans avec de la musique dégoulinante...) et de ses acteurs (les principaux sont bons, mais certains... même Leslie Manville m'a déçue).
En conclusion, si l'on cherche du sérieux dans un scénario et une réalisation, on peut passer son chemin... Sinon, c'est une distraction occupe quelques heures.
DAVID DERUELLE
DAVID DERUELLE

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 24 décembre 2024
Très belle série bien pensé, bien filmé. Légèrement longue mais le fait de prendre le temps de raconter l’histoire reste une bonne chose. C’est un casting et scénario agréable à suivre, prenant et qui fait saliver. Le dénouement est bien réfléchi et nous laisse sans voix. La série permet de découvrir une façon que l’on a tous de penser qu’à nous et rarement à se mettre à la place de l’autre. Écouter c’est mieux que de se la raconter. Faire confiance à nos proches reste aussi important
Mjoly
Mjoly

2 abonnés 192 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 23 janvier 2026
Etrange série, où le spectateur et les personnages sont manipulés et envoyés vers de fausses pistes! Ou comment démontrer qu'il ne faut jamais se fier aux apparences! Le tout est d'abord de passer le premier épisode, où l'on est un peu perdu, ensuite tout se met brillamment en place. Efficace donc, mais il faut quand même reconnaitre que certaines ficelles sont un peu énormes. Cate Blanchett est, comme toujours, parfaite, mais j'avoue avoir été ébloui par la lumineuse beauté de Leila George d'Onofrio, qui nous offre une séquence érotique particulièrement réussie...
Morenciel
Morenciel

1 abonné 116 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 10 janvier 2026
Certains secrets devraient être révélés dès le départ. Dans cette histoire, les personnages cachent la vérité sur cet événement qui a eu lieu 20 ans plus tôt. Bon, disons que c'est ce qui alimente le scénario, sinon, ça aurait duré 20 minutes au max.

Kate Blanchett est merveilleuse dans ce rôle, ainsi que Kevin Kline. Je ne serai pas étonné des les voir en nomination au prochain Golden Globe Award.

J'aime beaucoup l'effet trompeur du début de l'histoire, mais, je me retient pour ne pas révéler ce qui vient après.

Conclusion, c'est une bonne série à écouter. J'ai donné un 4/5 parce que je trouve que parfois, on fait de l'étirement dans ce genre de production, afin de donner plus d'épisode et peut être que c'est nécessaire pour faire plus de cash mais pas vraiment utile pour les téléspectateurs.
Philippe V.
Philippe V.

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Critique de la série
5,0
Publiée le 3 décembre 2024
Superbe mini série et scénario au suspense incroyable. Je me suis régalé du premier au dernier épisode.
Naughty Doc
Naughty Doc

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Critique de la série
5,0
Publiée le 29 septembre 2024
Après l'immense Roma, le grand Alfonso Cuarón revient ni plus ni moins qu'avec un nouveau chef-d'œuvre (vu l'ensemble des 7 épisodes!)..

Disclaimer conte l'histoire de Catherive Ravenscroft (Cate Blanchett), journaliste émérite dont la vie professionnelle et personnelle va basculer du jour au lendemain lorsqu'une personne anonyme (Kevin Kline) lui envoie un roman contant avec une surprenante précision un évènement survenu 20 ans plus tôt.

Un engrenage vindicatif et vengeur va alors se mettre en place, contaminant l'unité familiale de Catherine pour révéler les secrets d'une mort funeste n'ayant jamais été résolue.

7h d'Alfonso Cuarón est déjà une bénéfiction en soit, mais un véritable cadeau cinématographique lorsqu'on tient un puzzle narratif aussi bien écrit.

L'ampleur de Disclaimer se caractérise par une dimension étonnamment intime, filmant un délitement familial par 2 regards opposés (la coupable et la victime) tandis que le récit se mue en odyssée vengeresque à la portée émotionnelle déchirante (incroyable performance secondaire de Lesley Manville après Phantom Thread).

Mais là où Disclaimer est brillante (renouvelant son récit à chaque épisode et dévoilant toutes ses cartes jusqu'à la toute fin) c'est dans une narration méta en trompe-l'oeil, combinant de manière intuitive et symbiotique imaginaire et faits avérés (le choix d'Indira Varma pour conter le passé du personnage de Blanchett est lourd de sens).

Un discours sur la puissance du fictionnel en somme, utilisé en tant que révélateur de sens et catalyseur d'une quête de vérité : la quintessence même des histoires et du cinéma donc !

Et outre un suspense impeccablement distillé, Disclaimer bénéficie de tout un soin plastique relativement dingue pour une production télévisuelle : mise en scène virtuose caractéristique de Cuarón à base de plans-séquences menés de main de maître, photographie crépusculaire absolument remarquable de Emmanuel Lubezki (Gravity, Birdman, The Revenant) et Bruno Delbonnel (Amélie Poulain, Inside Llewyn Davis, Macbeth)..
Le tout saupoudré d'une superbe OST de Finneas épousant le côté esthésique de la réalisation, à la fois géniale dans sa tension dramatique mais aussi brillante lorsque dans un épisode 3 représentant une leçon d'érotisme, Cuarón renoue avec les fondations de don cinéma (Y Tu Mama Tambien).

Bref, une chronique existentialiste à hauteur d'homme (Kevin Kline livre la performance de sa carrière en antagoniste incroyablement bien écrit) et surtout de femme (Cate Blanchett prouve encore une fois qu'elle est la plus grande actrice en activité), questionnant de manière encore plus pertinente la notion de point de vue que le récent Anatomie d'une chute.

Brillant !