Une série originale, audacieuse… mais pas toujours accessible
Dickinson est une série très particulière. Elle part d’un cadre historique classique — la jeunesse d’Emily Dickinson au 19e siècle — mais le traite avec un ton ultra moderne, décalé, et parfois presque anachronique. Ça donne un mélange assez unique, entre série d’époque et teen série arty. Et ça, on aime ou on décroche.
Visuellement, la série est très soignée, avec des décors et des costumes magnifiques, mais elle casse constamment les codes. Les dialogues utilisent un langage contemporain, la musique est actuelle, les mises en scène sont parfois absurdes ou stylisées comme dans un clip. C’est clairement assumé, et c’est ce côté-là qui fait son identité.
Hailee Steinfeld incarne Emily avec beaucoup d’énergie, et le personnage est attachant, à la fois sensible, rebelle et paumée. La série explore des thèmes comme la liberté, l’amour, la mort, la création… et elle ose le faire avec un ton très libre, parfois drôle, parfois dramatique, mais pas toujours bien équilibré.
Le souci, c’est que le style l’emporte parfois sur le fond. On se perd un peu dans les expérimentations, on a du mal à ressentir de la vraie émotion, et certaines scènes paraissent plus “bizarres pour être bizarres” qu’authentiquement fortes. La série divise parce qu’elle ne cherche pas à plaire à tout le monde.
Dickinson est donc une série audacieuse, visuellement belle et portée par une actrice solide, mais son ton très particulier peut dérouter. Pour certains, ce sera rafraîchissant et original ; pour d’autres, un peu trop conceptuel.