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Vraiment très bonne série, c'est beau visuellement et les jeux d'acteurs très propres.
Pour le scénario quelques scènes sans intérêt qui n'ont pas de sens, d'autant plus concernant spoiler: les fameux chuchotement de SOL ou de revenants
!
J'enlève une étoile pour le dernier épisode, qui à mon sens tue toute la série. Paradoxalement une série qu'il faut voir car top du top dans le genre SF. Mais la Fin est signé Ridley Scott dans toute sa répétition sans fin qui n'a plus rien à dire... spoiler: la créature mi serpent mi alien qui vole !!! non Stop Ridley ! il peut pas s'empêcher de mettre un ver de terre dans tous ces scénarios !
Pour le coup, la saison 2 sera je l'espère annulée...pour autant super saison 1
Pour le scénario quelques scènes sans intérêt qui n'ont pas de sens, d'autant plus concernant spoiler: les fameux chuchotement de SOL ou de revenants
!
J'enlève une étoile pour le dernier épisode, qui à mon sens tue toute la série. Paradoxalement une série qu'il faut voir car top du top dans le genre SF. Mais la Fin est signé Ridley Scott dans toute sa répétition sans fin qui n'a plus rien à dire... spoiler: la créature mi serpent mi alien qui vole !!! non Stop Ridley ! il peut pas s'empêcher de mettre un ver de terre dans tous ces scénarios !
Pour le coup, la saison 2 sera je l'espère annulée...pour autant super saison 1
Excellente série, un univers incroyable, du suspens, de l'action et de la psychologie : un condensé de ce que toute série devrait présenter...
C'est une version post apocalyptique d'Adam et Ève en Androide, sauveur de l'espèce humaine. Un univers original qui sort des productions scifi aseptisées. Les deux personnages centraux sont percutants, troublants et retiennent tout l'attention. L'ambiance est totalement insécure et frôle avec le malsain. La mise en place est franchement réussie mais la direction scenaristique est discutable.
Alors je vient de finir la saison 1, et je suis partagé entre l'enthousiasme de découvrir une série à la photo superbe, à l'intrigue léchée, et le traumatisme que m'a fait subir la série Lost.
Ici aussi il y a énormément de questions spoiler: (Comment ont disparu les serpents géants ? Qu'est-ce que ce décaèdre de pierre ? On dirait qu'il y a quelque chose avec l'écoulement du temps, mais quoi ?)
et j'espère, je prie que cette série ne nous refasse pas le coup du "circulez, y'a rien à comprendre" de Lost.
J'en serais dévasté.
Donc 5 étoiles si on a toutes les réponses, 0 si c'est du Lost bis.
Ici aussi il y a énormément de questions spoiler: (Comment ont disparu les serpents géants ? Qu'est-ce que ce décaèdre de pierre ? On dirait qu'il y a quelque chose avec l'écoulement du temps, mais quoi ?)
et j'espère, je prie que cette série ne nous refasse pas le coup du "circulez, y'a rien à comprendre" de Lost.
J'en serais dévasté.
Donc 5 étoiles si on a toutes les réponses, 0 si c'est du Lost bis.
“Mother, I fear we are becoming too human to be the parents that our children deserve.”
Démarrant sur une planète inhospitalière, dans un univers post-apocalyptique, la nouvelle production signée, entre autre, Ridley Scott, également derrière la caméra des deux premiers épisodes, n’est pas très éloignée du climat déjà présent dans les séquelles Prometheus (2012) et Alien : Covenant (2017) de sa franchise Alien, en ce compris quelques inspirations visuelles et philosophiques : quelque part entre futur technologique et mythologie ancienne ramenée à une expression protohistorique, romaine et biblique (lévitique compris) avec la question centrale du rôle des androïdes, évidemment d’actualité.
Portée par la musique envoûtante de Ben Frost (Dark), la série l’est également par une interprétation d’ensemble assez inouïe tant l’univers oscille entre humanité finissante (et renaissante) et androïdes censés protéger cet embryon de civilisation. Amanda Collin éclabousse littéralement l’oeuvre du début à la fin.
Tout le talent des créateurs de la série est d’avoir subtilement entrelacé l'évolution psychologique et sociologique des personnages, jusqu’à atteindre au paradoxe chez les androïdes dont la mission est d’assurer la survie de l’humanité en tant que Père et Mère. L’autre question centrale de l’éducation et de la parentalité se retrouve d’ailleurs mise en miroir à travers le couple humain Marcus/Sue sans que jamais aucun jugement moral ne s’immisce, ce qui tient du génie.
La troisième question centrale demeure, de manière pessimiste, l’incroyable propension de l’être humain à tout détruire, en commençant par lui-même. La deuxième saison, se déroulant sur l’autre hémisphère de la planète Kepler-22b en guise de métaphore miroir, plonge plus avant dans la réflexion civilisationnelle en explorant l’opposition entre collectivisme planifié et fanatisme religieux, comme autant d’idéologies autoritaires entre lesquelles les enfants sont constamment ballottés, grappillant parfois quelques bribes de libre-arbitre.
Avec des dialogues très simples qui font mouche, le propos, pourtant rudement complexe et en perpétuel mouvement, présente une quête initiatique multiple pour chaque personnage, parsemée de doutes et balayant toutes certitudes dans une grande vague où l’absurde instantané devient chaque fois la nouvelle norme, avant de se décomposer à nouveau. On regrettera seulement que, comme souvent quand une série fait preuve d’originalité, elle n’ait pas été reconduite pour les 3 autres saisons prévues, en raison de bêtes impératifs commerciaux.
Raised by Wolves est ainsi une oeuvre philosophique à tiroirs, lente certes, mais d’une grande richesse, à la fois nihiliste et profondément humaine.
Démarrant sur une planète inhospitalière, dans un univers post-apocalyptique, la nouvelle production signée, entre autre, Ridley Scott, également derrière la caméra des deux premiers épisodes, n’est pas très éloignée du climat déjà présent dans les séquelles Prometheus (2012) et Alien : Covenant (2017) de sa franchise Alien, en ce compris quelques inspirations visuelles et philosophiques : quelque part entre futur technologique et mythologie ancienne ramenée à une expression protohistorique, romaine et biblique (lévitique compris) avec la question centrale du rôle des androïdes, évidemment d’actualité.
Portée par la musique envoûtante de Ben Frost (Dark), la série l’est également par une interprétation d’ensemble assez inouïe tant l’univers oscille entre humanité finissante (et renaissante) et androïdes censés protéger cet embryon de civilisation. Amanda Collin éclabousse littéralement l’oeuvre du début à la fin.
Tout le talent des créateurs de la série est d’avoir subtilement entrelacé l'évolution psychologique et sociologique des personnages, jusqu’à atteindre au paradoxe chez les androïdes dont la mission est d’assurer la survie de l’humanité en tant que Père et Mère. L’autre question centrale de l’éducation et de la parentalité se retrouve d’ailleurs mise en miroir à travers le couple humain Marcus/Sue sans que jamais aucun jugement moral ne s’immisce, ce qui tient du génie.
La troisième question centrale demeure, de manière pessimiste, l’incroyable propension de l’être humain à tout détruire, en commençant par lui-même. La deuxième saison, se déroulant sur l’autre hémisphère de la planète Kepler-22b en guise de métaphore miroir, plonge plus avant dans la réflexion civilisationnelle en explorant l’opposition entre collectivisme planifié et fanatisme religieux, comme autant d’idéologies autoritaires entre lesquelles les enfants sont constamment ballottés, grappillant parfois quelques bribes de libre-arbitre.
Avec des dialogues très simples qui font mouche, le propos, pourtant rudement complexe et en perpétuel mouvement, présente une quête initiatique multiple pour chaque personnage, parsemée de doutes et balayant toutes certitudes dans une grande vague où l’absurde instantané devient chaque fois la nouvelle norme, avant de se décomposer à nouveau. On regrettera seulement que, comme souvent quand une série fait preuve d’originalité, elle n’ait pas été reconduite pour les 3 autres saisons prévues, en raison de bêtes impératifs commerciaux.
Raised by Wolves est ainsi une oeuvre philosophique à tiroirs, lente certes, mais d’une grande richesse, à la fois nihiliste et profondément humaine.