"Make it worth it."
En centrant ce nouveau spin-off sur un des personnages les plus humainement charismatiques de l'univers Star Wars, Tony Gilroy, scénariste de films d'espionnage et d'action à succès ainsi que de Rogue Rogue (Gareth Edwards, 2016) dont Andor est la préquelle, a sans aucun doute offert de nouvelles lettres de noblesse trop longtemps attendues à une franchise qui s'est souvent essoufflée à courir derrière la légende. Andor est sans nul doute, de tout ce qui a été réalisé jusqu'à présent, films, séries, animés, séries animées, la création la plus mature qui soit de l'univers créé par Georges Lucas.
Au niveau des personnages, il faudra souligner, comme toujours depuis les premiers pas de Luke Skywalker en 1977, l'importance du rôle des femmes, toutes portant, chacune à sa façon, leur fardeau en plus d'une fameuse paire d'ovaires, qu'il s'agisse de Vel Sartha la rebelle autoritaire (Faye Marsay), Mon Motha la sénatrice noble déchue (Genevieve O'Reilly), Dedra Meero l'implacable superviseuse du BSI aux allures gestapistes (Denise Gough), Bix Caleen la mécano badass (Adria Arjona), Maarva Andor la mère courage (Fiona Shaw) ou, surtout, la fabuleuse et énigmatique Kleya Marki (impressionnante Elizabeth Dulau). S'il n'y a pas de sabres laser, notons malgré tout l'apparition tardive d'un robot sympa, un des nombreux ponts vers Rogue One.
Si la première saison est très bonne, malgré quelques errements passagers, la seconde est absolument parfaite, rendant l'ensemble digne de la trilogie originale.