8 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
3 critiques spectateurs
5
1 critique
4
0 critique
3
1 critique
2
1 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Baptiste Renard
1 critique
Suivre son activité
5,0
Publiée le 2 août 2026
La nouvelle saison de *The Legend of Vox Machina* est un chef-d'œuvre de quatrième saison. La série est parvenue à se renouveler là où d'autres, dans le même genre, deviennent ennuyeuses passé les trois premières saisons.
Le coup de maître narratif : l'intégration d'un nouveau héros. Et pas un simple personnage semi-transparent, présent pour le décor. Non. Un personnage qui fait exactement ce qu'on attend de lui : casser la dynamique en place entre les héros (au point d'occuper tout l'espace en début de saison) et bousculer les relations. Il est une source de comique (souvent), d'exaspération (parfois) et de nouveauté.
La série a toutefois l'intelligence de ne pas faire durer sa présence plus longtemps que nécessaire : il se trouve progressivement intégré au groupe. Et vers la fin de la saison, il ne disparaît pas (comme cela arrive ailleurs) mais prend moins de place à l'écran, désormais fondu parmi les héros. Il a délivré sa nouveauté, puis reste en mineur sans s'effacer complètement. Bref, une intégration vraiment réussie, et c'est assez rare pour être souligné.
En sus, la qualité de l'animation a grimpé d'un cran. Les graphismes et les musiques ont gagné en détail, en originalité, en précision. L'esthétique s'est assombrie, tout comme l'histoire : on bascule vers une saison plus sombre, qui emprunte parfois les codes de l'épouvante. De quoi tenir le spectateur en haleine et donner davantage de profondeur aux personnages. Le procédé n'est pas forcément novateur (c'est exactement celui de la saga *Harry Potter*, par exemple), mais toutes les séries ne parviennent pas à se renouveler ainsi. Cette noirceur permet d'explorer la personnalité des héros en les confrontant à des choix difficiles, ce qui entretient le suspense tout en les révélant peu à peu.
Dernière note remarquable : le vilain est véritablement charismatique. Vraiment. Et fait notable, il l'est surtout par son langage et ses discours, pas par son apparence. Pour vous dire, j'en suis venu à me ranger de son côté et à éprouver de l'antipathie envers les protagonistes (c'est dire à quel point il est bien construit). Sa *villain origin story* est classique, mais si bien présentée et ficelée que je n'ai jamais eu l'impression de revoir un énième cliché (alors que c'en est pourtant un). La preuve, s'il en fallait une, qu'un ressort narratif classique, sublimé et parfaitement exécuté, reste un plaisir à voir.
Seul bémol, qui pourrait ternir l'opinion de certains fidèles : la série avait démarré, dans ses premières saisons, sur un ton très irrévérencieux (nudité, sexe explicite, grossièretés). Je l'ai trouvée presque timide ici. La noirceur du scénario la maintient dans le registre de la *dark fantasy*, mais je regrette qu'elle ne se montre pas plus explicite dans son contenu.
En bref : une saison qui garde la série dynamique, attrayante et pleine de suspense. Un plaisir pour les yeux, les oreilles et le cerveau, tant le scénario est bien ficelé.
Dubitatif… on passe d’un dark fantasy trash avec beaucoup d’humour à autre chose. La bande son, lors des scènes d’action, est claquée, le bouffon de service insupportable. Mr Barrington n’amuse personne, les scènes de dialogue sont nulles… Pourtant le final de la S3 était dantesque.
On repart à zéro nos héros se sont séparés. De ce fait la série est longue à démarrer. Honnêtement le scénario est moins qualitatif que les trois premières saisons. Soyons indulgents et attendons la cinquième qui sera une suite direct.