Normal People
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Note moyenne
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Ichka S.
Ichka S.

14 abonnés 10 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 13 septembre 2023
Alors, que dire de cette série avec des notes aussi hautes. "Cool ça sent le chef d'œuvre" ... eh ben non raté.
Je ne vais pas m'étaler sur les qualités de cette série, d'autres l'on fait, et c'est vrai quelle en a plein. Justesse des acteurs, sujet qui change etc...
Ce qui a fini par me lasser, c'est le traitement des personnages. Le "je t'aime moi non plus" et le recommencement des situations. On finit par les trouver anormaux, c'est deux la. Le plus gros défaut pour moi, c'est une série qui au fur et à mesure, devient de moins en moins crédible. Il est où le bonheur d'être simplement ensemble, amoureux ? Je ne l'ai jamais senti ! Par exemple, leur relation se complique parce qu'une simple question n'est pas posée, alors qu'ils se désirent plus que tout. Les quatres derniers épisodes sont même pénibles, on en à marre ! La dépression de l'un, le sado masochisme de l'autre (et le sujet ne me gêne pas) C'est comme un livre qui vous tombe des mains. Heureusement, la toute fin est touchante et sonne super juste, même si je me suis dit, " tout ça pour ça !?"
Pierricdrai
Pierricdrai

13 abonnés 118 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 2 février 2025
https://www.editions-maia.com/livre/seriellement-votre-drai-pierric-9791042506483/

Marianne et Connell

A l’entame de cette histoire, le statut occupé par Marianne et Connell au sein de leur classe du lycée de Sligo en Irlande apparaît en tous points antagoniste. En tant que joueur de foot gaélique le plus talentueux de son établissement, Connell jouit d’une notoriété importante auprès de ses camarades. Certes, en leur compagnie, il est plus question de faire la fête que d’échanger autour de sa passion pour la littérature. Mais comme sa nature introvertie et taiseuse ne le prédispose pas à faire état de ses émotions, il se satisfait largement de la place privilégiée qui lui est accordée. A l’inverse, Marianne est perçue comme le vilain petit canard de l’établissement. Arrogante envers ses professeurs, elle se doit de supporter les sarcasmes des autres élèves qui lui reprochent indirectement sa condescendance. A ce titre, le fait qu’elle soit la fille d’une riche (et veuve) avocate participe du sentiment de mépris ressenti par ses congénères en sa présence. Pourtant, contrairement à ce qu’ils seraient en droit de penser, tout tend à montrer que Marianne souffre de cette situation et de la solitude qui en découle. Comme elle subit la dureté d’une situation familiale peu enviable et dont elle peine à se protéger. De fait, rien ne semble prédisposer cet oiseau blessé constamment sur la défensive à entrer en relation avec le populaire et placide Connell. Mais puisque la mère de ce dernier officie en tant que femme de ménage dans la vaste demeure de Marianne, ceux-ci sont amenés à faire connaissance à l’abri des regards indiscrets. Rapidement, elle apprécie la douceur et la bienveillance qu’il lui manifeste. De son côté, Connell est séduit par l’intelligence de la demoiselle et par la sensibilité qui émane de cette personnalité meurtrie. Ils entament dès lors une liaison que le jeune homme tient à garder secrète aux yeux de ses camarades afin de préserver l’ « intégrité » de son image. Autrement dit, sur leur lieu d’étude, les deux amants s’autorisent juste à s’adresser un regard complice pour manifester leur attachement mutuel.

Juste et troublant

De prime abord, sans connaître exactement la teneur du livre éponyme de la talentueuse Sally Rooney dont « Normal people » est l’adaptation, on craint avoir affaire à une bluette censée satisfaire un public essentiellement adolescent. Pourtant, dès les premières images, on se retrouve embarqués sur les talons de Marianne parcourant les couloirs de son lycée d’un pas décidé. Quelques instants plus tard, Connell entre dans la danse et le regard qu’il pose subrepticement sur la jeune femme ne peut nous échapper. Alors certes, la première partie du récit nous dépeint les aléas d’une relation amoureuse qui, comme tant d’autres, n’arrive pas à trouver son point d’équilibre. Ils s’aiment, se quittent, vont à la capitale pour y étudier ce qui impactera la nature de leur lien. Bref, une histoire somme toute assez banale dans son propos. Mais l’une de ses forces est de dresser des portraits particulièrement attachants d’êtres confrontés à la peur du jugement des autres ou au désir viscéral d’être aimé quand on ne se sent pas aimable. Par ailleurs,si on en vient à ressentir aussi intensément leurs tourments, c’est que la caméra ne dévie jamais de la mission qu’elle s’était initialement fixée. Comme lors de la séquence introductive, elle s’évertue, au travers de plans resserrés à l’extrême, à déceler les émotions que Marianne et Connell sont en incapacité de verbaliser. Un regard dans le vide, une main qui se crispe… Elle se permet également de pénétrer dans leur intimité pour nous faire vivre la tendresse qui émane de leurs ébats. Rares sont les séries qui peuvent se targuer de montrer la sexualité de deux amants avec une telle délicatesse. Jamais voyeuristes, ces scènes troublantes de réalisme semblent naturellement s’intégrer au récit comme autant de précieux témoignages de leur complicité charnelle et spirituelle. Portés par deux acteurs absolument sidérants de justesse, ces premiers épisodes séduisent donc par la qualité d’une mise en scène au service de personnages dotés d’une profonde et touchante humanité.

La grâce à l’état pur

Et puis brutalement, tout bascule. Si certains indices laissaient à penser que les choses pouvaient tourner au vinaigre, il était présomptueux d’imaginer l’ampleur du souffle dramaturgique qui allait secouer la série lors d’un 7ème chapitre mémorable. Une mélodie grave, portée par des cordes lancinantes, nous entraîne d’abord dans leur spleen mortifère au cœur d’un bar de Sligo. Composé par Stephen Rennicks, ce magnifique thème musical (dont on se dit qu’il attendait son heure pour faire irruption), procure à la fête et à l’alcool qui l’accompagne le goût amer de l’oubli de soi. Il fait état de désespérances nées d’une stupide mais ô combien crédible incompréhension. Comme consciente des enjeux en cours, la caméra saisit chaque regard perdu. Quelques paroles maladroites, d’une simplicité pourtant confondantes, suffisent à plonger Connell et Marianne dans un désarroi qu’ils peinent à exprimer mais dont on ressent l’étendue jusque dans notre chair. Dès lors, il ne s’agira plus d’assister au chassé-croisé d’amoureux qui se perdent pour mieux se retrouver mais de plonger dans la noirceur des affres de le vie. En dépit d’une incartade aussi ensoleillée que malaisante en campagne toscane, il sera avant tout question de dépression, d’auto-destruction et de deuil. Indéniablement, la noirceur aura gagné du terrain mais, parce qu'elle ne verse jamais dans le misérabilisme, elle n'occupe heureusement pas tout l'espace. Elle aboutit au contraire à des instants télévisuels d’une grâce absolue. Marianne et Connell prennent conscience de la méprise qui les a fait s’éloigner l’un de l’autre ? Le visage de la jeune femme dit tout du gâchis qu'elle a généré. Que le père du défunt serre vigoureusement la main de Connell, en répétant « Bon gars, bon gars ! », avec dans les yeux, toute la détresse du monde, et c’est la justesse de ton liée à cet instant douloureux qui nous chamboule. Et que dire de cette scène magique où Marianne invite Connell, rongé par le chagrin, à la porter dans son lit? C’est au travers de son écran d’ordinateur qu’elle le regardera sombrer dans le sommeil pour mieux veiller sur lui. Il est des instants magiques de cinéma, à l’instar du final d’ « In The mood for love » où le héros fait part de ses sentiments à un temple millénaire, dont on se souvient bien longtemps après les avoir vus. « Normal people » en est gorgé.

Un chef d’oeuvre ? Oh que oui !

Alors non. Connell et Marianne ne sont pas parfaits. Ils en sont loin et c’est ce qui les rend si touchants. Connell nous agace dans son incapacité à exprimer ses ressentis et ses désirs. On enrage de voir Marianne embrasser des souffrances qui lui paraissent légitimes. Le chemin qu’ils empruntent est parsemé d’épines et ils ne se rendent pas forcément la vie facile. Cependant, on n’oublie pas qu’il s’agit d’êtres en construction et en cela, ils méritent amplement notre mansuétude. Restait tout de même à clore ce récit initiatique de manière élégante. Sur ce point, il suffisait de s’en remettre à l’intelligence narrative de Sally Rooney qui a contribué à cette adaptation. L’auteure a pris soin de faire sortir ses deux magnifiques personnages par la grande porte au travers d’une fin douce-amère en totale adéquation avec l’atmosphère globale de la série. Au final, « Normal people » s’avère être une œuvre immense. Son propos universel, ainsi que le traitement formel dont elle bénéficie en font une des meilleures productions de ces dix dernières années. Outre ces qualités indéniables, les moments de grâce télévisuelle qu’elle nous offre n’auraient pas atteint un tel niveau d’émotions sans les performances magistrales de ces incroyables interprètes que sont Paul Mescal et Daisy Edgar-Jones. Ils ont prêté leur âme à un homme et à une femme que l’on a profondément aimé et à qui on souhaite de trouver le bonheur. Qu’ils en soient remerciés.
Infoscast
Infoscast

1 abonné 24 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 9 février 2021
Cette série est une pépite !
J'ai été chamboulée par cette histoire, douce et émouvante, qui tient parfaitement la route.
Les acteurs sont entiers.
Je suis conquise, ça fait du bien !
GIJoe
GIJoe

136 abonnés 629 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,0
Publiée le 2 novembre 2021
Ca commençait très bien. Mais après 3 épisodes on se rend compte qu'il n'y a pas vraiment de fil conducteur. Les 2 personnages principaux ne font que se séparer et se remettre ensemble. Puis quand le scénariste manque d'idées parce que l'histoire s'essouffle et s'épuise, on part dans le sexe hardcore et la maladie mentale. Affligeant.
Christoblog
Christoblog

920 abonnés 1 794 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 6 avril 2022
A priori, rien de bien original dans cette histoire : deux ados de la même ville vivent une histoire d'amour contrariée, sur plusieurs années.

Comment alors expliquer le succès mondial de cette mini-série irlandaise (douze épisodes de 30 minutes) ?

Peut-être d'abord par la situation de départ : sa mère à lui est femme de ménage chez sa mère à elle. Quand les deux jeunes sortent ensemble, leur différence de milieu social les empêcheront de s'afficher, d'autant que lui est très populaire, et elle très sauvage. Dans l'époque suivante, à l'université, la situation s'inverse et c'est ce contraste qui fait tout le sel de la série : c'est son tour à elle d'être populaire, et à lui d'être isolé.

Ajoutons à ces éléments sociaux une actrice charismatique (Daisy Edgar-Jones), des particularités psychologiques très humaines et inhabituelles (elle a un penchant masochiste, lui traverse une dépression), des scènes de sexe extrêmement convaincantes, et nous avons ici une très jolie réussite à mettre de nouveau au crédit de la BBC.

Vous apprécierez d'autant plus la série si votre coeur d'artichaut est sensible aux histoires tristes et romantiques, ce qui est mon cas.
MarcoFou
MarcoFou

26 abonnés 63 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 27 septembre 2021
Je viens de finir de voir cette série. Je ne sais pas comment la décrire. Bouleversante ? Addictive ? On ne peut que tomber amoureux de Connell et Marianne et espérer leur bonheur tout au long de la série. Le douzième épisode achevé, ils me manquent déjà.
Les 2 acteurs principaux sont extraordinaires de justesse. Une série qui permet de se questionner sur sa propre vie, ce qu’on a fait de bien, sur ce qu’on a raté ou mal fait. Sur celles et ceux qu’on a pas assez aimé.
Certainement la série qui m’a le plus touché depuis bien’ longtemps.
Washing-machine
Washing-machine

15 abonnés 4 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 23 mars 2022
Je suis tombée amoureuse de ce couple, magnifiquement interprété et émouvant.
Les difficultés traversées à travers les âges sont bien dépeintes, on reste en haleine à chaque moment.
Mais rien de trop spectaculaire, la mise en scène est sobre et c'est ce qui rend le tout très crédible.
Le nombre d'épisodes et la durée de 30 minutes chacun sont suffisants.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 5 mars 2022
Du grand art. Un roman dans le sens le plus agréable du terme. A voir pour ses personnages incroyablement bien campés spoiler: et pour l'infinie tendresse qui se dégage du dernier épisode.
J'ai eu un peu de mal avec certains épisodes mais après avoir vu toutes la série, je comprends qu'ils ont tous leur place, plus ou moins aimable, ils aident tous à mieux saisir la complexité des personnages et à les apprécier pour qui ils sont : vous, moi, des gens normaux.
KRISKA24
KRISKA24

9 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 16 février 2022
1ère critique: la série est interdite aux moins de 10 ans...Bon....la cible serait plutôt les plus de 16ans...
2ème critique:
Un bon potentiel mais l’émotion qui est souvent là ( pleurs...) ne passe pas: beaucoup de lenteurs, un manque de transition. Les événements semblent plaqués. C’est dommage.
Un manque de communication évident entre eux et...avec le spectateur.
C’est ce qui n’est pas filmé que j’aurais aimé voir.
crazyman
crazyman

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 13 janvier 2021
On est envoûté par les personnages, leur histoire. C'est à ça que devrait ressembler toutes les histoires d'amour : complexes, avec des moments difficiles, mais qui procure un bonheur intense. On est loin des histoires made in hollywood, tout est plus nuancé, plus dur, plus triste parfois, mais si vrai. Et on en vient à souhaiter connaitre un amour si intense, si profond. La saison 2 ne sera pas sur les écrans, mais si la chance vous sourit, et que vous la saisissez, elle aura peut être lieu dans votre vie.
Fioredibosco
Fioredibosco

19 abonnés 55 critiques Suivre son activité

Critique de la série
0,5
Publiée le 16 février 2022
Je suis au 2ème épisode, il paraît qu’elle a eu énormément de succès aux USA. Je comprends… en 55mm ils passent leur temps à s’envoyer en l’air. C’est lent, rien ne se passe.
Marika1004
Marika1004

22 abonnés 193 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 29 décembre 2020
Belle histoire d'amour au fil du temps sur fond de difficulté à exprimer ses sentiments et de douleur intérieure. C'est lent et compliqué mais les paroles ont beaucoup de fond.
Thibaud Il Capitano
Thibaud Il Capitano

11 abonnés 222 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 24 septembre 2024
Déception.... j'avais tant entendu parler de cette -mini-série, lu tant de critiques positives, sur elle et son duo d'acteurs devenus stars internationales, elle était en plus difficile à trouver avant d'apparaître récemment sur mycanal et finalement, j'ai trouvé ça moyen... mais ptet parce que je ne suis pas le coeur de cible ! Je précise aussi que je n'ai pas lu le livre dont c'est tiré
Tout d'abord, deux points plutôt positifs : le format de la série (12 épisodes de 20-30 mins, ça se regarde vite) et les deux interprètes qui collent assez et jouent bien (même si au début on essaie de nous faire croire que daisy edgar-jones est moche, alors qu'elle rayonne littéralement)
mais au final, c'est l'intrigue qui déçoit : on suit deux amoureux qui se rapprochent, qui s'éloignent, qui se rapprochent encore, qui se font du mal, qui ne savent pas ce qu'ils veulent et surtout qui ne savent pas exprimer ce qu'ils pensent ou ressentent.. alors on peut me rétorquer que les nouvelles générations sont comme ça, que ce serait donc une "série générationnelle"... soit, mais moi ça ne m'a pas plus touché que ça, surtout au bout de l'énième embrouille, surtout quand on sait très bien où mène ce type de relation "d'amitié" dans la vraie vie
Rajoutez à ça quelques scènes et répliques maladroites mais bien dans l'air du temps, et cela vous donne une série bien dispensable selon moi
Karim B
Karim B

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 13 février 2021
magnifique série je suis resté vraiment abasourdi par l'écriture et la série nous emmène dans tous les recoins de cette relation si extraordinaire mais banale à la fois
juste splendide
Élodie B
Élodie B

5 abonnés 4 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 28 décembre 2020
Une de mes séries préférées pour ne pas dire ma préféré !! Ça vaut sans problème 5 étoiles. Dans cette série, on ne peut pas prédire ce qu'il va suivre. spoiler: Je trouve la fin PARFAITE, on devrait raisonner comme ça. Il prenne leur relation et leur vie comme elles leur viennent et c'est un très beau message !