La première saison est intéressante. Scénario solide, bonne réalisation et des acteurs convaincants. Nous découvrons plusieurs aspects de cette guerre sous différents points de vue. Bref une réussite. Et puis lors de la saison 2, tout s’écroule. Des histoires secondaires viennent encombrées le fil de l’histoire (ah ce journaliste empoté et pénible), des scènes scabreuses décrédibilisent la bonne tenue du récit… la jeune fille qui se retrouve à Raqa, l’attaque du camp qui se décide sur un coup de tête… entre autres… on a l’impression que les scénaristes ont été remplacés. Dommage.
Très bonne série sur la syrie ! Surtout la première saison qui était très réaliste ! Une deuxième saison un peu moins réaliste et trop romancée spoiler: la gamine qui n'ecoute personne pour sauver sa mère, on n'y croit pas
Malgré quelques baisses de rythme dans les premiers épisodes, " No Man's land" est une série réussie, s'intéressant à diverses personnes qui décident de changer radicalement de vie pour aller se battre pour une cause ( bonne ou mauvaise). La Syrie, et plus également l'état islamique (DAESH) , tournés dans les montagnes du Maroc, sont le théâtre d'épisodes tragiques, qui régira le destin de ces personnages, telle une tragédie grecque dont l'issue est déjà écrite. Petit bémol pour l'acteur Félix Moati qui manque de charisme face à sa sœur Mélanie Thierry. Saluons Arte, chaine souvent créatrice de beau projets.
2014. Antoine Habert (Félix Moati) n’a jamais réussi à faire le deuil de sa sœur Anna (Mélanie Thierry), morte au Caire deux ans plus tôt dans un attentat à la bombe. Il croit la reconnaître à la télévision dans les rangs des YPG, ces brigades kurdes qui combattent en Syrie contre Daesh. Pour en avoir le cœur net, il décide de se rendre à la frontière turque où il manque d’être kidnappé par Daesh et doit la vie aux YPG. Pendant ce temps, trois jeunes Britanniques, Nasser, Paul et Iyad, qui ont grandi ensemble dans les quartiers déshérités de Londres, rejoignent l’État islamique.
"No Man’s Land" est la nouvelle série d’Arte qui en a diffusé les trois premiers épisodes jeudi dernier mais dont la totalité des huit est dores et déjà accessible sur son site Internet Arte.tv. L’accueil public et critique en est excellent.
"No Man’s Land" partait pourtant avec un lourd handicap. Il passe après "Le Bureau des Légendes" dont il reprend tout un volet : les intrigues moyen-orientales de Malotru (prisonnier de Daesh), de Phénomène (infiltrée en Iran), de Raymond Sisteron (qui y perdra un pied) et de Marie-Jeanne (vraie-fausse directrice d’hôtel au Caire dans la dernière saison). Il passe aussi après une mini-série suédoise moins fameuse et pourtant excellente diffusée en début d’année sur Netflix : "Kalifat". Il passe enfin après pas moins de quatre films sortis en salles depuis 2016 qui évoquent le courage des combattantes kurdes enrôlées sous la bannière des YPG : "Peshmerga" de Bernard-Henry Lévy, "Filles du feu" de Stéphane Breton, "Filles du soleil" d’Eva Husson et "Sœurs d’armes" de Caroline Fourest.
On pourrait donc légitimement se lasser de ce ressassement d’intrigues similaires tournées dans les mêmes décors – marocains. C’est d’ailleurs un peu le sentiment qui monte durant les premiers épisodes qui peinent à démarrer. Félix Moati a beau faire la couverture de "Télérama", je l’ai trouvé un peu mou dans le rôle de ce frère dévoré par la culpabilité de la disparition de sa sœur, cherchant contre toute raison à en retrouver le fantôme au milieu des peshmergas kurdes et de leurs jolis foulards.
Tout s’accélère à partir de l’épisode six, de loin le plus réussi, qui voit se resserrer les différents fils de la narration. Le rythme ne ralentit pas jusqu’au dernier épisode qui clôt la saison en ouvrant la possibilité de développements ultérieurs. Espérons que le succès de cette première saison permette le tournage d’une suivante.
wouah quelle série ! Felix Moatti et Mélanie Thierry y sont remarquables ainsi que le reste du casting tous criant de réalisme. La fin laisse à penser qu'il y aura peut être une saison 2..ce serait top après cette 1ère saison sur la "naissance de Daesh".. Bravo à toutes les équipes pour cette belle réalisation.
Une bonne immersion dans le conflit des femmes kurdes contre Daesh. De nombreuses scènes de combat qui montrent la violence et la dureté de cette lutte à mort. Le reproche que je fais, vient des choix du réalisateur d'attendre les épisodes 7 et 8 pour donner certaines clefs de compréhension. C'est beaucoup trop tard et nul doute que beaucoup de spectateurs auront déserté avant, trouvant trop confus ce qu'ils voient. Donc si c'est le cas, vous pouvez regardez l'épisode 7 en entier et reprendre ensuite le cours de la série. Cela permettra déjà de connaitre l'histoire de l'archéologue.
Nous sommes dès le premier épisode et tout au long de la série plongés dans la réalité des personnages et des situations, il n'y a pas le bien et le mal mais la découverte d'un contexte qui peut amener chacune et chacun à basculer et parfois la frontière est fragile. Les acteurs sont absolument excellents et crédibles, à tel point que je me suis demandé si jouer ce type de rôle pouvait les avoir parfois submergés. Je recommande vivement cette série.
La série est équilibrée sans tomber dans le piège du manichéisme; On découvre les diverses facettes d'un conflit qui se déroule dans ce no man's land : l'EI, les YPJ, les combattants étrangers, les services secrets ainsi que les égarés... Les personnages sont bien construits et crédibles. La série parvient véritablement à nous happer : On partage avec eux les doutes, les désespoirs et les joies dans ce qui ressemble parfois à un purgatoire.
Le casting est à la hauteur de l'histoire et on découvre des acteurs très cohérents, notamment Félix Moati, Souheila Yacoub ou encore James Krishna Floyd qui se démarquent du reste du casting.
Enfin le format minisérie est bien adapté au récit porté par le scénario. On ne s'ennuie à aucun moment et on attend la fin de l'épisode avec impatience pour dévorer l'épisode suivant. La retranscription du conflit semble qui plus est avoir bénéficié de bons conseils, car on relève très peu d'incohérence, hormis sans doute la temporalité de l'histoire qui semble un peu rapide au regard de l'évolution des personnages spoiler: (Je pense plus particulièrement au revirement plus que rapide du personnage d'Antoine qui passe du statut d'ingénieur du bâtiment futur père à celui de combattant YPJ abandonnant sa femme en l'espace de 4 jours... Le récit aurait gagné à se dérouler sur plusieurs mois.)