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Olivier Barlet
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Critique de la série
5,0
Publiée le 9 août 2021
Clairement engagés, les cinq films sont une ode à la résistance contre les discriminations. Ils rendent effectivement hommage au courage et à la solidarité de la communauté caribéenne de l’ouest londonien face aux persécutions policières mais célèbrent aussi sa joie de vivre, notamment la soirée blues pleine de danse, de danger et de séduction du splendide Lovers Rock où la caméra épouse véritablement la musique et les corps. Ils révèlent aussi la richesse et la qualité des acteurs noirs, insuffisamment sollicités par le cinéma au Royaume-Uni comme ailleurs. Une série marquante à laquelle on souhaite une plus grande diffusion. (lire l'intégralité de la critique des cinq épisodes sur le site d'Africultures)
Après Ma Rainey's black bottom, One night in Miami, Judas and the black Messiah et The United States VS Billie Holiday, je clos ce cycle sur la condition des noirs en Amérique au XXè siècle, par la série écrite, produite et réalisée par Steve McQueen (Shame, 12 years a slave…) Small Axe. Série choc sur les discriminations raciales subies par les noirs originaires des Antilles dans l’Angleterre des années 60 à 80. Un volet de plus de 2h (qui aurait sortir en salles), le plus fort, et quatre autres d’une heure environ, tous inspirés d'histoires vraies, aussi forts les uns que les autres sur des thèmes différents, mais tournant toujours autour des inégalités sociales vécues par la communauté antillaise (donc beaucoup sont nés dans le pays). Le deuxième est le plus léger, beaucoup de musique, de danse, de séduction, dans un récit où il ne se passe presque rien, mais où l’ambiance est très particulière, presque fascinante. Tout est écrit et mis en scène avec une belle maitrise, beaucoup de tact, de sensibilité, de tendresse et d’émotion, pour paradoxalement, dénoncer des faits insupportables. Même s’il y a eu tout de même quelques progrès, encore beaucoup de travail à faire malheureusement ! Une série militante et politique, impeccable sur tous les plans, pour un grand moment. Sans doute la plus réussie et la plus marquante de ces derniers temps.
Cinq films très militants et souvent prévisibles, heureusement portés par une distribution solide et une mise en scène inspirée. Le premier, « Mangrove », est à mon avis le plus réussi, même s’il manque de concision et parfois de sobriété. Le deuxième, « Lovers Rock », m’a prodigieusement ennuyé malgré sa sensualité débordante ; seuls les amateurs de reggae pourront sans doute l’apprécier à sa juste valeur... Le troisième, « Red, White and Blue », et le dernier, « Education », ont facilement retenu mon attention malgré un air de déjà-vu. Le quatrième, « Alex Wheatle », est le plus léger (tout étant relatif...) et à mon avis le plus attachant.
Une mini-série anthologique orchestrée avec brio par Steve McQueen (Hunger, Shame, 12 Years a Slave), adaptant sa mise en scène à chacune de ces histoires.
5 longs-métrages nous plongeant dans le quotidien de la communauté noire et leur place dans l'Angleterre des années 60 aux années 80.
Leurs aspirations, leurs abandons, leurs persécutions, leurs batailles et leurs espoirs.
Une œuvre militante et humaniste d'une très belle justesse, sur le fond comme sur la forme.
Comment encore une fois être pénible avec un bon thème, ça semble la spécialité de Steve McQueen (le deuxième). Le premier film aborde un thème passionnant mais dure une bonne trentaine de minutes en trop. Que de plans inutiles, voire flous ! Ah la longue séquence de discussion sur le devenir du Mangrove avec le papier peint du fond bien net (mais pas les comédiens, pas de bol), les plans trop serrés, tremblés et les longs gros plans sur les grimaces du héros... Pfff. Histoire importante et pourtant, ennui garanti. Le deuxième a juste oublié un scénar. Un couple se drague lors d'une soirée. Fin de l'épisode. Je lâche l'affaire.
Les épisodes sont inégaux mais les 3 meilleurs sont passionnants, intelligents et importants. Ils nous disent beaucoup du racisme de la police en Angleterre (un sujet peu abordé, on a plutôt l'habitude du racisme états-unien) de manière subtil et frontal, c'est bouleversant.
Série marquante, attachante, qui retrace l'histoire de la communauté Jamaïcaine au Royaume Uni dans les années 60/80'. Clairement engagée cette série de 5 films est aussi un portrait plein de force, de couleurs et d'espoir.
Franchement je m'attendais à une série léchée vu la note moyenne et les critiques, et bien ...je me suis bien fait avoir. Les acteurs sont très légers (je suis gentil), les scénarios sont clichés (pour les 3 premiers épisodes, j'ai pas pu regarder plus)et déjà vu, on s'ennuie (la palme de l'ennui sur l'épisode 2, une heure de soirée reggae Jah rastafari). Bref, je ne comprends pas comment on peut mettre plus de 2 étoiles c'est limite un navet...
Il est quasiment rare de voir des œuvres qui narrent de manière aussi claire et limpide des faits historiques avec autant de gravité. Cette gravité est due à la façon dont un peuple, une communauté a su dire non aux discriminations séculaires dans lesquelles une institution, un État, un royaume l'a enfermés. Il est de bon ton d'entendre aussi que le réalisateur a su insuffler une bande son aussi dynamique.