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Un visiteur
Critique de la série
3,0
Publiée le 26 mars 2022
Beau comme du Verlaine et doux comme de l'agneau! Une dystopie post-apocalyptique réalisée par une femme et ça se sent...je me suis posé la question en cours de visionnage. Une série dont la trame est bien de notre temps avec une pandémie de grippe qui rase l'immense majorité de la civilisation telle qu'on la connait. J'ai été happé par l'excellent 1er épisode au tout début de la pandémie, un début Epouvante qui part très vite dans une direction plus ésotérique ensuite, avec une troupe de comédiens qui joue du Shakespeare (Hamlet), par contre j'avoue que cette histoire de BD m'est passé au travers. Tirée d'un roman, c'est une mini-série à part qui n'est pas aussi pompeuse et prétentieuse que l'était The OA à mon sens mais que j'ai trouvé assez déroutante. J'étais content de la voir elle dénote un peu dans le paysage des séries en 2022 sans faire tâche pour autant mais sans être non plus inoubliable et encore moins exceptionnelle.3/5
Une petite pépite !!! De celle qu’on ne s’attend pas… D’une grande justesse tant dans l’écriture que les dialogues que la musique que l’interprétation que les émotions qui se dégagent du tout !!! Le sujet traité (mainte fois) est devenu presque poétique… voire même théâtral dans cette fresque post apocalyptique.
Station Eleven est bien plus qu’une série post-apocalyptique. C’est une œuvre profondément poétique, sensible, humaine et philosophique, qui parle avant tout de ce qui nous rend vivants lorsque tout s’effondre : l’art, la mémoire, les liens et la transmission.
La série ne cherche pas le spectaculaire à tout prix, mais privilégie l’émotion, les silences, les regards et les résonances entre les époques. Chaque épisode fonctionne comme une pièce d’un puzzle qui se recompose peu à peu, donnant un sens puissant à des détails qui semblaient anodins au départ.
Le propos est profondément philosophique : survivre ne suffit pas. L’être humain a besoin de raconter, de créer, d’aimer et de se souvenir pour rester humain. La série explore avec finesse notre rapport au passé, au deuil, à l’identité et à la reconstruction, sans jamais tomber dans le cynisme.
La mise en scène participe énormément à cette poésie. Le travail du scénariste Patrick Somerville, connu pour son style visuel très singulier (Maniac), apporte une identité forte : plans contemplatifs, atmosphères presque oniriques, transitions subtiles entre les temporalités. Son regard donne à la série une élégance rare, presque hypnotique, qui transforme chaque scène en expérience sensorielle autant qu’émotionnelle.
Station Eleven est une série qui se ressent et qui laisse une empreinte durable, une douceur mélancolique, et cette impression précieuse d’avoir vu quelque chose de profondément sincère et humain
Station Eleven est bien plus qu’une série post-apocalyptique. C’est une œuvre profondément poétique, sensible, humaine et philosophique, qui parle avant tout de ce qui nous rend vivants lorsque tout s’effondre : l’art, la mémoire, les liens et la transmission.
La série ne cherche pas le spectaculaire à tout prix, mais privilégie l’émotion, les silences, les regards et les résonances entre les époques. Chaque épisode fonctionne comme une pièce d’un puzzle qui se recompose peu à peu, donnant un sens puissant à des détails qui semblaient anodins au départ.
Le propos est profondément philosophique : survivre ne suffit pas. L’être humain a besoin de raconter, de créer, d’aimer et de se souvenir pour rester humain. La série explore avec finesse notre rapport au passé, au deuil, à l’identité et à la reconstruction, sans jamais tomber dans le cynisme.
La mise en scène participe énormément à cette poésie. Le travail du scénariste Patrick Somerville, connu pour son style visuel très singulier (Maniac), apporte une identité forte : plans contemplatifs, atmosphères presque oniriques, transitions subtiles entre les temporalités. Son regard donne à la série une élégance rare, presque hypnotique, qui transforme chaque scène en expérience sensorielle autant qu’émotionnelle.
Station Eleven est une série qui se ressent et qui laisse une empreinte durable, une douceur mélancolique, et cette impression précieuse d’avoir vu quelque chose de profondément sincère et humain.
Vraiment top, le début est un peu étrange mais la suite est super. Une approche très particulière de la "fin du monde". La fin est vraiment éclairante, et ça fait du bien !