Chef d'oeuvre absolu. Le Sandman est une toile d'art à tous points de vue, où les faiblesses cotoie la perfection, à l'image de son personnage central hypnotique, et Neil Gaiman explose dans ce sommet de narration magistralement adapté de ses comics de jeunesse. N'écoutez pas ceux qui diront le contraire. Qui diront que c'est beau mais trop lent et ennuyeux, par moment, ou trop dense et tout s'enchaîne comme si on avait visssé deux saison qui en valaient 5 tant les intrigues sont légions. Car ils auront raison. N'écoutez pas ceux qui diront que les comics étaient inadaptables et qu'il aurait fallu les laisser dans leur écrin, car c'est faux, il a réussi avec classe, sublime et on s'ennuiera avec son héros comme on ne pourra s'empêcher de suivre les pas de cet apprenti dieu de 10 000 ans qui apprend à être ce qu'il ne peut pas être : un homme. Neil Gaiman a écris le Sandman comme un long chant fait pour résonner à travers tous les supports d'art que notre monde fournit et je ne serai pas étonnée que les théâtres des dix prochaines années voient le mythe réactivé à travers le nombre des réécriture qui fleurissront rien que parce que ces deux saisons auront existé. J'ai fini après 20 ans, par ouvrir un compte uniquement pour rédiger cette première critique, uniquement pour ne pas abandonner Le Rêveur, et son créateur sans leur rendre hommage et tirer mon chapeau à cette fresque graphique majestueuse et cette quête bouleversante. Je ne dirai rien de l'histoire, des images que d'autres décrivent et je m'attacherai au récit. Neil Gaiman est un conteur, et un rêveur de 29 ans lorsqu'il écrit le Sandman, et il y avait déjà crystallisé dans quelques bulles, la série que nous avons le privilège de voir adapté par ses soins aujourd'hui. Il y a mis tout ce que le théatre, la peinture, et la dialogie peuvent espérer voir un jour s'écrire au sujet du mythe du rêve. Vous ne pourrez arracher vos oreilles de ces dialogues, chaque réplique chassant l'autre comme un homme sans âge rejoint sans cesse le coeur de l'enfant en lui-même. Ce n'ets pas une série, c'est une valse-quête, où chaque scène est la brique d'un edifice tragique, pensé comme ...
une pièce de Shakespeare, peut-être...?
Chaque pas, chaque moment, chaque virgule de pensée et chaque silence de l'Infini nous ramène à notre condition d'homme, et à la quête de tout être incarné dans les clichés et les instants suspendus dont sont emplis toutes les scènes. La saison 1 est-elle meilleure que la 2? Et si pour une fois, on régardait les chose pour ce qu'elles racontent vraiment : l'écriture d'une somme complète, qui semble avoir été rêvée d'une traite une nuit par l'auteur lui-même,
comme s'il était le livre du destin.