D'argent et de sang
Critiques spectateurs
Critiques presse
Note moyenne
4,3
2733 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

204 critiques spectateurs

5
59 critiques
4
107 critiques
3
21 critiques
2
6 critiques
1
8 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Jean N.
Jean N.

327 abonnés 734 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 20 février 2024
Par rapport au film CARBONE avec B.Magimel , je dirais que c'est mieux traité et surtout de façon plus claire ! En effet on nous explique tout de suite et de façon compréhensive le principe de l'arnaque à la TVA sur les quotas carbone ou vente des "droits à polluer"!
Aprés LINDON est magistral ,RAMZY est ...le sépharade et il en fait des tonnes comme dab! Niels Schneider en fils à papa chez les vrais truands ,s'adapte bien .Marcon un aschkenaze de chez aschkenaze : parfait et Attal en icone des bandits expatriés , bien aimé aussi!
Par contre une fois les premiers épisodes passés , ça tourne un peu en rond!
Une bonne série à voir mais pas un chef d'ouvre non plus car il y a trop de longueurs(5 épisodes auraient suffit) et trop d'incohérences .
Ciz
Ciz

11 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 13 février 2024
Une série d’anthologie et passionnante qui rejoindra les must de canal + comme Engrenage ou le Bureau des Légende, avec une mise en scène très au dessus (c’est dire !). Vincent Lindon trouve un de ses plus grands rôles et Ramzy est parfait. C’est du top niveau français qui n’a rien à envier à HBO et qui joue à armes largement égales. A voir sans modération !!
Pierricdrai
Pierricdrai

13 abonnés 118 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 2 février 2025
Une arnaque à 1,6 milliards d’euros

En 2005, l’Union Européenne met en place un système d’échange de quotas carbone visant à diminuer l’émission de gaz à effet de serre. Pour faire simple, les entreprises les plus vertueuses d’un point de vue environnemental ont la possibilité de vendre des parts de droit à polluer à celles qui ont dépassé le seuil autorisé. Or, il est rapidement apparu que ce système comprenait des failles dans lesquelles se sont engouffrés des malfaiteurs peu scrupuleux à l’idée de détourner l’argent public.Il était en effet possible d'acheter des quotas hors TVA par l'intermédiaire d'une société factice dans un pays étranger puis de les revendre en France à une autre société factice, à un prix incluant la TVA¹… D’un montant exorbitant de19,6 %, celle-ci n'était jamais reversée à l'État, les entreprises en cause disparaissant avant que quiconque ait pu bouger le petit doigt. L'argent détourné était ensuite réinjecté dans la boucle créant ainsi un effet boule de neige colossal. Les recettes étaient enfin placées sur un compte dans des états peu coopératifs en matière de lutte contre la fraude¹afin d’être logiquement blanchies. Marco Mouly et Samy Souied, deux Tunisiens de Belleville que l’on pourrait aisément qualifier d’escrocs, perçoivent rapidement les possibilités offertes parce marché naissant. Toutefois, pour que ce détournement de fonds puisse s’avérer profitable, ils se devaient d’investir une somme que les deux voyous étaient loin de posséder. C’est pourquoi, lorsque l’occasion leur a été donnée de se rapprocher d’Arnaud Mimran, un jeune trader fortuné marié à la fille d’un richissime et influent entrepreneur français, ils n’ont pas laissé passer leur chance. Malheureusement pour les contribuables que nous sommes,cette alliance improbable entre magouilleurs de seconde zone et nouveau riche exposant fièrement ses signes extérieurs de richesse allait aboutir à ce qui acquerra le titre tristement honorifique d’ « arnaque du siècle ».

1,2,3 escrocs

Cette histoire paraît tellement incroyable qu’elle a déjà connu une adaptation au cinéma par Olivier Marchal (« Carbone ») et a eu le droit à son documentaire, « les rois de l’arnaque » diffusé sur Netflix. Inspirée du livre enquête du journaliste Fabrice Arfi, « D’argent et de sang » ne se contente pas de nous relater chronologiquement la réalité des faits tels qu’ils se sont déroulés. Elle prend surtout le parti de nous brosser les portraits de personnages dont elle a pris soin, dans un souci de liberté narrative, de modifier les noms. En lieu et place de Marco, Samy et Arnaud Mimran, on fait donc connaissance avec Fitous, Bouli et Jérôme Attias. Grâce à l’interprétation excellente des comédiens qui les incarnent, va se dessiner la personnalité de trois voyous qui n’ont qu’une idée en tête : amasser du cash. Encore et toujours plus. Jusqu’à ne plus savoir quoi en faire. Et si Bouli s’avère être le plus sympathique, c’est qu’il s’assume pleinement en tant qu’escroc et ne cherche à se dédouaner de l’aspect immoral de ses actes. Tout le contraire de Fitous qui utilise l’argument du modeste statut social de ses parents pour réclamer sa part du gâteau. Aussi énorme soit-elle. Parti de rien et passablement bon à rien si ce n’est voler et mentir à tous et à tout le monde, il se plaît à « baiser » le système avec une gourmandise indécente. Toutefois, mauvaise fortune aidant, le récit finit par presque exclusivement se concentrer sur le parcours de Jérôme Attias. C’est narrativement regrettable mais force est de constater qu’avec lui, il y a toujours quelque chose de plus à raconter. Car à la différence de ses deux comparses, Attias ne se contente pas uniquement des bienfaits matériels que lui génère son larcin. Il aime jouer avec le feu quitte à se mettre délibérément en danger. Empreint d’un complexe d’infériorité patent vis-à-vis d’un beau-père qui dénigre aussi bien les méthodes dont il fait usage pour s’enrichir que sa propension à exhiber sa fortune, il n’a de cesse de vouloir prouver au monde qu’il en est le maître jusqu’à risquer de se brûler les ailes. Dès lors, pour l’arrogance dont il fait preuve, pour le narcissisme nauséabond qui transpire de sa personne, le mépris est le moins que l’on puisse ressentir à son égard.

Une mise en scène laborieuse

Une fois que l’on a dit cela et que l’on a loué les prestations impeccables de Niels Schneider, Ramzy Bedia et David Ayala, on peut regretter que la mise en scène de Xavier Giannoli ne se montre pas à la hauteur de ces portraits décapants. Certes, il était important que l’on mesure l'étendue de l'inconséquence de ces parvenus. Qu’un tel étalage de voitures, de « putes », de montres finisse par nous écœurer semble être un objectif tout à fait louable. Pour autant, il devient lassant d’observer ces trois lascars lancer à la volée des liasses de billets de banque ou ouvrir grands les bras quand ils entrent dans un lieu public pour signifier que le monde leur appartient. Passer un certain stade de répétitions, ces brèves séquences, souvent les mêmes, semblent dès lors avoir pour fonction de combler les vides narratifs. A défaut d’insuffler du rythme, elles nous procurent le sentiment que l’on affaire à une histoire s’avérant manquer cruellement de contenu pour supporter une si longue distance. Comme contre-point à cette « vie de débauche », Simon Weynachter, le magistrat qui s’est donné pour mission de coincer Attias et ses « amis », est plus souvent à la peine. Joué par un Vincent Lindon exemplaire de sobriété, cet homme intègre est le fruit fictionnel de plusieurs enquêteurs ayant participé à cette traque désespérée. Pour que l’on appréhende la complexité de l’affaire auquel il se trouve confronté, Gianolli se plaît à nous le présenter le regard sombre, fixant un tableau Vellada gribouillé de toutes parts. Normalement, ce genre de schémas est censé évoluer au cours de l’enquête. Là, il n’en est rien. Il est juste présent pour nous prouver que bon sang, la vie n’est pas facile tous les jours pour les épris de justice tels que Simon Weynachter.

Le problème Weynachter

Attardons-nous maintenant sur ce dernier personnage puisque c’est au travers de son regard que nous pénétrons au cœur de cette farce cynique. Il est la voix de cette histoire, celle qui nous explique les rouages des malversations de Fitous et de ses comparses ainsi que les freins qui ont empêché leur arrestation. Cette tâche, Weynachter s’en acquitte avec un sens certain de la pédagogie. Toutefois, à trop vouloir être compris de son auditoire, il finit par se répéter jusqu’à renforcer l’impression précédemment décrite de grand patinage dans la semoule. Par ailleurs, les scénaristes ont eu la mauvaise idée de l’affubler d’une fille junkie qui profite de sa culpabilité paternelle pour lui soutirer de l’argent. D’un point du vue narratif, cette relation nous apparaît tout simplement hors de propos. Il s’agissait peut-être de placer l’âpre quotidien de Weynachter à l’aune de celui des trois malfrats dont on nous rabâche qu’ils se vautrent dans la luxure. Ou encore de placer le pauvre magistrat dans cette catégorie surpeuplée d’enquêteurs si malheureux dans leur vie que le juste combat qui les anime revêt un caractère obsessionnel. Quoi qu’il en soit, jamais cette problématique personnelle ne parvient réellement à se rattacher à la trame principale ce qui participe au sentiment de vacuité qui l'accompagne. Cela serait moins dommageable si des parents juifs convertis au catholicisme après la guerre ne venaient encore alourdir le récit pour des raisons peut-être chères à Gianolli mais qui peinent à faire sens aux yeux du spectateur. Bref, à vouloir étoffer son personnage central, le réalisateur tend à nous perdre définitivement en route.

Bilan

Au final, « D’argent et de sang » a le mérite de pointer du doigt un système capitaliste surréaliste, capable de mettre en bourse des droits à polluer en vertu de principes écologiques dont certains pensaient naïvement qu’elles pouvaient se muer en valeurs marchandes. A la manière de Zola et de son « J’accuse » universel, Weynachter se lance dans un plaidoyer assez décapant sur les responsables de cette dérive qui en dit long sur la manière dont est régie notre économie. La série dresse également des portraits captivants de malfrats, certes cyniques et opportunistes, mais qui sont avant les produits de sociétés où l’argent est roi. Avec autant de qualités à porter à son crédit, il est dès lors désagréable de constater que le pouvoir de séduction de cette production engagée pâtit de choix de scénario et de mise en scène franchement discutables.

1 :https://fr.wikipedia.org/wiki Fraude_%C3%A0_la_TVA_sur_les_quotas_de_carbone
Super-Résistant
Super-Résistant

5 abonnés 14 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 21 mai 2024
J'ai adoré. C'est tendu comme un string.
Les acteurs sont parfaits, notamment Vincent Lindon comme d'habitude et Ramzy étonnant, David Ayala dans son univers, Judith Chemla sensible. Niels Schneider surjoue un peu trop, mais c'est aussi le personnage.
Cette plongée dans l'arnaque du CO2 est descriptive sans être rébarbative, les personnages ont de l'épaisseur, il y a des rebondissements et de l'action.
Quelques incohérences dans le scénario mais rien qui n'entame l'envie de dévorer cette histoire d'arnaque, de trahisons, d'argent sales dans les milieux Séfarades et Ashkénazes.
Benki
Benki

27 abonnés 148 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 1 novembre 2024
Qu'elle bonne suprise cette série, qui retrace par la fiction, un gros scandale d'état sur la taxe carbone.
Le gros point positif, et sans doute son casting, Vincent Lindon en enquêteur obsessionnel, porte en partie la serie sur ses bras, tellement il est bon . Nous parcourant, avec son enquête, cette vaste arnaque organisé par Alain Fitoussi joué à merveille par ramzi. Il apprivoise la folie de Marco Mouly (dans la réalité) avec toutes ses flaques à travers le monde .
Mention spécial pour Niels Schneider qui joue
Jérôme Attias.
J'ai manger cette série en quelque jours , l ambiance sombre contrastant avec les frasques des escrocs est vraiement très additif
manuher
manuher

7 abonnés 235 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 22 février 2024
Une très bonne série française avec suspens et rebondissements. On aurait aimé une fin un peu plus surprenante ou une conclusion plus claire. Du coup, on reste avec des interrogations mais pourquoi pas si c'est comme ça que ça c'est passé...
cathy169
cathy169

2 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 13 novembre 2023
Serie de haut niveau, interprétation exceptionnelle de V Landon et Ramzy juste dégoûtée d être obligée d attendre le mois de janvier pour la suite.
Nicristi
Nicristi

6 abonnés 34 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 12 décembre 2023
Série addictive, c’est bon signe… le découpage narratif est parfois un peu curieux et certains passages un peu trop rapidement traités mais du coup c’est plutôt rythmé. Vraiment dommage pour cette coupure de plusieurs semaines entre la diffusion des 2 parties en espérant que la seconde soit au niveau de la 1ère.
DJ Bl@ckB@ss
DJ Bl@ckB@ss

7 abonnés 17 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 21 février 2024
L'escroquerie du siècle. Après l'excellent documentaire sur Netflix, intitulé "Les Rois de l'arnaque", voici la série menée de main de maître par Xavier Giannoli, avec trois acteurs au meilleur de leur forme : Lindon, Bedia et Schneider. A ne rater sous aucun prétexte !
herve lacroix
herve lacroix

5 abonnés 102 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 31 janvier 2024
très très bonne série française avec des acteurs talentueux et une très belle mise en scène. Les explications nous permettent de bien comprendre l’ampleur et le détail de cette arnaque. On ne s'ennuie pas une seconde. Mention spécial à Ramzi que je découvre dans un nouveau rôle bluffant.
Quentin Decoursiere
Quentin Decoursiere

4 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 23 mars 2024
Série C+ encore une fois de qualité retraçant le parcours vrai des fraudeurs du CO2. C'est avant tout l'attirance paradoxale et réciproque de deux mondes diamétralement opposé, de la bourgeoisie des beaux quartiers et de la banlieue. C'est aussi un Vincent Lindon génial dans son rôle, qui se pose en défendeur du peuple et de son intérêt général, au détriment de l'égoïsme financier qui peut éclabousser tous les milieux. À regarder
Nyckkoche
Nyckkoche

3 abonnés 46 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 7 mars 2024
Histoire vrai relaté sur les escroqueries au carbone en France, scénario haletant tout au long de la série, acteurs géniaux, mention spécial a Ramzy pour qui je redemande des rôles dramatiques en série ou en film, il s'est réinventé a plus de 50 ans, après avoir vu ses prestations, je me dis qu'il aurait pu avoir une carrière bien différente bien que son âge et sa prestance jouent dans ce nouveau type de performances.
A voir directement !
Philippe Sappey
Philippe Sappey

2 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 25 février 2024
C'est un véritable chef d'œuvre, explication claire de l'escroquerie du siècle. Scénario bien monté sans temps mort.Acteurs inspirés qui jouent à la perfection,Vincent Lindon extraordinaire par la qualité de son interprétation.
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 385 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 7 avril 2025
Peut-être parfois un peu long, certains plans-séquences sont redondants même. Mais j'ai aimé cette série issue d'un scandale d'état qui fut mis sous le tapis.
J'ai aimé suivre ce magistrat irréprochable dans les méandres des sociétés écrans, sa volonté et surtout sa connaissance du poker.
Car ce qui fait que le magistrat et l'escroc ne se lâchent pas, c'est leur passion commune pour le poker : l'adrénaline que ce jeu suscite.
J'ai aimé les zones d'ombre : qui est à l'origine du meurtre de Boulie ?
J'ai aimé le patriarche respecté de sa communauté, ses anciennes valeurs.
J'ai eu de la peine pour Annabelle qui reste amoureuse.
La rédemption d'Emilie m'a paru de trop, mais est sans doute en phase avec la réalité.
Bref, une série passionnante à bien des points de vue.
Artzo
Artzo

5 abonnés 228 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 22 janvier 2024
Une série française bien réalisée même si elle est visuellement très classique, bon rythme. On attend la saison 2 ;)