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    I May Destroy You
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    Stefan R
    Stefan R

    21 abonnés 83 critiques Suivre son activité

    Critique de la série
    4,0
    Publiée le 28 août 2020
    Très britannique par son côté frontal, cru et excessif (abus d'alcool et drogues), la série est une véritable réussite dans sa sincérité et son réalisme, et surtout dans son exploration d'un sujet très actuel, le viol, analysé ici sous différents aspects et, avec plus de recul et de profondeur qu'à l'ordinaire.
    Le dernier épisode qui humanise, chose rare, le bourreau, est magnifique. Enfin, tout n'est pas noir ni blanc, la compassion, ça va dans les deux sens!
    Les protagonistes sont très dans l'air du temps, bourré de failles et de contradictions, plus enclins au sexe avec un inconnu qu'à 5 minutes de conversation avec lui, mais ils sont attachants et, comme toujours chez les Britanniques, d'un naturel impressionnant.
    Bref, une des meilleurs séries de l'année et à nouveau, bravo aux Anglais, on ne le dira jamais assez!
    Pierricdrai
    Pierricdrai

    5 abonnés 106 critiques Suivre son activité

    Critique de la série
    3,5
    Publiée le 28 février 2021
    « Une série qui parle du viol et du consentement », « Michaela Coel y raconte son viol et les conséquences de ce traumatisme ». Voilà ce qu’on lit des critiques de cette série portée aux nues par l’ensemble des critique de la toile. Mais ce qui se déroule tout au long des 8 premiers épisodes relève plus d’un véritable jeu de massacre et soulève bien d’autres sujets que celui du viol. Une scène qui ne dévoilera rien du contenu narratif de l’ensemble illustre parfaitement cette complexité : 4 élèves du lycée regardent et discutent des photos envoyées par leurs potes qui les montrent en pleine relation sexuelle. Ils les commentent et s’en amusent. Cela dit déjà beaucoup de choses sur la jeunesse. Mais dans le même temps, en arrière plan, une jeune fille se fait tabasser avec une violence insensée sans que personne ne réagisse. C’est flou, certes, mais bien présent et cela serait sous-estimer l’auteure que de penser qu’elle a glissé cela négligemment.

    Alors oui, à Londres, lors d’une soirée arrosée (et pas seulement), Arabella, jouée par Michaela qui a elle-même vécu cette situation, a un black out. Des flashs lui reviennent laissant penser qu’elle s’est faite violer. Avec l’aide de ses amis Kwame et Terry, elle va donc tenter de gérer son trauma. Mais en lien avec ce sujet, Coel nous montre une jeunesse en totale perte de repères si ce n’est ceux nés de la fréquentation intensive des réseaux sociaux. Alors, les personnages boivent, se défoncent, couchent dans des toilettes de magasins quand l’occasion se présente, kiffe les plans à trois avec des inconnus... Ces jeunes vivent tout dans l’instant et consomment sans aucune réflexion sur le sens qu’ils donnent à leur vie et à leurs actes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont en permanence des comportements à risques et qu’ils ne s’en rendent absolument pas compte. La manière dont ils vivent certaines situations gênantes pour ne pas dire plus, est assez sidérante. Beaucoup de scènes vont dans ce sens et procurent à l’ensemble un ton décalé où le rire est jaune devant tant d’inconséquences mais elles ne sont aucunement gratuites.

    A frôler ainsi avec les limites, ils seront confrontés à différentes situations sexuelles qui feront réfléchir quant aux notions de respect de l’autre et de consentement. Et le traitement qui en est fait par les protagonistes est extrêmement problématique. Il faut dire la vision qu’ils se font du monde se limite à la superficialité de l’écran de leur téléphone portable. Alors lorsque des événements perturbants surgissent, ils n’ont pas les armes pour les affronter. Prisonniers d’une attitude d’éternelle insouciance qui procure au spectateur des séquences aussi drôles qu’embarrassantes, ils sont en incapacité de fouiller en eux afin de trouver des amorces de solution. La clé du réconfort s’oriente donc vers ce qu’ils maîtrisent et ont sous la main : les réseaux sociaux, éléments centraux de la série. Ceux-ci sont le gagne-pain d’Arabella, Terry y cherche de la reconnaissance et Kwame n’a qu’un seul amant : Grindr. Ainsi, lyncher l’ennemi pour obtenir le plus de likes possibles, recevoir des cœurs de gens qui s’identifient aux « combats » menés deviennent des remèdes inefficaces et pervers mais si euphorisants qu’ils peuvent vite basculer vers le sexisme et le racisme. Ne voir la vie qu’à travers ce prisme déformant aboutirait simplement à la perte de son libre arbitre.

    Et au moment où on se demande dans quelle direction la série veut nous amener, la suite prend soudainement une tournure plus consensuelle et sage dans son propos. Il y a alors plus de sensibilité mais cela perd aussi en mordant malgré de jolies scènes. C’est un peu dommage que le bouillonnement corrosif initial bascule aussi rapidement vers des rapports humains si apaisés. Le contraste est un peu trop saisissant même si c’était peut-être nécessaire pour que l’on comprenne bien le message de Coel. Parfois, à vouloir faire entendre sa voix, on perd en folie créatrice. Mais ne boudons pas notre plaisir  car durant un bon moment, une foule d’émotions et de réflexions contradictoires se sont bousculés dans notre cerveau qui a cherché à décoder sans manichéisme ce qui nous était présenté. Et en cela, cette série non-aimable et perturbante a parfaitement réussi son pari. De plus, on peut louer la qualité des acteurs (surtout des actrices) qui arrivent à transmettre entre autre leur naïveté juvénile déconcertante (ah, ces moments de joie partagée entre Arabella et Terry qui ont la force des grands moments de communion entre Yvain et Gauvain dans la série Kaamelott!). Et peut-être que comme le suggère le dernier épisode assez réussi, il n’y avait pas de bonne fin et que la radicalité n’était une conclusion ni souhaitable ni entendable. Il était aussi sans doute important de montrer que les femmes du dernier épisode n’auraient pas cautionné le comportement de ces jeunes filles qui, quelques années plus tôt, appréhendaient les images obscènes issus de leur téléphone comme la seule représentation du monde digne d’intérêt. Alors qu’à deux mètres d’elles, une lycéenne, comme elles, ne réussissait pas à se remettre sur ses deux jambes...

    Pour d'autre critiques, rendez-vous sur mon blog :
    seriephiledudimanche.jimdofree.com
    N'hésitez pas à aller jeter un coup d'œil, à faire part de vos commentaires et à le partager.…
    haring.k
    haring.k

    15 abonnés 58 critiques Suivre son activité

    Critique de la série
    0,5
    Publiée le 25 février 2021
    Exercice sans aucun doute cathartique pour la réalisateur mais que c'est prétentieux, égocentré (ethnocentré également) et finalement totalement indigeste. Malgré un format court, certains épisodes paraissent durer des heures, le début de la série pouvant plaire mais dès l'épisode 5, la vacuité et l’égo trip permanent de l'actrice/réalisatrice principale font mal à la tête. A éviter.
    julien b.
    julien b.

    6 abonnés 1 critique Suivre son activité

    Critique de la série
    5,0
    Publiée le 21 juillet 2020
    Sujet sensible traité avec légèreté et humour. La génération 2.0 a donc un coeur, ça fait du bien de s'en rendre compte
    Carine K
    Carine K

    12 critiques Suivre son activité

    Critique de la série
    5,0
    Publiée le 9 mai 2021
    Préparez-vous à vous prendre la plus belle des claques qui va vous secouer jusqu'aux tripes et vous faire réfléchir encore des heures après chaque épisode.

    J'avais entendu que du bien de cette série, mais toujours avec un avertissement "ca ne va pas être facile". Effectivement le spectateur n'est pas toujours à l'aise face aux très nombreuses questions que soulève la série, sans donner de réponse toute faite sur des sujets difficiles comme les agressions sexuelles, les conséquences qui pèsent sur la victime imparfaite, sa quête d'identité et de reconstruction après un tel événement, la sexualité, le consentement, la race, les réseaux sociaux...

    Le scénario est brillant, le story-telling non linéaire est maitrisé à la perfection, les acteurs impeccables et la fin est parfaite. Juste parfaite.
    Cette série est une œuvre d'art bouleversante.
    ffred
    ffred

    1 520 abonnés 3 972 critiques Suivre son activité

    Critique de la série
    4,0
    Publiée le 23 mars 2021
    J’en avais entendu beaucoup de bien. J’ai bien aimé mais je reste un peu sur ma faim. Et puis le dénouement est assez facile à mon goût. La jeune actrice Michaela Coel tient le rôle principal, elle y est bluffante. Elle a aussi réalisé la série, et l’a écrite d’après sa propre histoire. L’ensemble est donc bien fait, beaucoup de thèmes abordés (sexe, amitié, drogues, alcool, réseaux sociaux…), on s’attache facilement aux personnages, le tout assez politiquement incorrecte et haut en couleur, souvent drôle, parfois dur, mais il manque donc un petit quelque chose donc pour moi. Une série tout de même forte et édifiante, à voir donc, surtout dans le contexte actuel.
    Blankovitch
    Blankovitch

    37 abonnés 203 critiques Suivre son activité

    Critique de la série
    3,0
    Publiée le 7 janvier 2021
    Une série résolument moderne par ses personnages, ses thèmes et sa réalisation, les questions que pose la série sont pertinentes mais je n'ai pas été sensible à cet univers qui me paraît au final très autocentré et plutôt superficiel.
    Intéressant mais dispensable.
    Pierru M
    Pierru M

    20 abonnés 55 critiques Suivre son activité

    Critique de la série
    3,0
    Publiée le 4 janvier 2021
    Un très bon début mais au fil des épisodes j'ai ressenti un peu de malaise. Tout aurait pu tenir sur 8 episodes.
    anonyme
    Un visiteur
    Critique de la série
    4,0
    Publiée le 22 septembre 2022
    Un format 30min. Londonienne moderne, légère et dramatique comme peut l'être la vie. Ne pas se fier à son résumé car son amplitude est vaste et son humeur, brillante, adaptée aussi aux jours de pluie. Haut du panier.
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