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mahtan-ancalimon
42 abonnés
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Critique de la série
4,0
Publiée le 27 février 2011
Génial, les années 80 furent le pic de cette maladie. Aborder cette décennie, avec le SIDA et ses conséquences est très courage et réussit. Je salue aussi le fait qu'ils n'est pas oubliés les autres personnes qui ont souffert de l’homosexualité pâtant de leur époux.
S'il y a bien une qualité qui manque à Angels In America, c'est la modestie. Et, bien entendu, s'il y a une chose dont Angels... ne manque pas, c'est d'ambition. Le pari etait osé: transcrire à l'écran une pièce de théâtre datant du début des années 90 (avant les tri-thérapies) dressant le portrait de l'Amérique face à l'émergence du Sida sous l'administration Reagan. Que cette adaptation ait été faite pour le petit écran (HBO soit, mais quand même!) n'en est que plus admirable (certains auraient dit suicidaire). Pourtant l'accueil de la série fut unanimement dithyrambique, ce qui me semble un peu exagéré. Le principal défaut est dans le choix du réalisateur Mike Nichols (probablement grâce à son excellente adaptation de "Qui A Peur de Virginia Woolf?"). Ce dernier filme par moments bien trop prosaiquement et par moments donne dans le roccoco hardcore. Certaines performances d'acteurs sont inégales (principalement pour ceux qui cumulent plusieurs rôles). Mais là où la série ne déçoit pas est: un, dans l'écriture très élaborée qui mêle habilement les considérations politiques aux considérations culturelles et religieuses ; deux, dans l'interaction proprement fabuleuse entre certains acteurs (Jeffrey Wright et Pacino bouffent l'écran quand ils sont l'un face à l'autre, ce dernier donnant vie et épaisseur à un des personnages les plus controversés qui soit). Dans l'ensemble, pour un moment de télé, c'est un très grand moment. Pas sûr que l'on puisse jamais voir ça sur une chaîne française. Ca doit être ça l'exception culturelle: prendre les spectateurs pour des idiots tout en flattant leur "égo-patriotisme".
Magnifique, magique... Que peut-on dire encore de cette série, qui est un chef-oeuvre! Le casting est génial, voir Al Pacino, Meryl Streep, et Emma Thompson dans des rôles que l'on a rarement l'occasion de voir à la télé... et surtout Mary-Louise parker, je l'adore! Vraiment, la série n'a fait qu'augmenter l'admiration que j'ai pour elle! L'histoire est vraiment bien menée, on ne s'ennuie pas une seule seconde! Le mélange entre la réalité et le monde imaginaire est très bien faite!
Un chef d ' oeuvre absolu . Une sublime pièce de théâtre peut donc devenir un grand moment de cinéma ou de série . Les comédiens sont tous parfaits et bien sûr Al Pacino et Meryl Streep sont tous deux grandioses . C ' est aussi une oeuvre sur le sida qui reste le coeur de l ' histoire ...si vous avez l ' occasion de découvrir ce film n ' hésitez pas et laissez vous porter par la narration vous en sortirez différent !
Déjà, Angels in America était servie d'un bon casting : Mike Nichols en est le réalisateur, Al Pacino, Meryl Streep, Emma Thompson, Mary Louise Parker, Justin Kirk, Patrick Wilson, Jeffery Wright... Ensuite, il n'y avait que 6 épisodes de 1heure chacun mais aucun de ces épisodes n'est bâclé. La mini-série montre bien l'homosexualité, le sida comme on n'avait jamais vu ( ou peut-être 1 film ou 2 ), la religion dans les années 80. Tous les personnages sont attachants, et les acteurs, débutants ou professionnels, sont géniaux. Voir Angels in America nous fait changer de regard et nous fait changer sa vie.
La première série que je considère comme un chef d'oeuvre. Réalisme, folie, humanité et spiritualité poétique. Très original. touchant, bouleversant. Un grand moment exceptionnel.
Autant le dire dès le départ, je n'ai jamais vécu un tel choc émotionnel, que ce soit à la télé ou au cinéma. Cette mini-série est d'une infinie richesse, les sentiments y sont extrèmement bien retranscrits, c'est une explosion d'émotions de toutes sortes, un chef d'oeuvre indescriptible. Le moindre mouvement, le moindre sourire, la moindre larme, est filmée avec une telle finesse, et non sans humour, qu'il est impossible de ne pas être touché de plein fouet, de ne pas se sentir proche de tous les personnages, des meilleurs comme des pires. Si Meryl Streep, Al Pacino et Emma Thompson sont fabuleux, c'est surtout du côté des seconds rôles que l'on trouve les plus belles surprises. Mary Louise Parker est épatante, Jeffrey Wright n'en fait jamais trop dans un rôle risqué. Et puis il y a ce triangle que forment Ben Shenkman, Justin Kirk et Patrick Wilson : tous les trois sont habités par des personnages à la complexité parfaitement réstituée. Leur histoire, l'histoire de milliers de gens, est bouleversante, pleine de vérité, humaine. Et quand arrive la fin, c'est avec un regard neuf et inquiet que l'on regarde le monde. Un monde "abandonné par Dieu".
Il y a des Anges en Amérique. Mais peut-être ne sont-ils pas ceux que l'on observe en sculpture dans Central Park, ou sur les peintures de Michel-Ange. Angels in America, série adaptée du livre de Tony Kirschner, rassemble certes un casting de rêve. Mais en ce qui concerne l'histoire, ce n'est pas une série à regarder si vous avez déjà des à prioris ou des tendances homophobes. Sinon, inutile de faire entendre raison à une tête déjà pleine... Nous sommes en 1988. La question de l'homosexualité était déjà un sujet tabou. Personne n'osait l'aborder, et peu de gays franchissaient le cap du coming-out. C'est à la même époque qu'apparaissait l'un des pires fléaux du XXè siècle, le VIH. Nous suivons le destin de plusieurs homosexuels, tous tiraillés dans leurs sentiments et leurs frayeurs: un couple gay se divise lorsque l'un des deux devient porteur de la maladie. Un avocat verreux, gay refoulé, hallucine et menace son entourage pour cacher son terrible secret lorsque la maladie le frappe. Il malmène alors l'un de ses collègues, marié à sa femme, qui aussi découvre ses penchants masculins. De tous les côtés, leurs destins se retrouvent étroitement liés face à leurs problèmes de famille, de couples et d'attirances. La dure réalité d'une vérité qui dérange, menant à son acceptation ou à son rejet. Angels in America nous offre une autre approche de l'homosexualité du point de vue des gays, pour nous démontrer toute la souffrance qu'ils ressentent finalement face à la maladie à laquelle on les a souvent associés. Le VIH est une véritable menace, hélas, et on l'oublie trop souvent. Cependant, à travers les diverses épreuves des protagonistes, on apprend à faire les bons choix, à s'accepter parfois tels que nous sommes pour mieux vivre. Mais surtout, on apprend à faire du VIH une autre façon de s'accrocher à la vie, et non une fatalité. Al Pacino nous joue un avocat absolument ignoble. On retrouve également Meryl Streep et Emma Thompson dans plusieurs rôles très convaincants, pour nous offrir un autre regard sur le milieu gay. Prêts à changer d'avis? Prêts à voir la vie avec un autre regard? Alors, acceptez de vous plonger dans les six chapitres d'Angels in America pour comprendre la détresse d'un autre monde, et les affres d'une terrible maladie créée en laboratoire. Plongez-vous dans le quotidien de ces hommes et de ces femmes en détresse qui doivent faire face à des changements radicaux de vie, pour mieux s'y adapter. Alors, vous verrez que les vrais Anges de l'Amerique ne sont pas ceux qui tombent du ciel...
J'ai enfin pu voir la fin de cette série (merci France 3!). A croire que les diverses chaînes de TV se donnent le mot pour diffuser discrètement cette magnifique série. 6 épisodes, un sujet difficile mais maîtrisé, des acteurs hantés par leurs personnages, une scène d'apparition d'Ange incroyable... Tout dans Angels in America sonne juste.
L'ensemble du casting (vraiment excellent), les dialogues, un scénario original (l'histoire abordant les thèmes de la maladie, de l'homosexualité lors des mandats de Reagan et Bush, c'était osé) : tout ça fait d'Angels in America une télésuite prenante, tout à fait atypique, qui apporte une véritable réflexion.
Il fallait oser de la part des producteurs de faire une mini-série de 6 épisodes sur les ravages psychologiques et physiques de virus du SIDA sur l'être humain. Avec un casting exceptionnel et une mise en scène tout aussi réussie, cette série mérite d'être vue par tout le monde.