Severance propose un univers dystonique où, après une opération chirurgicale, les employés mènent deux vies parallèles. Bon la vie personnelle du personnage principal est évidemment d'un triste épouvantable et la vie professionnelle des personnages n'est guère plus sympathique. La série se veut donc une critique de l'entreprise moderne : empiétement sur la vie des employés, perte de sens au travail, hiérarchie maltraitante et intrusive, misère affective etc. La série est plutôt bien faite avec ce mélange de modernité et de décors années 70, Patricia arquette est très bien mais je ne suis pas arrivé à rentrer dans cette univers. D'abord parce que l'idée d'employés suffisamment dévoués à leur entreprise pour maintenir une telle maltraitance consciemment me semble caricatural. Bien entendu la méchanceté dans le monde du travail existe mais la source décrite ici relève plus de l'idéologie et de la politique que de l'adhésion à une culture d'entreprise. Un Eichmann agit dans un univers politique, pas pour le profit des actionnaires. Bref, je ne crois pas à cette dystopie . L'absurde existe certes mais à un moment l'entreprise est rattrapée par le marché. l'État ne l'est pas même si l'économie coule. Par ailleurs, les agissements de la hiérarchie n'ont aucun sens. On est loin des dystopies plus pragmatiques de black mirror. Par ailleurs, l'image du labyrinthe guide l'ensemble de la série : labyrinthe des bureaux, évolution des personnages dans leur quête de sens jusqu'à l'envol façon Icare. Malheureusement, les labyrinthes m'ennuient profondément. Si l'engouement suscité par cette série n'avait pas été aussi important, je ne serais pas allé jusqu'au bout de cette première saison. Les critiques sur la seconde ne m'inspire aucune confiance dans la capacité de cette série à sortir de son labyrinthe. Les films "labyrinthe" n'avaient pas réussi à maintenir la surprise du premier. même causes même effets.
Alors là, on est sur un ovni ! Que dire si ce n'est que c'est du pur génie, tout est ultra travaillé, le scénario, l'intrigue, les personnages, les plans séquences, la photographie, la bande son et surtout et avant tout la critique acerbe du monde du travail. Ça interpelle, ça questionne, c'est drôle, agaçant, gênant, bref c'est la série à voir absolument. Vivement la saison 3.
Juste un des meilleurs scénarios que j’ai pu voir ces dernières années. La tension est folle, et les rebondissements sont très bien gérés, on ne sait jamais à quoi s’attendre, et surtout la fin.
Originale, intelligente et intrigante, cette série de qualité vous entraîne dans un labyrinthe de couloirs énigmatiques , vous laissant à chaque épisode plus perplexe que le précédent. Patience requise pour apprécier.
Difficile désormais de se fier aux critiques eu égard la qualité médiocre de cette série aux séquences lentes, aux dialogues basiques et monotones , à l intrigue terne. Serie a l image de l époque: médiocre. À éviter pour les amateurs de David Lynch
Je viens de découvrir cette série qui est vraiment originale. C’est intriguant, les acteurs sont parfaits, l’univers est asphyxiant et complètement dingue. Le scénario tient plus ou moins la route mais le gros point négatif c’est sa lenteur et l’ennui des dialogues ainsi que de sa réalisation. Le final de la saison 2 m’a déçu mais j’attends de découvrir la prochaine.
Une télévision captivante et originale. Jusqu'à présent, la saison 2 est un triomphe et elle est à la hauteur de l'héritage précédent. Tramell Tillman est l'une des vedettes d'une superbe distribution.
Le rythme, les acteurs,l'histoire , les décors font de cette série une pépite ,un chef d'œuvre scénaristique et complexe . Pour moi c est la nouvelle série à ne pas louper .
spoiler: La série *Severance* est un fascinant jeu de miroirs où la vérité semble constamment dissimulée sous des couches d’absurdité et d’incohérences apparentes. Plus on tente de comprendre son monde, plus celui-ci glisse entre nos doigts, comme si l’illusion faisait partie intégrante de l’expérience du spectateur.
Tout d’abord, les services proposés par Lumon défient toute logique. On demande aux employés de manipuler des chiffres censés représenter des émotions, sans explication claire. Cette tâche, censée être cruciale, semble pourtant dépourvue de sens tangible. De même, la fabrication interne d’objets du quotidien est traitée avec une solennité exagérée : chaque révélation prend des airs de grand mystère, comme si le simple fait d’exister dans cet univers imposait de prêter foi à des rites absurdes. L’élevage de chèvres, potentiellement destiné à des sacrifices, ajoute à cette impression d’un monde fonctionnant selon une logique qui nous échappe totalement.
L’extérieur de Lumon n’offre aucun point d’ancrage rassurant. L’entreprise est située au milieu de nulle part, et l’absence quasi totale de figures d’autorité, comme la police, crée un sentiment d’isolement. Les parkings sont pleins de voitures, mais on ne voit jamais personne les utiliser, comme si ces véhicules n'étaient que des accessoires. Dans les locaux de Lumon, le personnel semble réduit à quelques figures anonymes, quelques silhouettes perdues dans un hall immense. Tout donne l’impression d’une mise en scène où les détails ont été placés pour suggérer un monde normal, sans jamais en prouver la réalité.
Les personnages eux-mêmes semblent être des pions dans un jeu dont ils ne maîtrisent pas les règles. James Egan, le dirigeant de Lumon, a une apparence étrangement artificielle, renforçant l’idée qu’il pourrait être une construction factice, un élément ajouté pour renforcer une illusion. De même, Asal Reghabi, qui semblait déterminée à exposer Lumon et à pratiquer l’opération sur Mark, abandonne brusquement, disparaissant comme si elle n’avait jamais existé. Elle avait déjà disparu une première fois, ce qui laisse planer un doute sur la continuité logique de son rôle.
Certaines décisions des personnages ne font pas sens. Devon, par exemple, contacte Cobal malgré l’absence de raison valable de lui faire confiance. Son geste paraît précipité, comme si un élément de compréhension nous manquait. À l’intérieur de Lumon, l’absence de sécurité tranche avec la paranoïa que l’entreprise semble cultiver : les employés ont une marge de manœuvre étonnante, la sortie de secours est accessible, et même l’ascenseur menant au mystérieux niveau des expériences est peu dissimulé.
Enfin, les expériences elles-mêmes déjouent les attentes du spectateur. Gemma, supposément soumise à des traitements étranges, semble simplement se rendre à un banal rendez-vous chez le dentiste. Cela crée une dissonance : on nous laisse entendre que Lumon mène des expériences révolutionnaires et secrètes, mais les faits présentés à l’écran paraissent dérisoires en comparaison.
Tous ces éléments convergent vers une idée troublante : et si c’était nous, spectateurs, qui étions en quelque sorte dissociés ? La série nous immerge dans une réalité déformée, où les incohérences sont si nombreuses qu’on finit par les accepter comme normales. Comme les employés de Lumon, nous évoluons dans un cadre où la logique est altérée, où nous sommes manipulés pour ne pas voir ce qui cloche. Et si la vraie question était : sommes-nous réellement capables de percevoir la vérité dans *Severance*, ou sommes-nous déjà pris au piège du système qu’elle dépeint ?
J’ai mis 5 points, même si j’ai hésité sur le dernier demi point. Severance est un thriller d’anticipation basé sur une idée géniale qui aurait très bien pu faire partie de la série Black Mirror, pour les connaisseurs. J’ai été happé dès les premières images, et c’est rare. Le scenario est très bien ficelé avec des acteurs célèbres et moins célèbres qui campent parfaitement leur personnage. A chaque épisode on en apprend un peu plus tout en voyant le mystère se creuser. Bref le genre de série qu’on a du mal à quitter en cours de route. Alors pourquoi ai-je hésité en et 5 points. Simplement parce que sur certains épisodes, rares, le rythme de cette série ralentit et me paraissait s’étaler sur des points qui n’ajoutait pas plus à l’histoire. Mais bon, c’est peu perceptible et la saison un est extraordinaire, la saison deux un peu moins à mon gout. J’attends avec impatience la saison 3 tout en espérant que Severance ne tombe pas dans la même impasse que Lost en délayant un peu trop la sauce scénaristique. Une série que je recommande aux fans de thriller, d’anticipation, de série intelligente ou le suspens ne manque pas.
Super serie, que ce soit le scenario (tres original), les personnages, les decors, la musique, la mise en scene, les acteurs, tout est excellent !! Je suis pas fan de serie en general, mais la j'ai devore les 9 episodes en 2 jours.
Saison juste incroyable ! Tout est unique en son genre et on ressent grave l’atmosphère que la série veut nous faire ressentir, on est dans l’ambiance et c’est génial !! Glauque, mystère et amour c’est super bien fait et c’est stressant ! Bref, série banger, mais, début assez lent, d’où le . Mais ce n’est pas gênant ! Pas pour moi, je recommande grandement !
Cette saison 2 est une déception. L’histoire dans sa globalité reste riche et surprenante, mais on ne peut s’empêcher de penser que les épisodes sont « tirés » tant il ne se passe rien pendant de longues minutes sur certains épisodes. Dommage car l’univers de cette série est dingue, mais cette seconde saison pêche par son manque de dynamisme.